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31 janvier 2007

5 minutes de répit

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Le 1er février 2007, dans toute la France
Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !

L’Alliance pour la Planète lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Car le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux !

PS : ci-dessous, deux morceaux du compositeur Arvo Pärt, régalez-vous ...


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30 janvier 2007

Cambodge, pays d'histoire (3) : Bokor, le Sud

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Dernière étape du voyage au Cambodge. Après Phnom Penh, nous avons pris un car pour nous rendre dans le Sud du Cambodge. Deux étapes : le plateau du Bokor et Sihanoukville. L'occasion de parler du roi Norodom Sihamoni et de son père Norodom Sihanouk !

Pour accèder au Bokor, nous passons la nuit à Kampot. Petite ville provinciale sans charme, infestée de moustiques, la chaleur est rendue étouffante par la moiteur suante. Le lendemain à l'aube, l'escalade du Bokor est une véritable aventure ! Dans une vieille Toyota, la montée dure deux longues heures. Dans une jungle luxuriante, la route est une continuation de nids de (très grosses !) poules, de pierres acérées et parfois de morceaux de goudrons. A l'arrivée, l'estomac en vrac, à 1000 mètres d'altitude, l'air frais est plus que le bienvenue.

Le Bokor est un lieu totalement surprenant, et l'on ne regrette pas la grimpette ! D'ailleurs le côté inaccessible, faisant fuir les touristes, rend l'endroit encore plus mystérieux. Ici, des maisons coloniales abandonnées, un palais du roi Sihanouk inhabité. Le tout avec une vue à 360° absolument merveilleuse, la mer au loin, surplombant la forêt. Un village fantôme : une église chrétienne. L'endroit magique de cet endroit est sans nul doute le casino, le Bokor Palace. A l'intérieur, on pourrait croiser les fantômes des français ayant fréquentés cette station dans les années 60.

Suite aux différentes guerres, le Bokor a donc été abandonné de tous, du roi aux français. Mais un temple bouddhiste accueille tout de même des bonzes dans cet endroit perdu. Et ici des oies et un singe donne de la vie à ce plateau déshumanisé ...

Lors de la dernièr étape de notre voyage, pas de photo. Désolé. Mais Sihanoukville est un lieu de repos. Des plages. La mer chaude. Dormir dans un bungalow avec vue sur la mer. Tout cela, pas besoin de photo pour l'imaginer. Vraiment reposant. Pour terminer les vacances, rien de mieux ... Sihanouville tire donc son nom du précédent roi du Cambodge, Norodom Sihanouk. Etonnant roi, cinéaste ayant lancé son festival, qui s'est retiré du pouvoir pour le laisser à son plus jeune fils, chorégraphe et danseur à Paris. Un roi dans une dictature. Car les riches et les puissants ont tous les droits sur les pauvres. Mais à côté, un pays très libéral, avec notre regard d'occidental :
les voitures sans plaque d'immatriculation sont courantes, des restaurants "happy herb pizza" avec pignon sur rue montrent que la drogue n'est pas une préoccuppation ici (cela nous sera d'ailleurs confirmé à demi-mots par le premier consul de France). Dans les rues de l'ensemble du Cambodge, nous ne croiserons jamais de militaires ou policiers armés. Une dictature donc, mais la violence est invisible.

Un pays magique, une seule envie : y retourner ! Un pays pauvre, un peuple fier et chaleureux. Une histoire dure et tragique. Espèrons que l'avenir sera meilleur, sans tomber dans le tout-mondialisé comme ses voisins asiatiques.

Pour terminer en musique, ci-dessous un "clip" de l'ancien roi, Norodom Sihanouk, dans une ôde à Monica, sa femme. Epatant !


Toutes les photos présentes sur le blog peuvent être agrandies en cliquant dessus.
Toutes les photos du Bokor sont ici.

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18 janvier 2007

Achtung ! Ségaucescu pas contente ...

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Ségolène est pas contente. Et quand elle pas contente, elle toujours faire ainsi (cf. Tintin et le lama). Arnaud Montebourg, s'est fait tapé sur les doigts par le bambou solférinesque. Les blagues, c'est pas dans les habitudes du couple Ségaucescu ... Hollande, le principal défaut de Royal ? Plutôt Ségolène, le principal défaut du Parti Socialiste ! Allez, alliés de la dame aux caméras, tremblez dans vos bureaux ! Maitresse Ségolène sévira si vous ne suivez pas le droit chemin.

Mais au fait, Arnaud, que faisais-tu dans ce genre d'émission, toi qui avait promis de ne plus te rendre sur ce genre de plateaux TV ? Et pourquoi un mois de suspension ? Ridicule, non ? Comment peut-on croire que dans un mois tout sera oublié ? D'ailleurs, Arnaud, tu sais très bien que tu ne seras pas Ministre de la Justice, le prochain Garde des Sceaux - en cas de victoire du PS- étant en effet Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat de François Hollande, et grand ami du couple ...

Nombreux seront les cocus. Vous avez souten
u Ségo pour qu'elle soit investie ! Beaucoup d'entre vous, plus pour les maroquins que pour les idées. Maintenant, elle n'a plus besoin de vous, ses agences de comm s'occupent de tout. Je vous souhaite beaucoup de courage ...

Ajout : à Razzye Hammadi, président du MJS qui a déclaré sur Marianne.fr "Si vous voulez une petite phrase : rien à foutre de Montebourg", je lui réponds "rien à foutre d'Hammadi". Vive la campagne !

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14 janvier 2007

Le petit sacre

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Petite pause dans le récit de mes vacances. Je ne peux pas m'empêcher de vous parler du sacre sarkozyste. Car j'y étais ! Non, rassurez-vous, je ne compte pas adhèrer à l'UMP, et malgré mon refus de soutenir la candidature de Ségolène Royal, celle de Nicolas Sarkozy trouve encore moins grâce à mes yeux. Mais je voulais voir. Tout le monde parlait de cet évènement, alors plutôt que d'avoir le résumé par les médias, autant me rendre directement à cette investiture. Récit de quelques heures parmi la droite française.

Trois quarts d'heure en métro sur la ligne 12, et me voici arrivé au parc des exposition de la porte de Versailles. Hier pourtant j'avais envoyé un mail à l'UMP, en retour duquel on m'a affirmé que je pourrais obtenir un pass à la porte L. Malheureusement, impossible de rentrer. Alors il faut être malin. Je m'adresse poliment aux personnes sortant de l'endroit pour savoir si cela ne les dérangeait pas de me transmettre le talisman. Il aura fallu attendre la 5ème ou 6ème tentative pour obtenir le sésame, entre temps les participants auxquels je me suis adressé m'ont envoyé bouler sous des prétexte plus ridicules les uns des autres. Genre : "si vous n'avez pas le bracelet, c'est que vous ne le méritez pas", ou "je ne peux vous le donner, pour des raisons de sécurité", et encore un "si moi je l'ai, pourquoi pas vous ?", le summum de la politesse provenant d'une vieille bourgeoise liftée, me balançant un aimable "demmerdez-vous !". Plus de 15 minutes après mon arrivée, me voici enfin dans l'arène.

Contrairement à ce que les médias nous martèlent, je doute vraiment du nombre de participants annoncé. Le problème est qu'ici le "selon la police" et le "selon les organisateurs" sont les mêmes ... Il est absolument impossible que 80 000 personnes se tenaient sur place lorsque j'y étais présent. Or je suis arrivé au point fort de la journée, pour le discours du chef.

On nous parle également de l'ambiance. Me concernant, je trouvais l'assistance extrêmement molle. La ferveur est plus celle de la galette des rois de la maison de retraite de ma grand-mère que celle des Champs Elysées lors de la victoire des footballeurs français. Peu d'acclamations, à quatre ou cinq reprises seulement. Les Jeunes Pop essaieront en vain de lancer un mouvement de liesse. En vain, les vieux et vieilles les rabrouant aussitôt, ne pouvant boire le discours de Sarkozy.
D'ailleurs, il est assez étonnant de remarquer le manque de politesse de l'assistance. A plusieurs reprises, j'ai dû subir les foudres d'Umpistes n'admettant pas que je me déplace devant eux, si bien installés sur leur chaises en plastique. Le militantisme de droite me change de celui auquel je peux être habitué.

La fin du discours n'amène pas plus d'acclamations. La standing ovation est très brève, pas plus de 30 secondes, j'ai pris la peine de compter. Mais ne nous inquiètons pas, les moyens techniques nous donneront de belles images, notamment celles obtenues grâce à la Louma présente (vous pouvez la voir à droite sur la photo). Et toutes les chaînes de TV reprenant les images oublieront de dire qu'elles sont gracieusement fournies par l'UMP.

A la fin du discours, la Marseillaise chantée par une chorale d'enfants (peut-être celle de St Nicolas du Chardonnay ?) ajoutera du ridicule à la situation. Non, chanter la Marseillaise n'est pas une tare, mais là-bas j'avais tout de même plus l'impression d'être à un meeting du vieux borgne.

Bien évidemment, Nicolas Sarkozy a été investi par 98% des militants de l'UMP. Evidemment il fallait que la participation soit plus importante pour son investiture (69%), que pour celle de Ségolène Royal (66%). Pour moi, ces chiffres n'ont strictement aucune valeur. Par contre, celui du coût de ce raout, 3,5 millions d'euros, en présente plus à mes yeux, soit prêt de 44 euros par participants, si on s'en tient aux chiffres officiels. Onéreux pour un sacre. En recevant le calendrier, avec l'affiche de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, je suis étonné de la ressemblance avec l'affiche du film Président, dont je vous avais parlé lors de sa sortie, fin septembre. Simple hasard ?

Un petit tour au stand des produits dérivés proposés par l'UMP, l'occasion d'avoir un autographe de Jacques Toubon (un des rares hommes politiques qui mérite le respect, m'est avis). Puis je me dirige vers la sortie, non pas celle des simples participants, mais celle des people de l'UMP. Non, je ne croiserai pas Doc Gyneco ou Johnny. Mais Jean-Pierre Raffarin, fidèle à lui-même, et aussi François Fillon, extrêment maquillé, à en faire pâlir Mickaël Jackson. Egalement mes deux chouchoutes de l'UMP : Roselyne Bachelot, et Christine Boutin, cette dernière qui pour l'occasion avait emprunté un des tailleurs de Ségolène Royal. Probablement pour attirer les caméras.

Et là, seul, tel un vilain petit canard, je vois Michel Barnier. J'ai du avoir pitié de cette solitude et me suis dirigé vers lui. L'occasion était trop belle, pour ne pas l'interroger sur la politique internationale développée par Ségolène Royal. Et de lui demander son avis sur celle de Nicolas Sarkozy. Mais quand j'ai voulu aborder la convergence entre la diplomatie française prônée par le chef de l'UMP et celle du président Chirac, il m'a très poliment quitté. En tout cas, un très beau moment de langue de bois ... Je vous quitte sur la vidéo de cette interview.


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13 janvier 2007

Cambodge, pays d'histoire (2) : Phnom Penh

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Le trajet entre Siem Reap et Phnom Penh se fait en car, de façon très agréable. Le paysage sublime nous laisse voir les rizières. La période est en outre celle de la récolte du riz.

L'arrivée à Phnom Penh est un vrai bonheur, la ville tellement différente de la capitale voisine de Thaïlande. Ici point de buildings : aucun bâtiment de plus de 5 niveaux. Les traces du protectorat français sont encore très visibles, les maisons coloniales nombreuses et imposantes. Il règne ici une ambiance douce et chaleureuse, aidée par la présence au coeur de cette ville du Mékong, le long duquel se situe tous les bars et restaurants touristiques. Une petite Croisette asiatique.

La pauvreté est moins visible dans la capitale que dans les provinces alentoures. Cependant les médiants sont plus nombreux, bien que pas insistants. Il semble qu'il existe un plus grand fossé : les pauvres plus pauvres, et une classe aisée beaucoup plus visible. A la sortie des lieux touristiques, nombreux sont les mutilés victimes des mines anti-personnelles, ayant perdu une ou deux jambes. Plutôt que de tendre la main, les enfants préfèrent ici vous aborder en vous vendant des livres. Toujours la dignité de ce peuple qui transparaît.

Le regard est attiré de part et d'autre. Ici des mariés posant pour leurs photographes sur l'esplanade du Monument de l'Indépendance. Là une vendeuse de cerfs-volants. Et encore un mariage dans une pagode. Ou bien une fête familiale à même la rue, sous une grande bâche. Et partout le même accueil chaleureux.

Dans la ville, le moyen de locomotion le plus simple est le motodop, à un ou deux - sans casque évidemment - à l'arrière d'un scooter. Sensations garanties. Mais efficace pour se déplacer dans cette ville rapidement embouteillée.

Les visites du Palais du roi et du musée national se font rapidement. Les lieux sont lumineux et élégants, grands mais à taille humaine. Les dorures sont nombreuses mais pas vulgaires. Un joli petit pavillon Napoléon III dénote du reste de l'architecture.

Un midi, nous déjeûnons chez Monsieur Leng, tenant un petit restaurant. Agé de soixante ans environ, il fait partie de ces cambodgiens en voie de disparition, parlant parfaitement le français. C'est l'occasion d'engager la discussion. Et pour lui de regretter l'abandon de la langue française. Et de réclamer l'aide de la France, avec un brin de nostalgie, pour soutenir l'accès à l'éducation
des enfants.

Cependant, nous sentons que parler de la période khmère est impossible. Un tabou dans le pays. Jamais nous n'entendrons un cambodgien évoquer cet épisode douloureux, mais pourtant récent, de leur histoire. Déjà les personnes âgées sont rares, l'espérance de vie située à 53 ans n'arrangeant rien. Et pourtant tous ceux âgés de plus de 40 ans ont connu la barbarie des khmers rouges. Etrange sensation quand on y réfléchit. Nous nous retrouvons dans une ville qui, en 48h, a totalement été évacué de sa population en avril 1975 ! Imaginez 2,5 millions de personnes (le nombre d'habitants de Paris intra-muros) déportés.

Pour ne pas oublier, il existe tout-de-même quelques lieux de commémoration. Le principal est sans aucun doute le centre d'internement et de torture de Tuol Sleng, surnommé S 21 par l'équipe de Pol Pot, dirigé par un ancien instituteur, Douch. Effrayant de constater que l'endroit était auparavant un lycée, surtout lorsque l'on sait que nombre de dirigeants du Kampuchéa démocratique était professeurs. La visite se révèle si ce n'est traumatisante, au moins très éprouvante. La longue série de portraits des victimes de la torture, 15 000 environ dans ce seul endroit, s'avère un moment difficile à encaisser. D'autant plus lorsqu'on croise le visage figé via les photographies d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants. Sans parler des crânes humains entassés.

Les mêmes restes humains provoquent tout autant un choc en se rendant sur le camp d'extermination de Choeung Ek. Prêt de 9000 restent humains ont été retrouvés sur ce site. Un charnier à ciel ouvert que l'on visite dans le silence. Un bon moyen de comprendre le passé récent de ce magnifique pays. Une façon de rendre hommage à la souffrance endurée par le peuple khmère. En moins de 4 ans, le régime de Pol Pot provoquera la mort de plus de 2 millions de personnes. Sans parler des blessés. Ni des mutilés par les mines. Pour un pays qui ne comptait que 6 millions d'habitants à cette époque.

Le Cambodge, un pays d'histoire en effet. Et l'histoire ne se comprend pas que par des chiffres. Etre sur place permet de mieux saisir la situation actuelle.

Une fois encore, n'hésitez pas à agrandir les photos en cliquant dessus. Pour voir plus de photos sur Phnom Penh, cliquer ici. Pour celles relatives à la période du Kampuchéa démocratique, c'est ici.

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12 janvier 2007

Cambodge, pays d'histoire (1) : Angkor

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En arrivant au Cambodge, le premier choc est de constater la pauvreté de ce pays. Dès le passage de la frontière, on remarque la saleté des rues, les déchets qui s'amoncellent. Mais aussitôt après, le regard est attiré par la chaleur des habitants. Quel bonheur de voir tous les cambodgiens curieux et ouverts, toujours souriants, jamais plaintifs. Un peuple khmer fier et discret. Pour raconter la vision que j'ai eu de ce pays, je trouve plus intéressant de l'axer sous l'angle historique, tellement le temps caractérise l'évolution et l'attrait de ce territoire.

La route pour se rendre jusqu'à Poïpet, côté thaïlandais est bonne, la suite du trajet jusqu'à Siem Reap étant beaucoup plus laborieuse, au regard de l'état des routes. La ville sert de point d'accueil pour l'ensemble des touristes souhaitant visiter les temples d'Angkor. Angkor, classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, fait partie des 21 prétendants pour être désigné parmi les New 7 Wonders.

Malheureusement, le site d'Angkor est littéralement envahi par les sud-coréens. Une notion du tourisme leur est propre, et m'échappe totalement. Ils arrivent directement à l'aéroport de Siem Reap. Logent dans des hôtels flambants neufs (et apparemment servant également à écouler de
l'argent sale), se déplacent dans des bus climatisés. Se déplacent perpétuellement avec la panoplie Nikon : appareil photo, pieds stabilisateurs, objectifs, caméras, ... Mais le pire est qu'ils sont extrêmement nombreux, terriblement bruyants. Au mépris de ces lieux magiques, la visite est donc perturbée par ces hordes hurlantes et ultra-photographiantes, se moquant des locaux et des autres touristes.

La visite des ruines se fera en tuk-tuk, moyen de locomation constitué d'un scooter auquel est attelé un habitacle couvert. L'entrée du site se trouve a une dizaine de kilomètres de la ville de Siem Reap. Nous resterons 3 jours sur place, ce qui permet d'avoir un très bon aperçu des différents temples, de visiter les plus célèbres, et de s'attarder sur d'autres moins fréquentés. Nous logions dans un charmant hôtel, à proximité d'une pagode (photo ci contre), le centre névralgique de chaque quartier, accueillant une école, un lieu de culte et parfois un centre culturel.

Le soir, nous avons l'occasion de profiter des massages dispensé par des aveugles, formés par une ONG du nom de Krousar Thmey. ONG crée par un français, Benoît Duchâteau-Arminjon. Un midi, nous déjeûnons également dans l'école hôtelière Salabai, tenue par l'association Agir pour le Cambodge. Une bonne occasion pour très bien manger en soutenant une bonne cause.

Le site le plus visité, presque à juste titre, est Angkor Wat, gigantesque temple dominé par cinq tours (celles du film Apocalypse Now) . Emblême du Cambodge, ces tours sont représentées sur le drapeau national. Je ne vais pas vous refaire l'historique de ce lieu (pour cela, allez sur wikipedia), mais il est bon de savoir que la construction de ce temple date de la même époque (XIIè siècle) que Notre Dame de Paris. La magie tient également des multipes sculptures et bas reliefs se répandant sur les murs.

L'ensemble du site d'Angkor, se déployant sur plus de 400km², montre la puissance de l'empire Khmer, véritable maître de la région entre les IXè et XIVè siècle. Le nombre de temples, de statues laissent présager de la splendeur de ce royaume.

Je ne vais pas m'étendre sur la douzaine de temples que nous avons parcouru, mais le plus surprenant de ceux-ci est véritablement le temple de Ta Phrom. Outre le fait qu'il est presque totalement déserté par les touristes, ce lieu est
envahi par la jungle. Un air féérique règne dans cet endroit. Les arbres poussant n'importe où, tous plus gigantesques les uns des autres, laissent entrevoir l'émerveillement que devait être celui des découvreurs de ces lieux magiques. Un lieu dans lequel on a envie de s'attarder, où l'on s'attend d'un instant à l'autre de voir surgir qui des sujets du Jayavarman VII, qui une nuée de gnomes d'un conte allemand.

Je terminerai cette note consacrée à Angkor par le temple du Bayon, que nous avons parcouru à deux reprises. La première fois, trop de touristes présents ont empêché de véritablement profité de ce lieu. Car l'endroit est très mystérieux. Une montagne de statues. Des têtes d'hommes, des visages surdimensionnés, des sourires énigmatiques. Tous disposés de façon incompréhensible. Un véritable labyrinthe.

Je vous donne rendez-vous demain pour la suite des aventures. Au programme la période des khmers rouges et Phnom Penh. Encore un vaste programme. En espèrant que vous appréciez ce récit ...

Vous pouvez trouver l'ensemble des photos relatives à la visite d'Angkor en cliquant sur le lien, ici.
Je rappelle que les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.

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11 janvier 2007

Bangkok

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Raconter ses vacances, cela ne présente aucun intérêt si vous êtes restés au bord d'une piscine ou avez perdu votre temps dans des boites de nuit. Me concernant, je me demande comment je vais faire pour être concis et ne pas trop m'étendre. Déjà je vais segmenter. Il y aura plusieurs notes consacrées au Cambodge. Mais aujourd'hui, parlons de Bangkok, la capitale thaïlandaise, ville d'arrivée de mes 3 semaines de vacances, et donc de départ, et point d'accès pour se rendre au Cambodge, principale destination de ce périple.

Ma première réaction en arrivant à Bangkok, ce fut un profond rejet. La greffe n'a pas pris. Au départ, L. et moi ne savions pas si nous allions rester en Thaïlande, ou partir au Cambodge. Et, le lendemain de notre arrivée, la décision était évidente : fuir cette mégalopole ! Trop mondialisée, trop propre, trop polluée. Des buildings gigantesques dans tous les sens. De la pollution à vous donner un mal de gorge en une journée. Du bruit à vous faire regretter de ne pas être Beethoven. Des thaïlandais super speed, vêtus pour la moitié de polos jaunes (la couleur royale). Pas de chaleur humaine. Tout est (trop !) grand. Les panneaux publicitaires énormes. Des écrans plasma géants pour vanter les derniers joujoux Panasonic ou Sony. Des multiplex de cinéma de la taille de stade de foot. Des galeries commerçantes partout, toutes plus aseptisées et identiques les unes que les autres. Des MacDo tous les coins de rue, des Starbuck qui se multiplient, tous les symptômes de l'ultra-mondialisation sont présents.

La découverte plus en profondeur de Bangkok se fera donc au retour du Cambodge, avant de rentrer en France. Comme pour tout bon touriste se respectant, la visite du palais royal s'impose. En plus d'être le palais, cet endroit en plein coeur de la ville est avant tout un lieu de culte pour les bouddhistes. Nombreux sont celles et ceux venant se recueillir en ce lieu, et plus principalement auprès d'un magnifique Bouddha en émeraude. Malheureusement ce temple est aussi envahi par les coréens, véritables parasites lorsqu'ils sont en masse, se croyant seuls au monde. J'aurai l'occasion d'en reparler.

Ce palais, à taille très humaine, se caractérise surtout par son éclat. A en donner mal aux yeux. De l'or partout, des pierres brillantes, très luxueux. Le tout fait un peu toc, et serait m'as-tu-vu si tout cela était récent. Les énormes statues impressionnent également par les postures prises par les individus représentés, semblables à nos gargouilles bien françaises.

Bangkok, c'est aussi la ville de destination préférée pour les touristes sexuels. Facile à constater, au regard du nombre de messieurs occidentaux plus ou moins âgés, au bras de
jeunes thaïlandaises. Une rapide virée nocturne dans Patpong, le quartier chaud, permet de se faire une idée de l'ampleur du phénomène. Et le dégoût a été automatique. Des bars à "hotesses" collées les uns aux autres, remplis par des rabatteurs vous accostant tous les 5 mètres dans la rue. Le tout dans un petit quartier accueillant également un marché de nuit, comme on peut en voir dans nos stations balnéaires françaises. Dure réalité de voir tous ces touristes flânant le long des boutiques de souvenirs, cotoyant les clients et les prosituées, sans que personne ne s'en émeuve. J'ai préféré fuir, me sentant assez mal à l'aise.



Rassurez-vous je garde le meilleur pour la fin ! L'un des grands moments de ce passage à Bangkok aura été d'assister à une soirée de combats de boxe thaïlandaise. Nous l'avons gardé pour la veille de notrre retour à Paris. Le Muay Thaï, le sport national. Des combats ont lieu presque tous les jours, se partageant entre deux stades de la ville. Arrivés sur place, nous constatons que les places sont très chères (prêt de 30$ pour des places en seconde catégorie), et cela se ressent tout de suite dans l'assistance : en première catégorie, des touristes et des bourgeois thaïlandais. En troisième catégorie, presque personne. En seconde, où nous étions, principalement des parieurs et des bookmakers. Sont présents également les photographes et les télévisions thaïlandaises. Cela fait penser aux courses hyppiques en France. Nous nous attendions à une ferveur populaire, c'était raté. Mais l'animation ne manquait pas non plus ! Et surtout les matchs valaient le déplacement.

Pour la plupart, les combattants sont très jeunes, principalement entre 15 et 20 ans. Avant le combat, les deux boxeurs mènent une série de rituels, religieux et superstitieux. Très envoûtants. Puis place au combat. 5 rounds. Les coups sont bien réels, et l'on sent la souffrance lorsque les pieds et les poings se déchainent. Le dernier combat auquel nous avons assisté aura été le plus sensationnel, le vainqueur ayant gagné par KO, voyant son adversaire partir sur une civière. Et la salle était enflammée, les cris et les applaudissements faisant fureur. Bangkok valait le coup qu'on s'y arrête !

Ne pouvant pas publier ici toutes les photos et vidéos prises durant ce voyage, vous pouvez consulter l'ensemble des photos de Bangkok en cliquant ici. Et pour les vidéos, c'est .

Par ailleurs, toutes les photos sur le blog peuvent être agrandies en cliquant dessus.

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09 janvier 2007

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En attendant de vous raconter ici mon périple, très bonne année à toutes celles et ceux qui passent par ici.

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