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25 septembre 2005

Drogues et hypocrisies

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Elle est belle, elle est multi-millionaire, elle est star, elle est provoc' : Kate Moss doit donc avoir beaucoup d'ennemi(e)s, jaloux de ce succès ininterrompu depuis plus de 15 ans.

De part son aventure avec Pete Doherty, on imagine qu'elle ne doit pas avoir une vie de bonne soeur édulcorée. Alors surgit le scandale par le biais du Daily Mirror : elle se prépare des lignes de coke et les sniffe. Malheur ! Horreur ! Honte ! Suit la dégringolade, ses contrats s'annulent en chaine : H&M, Burberry, Chanel et Rimmel. Pourtant ces mêmes marques devaient se réjouir auparavant de ses frasques dans la presse people, de ses aventures avec des stars (Johnny Depp, Di Caprio ou Billy Zane). Mais la drogue, nan, c'est mauvais pour l'image de marque.

Alors je propose à ces mêmes marques de faire des dépistages de toutes leurs égéries : combien sont totalement clean ? De même parmi tous les cadres et dirigeants de ces industries ... Il est de notoriété publique que les drogues circulent en quantités non limitées dans ces milieux. Avant de jeter les mauvais rejetons qui ont le malheur de se faire choper par la presse people, ces entrepises de la mode ne devraient-ils par remettre en question tout ce système ? Se mettre elles-mêmes en question ? Chercher leur part de responsabilité ?

Une fois de plus, un élément est jeté en pâture pour éviter de se poser les bonnes questions ! Il en va de même pour la consommation de drogues par des personnes lambda. Bien évidemment les drogues sont néfastes pour la santé. Mais toutes les politiques de répression en France n'ont jamais réussi à faire baisser la consommation. N'est-il pas venu le temps de réfléchir autrement ? De constater que de nombreuses personnes se "droguent" sans pour autant être déconnecté de la réalité ? Sans pour antant mener une vie normale et sociale ? Le problème est toujours l'excès, que ce soit pour le tabac, l'alcool, le cannabis, la cocaine mais aussi le sucre, les fast-food ! En terme de santé publique, essayons dond de hiérarchiser lesquels sont les plus dangereux à tire individuel et sociétal ! Osons une vraie politique de santé : admettons la différence entre consommateurs de stupéfiants et toxicomanes. Ces derniers sont avant tout des personnes malades, nécessitant un suivi thérapeutique et une aide psychologique. Manier le bâton est stupide et ne résoud pas les problèmes ! Proposons un encadrement avec de vrais lieux d'accueil pour les toxico-dépendants, avec une écoute non moralisatrice.

Attention, je suis un danger public : j'ai fumé deux joints hier soir, et j'écris cet article en écoutant Nirvana ! Kate et moi-même : même combat ! Sus à l'hypocrisie !

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2 Commentaires:

Anonymous Raphaël dit ...

Tout cela est d'autant plus vomitif, avec la même espèce de sous-hypocrisie post-moderne sarkozyenne, que les "filles", puisque c'est ainsi que le Milieu de la dr..., de la mode !, de la mode, pardon ! sont intiées aux drogues par ceux-là mêmes qui les lancent dans le grand bain à quinze ou seize ans. Demandons des analyses d'urine immédiates à Lagerfeld, Patrcik de Marchelier, Lacroix, Gaultier... Nous ne serions même pas surpris.

26 septembre, 2005 19:10  
Anonymous Anonyme dit ...

La ligne, le joint, la seringue font ptet partie du pack fournit avec le maquillage et les fringues, nan ???

27 septembre, 2005 16:30  

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