Le collectif unitaire des organisations de jeunesse constate avec satisfaction que la journée du 7 février a représenté une étape positive dans la mobilisation de la jeunesse et des salariés contre le CPE. Le collectif se réjouit du retournement de l’opinion publique qui ne se laisse pas abuser par les mensonges du gouvernement. Elle a saisi les conséquences néfastes du CPE, pour les jeunes et pour les salariés dans leur ensemble.

En effet, le CPE généralise le CNE pour l’ensemble des moins de 26 ans, à savoir une période d’essai de deux ans pendant laquelle tout salarié peut être licencié sans motif, du jour au lendemain. Dans l’esprit, le CPE rappelle le contrat journalier.Le CPE institutionnalise la discrimination à l’égard des jeunes, renforce leur précarité et n’est en rien une solution au chômage.

Le CPE ne concerne pas que les jeunes : il est une profonde remise en cause du CDI et du Code du Travail dans son ensemble.

C’est pourquoi le collectif réaffirme sa détermination sans faille à mobiliser jusqu’à ce que le CPE soit définitivement retiré.

Le collectif exprime la nécessité à ce que l’intersyndicale de vendredi appelle à une nouvelle date interprofessionnelle de manifestation. De plus, le collectif des organisations apporte son soutien aux universités en grève et aux actions en cours.

Le collectif appelle à faire de la semaine du 13 une semaine de mobilisation. Le mardi 14 et le Jeudi 16 en seront les temps forts avec des Assemblées Générales d’information et de mobilisation, des actions et des manifestations.

Premiers Signataires : Jeunes CGT, UNSA Jeunes, UNEF, UNL, Fédération Sud Etudiant, UEC, FIDL, ATTAC CAMPUS, RESO, LEO LAGRANGE, JC, MJS, JCR, Jeunes VERTS