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21 octobre 2005

La symétrie du plaisir

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Encore une théorie concue durant des nuits d'insomnie. Je pense que la notion de plaisir est symétrique. Cette conception est totalement basée sur rien, sinon mes impressions et une réflexion intérieure. A vous d'en juger. J'espère réussir à être clair.

Au centre de cette symétrie se situe le "je sais pas", l'indifférence, l'absence d'émotions tirée d'un fait ou d'une oeuvre. Ou l'absence de connaissance sur un sujet précis, donc n'aboutissant à aucune émotion.

De chaque côté se trouve ensuite une hiérarchie du "j'aime" et du "j'aime pas", tout cela pouvant être reporté sur une échelle du plaisir. Tout le monde ressent différent avec une intensité plus ou moins forte, positive ou négative, quand il mange un plat, regarde un film, lit un roman, ...

Jusque là, j'ai l'impression de sortir des banalités ... Mais ça va se corser ! Au sommum du plaisir se vit l'extase ou la jouissance, selon moi. Là se situe l'état amoureux, les fims préférés qui font pleurer à chaque vision, le meilleur livre qui autorise une évasion totale, voire les conséquences de certaines drogues et/ou très bons vins.

A l'opposé de cette jouissance et de ce bonheur (réels ou fantasmés, provoqués ou naturels), je pense que l'absence totale de plaisir se caractérise par la déprime ou même la dépression. Lorsque tout ramène à penser que l'on va mal, ou rien ne peut nous procurer de plaisir.

Maintenant arrivent mes interrogations et tentatives de réponses. L'aboutissement de la dépression est à mon avis le suicide. Ou du moins la tentative de suicide au départ, que l'on réussit ou non. Lorsque l'absence de plaisir est telle que la seule issue se trouverait dans la mort provoquée.

Alors que trouverait-on de l'autre côté de la symétrie ? Quel serait l'aboutissement de la jouissance ? Serait-ce tout simplement la vie, et la recherche du renouvellement des jouissances ? Serait-ce également la mort ?

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2 Commentaires:

Anonymous Nico dit ...

Je pense que c'est tout simplement la vie. Le sentiment extatique que tout est à notre portée et que le bonheur n'a pas de limite. C'est aussi quelquechose qui ne se vit pas seul, qu'on a impérieusement besoin de partager.

Sinon je ne serais pas pour lier plaisir et bonheur en les opposant au malheur. Une déprime dont on sait qu'elle passera est plus facile à supporter en multipliant les plaisirs (évasion dans un livre, dans les drogues,...) même si l'on redoute le retour sur terre.

Au contraire, lorsqu'on est heureux, c'est après un plaisir et non pas pendant que l'on ressent toute l'intensité de son bonheur.

Parce-qu'on sait que la redescente ne sera pas vraiment une redescente ? (donc par opposition à l'état de déprime ?) Ou tout simplement parce-que le moment est bien choisi pour prendre un peu de recul sur soi et réaliser sa chance ?

Je préfère la seconde option.

Et enfin un petit raccourçi vers le bonheur (à mon sens) : être heureux ce n'est pas d'en réunir les conditions mais de réaliser qu'elles le sont peut-être déjà ...

24 octobre, 2005 06:22  
Blogger S.& G. dit ...

Moi il me semble que cela porte un nom. Les grecs appelent çà ataraxie,les Indiens l'ont nommé nirvana. Le summum du bonheur, la SAGESSE enfin trouvée, et la paix avec soi-même...

04 novembre, 2005 23:19  

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