]]>

12 septembre 2005

Le diktat des medias

Partager
Télés, presses quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, régionale, radios, cinéma, littérature, internet, les media sont omniprésents dans notre vie. Leurs contrôles de plus en plus délicats. Peut-on les contrôler sans parler de censure ? Pourtant aujourd’hui il semble urgent d’agir pour éviter le n’importe quoi. Etat des lieux des medias et de leurs liens avec la politique.

Régulièrement reviennent des polémiques sur la concentration des medias par des groupes industriels. Récemment, l’entrée dans le capital du journal Libération de la banque Rothschild. Pensons également à Dassault, à Lagardère, à Bouygues : à eux seuls ils contrôlent nombreux organes de l’édition, de la presse télévisuelle et écrite. La peur induite est celle d’une concentration de l’information par quelques entreprises transmettant une pensée unique. Actuellement le droit commun ne s’oppose qu’au monopole privé et nullement à la concentration.
Il vient le temps de défendre le pluralisme et la qualité de l’information, de dénoncer la course à la rentabilité, de refuser la marchandisation des media. Une législation anti-concentration doit être votée pour définir le seuil limite de concentration à l’intérieur d’un même media mais également entre les différents media. Il faut favoriser les organes d’expression à but non lucratif et soutenir les télévisions et radios publiques.

Des media aux politiques le fossé est minime voire inexistant tant nous pouvons multiplier les exemples de liens « privilégiés » ou familiaux entre journalistes d’influence et politicien(ne)s. Nos représentants républicains ressemblent désormais plus à des « people » du show-biz surmédiatisés qu’à des élus proches de leurs concitoyens. Ils vendent plus leur image, leur famille et leur vie qu’ils ne défendent leurs opinions. Regardons à droite avec le « Sarkoshow » du Bourget et l’exploitation honteuse de son fils Louis (« Bon courage mon Papa »). Mais n’oublions pas de dénoncer les aînés du Parti Socialiste, telle Ségolène Royal en 1993, jetant en pâture aux objectifs de Paris-Match les heures suivant la naissance de son quatrième enfant.
Cette pratique de la politique, nous la blâmons. Recentrons-nous véritablement autour du débat d’idées. Nos représentants doivent être élus pour des convictions et des programmes. Faisons nous entendre pour que nos candidats de 2007 profitent de leur notoriété pour défendre le socialisme. Exigeons de ceux-ci qu’ils refusent toutes questions sur leur vie privée – qu’ils défendent si chèrement pourtant ! Par le boycott des ces inutilités pseudo journalistiques, nous arriverons à changer la nature des débats.

Profitons de la diversité encore présente de nos medias, défendons-les, c’est par eux que l’on qualifie notamment une démocratie. Les mois précédents les présidentielles de 2002 ont été marqués par une recrudescence des sujets sur l’insécurité, ce qui provoqua – entre autres choses – la perte de ces élections. Ce ne sont pas aux media de définir les préoccupations des français, mais aux politiques de parler des sujets qu’ils souhaitent défendre. N’inversons pas les rôles. Les électeurs votent ensuite sur les programmes et engagements : que cette liberté ne soit pas entravée par le diktat des media sur notre vie !

Libellés : , , ,

1 Commentaires:

Anonymous Anonyme dit ...

...please where can I buy a unicorn?

23 novembre, 2009 17:22  

Enregistrer un commentaire

Liens pour ce post:

Créer un lien

<< Home