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18 août 2007

La dernière campagne

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Texte écrit par Jean-Marie de JMJ Arras.

(Vous aussi, exprimez-vous, Ma vie en Narcisse vous ouvre ses portes)


Ce qui m'a le plus marqué et certainement le plus agréablement surpris dans la dernière campagne, c'est un retour massif des français vers le débat et la chose politique alors qu'ils s'en détournaient depuis longtemps et qu'ils ne se rendaient aux urnes qu'en traînant les pieds. Il faut bien évidemment se réjouir d'un tel changement d'attitude car ce phénomène signifie que beaucoup se sont décidés à reprendre un rôle actif dans la vie de notre démocratie et estiment de nouveau que leur suffrage peut véritablement contribuer à faire évoluer les choses.

Les raisons expliquant une telle inversion de tendance sont certainement multiples (suite de réveil difficile après le 21 avril 2002, rajeunissement des candidats, nouvelle façon de faire de la politique, refus de l'immobilisme, désir de changement…) et la conjugaison de ces différents éléments a probablement participé à l'émergence de cet intérêt nouveau pour la politique dans ce pays traduisant dans le même temps, des exigences et des attentes fortes de la part d'un bon nombre d'électeurs.

J'ai également été étonné par la montée en puissance du leader du futur Mouvement Démocrate dont les arguments souvent constructifs et parfois incisifs ont contribué, il faut le reconnaître, à élever le niveau du débat qui à certains moments, en avait bien besoin d'ailleurs et j'avoue avoir cru, pendant un moment, que François BAYROU réussirait à distancer la candidate du PS en revendiquant toute son indépendance. C'était sans compter sur l'entre deux tours et une stratégie plutôt hasardeuse consistant à fermer la porte à un parti qui avait toujours soutenu l'UDF sans prendre le soin de le dire clairement et dans le même temps, tendre une main à un parti qui avait pourtant claironné pendant toute la campagne que François BAYROU c'était quasiment la même chose que Nicolas SARKOZY.

Pour les électeurs, il y avait tout de même de quoi y perdre son latin et c'est d'ailleurs ce qui arriva aux législatives avec le résultat que nous connaissons. En effet, une stratégie hasardeuse conjuguée à un trop timide positionnement ont certainement contribuer à jeter un certain trouble sur les véritables motivations politiques du Mouvement Démocrate et c'est ainsi, que les électeurs, plutôt que d'accorder leurs suffrages à ce nouveau mouvement, ont préféré faire confiance à leurs sensibilités politiques respectives, une moitié à gauche et une moitié à droite.

Quant au PS, je n'ai pourtant que 35 ans mais passionné par la politique depuis très longtemps, je n'avais jamais vu une campagne aussi approximative et calomnieuse dont le seul argument s'est trop souvent résumé à un délit de sale gueule à l'égard de Nicolas SARKOZY. Le PS, tout au long de la campagne, a développé une sorte de haine contre son principal adversaire, ce qui reste un comble pour un parti prétendant incarner des valeurs soit disant humanistes mais nous ne partageons visiblement pas la même définition de ce mot. Au soir du second tour des législatives dans ma ville, je fus d'ailleurs écoeuré d'assister à la provocation de certains membres du MJS qui aux cris de « Sarko facho, la gauche aura ta peau » avaient trouvé intelligent de venir provoquer les jeunes de l'UMP devant leur permanence.

Pour conclure sur une note plus optimiste, les deux élections qui viennent de se dérouler dans notre pays ont été pour moi une grande source de satisfaction puisque le candidat que je soutenais a été élu et qu'il dispose d'une majorité confortable pour gouverner. Je reste cependant lucide car si les français ont retrouvé un certain goût pour la politique, ils ont aussi exprimé de fortes attentes accompagnées d'un profond désir de changement et il ne faut donc pas les décevoir. Or, pour le moment, mêmes si les réformes engagées vont dans le bon sens, elles sont encore beaucoup trop timides. Toutefois, je garde intacte cette confiance dans un homme dont le volontarisme et le dynamisme sont certainement capables d'enfin permettre à notre pays de commencer à repartir de l'avant à condition qu'il fasse preuve d'audace libérale et dont je continue de penser, qu'il est capable de nous étonner en la matière. Les choses ne sont pas forcément si simples car une partie de la droite est encore complexée sur certains mais les choses évoluent et la rentrée qui se profile annonce déjà une amplification des réformes toutes aussi urgentes que nécessaires.

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