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27 février 2007

Ségolène et Djamel, le coup de P.

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Tout le monde en a parlé : Ségolène Royal ovationnée au Djamel Comedy Club. Vous ne pouviez le louper que si vous étiez en exil. On connaissait déjà les penchants ségolistes de Djamel Debbouze. Libre à lui. Mais dans la vidéo ci-dessous, on apprend que tout était pipeau ! Qu'elle arrive à l'entracte passe encore. Qu'elle quitte le spectacle avant la fin, pourquoi pas, elle doit être occupée.

Mais qu'on ne nous prenne pas pour des cons ! Djamel Debbouze était au courant de la présence de Ségolène Royal dans la salle, car ils se sont parlés avant, et il lui a proposé à l'avance de monter sur scène ! Suite à quoi, Ségolène retourne dans la salle, alors qu'elle voulait partir. Ses voisins de fauteuil ont du adorer être dérangés plusieurs fois de suite, venir, partir, revenir ...

Eh oui, une belle opération de comm', une publicité d'enfer sous couvert de spontanéité. Il fallait bien redorer l'image pitoyable de la candidate du PS, si peu populaire dans les milieux culturels. Quels sont ses goûts d'ailleurs ? Dans Télérama, la candidate socialiste dit aimer Bach mais aussi Diam's, a lu Victor Hugo, mais aussi Fred Vargas, vu un spectacle de hip hop, mais aussi de l'opéra. Et elle aime "tout le cinéma français". Consensuel, vous dites ? Démago, j'ose ! Jet Set 2 ? Ségolène adore ! Le gendarme de St Tropez ? Ségolène adore ! Les films de Clara Morgane ? Ségolène adore ! Les Rivières Pourpres 2 ? Ségolène adore !

Ah, au fait, vous connaissez Kader Aoun ? C'est l'un des créateur du Djamel Comedy Club, mais aussi l'un des auteurs des Guignols de Canal. Et les
Guignols sont gentils avec Ségolène Royal ? Pure coïncidence, voyons ...

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Façades

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Haut perché

Une petite tête ?

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26 février 2007

Sarkozy sous(Royal)-marin

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Jean-Jacques Bourdin, l'animateur de RMC est en forme ! Après avoir collé Ségolène Royal sur le nombre de sous-marins, il renouvelle avec Nicolas Sarkozy. Le résultat ? Collé lui aussi ! Au piquet ! Pris en flagrant délit de méconnaissance des dossiers, agrémentée de mauvaise foi.

Allez, deux extraits, Petit Nicolas et Al-Qaida :




et Petit Nicolas et les sous-marins :




A noter dans cet extrait la conclusion de Nicolas Sarkozy : "Le président de la République, c'est lui qui appuiera sur le bouton". Oui, vous lisez bien ! Il emploie le futur ! Pas le conditionnel ! Avec Nicolas, vous êtes prévenu, il y aura une guerre !

Dans le précédent extrait, on aura tous pu constater la méconnaissance de Nicolas Sarkozy des branches de l'Islam (sunnites et chiites) qui ne sont pas des ethnies, contrairement à ce qu'il affirme ...

Tous aux abris !

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Triste Paris

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Marcellin

Avis aux amateurs
(suite de "
Pourquoi un président")


Défense de défendre

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21 février 2007

Extraits de la lettre d'Eric Besson

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Voici quelques (longs) extraits choisis, sélectionnés par moi-même, de la lettre de Eric Besson. Si quelques uns veulent la lire dans son intégralité, je peux vous la communiquer. On me reprochera (une fois de plus) de faire campagne pour Sarkozy, peu importe, je pense que cette lecture est intéressante pour tous ceux qui critiquent mes remarques acerbes à l'encontre de la candidate du PS.

J’ai lu que mon départ avait été « fracassant ». Non. Mon départ se voulait discret et silencieux. L’écho qui lui en a été donné a certes été « fracassant » mais je ne l’ai ni voulu, ni provoqué. Je voulais quitter le secrétariat national. Mais je n’avais pas l’intention de quitter les autres instances politiques du PS dont je suis membre, à savoir le Bureau National et le Conseil National et, a fortiori, le parti lui même.
[...]
Je ne conteste pas le « chiffrage » du projet de Ségolène Royal. J’ai assuré la coordination du chiffrage du projet socialiste en juin 2006 et j’avais commencé, avec nos experts, le même travail pour l’actualisation de ce chiffrage après le discours de Ségolène Royal à Villepinte le 11 février. Ce travail a été repris par deux élus de qualité, Michel Sapin et Didier Migaud et je crois comprendre qu’ils sont arrivés aux mêmes ordres de grandeur.
[...]
Ce que j’ai fait et dit la semaine dernière et ce que je dis ici, je l’ai décidé seul, sans en référer à personne. Je n’ai pas consulté Lionel Jospin. Je suis persuadé, au demeurant, qu’il aurait cherché à me dissuader et, peut être, me désavouera-t-il.
[...]
Oui, nous avons bien eu, en secrétariat national, une altercation, François Hollande et moi. Pas sur le fond. Mais sur les hésitations et les revirements permanents d’une stratégie de réplique sur le « chiffrage ». [...] Mais je suis aussi lucide : il est à la fois le premier responsable et la première victime de la situation dans laquelle se trouve le parti socialiste.
[...]
Pour ne pas évoquer le fond du désaccord qui expliquait ma démission j’ai invoqué des « raisons personnelles ». L’expression a été retournée contre moi par plusieurs des proches de la candidate, visiblement excédés par mon départ. [...] Ils ne grandissent guère la « relève » et le « renouveau » qu’ils prétendent incarner. Les « éléphanteaux » se révèlent plus cruels et moins regardants dans les arguments que les « éléphants » injustement vilipendés.
[...]
Mais la ligne jaune a été franchie lorsque certains ont crû devoir évoquer de prétendues difficultés conjugales et familiales qui pouvaient expliquer ma supposée « déprime », poussant le vice jusqu’à renvoyer les observateurs aux romans de mon épouse Sylvie Brunel ou de ma fille aînée (sous le pseudonyme d’Ariane Fornia). Je veux dire simplement ceci : j’ai le privilège de posséder la cellule familiale la plus solide, la plus créative et la plus lumineuse que l’on puisse concevoir. [...] J’ai le plus profond mépris pour ceux -que l’on m’a aidé à identifier- qui ont crû devoir y
toucher et qui sont à l’origine directe de mon départ du parti socialiste.

[...]
« Etre connu » peut être en politique un atout. Mais ce n’est pas un objectif en soi. En tout cas, ce n’est pas le mien.
[...]
En clair : je n’avais aucune difficulté à adhérer à un certain nombre de valeurs fondamentales (le travail, la sécurité, les respect, la famille …) dont Ségolène Royal voulait être l’étendard. Je considérais même, comme elle, que la reconquête de la confiance des milieux populaires passait par cet aggiornamento. Mais je ne comprenais pas vers quoi cela nous conduisait concrètement. Et je ne comprenais pas qu’elle ne se saisisse pas des instances et moments de délibération collective (le Congrès, le bureau national, la commission du projet) pour donner un sens, une architecture à l’énoncé de ces valeurs.
[...]
Il y a deux semaines, j’ai été nommé « débatteur » par Ségolène Royal, « autorisé à porter sa parole ». J’imagine donc que mon travail n’avait pas dû être jugé contre-productif.
[...]
Ma loyauté ne m’interdisait pas de faire part à mes interlocuteurs réguliers, François Hollande, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen notamment, de mes inquiétudes sur les « ratés » de notre organisation et de notre campagne :
- déconnexion entre le « siège de la campagne » et le « QG », rôle excessif et souvent nocif de « conseillers » dont la légitimité, la cohérence et le savoirfaire politique ne m’ont pas paru flagrants,
- absence de lieu d’arbitrage et de mise en cohérence des thèmes, discours et propositions de la campagne,
- faible utilisation des experts proches du parti socialiste, qui sont pourtant nombreux et de grande qualité.
[...]
La « démocratie participative » aboutit ainsi à ce paradoxe singulier : après l’envoi de notes, suggestions et propositions, le processus délibératif ne respecte pas les principes de base de la vieille démocratie : transparence des débats (au moins publicité interne dans une instance d’arbitrage) et débat contradictoire.
[...]
Ségolène Royal n’a, à ce jour, pas su (pas pu ? pas voulu ?) rassembler tous les talents du parti socialiste. [...] A gauche, les trois hommes d’Etat les plus crédibles, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ne sont pas -ou guère- sollicités.
[...]
Ce « non » de beaucoup de dirigeants socialistes après le « oui » des militants restera à mes yeux une faute lourde dont les conséquences se font encore sentir.
[...]
Je remercie aussi tous les élus, militants, et sympathisants d’ailleurs en France qui m’ont adressé des messages de soutien et qui m’ont demandé de renoncer à ma démission et de soutenir à nouveau Ségolène Royal. Sans les attaques personnelles dont j’ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse, je serais revenu. Mais je suis désormais incapable de cohabiter avec ceux qui ont touché à l’essentiel. Le combat politique n’autorise pas tout … surtout dans son propre parti.
[...]
Je n’ai pas fait d’offre de services et n’ai pas reçu de propositions de la part de Nicolas Sarkozy ou François Bayrou. Je les respecte l’un et l’autre et l’ai dit, écrit, avant ces événements.

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20 février 2007

"Vous avez raison", dit la Maldone

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Ségolène est d'accord avec tout le monde ! Elle n'arrête pas d'approuver les questions, de son sourire carnassier construit sur mesure. Toutes les questions sont intéressantes. Mais bon, elle ne répond jamais à ces questions. Super émission, magnifique démonstration de langue de bois. Le tout entouré de "république du respect", de "France plus juste", etc. Du réchauffé de ces discours habituels, pour ceux qui l'ont déjà entendu. Donc sur le fond : rien ! Des mesurettes. Les "je veux" se multiplient à une vitesse phénoménale, oubliant au passage l'importance de l'Assemblée Nationale dans la législation française, et la séparation des pouvoirs : la VIè République attendra. Et on oublie de s'attarder sur les questions internationales ou économiques. Aucun chiffrage des mesures proposées. Et quand on l'interroge dessus, elle ne répond pas. D'aillerurs, elle répond aux questions qu'elle aurait aimé qu'on lui pose, jamais à celles du "panel"de TF1.

Je n'avais déjà pas apprécié le concept de cette émission depuis son lancement, car il ne permet pas la contradiction. Car un candidat peut dire n'importe quoi sans que l'on réagisse. Elle dit : "je ne veux pas d'une société de l'assistanat" et tout le monde s'en fout. Dans la bouche de Sarkozy, cette phrase provoquerait les huées de la foule ! Mais le pire, c'est le "panel", le fameux de l'IPSOS ! Un pur chef d'oeuvre. L'apothéose était le monsieur handicapé en fauteuil roulant, décoré de l'ordre du mérite (si je ne me trompe pas) : déjà, il fallait le trouver ! Ensuite, pourquoi n'y avait-il aucun handicapé dans les deux émissions précédentes ? Bizarre. Avec tout le respect que je lui dois, les larmes montent aux yeux de ce monsieur lorsqu'il parle d'un ami décédé. Ségolène saisit forcément l'occasion. La compassion, elle connait. Je sais, ce n'est pas politiquement correct de s'interroger sur la sincérité de son geste à ce moment. Mais les ségolistes parleront d'humanité quand ils auraient parlé de démagogie si Sarkozy avait eu le même geste. Et Ségolène de s'offusquer de l'absence d"handicapé dans un groupe de personne de 20 personnes. Petite question : combien d'handicapés dans le staff de Ségolène Royal ?

Pitoyable émission, qui ne sert qu'à convaincre encore plus les déjà convaincus, à la rendre encore plus nulle aux yeux de ses détracteurs. Et moi, j'attends toujours les débats contradictoires, à croire que tout le monde en a peur ...

Je préfère écouter Jean Yanne ...

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17 février 2007

Paris, je t'aime, moi non plus (II)

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Parallèlement à ces rassemblements ...



Un être aimé

Pourquoi un président ?

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Paris, je t'aime, moi non plus (I)

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Journée de manifs, au point que je n'ai pas pu me rendre à l'ensemble de celles auxquelles j'aurais aimé participer. Rassemblement contre les rafles et pour la régularisation des sans-papiers à Chateau Rouge. Rassemblement de masques, contre l'implantation du QG de Nicolas Sarkozy rue d'Enghien, lancé par le collectif un charter pour Neuilly. Puis direction Montreuil pour un grand rassemblement de sans-papiers devant la mairie, en l'occasion de la réception de ATT (Amadou Toumani Touré), le président du Mali, par le maire de la ville, Jean-Pierre Brard. Résumé en images.



rue d'Enghien bloquée par les forces de l'ordre

passage des Petites Ecuries bloquée par les forces de l'ordre

masques Sarkozy

sans-papiers devant la mairie de Montreuil

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16 février 2007

Mort en direct

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Je viens d'assister à la mort en direct d'un pigeon. Tranquillement au téléphone, parlant de la prestation de François Bayrou, un café à la main, je vois subitement un pigeon tomber. Comme une pierre. Et s'écrase dans le caniveau, sur le trottoir d'en face. En plein dans mon champs de vision. Plus un mouvement. Aucun signe de vie. Paix à son âme.

Non, je n'en tirerai aucune conclusion ou analyse politiques. D'ailleurs quel signe cela pourrait-il être ? Ce pigeon annoncerait-il la fin prochaine de l'ascension de François Bayrou dans les sondages ?

Plutôt que cela je m'inquiète : et si ce pigeon était victime de la grippe aviaire ? Dois-je laisser ce pauvre animal dans le caniveau ? Ou bien appeler les services sanitaires de la mairie ? Devrais-je alerter la presse de cette mort suspecte ? Et il est en face de moi, dès que je me lève et regarde par la fenêtre, je vois ce pauvre volatile me fixant de son regard mort.

D'habitude, ce sont les toxicos qui occupent cette place, fumant leur joint ou leur crack. Voire dealant dose contre argent. Depuis cette mort suspecte, tout le monde s'arrête, regarde ce pigeon, et passe son chemin. Peut-être est-il victime d'une overdose, allez-savoir.

Pigeon toxicomane ou annonce de la venue de la grippe aviaire dans Paris ?

En hommage à cette victime de (?), recueillons-nous en écoutant le sublimissime Requiem de Fauré.

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15 février 2007

Stop aux rafles !

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CONTRE LES RAFLES
POUR LA REGULARISATION GLOBALE DE TOUS LES SANS PAPIERS

APPEL AUX CITOYENS LE SAMEDI 17 FEVRIER A BARBES

Face à la multiplication et à la banalisation des rafles de sans papiers et dans le cadre de la campagne "pour une régularisation globale de tous les sans papiers", le groupe action UCIJ appelle à un large rassemblement unitaire samedi 17 février dans le quartier Barbès où ont lieu en permanence des rafles de sans papiers.
Après la rafle effectuée par la police le 31 janvier place de la République pendant la distibution des Restos du Coeur, sur réquisition du procureur de la république, c'est une étape de plus qui a été franchie dans l'escalade de la répression, de la stigmatisation et des discriminations.
Ces rafles sont une des résultantes de la circulaire Sarkozy du 21 février 2006, que plusieurs associations ont combattu en saisissant entre autre le Conseil d'Etat sur son caractère inique et discriminatoire. Celui-ci vient de rendre un verdict scandaleux en estimant "légales" la circulaire et les rafles !!

Avec la collaboration d'une justice et de supplétifs aux ordres, de consulats qui délivrent par milliers les laissez-passer d'expulsion, les sans papiers sont désormais le gibier privilégié de la Sarkozy and Co pour glaner les voix anti-républicaines en vue des élections.

Après les interventions à la gare du Nord le 21 décembre et à Belleville le 10 février, les organisations signataires de l'appel à la régularisation globale de tous les sans papiers appellent à un nouveau rassemblement pour faire signer la pétition "régularisation globale", distribuer le 4 pages et interpeller la population.

LES RAFLES SONT UNE INSULTE A L'ETAT DE DROIT, NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE.

Nous exigeons :
- L'arrêt des rafles
- La régularisation globale de tous les sans papiers

RASSEMBLEMENT A BARBES
METRO : CHATEAU ROUGE (ligne 4)
SAMEDI 17 FEVRIER A 10 H 30

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Bush - Rice : l'impossible discussion

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Discussion entre George W Bush et Condoleezza Rice. Merci à Vincy pour cette vidéo.



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13 février 2007

Migraine

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11 février 2007

La Maldone

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Après être allé au meeting de Sarkozy à la Porte de Versailles, je me devais de me rendre à celui de Ségolène Royal à Villepinte. 149 ans après l'apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous à Lourdes, j'avais osé espérer un miracle. Malheureusement, dans ce pacte présidentiel proposé par la Maldone socialiste, je n'ai eu aucune révélation. Non, le Parc des Expos n'aura pas été la grotte de Massabielle.

C'est vrai, je n'y croyais pas trop. Je suis donc arrivé vers 14h30, quelques 30 minutes avant le début du discours de Ségolène Royal. Pour faire patienter, une musique techno pleine de décibels. Egalement des extraits vidéos de figures du PS. La chaleur de la salle n'a rien à envier à celle du meeting de Sarkozy. J'exagère un peu, la Ségosphère met de l'ambiance et les "Ségolène présidente" s'enchaînent toutes les 5 minutes, tels un métronome bien réglé. Plus de cris et de drapeaux que pour Sarko, mais moins de monde. Selon moi, environ 15000 personnes dans un hall à moitié plein.

Vous n'aurez pas le droit à beaucoup de photos, la salle était très sombre, et n'appréciant pas les flashes (je n'aime pas déranger), je me suis limité. Une présence de journalistes égale à celle de Sarkozy. Ségolène Royal apparaît sur un fond gris : étonnant, pas très télégénique ce fond, on dirait un bug. Peut-être en est-ce un ? Habillée d'un tailleur rouge : probablement la blanchitude des tailleurs conseillés par Nathalie Rastoin, l'amie personnelle et patronne d'Ogilvy (agence de communication) ne convient-elle pas aux nouveaux communicants engagés. Nouvelle également est la plume de ce discours : après Sophie Bouchet-Petersen, le "renouveau" vient d'Erik Orsenna, déjà au service de François Mitterrand.

Malheureusement, toujours pas de rose socialiste dans ce meeting, je me demande ce qu'elle est devenue ... Les affichettes "Ségosphère" sont plus nombreuses que celles du PS ou du MJS. La peoplisation est à son exacerbation, les portraits de Ségolène sont portés en adoration. J'ai l'impression d'assister à un tournant de la vie politique française : celui où les militants laissent place aux supporters, aux fans.

Sur le fond, à vrai dire je n'ai pas tout écouté : nous avions déjà les grandes lignes et les éléments forts de son catalogue de propositions. Alors, subir deux (longues !) heures de discours, sur un ton monocorde, rien de bien réjouissant là-dedans. Alors dans ces 100 propositions, pas grand chose de neuf, la majorité étant déjà dans le programme officiel du Parti Socialiste. Et l'on se demande ce qui a été retenu des 6000 débats participatifs organisés. Quid des "pépites" qu'on nous promettait ? Ces débats, de la comm', uniquement.

A noter tout de même le maintien des mesures constestées au sein du PS : la création de
"centres éducatifs renforcés si besoin avec un encadrement militaire pour extraire les mineurs de la délinquance", la "révision de la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires", "l'introduction de la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques". Evidemment je me réjouis de voir le virage à gauche sur les thèmes du logement ou du pouvoir d'achat. Egalement son discours sur l'international me semble appréciable.

Mais il n'empêche qu'elle reste absolument nulle en meeting, ne dispose d'aucun talent d'oratrice, et que ses pratiques ne sont pas celles que j'attends d'un candidat socialiste. Que je pense qu'elle a de moins en moins de chance de gagner, et n'a pas l'envergure d'un chef d'Etat (allez, les féministes, vous pouvez vous défouler !).

Dans ce discours, j'ai absolument bondi lorsqu'elle propose la prise en charge du financement des prisons et des universités par les régions, dénonçant le "colbertisme et le jacobinisme". Selon moi une grave erreur, entrainant un nivellement par le bas, accentuant les différences de niveau des universités selon leur localisation. Pour moi un bel exemple de démagogie pour séduire les provinciaux sans réfléchir aux conséquences. Mais personne ne le relèvera ...

Ce meeting a été surtout l'occasion pour moi de papoter et de revoir certains militants socialistes. Toujours très étonnant de retrouver un "vieux" militant de Rénover Maintenant, très à gauche dans le parti, qui maintenant utilise la social-démocratie dans ses phrases. Bizarre de voir une ex-militante fabiusienne très critique à l'égard de Ségolène Royal porter maintenant un tee-shirt à l'effigie de celle-ci. Amusant de discuter avec des camarades du MJS, qui me raconte les relations catastrophiques entre ce dernier et la Ségosphère.

Mais vous entendrez dans la presse parler du "Je vous ai entendu" de Ségolène Royal. Tous les débats participatifs n'auront donc servi qu'à servir un réchauffé du programme du PS, plus les propositions persos de Ségolène Royal. Marre du bipartisme médiatique !

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08 février 2007

Rassemblements samedi

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Je relaye ici deux rassemblements qui ont lieu ce samedi.



Tout d'abord, à 14h un rassemblement de citoyens avec des masques blancs devant le Conseil Constitutionnel.

Tout simplement pour la reconnaissance du vote blanc, un combat que je soutiens pleinement, car cette reconnaissance permettrait à mon avis de réduire l'abstention. Les électeurs ne se retrouvant dans aucun candidat verraient alors leurs voix être comptabilisées au même titre que les autres bulletins.

Pour plus d'infos, vous pouvez visiter le blog du collectif Vote Blanc.


Le second rassemblement à 18h, devant le square Alban Satragne (dans le Xème).

A l'initiative d'un collectif critiquant l'implantation du QG de Nicolas Sarkozy au 18 rue d'Enghien et les dérives en découlant, ce rassemblement se veut une parole ouverte contre le ministre-candidat.
Voici le principe : "on monte sur un petit muret, on prend la parole. On dit un truc, on raconte, un poème, on rentre dans la campagne, dans le contenu, 3 minutes chacun, on passe des infos et ensuite on cause tranquillement". Vous pouvez également venir avec un vêtement orange, le signe de la résistance.

Pour plus d'infos, allez faire un tour sur le blog du Comité Rentre chez toi.

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07 février 2007

Pourquoi nous consentons à l'impôt

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Une pétition à l'initiative d'Alternatives Economiques que vous pouvez signer ici.



Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.

L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne. Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme. C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.

Cet appel, lancé à l'initiative du mensuel Alternatives Economiques a déjà reçu le soutien de :
Jean-Marie Albertini, économiste, Fadela Amara, Max Armanet, journaliste, Philippe Askenazy, économiste, François Baraduc, chef d’entreprise et vice-président du Conseil général du Rhône, Pierre Besançon, Vice président du Conseil économique et social régional de Franche Comté, Christophe Bigot, avocat, Vincent Boggio, médecin, Gaby Bonnand, secrétaire national de la CFDT, Noël Bouttier, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, Robert Boyer, économiste, Anton Brender, économiste, Bernard Carrère, animateur d’association, Luc Champagne, cadre supérieur, Louis Chauvel, sociologue, Christian Chavagneux, rédacteur en chef de l’Economie politique, Jean Clément, créateur et chef d’entreprise, Denis Clerc, fondateur d’Alternatives économiques, Jean-Baptiste De Foucauld, ancien commissaire au Plan, Gilles de Courtivron, ancien dirigeant du groupe La Vie - Le Monde, Geneviève Decrop, ancienne directrice de la Mission Rhône-Alpes d’information sur l’exclusion, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, Jacques Delors, Michel Dollé, rapporteur général du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale, François Dubet, sociologue, Gérard Duchamp, cadre supérieur, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Gilles Finchelstein, cadre supérieur, Maurice Fournet, ancien chef d’entreprise, Philippe Frémeaux, directeur d’Alternatives économiques, Antoine Garapon, juriste, Patrice Garnier, consultant, Jérôme Gautié, économiste, Christophe Gendreau, Stéphane Gourdon, Frédéric Volovitch, musiciens, Les Wriggles, Roger Godino, ancien chef d’entreprise, Philippe Grangeon, cadre dirigeant, Jean-Paul Hébert, économiste, Jean-Claude Guillebaud, éditeur, écrivain, Thierry Jeantet, cadre dirigeant, mutualité, Wojtek Kalinowski, rédacteur en chef de la Vie des idées, Patrick Klugman, avocat, vice-président de SOS Racisme, Daniel Lenoir, cadre dirigeant, Didier Livio, chef d’entreprise, ancien président du Centre des jeunes dirigeants, Jacques Maire, cadre dirigeant, assurances, Jacques Maillot, chef d’entreprise, directeur de Témoignage chrétien, Antoine Martin, ancien DRH du groupe Danone, Eric Maurin, économiste, Dominique Méda, chercheuse, Olivier Mongin, éditeur, Marc-Olivier Padis, éditeur, Thierry Pech, secrétaire général de la République des idées, Hélène Périvier, économiste, Michel Préfol, ingénieur, Hugues Puel, économiste, Dominique Raymond-Blanc juriste, Loïc Richard, membre du Conseil économique et social de Bretagne, Paulette Souchon, infirmière, Jérôme Vignon, Patrick Viveret, philosophe et magistrat, Patrick Weil, directeur de recherche, Robert Zarader, cadre dirigeant - publicité, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France...

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05 février 2007

Le Parvis, Tarbes

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centre d'art contemporain

pharmacie

cafétéria

Française des jeux

Labiche

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01 février 2007

Jimmy Scott

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Je pars demain pour revenir lundi.
En attendant, admirez ce grand parmi les plus grands artistes : Jimmy Scott. Pour ceux qui ne connaissent pas, posez-vous, éteignez la lumière, détendez-vous, regardez ce petit bonhomme, buvez ses paroles, vous ne le regretterez pas. Larmes assurées ...

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