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27 mai 2006

Votre serviteur

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2h du matin, un vendredi soir : je pense qu'Allegri m'envoie dans une autre dimension. Celle d'où l'on a peur de ne jamais revenir. Un vague arrière goût de déjà-vu. Pas en forme du tout, pourtant pas de véritable raison comparée à ma situation. Un besoin d'être seul. De réfléchir, de rêver pendant des heures. Ce que j'appelle le "day-dreaming" : ces moment où l'on ne sait, en "retombant" si l'on a passé une minute ou cinq heures. J'aimerais sortir de cette ambiance. Mais cela est étrangement constructif. Je me retrouve face à moi-même. Je prends des décisions, je construits ma vie et mon idéologie, je réfléchis de ce que je vais faire de ma vie, des idéaux que je ne souhaite bafouer.

Un goût amer dans la bouche : celui qu'il faut écraser pour monter. Quelques discussions avec des personnes plus ou moins proches, et je songe à cet ailleurs vers lequel je veux me diriger. Je reste utopiste, mais celle-ci face au réel m'oriente vers le reniement de l'altruisme. Je deviens de plus en plus égocentrique et j'ai peur que mon narcissisme philosophique me transforme en un ermite ridicule. Je dois rester en contact avec la réalité pour ne pas sombrer dans la folie. Mais en quoi cette folie serait-elle pire que la médiocrité de la réalité ? Faut-il mieux être heureux et seul dans son univers que nombreux dans la nullité ? Un cercle vicieux. Et un aboutissement vers un mot : l'élitisme. Du darwinisme exacerbé. Une sélection naturelle vers le haut, le bon, le bien, la perfectibilité. Et les raccourcis rapides auxquels on pourrait aboutir. Une pensée crypto-abjecte. Et pourtant ...

Allegri me rappelle à lui: je file, clope au bec, paquet à portée de main.
Inutilité de l'altruisme, vous dis-je ...

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4 Commentaires:

Anonymous Arnaud dit ...

Tu entames toi aussi une psychothérapie avec ton clavier et ton écran qui réfléchit ce que tu es.
Ce goût amer est celui qui nous permet de revenir à la vie, celui qui cloture nos rêves le matin afin que nous puissions mettre ses rêves en place.

28 mai, 2006 17:28  
Blogger brigetoun dit ...

mais l'élitisme finit par amener le désert. Longtemps agréable mais cela finit par être sclérose

29 mai, 2006 12:24  
Anonymous phil dit ...

L'abîme appelle l'abîme... Tu as sans doute raison.

09 juin, 2006 01:15  
Anonymous Anonyme dit ...

t'en fait pas les poèmes que tu écris son suffisamment nuls pour que tu sois perfectible. le narcissisme est ridicule, et le mot élitisme a été crée en 1968 pour mieux couper les intellectuels du monde, pour les rendre ridicules, précisément.

25 juin, 2006 21:44  

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