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27 novembre 2006

Frêche : dehors !

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Pétition pour l’exclusion de G. Frêche et sa démission de ses mandats locaux.
Pour signer la pétition, c'est ici.
Souvenez-vous, c’était en 1998, des élus de droite faisaient alliance avec le front national pour diriger des conseils régionaux.

En Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc faisait alliance avec le FN pour voler sa victoire à la gauche.

Grâce à la mobilisation des militants de gauche et des républicains et démocrates de droite, nous avons alors réussi à casser ces alliances et à obtenir la démission de certains de ces présidents de région.

Ce combat était légitime, utile et nécessaire. Notre but était d’empêcher la banalisation des idées fascistes, totalitaires, antidémocratiques et racistes du FN, en luttant contre la légitimation politique de cette organisation.

Aujourd’hui, ce combat contre les idées du FN est plus que jamais d’actualité, ce d’autant plus que ses idées ont envahi bien des esprits.

Que Georges Frêche, Président de la région Languedoc-Roussillon ô combien symbolique, militant historique du PS, ayant occupé de très nombreuses responsabilités nationales et locales, tienne les propos qu’il a tenu sur l’équipe de France est inadmissible et intolérable. Jean Marie Lepen n’aurait pas dit moins.

Dès lors le parti socialiste doit aujourd’hui faire preuve de courage comme certains responsables de la droite hier, en décidant de l’exclusion de Georges Frêche et en obtenant sa démission de tous ses mandats électifs.

Car ayant été élu sous notre bannière et étant membre de notre parti, ces propos qu’il n’a pas démenti et a reconnu au demeurant , nous engagent, engagent le parti socialiste salissent notre Histoire et nous serons reprochés collectivement.

Nous devons donc nous en désolidariser, faute de quoi nous serons perçus comme co-responsables pendant que nous ne nous sentirons pas coupables.

Les principes universalistes fondamentaux de notre parti, de notre République, nous commande d’exclure immédiatement Georges Frêche et de lui demander de démissionner de ses mandats.

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22 novembre 2006

Pornographie ?

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NOS LIBERTÉS - NOS DROITS

Nous tous, artistes, chercheurs, créateurs, intellectuels, diffuseurs, travaillant dans le domaine des arts, nous alarmons aujourd’hui des menaces qui pèsent sur nos libertés de pensée, de création et d’expression.

La mise en examen de Henry-Claude Cousseau, Conservateur général du Patrimoine, ancien Chef de l’Inspection générale des Musées de France, ancien Directeur des Musées de la Ville de Nantes, ancien Directeur des Musées de la Ville de Bordeaux, Directeur de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris, historien de l’art renommé, des chefs de :


DIFFUSION DE MESSAGE VIOLENT, PORNOGRAPHIQUE OU CONTRAIRE À LA DIGNITÉ, ACCESSIBLE À UN MINEUR : DIFFUSION DE L’IMAGE D’UN MINEUR PRÉSENTANT UN CARACTÈRE PORNOGRAPHIQUE, comme ancien Directeur du CAPCMusée d’art contemporain ayant présenté l’exposition Présumés innocents : l’art contemporain et l’enfance en 2000 à Bordeaux,

nous concerne tous et nous lui exprimons notre soutien.

Alors que les media, la publicité et tous leurs supports urbains utilisent les images de la violence au service de mobiles commerciaux et les diffusent massivement, nous nous indignons que soit nié le statut, durement conquis au fil des siècles dans notre civilisation, des œuvres d’art, de ceux qui les produisent et de ceux qui les accompagnent.

Cette mise en examen nous concerne tous, comme elle concerne chaque citoyen car la liberté est un bien commun et la création artistique, l’inaliénable expression d’une culture.

Signataires de cet appel nous affirmons notre entière solidarité à Henry-Claude Cousseau.

Si vous souhaitez vous joindre à cet appel, indiquez vos : nom, qualité, ville.
Et renvoyez ceci à l’adresse suivante : noslibertes-nosdroits@aliceadsl.fr

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21 novembre 2006

La France ...

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Je suis allé rechercher cette vieille vidéo. Elle date de 1980, en live du Théâtre de Marigny. Le plus grand des comiques français. Le meilleur de tous les imitateurs. Thierry Le Luron, non pas imitant mais incarnant Michel Polnareff. Merveilleuse méchanceté pour l'ensemble des chanteurs français ayant tenté une carrière aux Etats-Unis : Sheila, Mireille Mathieu, Patrick Juvet, Dalida, Line Renaud, Régine, Charles Aznavour, presque tous y passent ! De quoi bien se détendre en ces moments agités.


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20 novembre 2006

A mes camarades ségolo-royalistes

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Militant au sein du courant d’Arnaud Montebourg, j’ai décidé de démissionner de Rénover Maintenant, désormais une coquille vide, et donc de mon poste de membre du Conseil d’Administration de l’association parisienne. Retour sur une grande déception. Sur une année perdue à militer dans un courant ne se révélant être qu’un mini-tremplin pour des chefaillons prêts à retourner leur veste. Prêts finalement à tout pour servir leurs ambitions personnelles.

Ségolène Royal aura donc réussi à tuer le Parti Socialiste. La main mise du couple Royal-Hollande sur notre parti pousse tous les lieutenants attendant leur heure à rallier celle qui est désormais la candidate officielle. Avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux candidats imposés par les médias et les sondages, tout débat sur le fond semble irrémédiablement confisqué. Notre démocratie ressemble désormais étrangement à celle des Etats-Unis, avec son lot d'illusions et de mensonges. Nous élisons des people, pas des hommes ou des femmes politiques. Après Schwarzenegger en Californie, verrons-nous Diam’s ministre de la Culture en France ?

Je n’ai pas voté pour Ségolène Royal jeudi dernier. Elle ne correspond pas à la conception que je me fais d’un chef de l’Etat : quelles convictions portent-elle lorsqu’elle déclare que son « opinion est celle du peuple français » ? Je ne la crois pas capable de battre Nicolas Sarkozy : sinon pourquoi celui-ci aurait-il déclaré : « si c’est Ségolène Royal, c’est tout bénéfice » ? Elle n’est portée uniquement que par une excellente image dans la quasi-totalité des médias, que par des sondages aussi répétitifs qu’inutiles (souvenons-nous de Jospin en 2002).

Fidèle à mes convictions – mais pas à mon parti diront certains – je ne participerai donc pas à sa campagne. Et je ne voterai pas pour elle en 2007. Je refuse le tournant libéral, fortement inspiré par la Troisième Voie de Tony Blair, qu’elle nous propose en matière de politique économique et sociale. Je ne conçois pas de soutenir celle qui détiendrait les manettes de l’arme nucléaire après l’incompétence dont elle a fait preuve en parlant du nucléaire civil iranien. Quel crédit accorder à celle qui se pose systématiquement en victime du machisme dès qu’elle est attaquée sur le fond ? Comment comprendre son programme, qui est officiellement celui du PS, mais qui s’en éloigne dès qu’elle parle des 35h, des enseignants, de l’éducation, de la famille, de la prévention de la délinquance, ... ?

Je quitte un courant, pas un parti. Car j’espère encore qu’il reste un espace pour reconstruire un véritable courant de gauche. Mais sans Arnaud Montebourg. Comment se retrouver, alors que celui-ci s’est rallié avec l’une des signataires oui-ouistes de la synthèse du Mans ? Comment prôner la rénovation avec celui qui a ostracisé, voire suspendu, les camarades de son courant qui ont fait le libre choix de soutenir la candidature de Laurent Fabius ? Comment dialoguer avec celui qui a menacé de poursuite judiciaire les auteurs d’un blog (1) lui déplaisant ? Le héraut de la rénovation n’est devenu qu’un éléphanteau parmi les autres.

Pendant cette campagne à l’investiture, j’étais donc officiellement dans un courant soutenant Ségolène Royal. Il suffisait d’ailleurs de consulter le site Internet de notre courant pour s’en rendre compte. Nous avons vu fleurir une multitude de lettres de soutien à la candidate Royal. Après la naissance difficile de notre courant, et une activité militante plus que limitée, Rénover Maintenant est devenu un instrument de propagande pro-Ségolène.

Quelques camarades ont pourtant résisté au ségolo-stalinisme montebourgeois, notamment autour de Michaël Moglia. Refusant la candidature de Ségolène Royal, qui rappelons-le, n’intègre aucune des propositions de notre défunt courant (2) (big bang de l’emploi, maîtrise de la mondialisation et du capitalisme financier, 6ème République, République Européenne), nous avions trouvé dans la candidature de Laurent Fabius plus de convergences politiques. Malheureusement, Michaël Moglia, et beaucoup d’autres parmi les rebelles rénovateurs ont appelé (3), suite à la défaite de Laurent Fabius, à se joindre au rassemblement autour de Ségolène Royal. Refusant d'être assimilé de force au camp royaliste, je ne trouve plus ma place au sein d’un courant dont je me sens orphelin. Je n’ai donc plus d’autres choix que d’en démissionner.

Je souhaite beaucoup de courage à tous ceux qui soutiennent désormais – souvent sans enthousiasme – la candidature de Ségolène Royal. Ils ont en partie sacrifié l’énergie rénovatrice d’un courant, au nom d’une ambition personnelle à portée de vue. Les barons socialistes confortent les médias et les sondages dans la dictature du duel annoncé, Ségo vs Sarko. Entre-temps, où est passé le combat pour l’avènement d’une 6e République ?

Luc Mandret
Paris, le 20 Novembre 2006.

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12 novembre 2006

Une prose, un rejet, une femme ?

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Ségolène Royal, lors d'un débat participatif sur l'éducation. Sur la vidéo, Ségolène est de dos, en rose ...
Les paroles sont écrites par la "Ségosphère", l'équipe de jeunes soutenant Ségolène Royal, dont fait partie son fils Thomas Hollande. La musique est inspirée par le morceau "Un monde parfait" de Ilona Mitrecey. Si vous voulez voir le clip original, c'est ici. Attention, c'est bien nunuche !

Allez, c'est la fête chez Ségo ! Et moi je me marre !



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09 novembre 2006

Message de Karine Berger

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A tous mes camarades rénovateurs, à tous ceux avec qui j’ai eu le bonheur de faire un bout de chemin politique depuis Dijon,

J'étais bien décidée à ne pas intervenir dans un débat si enflammé, par souci de ne pas ajouter à la confusion, par certitude de ne pas être audible dans un tel brouhaha de prises de position écrites et orales de plus en plus intolérantes, par souci de ne pas affaiblir une cause que nous avons tant à cœur en politique et qui se porte si mal ces derniers temps. Un peu aussi par peur d'être instrumentalisée à l'encontre d'un vote majoritaire. Il ne me paraissait pas constructif de rentrer dans une querelle que je croyais porter sur des personnes et non sur des fondamentaux. Mon silence depuis Fouras, et le fait que j'aie donné mon parrainage à Ségolène Royal m'ont dès lors été reprochés par de nombreux camarades.

Las… en politique, on finit toujours par avoir la main forcée. Si je ne m'explique toujours pas les excès et les dérapages - également regrettables - de chaque camp de supporters (pro Royal ou pro Fabius) ces derniers temps au sein de RM - et tout particulièrement l’escalade de ces dernières heures - je crois qu'il est désormais indispensable de faire signe à tous ceux dans les deux camps, démissionnés d'office, légitimistes silencieux ou partisans décomplexés, qui ont eu l'impression de partager à un moment la même aventure politique.

Je m'exprime donc ici non pas à titre personnel mais en tant que membre fondatrice de la C6R, quatrième membre « noniste » de la Commission des résolutions du Mans, membre fondatrice de RM, et responsable jusqu'en août de la synthèse des orientations politiques de Rénover Maintenant. (je suis curieuse de savoir si l'on va me demander ma démission de tout ça …).

Il est incontestable que le choix du courant RM est - à la majorité des associations locales - de soutenir Ségolène Royal pour la désignation interne. Mais pour autant ce vote n'est évidemment pas justifié par la ligne politique du courant.

D'ailleurs, il est rarement nécessaire de tordre ou de trahir ses idées pour apporter son soutien dans notre Parti… Prenons donc l’exemple de Ségolène (et je laisse à d’autres le plaisir de faire l’exercice pour Laurent ou Dominique). On peut appeler à voter pour elle pour de multiples raisons : sincèrement parce que l'on croit qu'elle porte le renouvellement du Parti et des pratiques que nous appelons de nos vœux ; raisonnablement parce que l'on croit qu'elle seule peut faire gagner la gauche l'an prochain (comme d'ailleurs tous ceux qui militent pour un candidat pensent sincèrement et raisonnablement qu'il est le seul qui nous fera gagner) ; constructivement parce qu'on juge qu'elle ouvre certains tiroirs de discussion qui étaient jusqu'à présent verrouillés au PS et dont nous demandions depuis toujours la réouverture ; courageusement parce que l'on pense qu'il vaut mieux être à l'intérieur qu'à l'extérieur pour peser sur la ligne (c'est d'ailleurs le pari qu'avaient fait nos camarades de NPS optant pour la synthèse) ; soldatesquement parce que le courant ou le chef en ont décidé ainsi et que l’on obéit à cette décision quelles qu'en soient les raisons… Plus prosaïquement, on peut appeler à voter pour elle parce qu'elle est une femme ou parce que c'est une très jolie brune ; hypocritement par fidélité à quelqu'un ou égoïstement par envie d'un maroquin ou d'une petite place en cabinet ministériel ; lâchement par peur de se retrouver minoritaire ou par peur d'être terrorisée par quelques gros bras de la Cannebière ; cyniquement par haine de l'un des autres candidats ou habilement par calcul stratégique … on peut appeler à voter pour elle pour tant d'autres raisons… Mais la seule raison pour laquelle on ne peut certainement pas appeler à voter pour elle, c'est qu'elle porterait la ligne et les orientations politiques issues des textes de RM.

Permettez-moi, chers camarades, de revenir au fond, à ce qui a fait notre ciment depuis toujours.
Pourquoi ? d'abord par respect pour tous ceux qui se sont fait malmener dans leur fédération lorsqu'ils sont revenus, il y a presque un an, solitaires du Mans, avec le refus de la synthèse dans leur balluchon ; par respect pour les mots et le sens des mots - ce qui n’est pas rien lorsque l’on fait sans cesse appel à la « morale » - ; par respect pour l'engagement politique de ceux qui sont dans le Parti depuis si longtemps et qui sont blessés par les violations incessantes de leur ligne politique depuis deux mois ; par respect aussi de tout le travail qui nous reste à accomplir pour obtenir ce que nous croyons nécessaire pour la gauche et le pays.
Surtout et avant tout, pour préserver l'avenir et rendre d'ores et déjà possible le travail de ceux, issus de nos rangs, de RM comme de NPS, ceux venus d'ailleurs, ou nouveaux militants, qui reprendront les batailles inachevées.

J’ai compris une chose depuis la Commission des résolutions du Mans : on ne prend pas la décision de défier son Parti par fidélité à quelqu'un ou par suivisme ; on prend individuellement cette décision parce qu'on ne peut pas faire autrement par respect de ses idées. Ceux des camarades de NPS qui n'ont pas eu la même appréciation que moi jugeaient que le fond était suffisant… aucun n'a, toutefois, jamais prétendu que la ligne politique de NPS était entièrement respectée par la synthèse ; car par définition dans une alliance, on n'a jamais tout ce qu'on demande, sinon on n'aurait pas besoin de passer par un rapport de force pour en obtenir un bout. Or c'est justement le degré de propagande dans lequel se meurt une partie de RM en soutien à la candidature de sa candidate…

Est-il ici besoin de rappeler, mes camarades, qu'aucun des candidats à la présidentielles n'a demandé la carte de ce courant ? Illustration un peu amusante : j'entendais un représentant de la candidate dans ma fédération – plutôt issu du réseau de Julien Dray - affirmer que faire la synthèse du Mans s'imposait il y a un an exactement comme la candidature de la candidate s'impose aujourd'hui… et que quand on avait fait l'un, on devait faire l'autre… autant dire que je ne me suis pas totalement sentie enlevée par cet argument-là.

Pour avoir admiré depuis 5 ans les efforts démesurés de ceux qui ont décidé d'imposer la rénovation à gauche comme axe socialiste, je n'accepte pas que l'on passe outre des décisions prises à la majorité notamment lorsque l’on ne propose aucune alternative constructive ; j’accepte encore moins que ceux qui ont jeté toute leur énergie et toutes leurs convictions dans cette bataille soient trainés dans la boue parce que l’on n’est plus d’accord entre nous.

Mais pour avoir eu la chance de participer un peu à cette construction, de peser depuis 5 ans sur les orientations économiques de nos courants, pour avoir eu la charge de la cohérence politique de nos 10 chantiers jusqu’en août, je ne laisserai pas affirmer que les paroles de Ségolène Royal – par ailleurs tout à fait respectables et socialistes - rejoignent actuellement nos orientations, celles de RM comme celles qui structuraient le NPS - en matière d'institutions, en matière d'économie, en matière d'immigration, etc… Pour seule preuve, je voudrais rappeler simplement qu’aucun des amendements émanant de nos 10 chantiers n’a été retenu par la Commission du projet dont nos 3 camarades-candidats étaient pourtant membres ; aucun de nos axes identitaires - 6ème République, République Européenne, big bang de l’emploi ou encore maîtrise de la mondialisation et du capitalisme financier - et qui furent les raisons du Mans - n’est aujourd’hui défendu dans le sens que nous leur avons donné depuis 5 ans.

A gauche en politique, on doit avoir le respect du vote majoritaire, on doit avoir le respect de la camaraderie et on doit aussi avoir le respect des idées. La propagande actuelle, et les méthodes afférentes, pourraient affaiblir pour longtemps des idées et des lignes politiques auxquelles plusieurs d'entre nous consacrons nos forces depuis des années… sans bien sûr que ces idées ne nous appartiennent. Aux supporters et aux inconditionnels des deux camps qui ont fracturé RM, je veux dire que cette destruction là, celle des idées, est plus dangereuse que toute autre. Car pour tous ceux qui ont eu ou auront un jour l'audace de se dire que l'on peut vraiment faire bouger les lignes politiques au sein de ce Parti, ces idées doivent continuer d'être respectées. Elles ne sont en aucun cas l'ennemi de la victoire de la gauche l'an prochain. Elles en seront évidemment le terreau. Chers camarades, quel que soit le véhicule politique que chacun choisira de rejoindre ou de construire dans les mois et années à venir, et sans nul doute il sera désormais différent, retrouvons notre sang froid, ne saccageons ni notre camaraderie ni notre ligne politique au service d'intérêts passagers et essayons, s'il vous plaît, un jour de nous retrouver sur nos axes de Dijon et du Mans... et pas sur les axes d'un autre, qu'il s'appelle Laurent, Ségolène ou Dominique.

Karine Berger

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06 novembre 2006

Ségolène Sarkozy ou Nicolas Royal ?

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Alors que Ségolène Royal opère en ce moment un virage à gauche, probablement afin d'être investie dès le premier tour de la désignation du candidat du PS, voici (encore) quelques petites phrases de Ségolène Royal. Confrontées à celles de Nicolas Sarkozy. Je vous laisse faire votre avis. Je m'attends à une diatribe de la part de nombre de militants PS, m'accusant de me battre contre mon propre camp. Mais je me pose de plus en plus la question des frontières entre la gauche et la droite. Le bipartisme historique français siginifie-t-il encore quelque chose aujourd'hui ? La différence entre les deux principaux candidats est-elle flagrante ? Le vote aux présidentielles de 2007 se fera-t-il vraiment sur le fond, ou en sommes-nous arrivés à voter pour des symboles médiatiques ? Pour moi, il y a de quoi être véritable inquiet. A vous de trancher ...

Des 35 heures

Ségolène Royal : «Il y a des salariés qui ont envie de travailler plus et cette liberté-là doit leur être donnée» (Le Parisien, 23/02/2006).
Nicolas Sarkozy : «La réforme des 35h doit reposer sur un principe, le libre choix en permettant à ceux qui le veulent travailler plus pour gagner davantage» (Le Monde, 12/07/2004).

De la laïcité

SR : «La vraie notion de la laïcité, ce n'est pas le refus des religions, mais le respect de toutes les religions» (Le Parisien, 23/02/2006).
NS : «A force d’ignorer le fait religieux, le pas est rapidement franchi vers le mépris et le rejet des religions» (Commission STASI, 07/10/2003).

De la carte scolaire

SR : «Je ne vois pas pourquoi une forme de libre choix qui est bon pour certains ne serait pas bon pour toutes les familles» (Lens, 16/09/2006).
NS : «Certaines familles peuvent s'émanciper de la carte scolaire en faisant le choix du privé, en s'installant dans des quartiers huppés […]. Il faut donner le libre choix par les parents de l'établissement scolaire de leur enfant» (Le Monde, 16/09/2006).

SR : «Il s’agit de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées» (Lens, 16/09/2006).
NS : «Si l'on supprime la carte scolaire, on la remplacera par un système d'inscription dans, par exemple, trois établissements au choix» (Le Monde, 16/09/2006).

De la discipline à l'école

SR : «Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes» (Florac, 03/09/2006).
NS : «Il faut enfin assumer le fait que dans un collège, un lycée, une université, il y a des règles à respecter, une discipline à observer» (Congrès de l’UMP, 28/11/2004).

De la sécurité

SR : «Il faut être ferme et juste» (AFP, 02/06/2006).
NS : «Il n'est de fermeté possible que si elle est juste» (Sénat, 13/09/2006).

De la rupture

SR : «Nicolas Sarkozy dit qu'il veut faire la rupture, je suis la rupture» (Interview à Vogue, citée par I-télé, 10/03/2006).
NS : «Le mot rupture, non seulement je le maintiens, mais je le revendique» (Figaro Magazine, 01/09/2006).

De l'idéologie

SR : «On ne doit pas être sclérosés et enfermés dans des référents idéologiques» (Le Parisien, 23/02/2006).
NS : «Je n’appartiens à aucun clan, je ne suis pas un idéologue» (Figaro Magazine, 01/09/2006).

Du retour aux valeurs

SR : «Je veux construire avec vous la République du respect[…]. Il faut réhabiliter la valeur travail» (Frangy, 20/08/2006).
NS : «Des valeurs essentielles semblent s’estomper : celle du respect, […], celle du travail» (Congrès de l’UMP, 28/11/2004).

SR : «Il faut donner aux jeunes le sens de l'effort et de la réussite» (Privat, 08/03/06).
NS : Il faut «redonner à la France et aux Français le goût de réussir et de la réussite» (Congrès de l’UMP, 28/11/2004).

Du blairisme

SR : «Tony Blair a donné un merveilleux élan à son pays» (The Guardian, 03/03/2006).
NS : «J’ai beaucoup d'amitié et d'admiration pour ce qu'a fait Blair en Grande-Bretagne» (AFP, 18/09/2006).

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02 novembre 2006

Appel des rénovateurs pour Laurent Fabius

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Je suis signataire de ce texte.

Appel des rénovateurs pour Laurent Fabius

Les 16 et 23 novembre prochains, nous désignerons celui ou celle qui sera le ou la plus à même de porter nos valeurs à l’occasion de l’élection présidentielle.
Ce vote interne est déterminant. Il s’agira de choisir le meilleur candidat pour rassembler le PS d’abord puis toute la gauche pour battre la droite et réussir ensemble le changement en 2007.

Pour nous, le choix a été simple, il nous a suffi de reprendre les motions que nous avons défendues à Dijon puis au Mans pour déterminer qui s’en rapproche le plus.

Seul Laurent Fabius traite clairement 3 sujets qui ont toujours été chers aux rénovateurs.
Il est le seul à avoir tiré tous les enseignements de l’échec du 21 avril 2002, condition indispensable à toute reconquête du pouvoir, rendue possible, sur la base de cette même analyse, par le rassemblement de la gauche ; il plaide pour une rénovation qui passe par la gauche et le socialisme, non par le centre ou le blairisme ; quant au combat essentiel que nous menons pour changer nos institutions, il prend des engagements clairs, propose des réformes audacieuses et les soumettra à référendum dès septembre 2007.

Il est le meilleur garant pour assurer, après la victoire du non au référendum du 29 mai 2005, le respect du vote des français lorsque la France assumera en 2008 la présidence de l’Union européenne.
L’expérience, la crédibilité, les qualités de cœur et l’ancrage résolument à gauche de Laurent Fabius forgent notre conviction qu’il est le candidat qui nous identifie en tant que socialistes, le seul à pouvoir faire gagner la gauche.

C’est pourquoi nous t’invitons à partager notre conviction et à la porter auprès de l’ensemble de nos camarades rénovateurs afin d’assurer la désignation de Laurent Fabius comme candidat du Parti socialiste.

Plus d'infos : ici

Premiers signataires :
Michaël Moglia, Secrétaire général de Rénover maintenant, Président de RM Nord
Julien Collette
, Président de RM Seine-Maritime, Secrétaire général de la C6R,
Hélène Parra, membre de la direction nationale de RM, RM Nord, secrétaire fédérale PS Nord;
Daniel Ory, Président de RM Ain;
Jean-Michel Nivet, Président de RM Charente ;
Jack Ros
, Président de RM Charente maritime ;
Florence Defiolles
, Présidente de RM Deux-Sèvres ;
Thierry Mirebeau
, Président de RM Vienne ;
Christophe Pébarthe
, Président de RM Gironde;
Emmanuel Chaumery
, Président de RM Isère ;
Henri Laviole
, Président de RM Landes ;
Thierry Occre, Président de RM Pas-de-Calais ;
Eric Treille, Président de RM Sarthe ;
Hubert Belz, Président de RM Territoire de Belfort ;

Hubert Hurard , Président de RM Haute-Vienne.

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Chabichou !

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Allez, histoire de se détendre un peu, le portrait de Ségolène Royal par Frédérique Bel, la pétillante et sublime Dorothy Doll de la Minute Blonde de Canal plus. Profitez-en pour aller sur son site.


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