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30 mars 2007

Je suis rare, donc cher ?

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Musique (sublime !) : Asleep from day des Chemical Brothers (voix : Hope Sandoval)



Your Personality is Very Rare (INTJ)

Your personality type is logical, uncompromising, independent, and nonconformist.

Only about 1% of all people have your personality, including 1% of all women and 1% of all men.
You are Introverted, Intuitive, Thinking, and Judging.

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29 mars 2007

L'affiche (de m***e) de campagne de Royal

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(Je vous propose d'écouter Unintended de Muse pendant la lecture de cette note)


Je ne sais pas si vous avez eu la chance de voir la nouvelle et officielle affiche de campagne de Mme Royal. Vous allez être surpris : je la trouve nulle ! Mais alors, je ne sais pas si j'ai déjà vu pire ! Je pense que Frédéric Nihous fera mieux. Passage en revue de tout ce qui ne va pas.

Le moins visible,et peut-être d'ailleurs ne l'avez-vous pas remarqué : où est le logo du Parti Socialiste, oui, vous savez, le parti qui a investi Mme Royal ? Ah, il faut prendre une loupe, le petit logo est en haut à droite, à côté de ceux du MRC et du PRG. Apparemment, une police de caractère plus microscopique n'existait pas. Preuve de l'importance qu'accorde Ségolène à son parti, à ses partenaires, et à leurs militants.

Continuons avec les messages. Le problème, c'est qu'il y en a deux ! Même Jacques Séguéla, le publicitaire le plus has-been de France pourrait faire remarquer qu'une bonne affiche est une affiche avec un seul message. Pour le marteler. Une des bases de la communication.

Ici, il y a tout d'abord "Le changement", c'est bien, c'est en symétrie avec "Ségolène Royal". A cela près que le changement, c'est mignon, mais ça donne pas une véritable impression de quel changement elle compte porter. Personnellement, j'aurais préféré, pour rester dans le style : "Le changement à gauche" ou quelque chose de ce genre. Ce changement est tellement vaste, tellement neutre, tellement vague, surfant sur le populisme; Je résume : vous en avez marre des politiques de papa depuis 30 ans, Ségolène c'est le changement ! Un peu poujadiste, non ?

Ensuite vient "La France Présidente" : j'ai déjà exprimé il y a quelques jours ma totale incompréhension de ce slogan. Vraiment ! Je ne comprends pas, je dois être con sûrement. Si un gentil lecteur possède la réponse, merci de me l'indiquer : ça veut dire quoi en français ? Que Ségolène c'est la France ? Ce ne serait pas étonnant après nous avoir exprimé son point de vue sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne : "mon opinion est elle du peuple français". Je suppose qu'il doit y avoir un lien avec la Marseillaise et le drapeau tricolore, "La France" devant servir à toucher le coeur des électeurs patriotiques !

Venons-en au graphisme de cette affiche.
Ca ressemble aux affiches des candidats délégués de classe de sixième dans les années 80 ! Sérieusement, vous avez déjà vu quelque chose d'aussi laid ? Plus mal placer le texte semble compliqué : entre les logos dans les cheveux de Ségolène, "La France" sur le menton, et "Le changement" sur les racines capillaires, il faut croire que Royal est devenue une femme-sandwich !

Le pire, c'est probablement "La France Présidente" en blanc, probablement pour se souvenir de la couleur des tailleurs de Mme Royal, mais le problème, c'est que c'est illisible ! Au premier coup d'oeil en une demi-seconde, on devrait avoir tout intégré, et ici, le regard part dans tous les sens. Le blanc me perturbe, mais aussi l'italique utilisé pour tous les textes. Or l'italique sert, en règle générale, à mettre en valeur un passage, ou à faire des citations. Alors pourquoi ?

Et la photo, nan mais franchement, qui est le photographe ? Il s'est pris pour Leonard de Vinci photographiant Mona Lisa. Regardez ce sourire suspendu, prêt à s'éteindre, on dirait qu'elle n'y croit plus elle-même. Pareil pour le regard, légèrement porté vers le haut et la droite. Comme La Joconde, dont un critique d'art
Bruno Mathon, dit qu'elle «regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l'enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant». Etonnant, non ?

Et qui est l'informaticien qui s'est lâché sous Photoshop ? Et ce cadrage, on lui coupe les cheveux (parce qu'elle le vaut bien ?), c'est vraiment pas sympa ! La photo en Noir & Blanc, c'est pour faire rétro ? Ou alors ça coûte moins cher à l'impression ?

En résumé, elle me fait pitié sur cette affiche, Ségolène Royal. Elle et son équipe. Mais peut-être est-ce voulu ? Faire amateur pour être proche des gens ? Elle semble triste pour qu'on la réconforte ? Ou qu'elle se paye une meilleure équipe ? Désolé, je ne voterai pas pour Mona Lisa.

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Ma première République des blogs

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Hier soir, agréable surprise : je pensais ne pas rester longtemps à la République des Blogs, j'avais peur de ne pas trouver ma place dans ce rendez-vous des bloggeurs parisiens. Et au final, j'ai eu du mal à partir ! Donc merci à Versac pour ce rassemblement, j'y reviendrai !

Plusieurs heures passées, sirotant des Pepsi-glace, dans ce fourmillement de personnalités tellement diverses. Parmi les présents se trouvaient notamment certaines "stars" de la blogosphère : de forts sympathiques, comme Laurent Goaguen d'Embruns (et sa célèbre pipe) ou Carlo Revelli d'AgoraVox; mais d'aucun qui aime montrer leur "pouvoir", les UV aidant, vous aurez reconnu le commerçant Loïc Le Meur ...

Dans la catégorie retrouvailles agréables, j'ai été heureux de croiser Marilyne (toujours en forme), Virginie Votier et Quitterie Delmas des Jeunes Libres (toujours autant en retard), Mehdi Guiraud du Parti Blanc (encore merci pour le pin's ! Et j'invite les bloggeurs à mettre la vignette de soutien), Pierre Abruzzini de des mots et des couleurs (courage !).

Je me réjouis d'avoir fait la connaissance de bloggeurs que je lisais sans les connaître : je pense surtout à Farid Taha, très bavard, mais tellement passionnant, discuter avec lui fut un vrai bonheur ! Egalement rencontré Olivier alias XIII, dont j'attends les photos prises lors de cette soirée, responsable des Blogonautes.

Parmi les gens de gauche, à noter les pro-Bové qui étaient assez nombreux (je n'ai pas retenu leurs noms), également des bloggeurs Freemen. mais peu de socialistes, j'ai seulement aperçu Abadinte, sans avoir le temps de le saluer. A noter que je n'ai pas rencontré, tout au long de la soirée, un seul bloggeur qui dise vouloir voter pour Ségolène Royal ...

Je suis reparti avec un magazine et une carte de visite. Le numéro 2 de Contrepoint, distribuée par deux étudiantes, dont j'avoue avoir quelques petites réticences quant à leur ligne éditoriale. Et la carte de visite de Bixente, président de l'association iSubway. Avec Claire, secrétaire de l'assoc, ils m'ont présenté leur mensuel, dont je vous conseille fortement la lecture : outre que converser avec eux fut un réel plaisir, leur magazine est très intéressant !

Pour terminer, je salue Pierre Catalan que j'ai loupé de peu, dommage ! Et également Cyril, alias Boulgakov, j'espère qu'il passera par ici, n'étant pas sûr qu'il ait reçu mon mail ...

Deux anecdotes, pour conclure : il semblerait qu'un bisou (les personnes concernées se reconnaîtront !) se soit échangé, à suivre ! Aussi mon écharpe orange, qui a été l'objet de nombreuses discussions ...

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Lancelot dans Le Figaro

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Internet en bleu-blanc-rouge
LAURENT SUPLY (lefigaro.fr).
Publié le 28 mars 2007

Marseillaise, drapeau tricolore, la polémique sur les symboles nationaux prend aussi sur le web.

LE NET EN BLEU-BLANC-ROUGE Lundi, comme chaque jour, la « netscouade » de Ségolène Royal met à l'honneur une oeuvre sur son site. Qui a été choisi pour succéder à Rimbaud et aux rappeurs d'IAM ? La Marseillaise. En pleine polémique sur les symboles nationaux, Royal persiste et signe : le texte intégral de l'hymne, mais aussi une version en MP3, sont proposés aux ségonautes. Leurs réactions sont partagées : l'un applaudit le « chant révolutionnaire », l'autre refuse des paroles « barbares ». Même son de cloche ailleurs sur le Net, avec plus d'un millier de billets en trois jours. Certains félicitent Royal de « ne pas laisser ces symboles à Le Pen ».
D'autres citent Brassens :« La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas. » « Ce n'est pas parce que Mme Royal a pu être élevée à la militaire qu'elle doit se sentir obligée d'en faire bénéficier la France entière », renchérit un autre.

« UN BLOG = UN DRAPEAU »

Ironiques, des bloggeurs prennent la candidate du PS au pied de la lettre. Lancelot, militant socialiste, affiche un drapeau en « refusant les leçons de patriotisme » de Ségolène Royal. Une initiative relayée par deux figures du milieu, Embruns et Versac. « Aux balcons de nos foyers virtuels, pavoisons dès à présent ! », clame mardi ce dernier en proposant aux internautes de se repasser l'image d'un drapeau frappé du slogan « Avec Ségo, je pavoise ! ». Le tout en noir et fuchsia, les couleurs de la Ségosphère. De son propre aveu, « un truc moche exprès »... qui risque fort de se répandre comme une traînée de poudre.

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24 mars 2007

Aux armes, socialistes !

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Je fais plaisir à Ségolène Royal : ce blog est un peu mon "chez moi", alors j'y affiche le drapeau tricolore ! Pour la satisfaire encore plus, vous pouvez écouter la sublime version de la Marseillaise ci-dessus, incarnée par Michel Sardou !


Plus sérieusement, je vais me marrer quand les socialistes vont justifier les deux dernières trouvailles de la candidate du PS : "tous les français devraient avoir le drapeau tricolore chez eux" ! Oui, TOUS ! Merci de me donner des leçons de patriotisme, Ségolène ! Et elle nous invite à chanter la Marseillaise ! Nan mais, elle est tombée sur la tête ou quoi ? déjà que moi, le militant socialiste, je ne voulais pas voter pour elle, alors ces dernières déclarations me confortent dans mes choix.

Elle doit probablement constater, au travers des différents sondages dont elle et son équipe sont si friands, que l'idée de ministère de l'Immigration et de l'identité nationale était acceptée par les français, donc elle racole à droite ! Je crois rêver ... Il est où le renouveau ?

Et ce slogan : "La France présidente", bon déjà ça ne veut rien dire, si quelqu'un peut me l'expliquer, mais à part des relents de néo-féminisme droitier, je n'y vois rien. Encore une preuve de modernité sûrement, l'Europe, elle, peut bien attendre ! Et au passage, je peux assurer que Royal vient de perdre beaucoup de voix à gauche, elle veut faire sa campagne en racolant les électeurs de (centre-)droite, mais la gauche et le socialisme sont orphelins !

Voilà où on arrive quand on prend tout seul ses décisions dans son coin, Eric Besson - dont je vous conseille le drolissime livre - aurait donc raison ?

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23 mars 2007

Zénith des champs

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Mercredi soir, j'ai passé plusieurs heures au meeting de François Bayrou au Zénith ! A force de répéter qu'il veut accueillir tout le monde, je me suis imaginé le leader de l'UDF en roi des Bisounours, ce qui explique la petite image ci-contre, et la merveilleuse musique au-dessus (écoutez-là, ça met en super forme, ça vous trotte dans la tête pendant des heures !).

Rassurez-vous, chers lecteurs, je ne suis pas devenu centriste pour autant. En effet, après m'être rendu aux meeting de Nicolas Sarkozy à la Porte de Versailles, et de Ségolène Royal à Villepinte, mon déplacement au rassemblement centriste était prévisible. Et j'attends même avec impatience un meeting de Jean-Marie Le Pen, il n'y a pas de raison.

Direction donc le Zénith, un très chouette endroit pour un raout politique, la salle s'y prête, et en plus ce n'est pas très loin de chez moi. Je n'arrive pas forcément en avance. Je m'étais informé, et il semblait préférable d'arriver vers 17h30. J'ai du arriver environ une heure après. Semble-t-il juste avant que la salle soit pleine, et les portes fermées.

Une fois sur place, je retrouve la charmante bloggeuse Marilyne, encartée à l'UMP. Grâce à elle, je peux avoir accès, en tant que bloggeur, au carré presse du Zénith. J'avoue qu'être assis n'était pas désagréable, et le badge presse nous a également donné accès à la version papier du discours, avant sa lecture. L'organisation et l'accueil dans ce meeting sont d'une rigueur et d'un professionnalisme étonnants !

Mais l'attente est longue, très longue : Bayrou ne fera son apparition que vers les environs de 19h15. Entre temps, Marilyne et moi-même apprendront par un policier en civil posté derrière nous (si il passe par ici, je le salue, je lui ai communiqué l'adresse de mon blog) que le candidat bernais est menacé par ETA. D'où une protection policière spéciale.

Je m'interroge sur les raisons de cette attente : l'UDF souhaite-t-il que les JT de 20h ne parlent pas de ce meeting ? En tout cas, pas très malin de ce point de vue. Est-ce une façon de faire monter l'ambiance ? La musique assourdissante aidant, c'est possible. Bayrou ne fera rien comme les autres : il se la joue chiraquien, arrivant par une "sortie", là où personne ne l'attendait, en haut des tribunes. Et la "descente" vers l'estrade sera une fois de plus longue, très longue, le présidentiable prenant tranquillement son temps de profiter du bain de foule avec ses militants. Moi je commence à m'impatienter, il fait une chaleur étouffante dans cette salle, et j'aimerais bien voir ce que vaut Bayrou sur un podium !

L'avantage est que je peux observer la foule : la salle est pleine à craquer, l'orange est de sortie, ce qui donne un côté très chaleureux à ce rassemblement. L'assistance est très hétéroclite : des jeunes, des vieux, des gens simples, pas vraiment de MST (Marie-Serre-Tête) comme je m'y attendais. Absents également les branchouilles du PS. Plutôt, à vue d'oeil (et donc très subjectif) des salariés, des couples, vraisemblablement beaucoup de curieux.

Excepté pour les tee-shirts, l'UDF n'est pas très doué pour la diffusion du matériel militant : pas de banderoles ou de drapeau, tout cela est très sage. Contrairement à l'UMP et au PS, je ne vois pas de "jeunes supporters" chargés de mettre l'ambiance. Tout cela donnera assez de spontanéité aux réactions de la salle pendant le discours. Ca ne pue pas le surfait.

Il faudra prêt de 30 minutes au chef des Bisounours pour arriver au podium. La musique est sur la fin agréable : des airs hispanisants laissent place au sublime morceau des Arcade Fire, Rebellion (lies). Je vous laisse savourer ce petit joyau.



Le discours ne présentera aucune surprise. Bayrou n'est pas un si bon orateur que ça. Il lit beaucoup ses notes et n'en dévie pas beaucoup. On est loin d'être en présence d'un grand orateur. Marilyne m'amuse à chaque fois qu'elle relève dans les propositions du candidat de l'UDF des similitudes avec celles de Nicolas Sarkozy. Bayrou est de droite, je ne suis pas surpris.

Je ne vous parlerai pas de ce que vous avez lu, vu et entendu dans toute la presse : l'attaque contre l'amitié de Sarkozy avec les patrons du CAC40. Bayrou se veut le candidat du peuple. A de nombreuses reprises, il oppose "le peuple des villes et le peuple des champs" : je trouverai ici le titre de cette note, ayant plus l'impression que Bayrou se veut le défenseur des champs, parfois un peu au mépris des villes. Le jacobin, le colbertiste que je suis n'apprécie guère ... Je remarque également à cet instant que l'assistance de ce meeting n'est pas vraiment "colorée".

Je me désole de l'utilisation permanente de sa famille dans son argumentation, cela fleure bon la démagogie. Sa grand-mère lui servira pour rappeler qu'il sait ce qu'est la pauvreté : la retraite de la pauvre dame ne s'élève qu'à 640€ (ou 641€, ça dépend des moments, apparemment, elle a gagné 1€ entre le début et la fin du discours). Sa femme et ses enfants seront eux utilisés pour dire qu'il ne changera pas si il venant à être élu président.

Il dit même : "Je serai président avec ce bagage de tendresse, d'amitié, de paternité, de culture de mon pays, de sens de notre histoire, de goût de changer les choses qu'ils [ses proches] m'ont donné ou qu'ils ont partagé avec moi" : le candidat des Bisounours, je vous disais. Mais un candidat de droite ...

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20 mars 2007

Paris

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Pour L.



Paris n'a de beauté qu'en son histoire,
Mais cette histoire est belle tellement !
La Seine est encaissée absurdement,

Mais son vert clair à lui seul vaut la gloire.


Paris n'a de gaîté que son bagout,

Mais ce bagout, encor qu'assez immonde,

Il fait le tour des langages du monde,

Salant un peu ce trop fade ragoût.

Paris n'a de sagesse que le sombre
Flux de son peuple et de ses factions,

Alors qu'il fait des révolutions

Avec l'Ordre embusqué dans la pénombre.


Paris n'a que sa Fille de charmant

Laquelle n'est au prix de l'Exotique

Que torts gentils et vice peu pratique

Et ce quasi désintéressement.


Paris n'a de bonté que sa légère

Ivresse de désir et de plaisir,

Sans rien de trop que le vague désir

De voir son plaisir égayer son frère.


Paris n'a rien de triste et de cruel

Que le poëte annuel ou chronique,

Crevant d'ennui sous l'oeil d'une clinique

Non loin du vieil ouvrier fraternel.


Vive Paris quand même et son histoire

Et son bagout et sa Fille, naïf

Produit d'un art pervers et primitif,

Et meure son poëte expiatoire !


Paul Verlaine (1844 - 1896)

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17 mars 2007

Ségolène Royal nous écrit

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J'ai appris la sortie prochaine du livre de Ségolène Royal, grâce à Vincy, journaliste à Livres Hebdo. En effet, l'ouvrage se nomme Maintenant, probablement un clin d'oeil au Ici et maintenant de François Mitterrand, sortie quelques mois avant la victoire de ce dernier le 10 Mai 1981. Le concept semble être le même d'ailleurs : le livre de Tonton faisait suite à une série de conversation avec le journaliste Guy Claisse. Celui de Royal est rédigé avec la journaliste du magazine Elle, Marie-Françoise Colombani.

Après le Témoignage de Nicolas Sarkozy, et le Projet d'Espoir de François Bayrou, il semble que le passage par les têtes de gondoles soit obligatoire pour tout candidat aux présidentielles. Avec toujours la course aux chiffres, pis-aller de la popularité des candidats, au regard de la forte mise en place (70 000 exemplaires) du livre de la représentante socialiste. Ségolène fera-t-elle mieux que Nicolas ? Ou se rapprochera-t-elle plus de François ? Et si José se vendait mieux ?

Mais ne vous inquiétez pas : vous aurez le temps d'être intoxiqué à forte dose lorsque ce bouquin sortira. D'ici le 27 Mars, la date de parution, les communicants de Mme Royal, feront bien leur job, d'autant plus qu'il faudra étouffer la venue du Qui connaît Madame Royal, le pamphlet d'Eric Besson, en librairie 5 jours auparavant.

Alors, j'aimerais également vous parler d'un texte de Ségolène Royal, auquel personne n'a accordé d'importance et d'attention. En effet, Acrimed a adressé une lettre ouverte à celle-ci, suite aux 100 propositions du pacte présidentiel de Villepinte. L'association analysait les propositions 79, 80 et 81
sur la protection du pluralisme des médias. Et j'avoue que la réponse de Ségolène Royal est (presque) à la hauteur de ce que j'attends la part d'un représentant du Parti Socialiste ! Elle dénonce les menaces "de la mondialisation et de la financiarisation qui ont conduit à une concentration croissante : dans la musique [...], dans l'audiovisuel [...], dans le cinéma [...] ou encore dans la presse et l'édition".

Et la voilà nous parlant de son "intention de rompre avec cette politique libérale", citant Lagardère ou Bertelsmann. Ses propositions ? Favoriser un audiovisuel fort, notamment en taxant les recettes publicitaires des chaînes privées ! Garantir le pluralisme et la diversité, promettant une loi sur la concentration dans les médias ! Soutenir la production indépendante, par des mesures fiscales et financières ! Oui, rien que ça ! Le militant socialiste que je suis applaudis, acclame ces propositions !

Mais (oui, il en faut bien un, vous devez vous en doutez) : avez-vous entendu parler de cette lettre ? Pourquoi est-elle passée totalement inaperçue ? Pourtant, elle serait une arme de destruction massive contre François Bayrou, candidat anti-establishment autoproclamé, le pire ennemi de Claire Chazal et de TF1 de part ses critiques nombreuses et répétées contre les médias ! Pourquoi ne pas mettre ces propositions en avant, pour séduire les voix des gens de gauche, comme je peux l'être, regrettant le virage à droite ou au centre de Mme Royal ?

Je n'ai pas de réponse à ce silence, mais peut-être une petite piste. Souvenez-vous de Maintenant, le livre de Mme Royal ... Avec qui écrit-elle ce livre ? Marie-Françoise Colombani, rédactrice en chef de Elle. Ah oui, il faut préciser que ce magazine est édité par Hachette Filipacchi Médias. Ce même livre sort forcément chez Hachette Livre. Et qui se cache derrière tout cela ? Le groupe Lagardère, le même qu'elle critique ouvertement et fermement dans sa réponse à la lettre d'Acrimed. CQFD ?

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14 mars 2007

Plaques de Paris

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Petites annonces

Amour & Sexe sur Rendez-Vous

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13 mars 2007

Scoop : je suis de gauche !

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Enfin bon, ce n'est pas moi qui le dit, c'est le polimètre, un test que vous pouvez également faire sur le site de rtl2007.
Je suis de gauche ! Et pas qu'un peu ... Et pourtant.
Ca vaut bien un Halleluja !



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12 mars 2007

Paris pas vu

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Pour un flirt

Choisy à Paris

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07 mars 2007

En 2008 ... Sarkozy est président.

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La France d’après est une fiction d’anticipation sur l’après mai 2007. 17 auteurs de littérature noire y ont contribué. Ce livre, qui est leur sombre description d’une France qui serait dirigée par Nicolas Sarkozy, paraît jeudi 8 mars aux éditions Privé. Pour vous le faire découvrir, j’ai posé quelques questions à l’initiatrice du projet.

Quelle est la forme narrative de La France d’après et pourquoi ce choix ?

La France d’après est une uchronie, à savoir ici une vision pré-écrite de l’après mai 2007 (un à deux ans après les présidentielles). Les 17 auteurs ont tous respecté ce cadre temporel. Tous se sont également engagés à écrire ensemble une politique-fiction noire. Chaque auteur apporte sa vision cauchemardée de la société française dans les années qui viennent si Nicolas Sarkozy était élu.


Quels sont par exemple les thèmes abordés par les auteurs ?

Le livre aborde de nombreux thèmes : marchandisation des individus ; ghettos urbains pour riches ; déchaînement de violences policières ; contrôle autoritaire des familles ; asservissement quasi-volontaire de la presse ; manipulation et instrumentalisation de la vie privée ; démence de la télévision et des communicants ; disparition de la création artistique ; gouvernants sous le contrôle du pouvoir financier ; et même, au bout du cauchemar, une nouvelle configuration politique... pour le moins déroutante.


La France d’après est une politique-fiction noire, mais est-ce une histoire vraisemblable ?

Tous les gens qui ont lu l’intégralité de La France d’après me disent que c’est hélas aussi effrayant que vraisemblable. Les auteurs ne sont pas des conteurs pour enfants, ils n’ont pas créé de toutes pièces un monde imaginaire. Souvenons-nous de 1984 de George Orwell... La réalité rejoint parfois la fiction. Il y a des nouvelles très réalistes. Nous sommes des auteurs militants éclairés, mais je vais vous rassurer tout de suite : nous sommes de très mauvais prévisionnistes.


Ce livre, c’est de la politique, ou de la littérature ?

Les 17 auteurs sont des « plumes » militantes et acérées. La quasi-totalité sont auteurs de polars, plusieurs sont même bien connus. C’est d’abord la dimension politique de ce projet qui a spontanément motivé leur participation. Leur engagement ne tient pas à l’urgence des échéances, mais bien plus au devoir de lutter contre la menace qui pèse sur les valeurs universelles défendues jusqu’ici dans notre pays. Ce sont des auteurs lucides qui voient au-delà du 6 mai 2007. Face à l’omniprésence verbeuse d’une minorité de penseurs « alignés » et d’une majorité de journalistes censurés ou pire, autocensurés, ces 17 auteurs noirs entrent en résistance en livrant une oeuvre collective d’anticipation politique. Mais ils n’inventent pas une énième utopie pour (r)éveiller les esprits : ils dévoilent seulement un futur proche qui pourrait bien se révéler très obscur.


Quel est le véritable objectif militant de La France d’après ?

La France d’après est une oeuvre collective de résistance à Nicolas Sarkozy. Notre combat de mots contre son idéal de maux. « La France, c’est pas fini », annonçait Nicolas Sarkozy lors de ses voeux pour 2007. Eh bien, non, la France des libertés, du partage des richesses, de la solidarité nationale, de la protection sociale, du droit d’asile..., c’est pas fini. « La France d’après », que l’on nous vend à coups de slogans publicitaires et de promesses électorales, nous horrifie déjà. Et pourtant, la France d’aujourd’hui, c’est déjà : un système politique oligarchique, une économie sous le joug des marchés financiers, des médias anesthésiés par excès de frilosité...

Devons-nous nous laisser imposer un modèle de société encore pire ? La réponse doit désormais devenir pour le plus grand nombre une évidence : il est grand temps de dire STOP à ce cauchemar d’avenir.


Vous ne craignez pas certaines pressions en cette période pré-électorale assez tendue ?

Non, le ministre de l’Intérieur, ancien ministre de la communication, je vous le rappelle, est toujours à l’écoute. Très à l’écoute... Et puis, Nicolas Sarkozy a déclaré « Je préfère l’excès de caricature à l’excès de censure », je ne peux donc être que rassurée. Non ?

La France d'après - Editions Privé - 288 pages - 15 euros
En librairie le jeudi 8 mars
Commande en ligne

17 auteurs de littérature noire ont imaginé le pire...
Christian Lehmann - Serge Quadruppani - François Thomazeau - Romain Slocombe - Jacques Bullot - Gérard Streiff - Jean-Michel Ripaud - Thierry Crifo - Catherine Fradier - Jean-Jacques Reboux - Alexandre Dumal - Christian Roux - Jean-Bernard Pouy - Philippe Motta - Anne Bosser - Jérôme Leroy - Gérard Delteil

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03 mars 2007

Paroles 2007

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Voici mes réponses aux questions du bloggeur Pierre Catalan. Je vous invite d'ailleurs à vous rendre sur son blog.



L'offre politique pour ces élections te satisfait-elle ?

Luc: Non ! Certes il peut sembler trop tôt pour être aussi clair, ne connaissant pas encore la liste définitive des candidats, mais je trouve le menu très peu appétissant. Et principalement pour le militant de gauche que je suis.

Au PS, nous nous retrouvons avec une candidate social-démocrate, ne partageant pas du tout la notion que je me fais de la politique. Son blairisme se rapproche pour moi plus du centrisme de Bayrou ou de Prodi que du socialisme.

A sa gauche, nous voyons que les autres militants anti-libéraux, dont j'aurais pu me rapprocher, se divisent pour des questions d'égo. Retrouver chez eux les travers des professionnels de la politique, voilà de quoi être déçu !

A droite, peu de surprise, tous les candidats attendus sont dans les starting-blocks, prêts pour le sprint final, contrairement à la gauche, ce qui explique le très mauvais score du "bloc de gauche" dans les sondages.


Ton choix a t-il évolué depuis le début de la campagne? Pour quelles raisons?

Luc: Je n'ai jamais eu de choix précis, d'ailleurs je ne sais toujours pas pour qui je voterai, et si mon bulletin sera blanc ou non. Depuis l'investiture de Ségolène Royal, je sais que je ne voterai pas Ségolène Royal. Mais j'ai encore le temps de changer d'avis, sait-on jamais ! Une belle réponse de normand ...


Quels sont les sujets majeurs de l'élection ? Quels sont ceux qui devraient retenir notre attention?

Luc: Les sujets majeurs, ce sont ceux que les médias veulent bien faire naître. Alors en 2002, on nous a parlé de l'insécurité, encore et toujours. Mais, bien que la situation ne se soit pas amélioré (doux euphémisme), ce sujet est absent du débat, préférant celui du pouvoir d'achat et du logement. Je n'ai rien contre ces sujets, ils méritent d'être abordés, mais le problème selon moi est que l'on ne nous laisse pas le choix !

Parlons de la politique internationale le lundi ! De la culture le mardi, de l'immigration le mercredi, de l'éducation le jeudi, de la lutte contre la pauvreté le vendredi, d'environnement le samedi, de la balance commerciale le dimanche. Nous pouvons trouver un thème différent chaque jour jusqu'au premier tour !

En outre, l'un des principaux sujets de la pré-campagne sont les signatures ! Et elles occupent une place bien trop importante : changeons une bonne fois pour toutes de procédé, en préconisant le soutien citoyen. Il n'est pas normal que José Bové, Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen trouvent des difficultés à obtenir les signatures. Une fois débarrassé de ce sujet, nous aurions plus de place pour aborder d'autres sujets.


Que penses-tu de la qualité des débats pour cette présidentielle?

Luc: Il n'y a pas de débat ! Il y a du réchauffé de propositions, des petites phrases, des oeufs pourris, de la people-politique. Evidemment, vu de l'extérieur pour les initiés que nous sommes, cela prête à rire. Et je m'amuse à compter les points, comprendre les origines et objectifs de ces petites phrases de dépêches AFP. Mais j'attends un vrai grand débat ! Pas des ersatz comme nous le proposent TFA et France Télévision ! Des face-à-face thématiques, que les français identifient les tenants et aboutissants des programmes ! On parle du "pacte présidentiel", mais qu'y a-t-il dedans ? Aucune pédagogie pour le faire connaître à ceux qui ne feront pas l'effort de le parcourir. On rabâche que Sarkozy a changé, mais son programme ultra-libéral lui n'a pas changé.


Quel est ton principal message ?

Luc: Vivement la 6e République ! Que le rôle et les pouvoirs du président soit moindres. Ces élections sont néfastes à la bonne marche de notre pays : pendant 6 mois la France se retrouve sans véritable gouvernement (que devient et que fait Dominique de Villepin ?). La personnification de la campagne nuit aux brassages d'idées, moteur pour faire progresser notre société.

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02 mars 2007

Merci Quitterie !

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Six blogueurs jugent la Netcampagne
LEMONDE.FR | 01.03.07 | 21h30

Quitterie Delmas tient le blog Des jeunes libres de s'engager. Elle précise d'emblée : "Je suis clairement UDF". Pas encore trentenaire, elle est employée par le parti et affiche son enthousiasme, pas uniquement pour François Bayrou.

Ce que j'aime dans la campagne :
C'est une très belle campagne. Il y a eu – et il y a toujours une campagne – une campagne "poubelle", menée par les états-majors des partis. Mais on sent des débats de fond, sur les chiffres, la dette publique... C'est particulièrement vrai sur le Net. Je suis étonnée par la qualité des réactions. Et c'est le seul espace d'expression des jeunes de ma génération, les médias et les partis étant verrouillés par les plus vieux et les ex-soixante-huitards...

S'il n'y avait pas eu Internet et mon blog, je me serais peut-être fait couper la tête dans mon parti, parce que je remue trop. Je suis en contact régulier avec des jeunes d'autres partis qui sont dans le même cas. Par exemple, 777 Socrate, un militant PS de 23 ans, ou Abadinte [qui se définit comme "jeune social démocrate"]. Toujours dans mon combat générationnel, j'ai adoré rencontrer d'autres militants de tous bords, grâce à Des mots et des couleurs [un vidéo-blog lancé par Pierre Abruzzini].

Ce que je n'aime pas dans la campagne :

Trois textes récents menacent notre liberté d'expression sur Internet : surtout, le rapport Tessier, qui prône une "labellisation" des journalistes citoyens, mais aussi la loi sur la prévention de la délinquance, qui rend responsables ceux qui diffuseraient des images de "happy slapping", [dans lesquelles un groupe s'amuse à frapper un élève ou un passant], et un projet de décret visant à créer une commission de déontologie de l'information en ligne. Pourtant, personne ne s'est vraiment encore révolté sur Internet. Un collaborateur de Marc Tessier m'a contactée après un article que j'ai écrit sur Agoravox [un média réalisé par des milliers de collaborateurs "citoyens"]. Ça tombe bien, il pourra venir nous répondre aux rencontres qu'Agoravox organise le samedi 24 mars à Saint-Denis.

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