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30 avril 2007

Raillez-vous mon égo ?

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Trouvée sur le site de Marianne2007, la blague de l'un des traducteurs du JT de France 2 du 23 Avril. Mais blague a valu au sous-titreur de perdre son poste. En effet France 2 peut être regardée sur le câble aux Etats-Unis, avec le sous-titrage en anblais. C'est donc le site French Morning NY qui relève la plaisanterie contre Nicolas Sarkozy. Alors que ce dernier déclare dans le JT : "j'invite tous les français à s'unir à moi", le traducteur s'amuse à sous-titrer : "to rally my inflated ego". Ce qui devient donc en français que Nicolas Sarkozy invite tous les français à rallier son égo surdimensionné.

Le même site retranscrit la réponse de la chef du service de traduction, Claire Quidet, soulignant la quantité de travail des traducteurs pour justifier cette plaisanterie, qui l'a tout de même horrifiée, selon ses propres mots. Le traducteur ne risque pas d'obtenir de visa pour la France, si jamais le candidat à "l'égo surdimensionné" venait à être élu, et malheureusement sa voix n'ira pas non plus à Ségolène Royal, étant américain.

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28 avril 2007

De tout, de rien ...

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En panne d'inspiration aujourd'hui. Je suis plongé dans la lecture de "babel minute zéro", un thriller hallucinant, très bien écrit, écrit par le talentueux Guy-Philippe Goldstein. Pour les connaisseurs, ce livre est la suite logique des épisodes de Julia que l'on a pu suivre sur Internet. Je vous en parlerai plus longuement quand j'en aurais fini avec la guerre entre La Chine et Taiwan, avec les secrets des enquêtes secrètes de l'agent de la CIA Julia O'Brien.

En attendant, plus politique, vous pouvez aller regarder l'intégralité du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou organisé par BFM TV et RMC au Westin chez Morgan.

Regardez également cette chanson de Thierry Le Luron, le plus grand comique français sans hésiter. Ca date de 1984, et ça n'a pas pris une ride. Il suffirait presque de remplacer "Jean-Marie Le Pen" par "Nicolas Sarkozy".

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27 avril 2007

Pagesbleues.fr

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Musique : Diane Dufresne, Ca m'donne les bleus.



Je ne vais jamais sur le blog de Loïc Le Meur, tellement je le trouve débile, fade et sans intérêt (allez, un ami de plus !). Mais je vais sur celui de Christophe Ginisty, beaucoup plus intéressant. Et dans sa dernière note, il se moque gentiment de LLM, qui lance un appel pour faire un annuaire des soutiens à Nicolas Sarkozy ! Et y a du beau monde, dites-moi ! Simoncini de Meetic, Chapaz de Wikio, Creiche de SixApart, Dassier de l'Entrepreneur des Médias, Madame Le Meur notamment ! Ouah, que des patrons de la bulle Internet ! Moralité : on s'en fout, non ? Continue Loïc, tu fleures le degré zéro du néant intellectuel ...

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Espace funéraire virtuel

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Je suis tombé par hasard sur le site MyDeathSpace.com. Ce site internet propose de rendre hommage et de recenser les personnes décédées inscrites sur le site MySpace.com. Très dérangeant comme site. En une, cette même image que celle à gauche.

Vous cliquez sur des noms, des personnes que vous ne connaissez pas, et vous prenez connaissance de la façon dont ils sont morts, de leur âge, de leurs amis. Du voyeurisme à l'état pur. Désopilant.

Le pire est le côté commercial de ce site internet, avec les bannières publicitaires comme celle-ci, nous demandant si l'on se sent heureux, et nous proposant de gagner 10.000 $. Ou bien celle-là pour obtenir la fameuse Carte Verte. Et le manque de retrait par rapport au pathos de ce genre de site, avec les notes des administrateurs du site annonçant fièrement la création d'un nouveau forum, ou ce lien totalement banal du "submit a death".

Ce qui est terrifiant également, c'est le constat sociétal des raisons dont meurent les jeunes américains, myspace attirant particulièrement des étatsuniens, avec une moyenne d'âge très basse. Ainsi parmi les derniers décès, on voit Cassie (18 ans) dans un accident de voiture, Danielle (16 ans) avec son père percutés par un conducteur ivre, Jeff (22 ans) d'un arrêt cardiaque, Toni (26 ans) assassinée par son mari avec une ceinture la veille de leur divorce, Edwin (18 ans) par 5 coups de feu, Charisse (25 ans) d'un suicide avec arme à feu, ainsi de suite ... Des morts violentes donc : assassinats, suicides, accidents de la route. Le terrible constat d'une société qui va mal.

Il faut espèrer que ce genre de site n'arrivera jamais en France, et qu'un DeathSkyBlog ne verra pas le jour pour recenser les bloggeurs de skyblog décédés, mais je suis assez pessimiste, certains pouvant trouver dans ce genre de business une nouvelle façon de faire de l'argent.

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Ростропович est mort

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Mstislav Rostropovitch est mort. On se souviendra de sa musique, en direction d'orchestre et comme violoncelliste, interprétant du Britten, du Haydn ou du Bernstein. Mais aussi de la parte de la citoyenneté russe, suite à son soutien à Soljenitsyne. Et de la concordance des deux lorsqu'il joue lors de la chute du mur de Berlin.

En hommage, le concerto de Dvorak pour violoncelle.

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26 avril 2007

Pour un débat Royal - Bayrou !

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Morgan Marietti lance un appel aux bloggeurs pour l'organisation d'un débat entre Ségolène Royal. Je relaye ce message, le rejoignant totalement dans cette démarche. Après le refus de la Presse Quotidienne Régionale, c'est au tour de Canal+, et du sarkozyste Michel Denisot de jeter l'éponge, sous les pressions du CSA. Marianne semble être intéressée pour cette organisation. Mais la plus large diffusion sera la meilleure !

J'espère que les bloggeurs interpellés prendront la peine et le temps de répondre ...


Voici le message de Morgan :

Dans le cadre de la situation complexe dans laquelle se trouve François Bayrou face à son débat avec Ségolène Royal, outre le refus de la presse régionale, Oserledire lance un appel à tous les acteurs de la blogosphère française pour l’élaboration d’un débat. Nous avons en effet, pu faire nos preuves durant cette campagne présidentielle avec notre capacité d’influence médiatique dont nous disposons. J’invite donc Agoravox, la Télé Libre, Politik Show, ainsi que tous les acteurs ambitieux de réaliser ce débat, à participer significativement dans l’organisation de celui-ci. N’oublions pas de souligner le rôle majeur qu’ont joué les internautes pour certains candidats dans cette campagne présidentielle, un rôle important car stratégique ! Nous aimerions beaucoup qu'i-télé, Canal + ainsi que France Inter nous ouvrent la porte du débat de samedi 28 Avril !

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Tout Sur Sarkozy

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(Musique ; La vie en rose par Emilie Simon)



J'ai reçu ce matin par mail un document épatant venant de
Triple R™. Presque 30 pages sur le vrai Sarkozy. Ce document serait un peu long sur ce blog, mais je vous conseille très fortement de le télécharger en cliquant ici.

Plutôt que ceux célébrant l'antisarkozysme primaire, je préfère cet argumentaire simple, précis, bien écrit, avec nombreux exemples à l'appui. Au programme : les conséquences du passage de Nicolas Sarkozy au Ministère de l'Intérieur, la confusion des genres entre le statut de candidat et de ministre, les amitiés de l'adversaire de Ségolène Royal, les casseroles de ses proches, l'aspect philosophique de l'idéologie sarkozyste, l'héritage de la droite ultralibérale,
l'agressivité du candidat UMP.

Mais aussi une partie sur la politique étrangère de Nicolas Sarkozy. Ma préférée, je vous en porte donc ci-dessous un extrait.


Sarkozy l’Américain

« Je suis un étranger dans mon propre pays » Sarkozy se plaît à raconter cela aux étudiants de l'Université de Columbia lors de l'un de ses déplacements outre-atlantique (discours à Columbia, 04/10/04). « Certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier... Je partage beaucoup de valeurs américaines » (24/06/04). Effectivement, il est inspiré par le modèle américain. Et les valeurs qu'il lui a empruntées ne sont pas forcément les meilleures. Sarkozy est resté discret pendant la déclaration de guerre à l’Iraq. Il a regretté que la France ait brandi son droit de veto pour s’opposer à la guerre. Il a stigmatisé l’ « arrogance » de Villepin à la tribune des Nations Unies. Un de ses fidèles lieutenants, Madelin, s’est ouvertement déclaré pour la guerre.

Tout comme George W. Bush, il a mis en place une politique sécuritaire, tout comme lui, il a accepté de sacrifier certaines de nos libertés fondamentales à la sécurité. Pour les deux, seul le mérite personnel doit être exalté et la solidarité n’est rien d’autre que de l’assistanat. De même, il considère la religion comme un moteur essentiel de la société, un cadre social : « Lorsqu'il y a un prêtre ou un pasteur dans un village pour s'occuper des jeunes, il y a moins de laisser-aller, de désespérance, et finalement de délinquance » (21/06/05). C’est la conception américaine de la religion, et non la française qui relègue la religion dans la sphère du privé.


Vous aviez bien dit « non » au Traité Européen ?


Et bien lui, il dira « oui », en faisant ratifier un traité similaire par le seul Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles). De toute façon, Sarkozy n’apprécie pas la pratique référendaire et ne s’en servira pas s’il est élu… Etrange pour un « gaulliste » !

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Sarkozy président ...

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... voici ce que serait la photo officielle !


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25 avril 2007

Le PD est-il l'avenir de la France ?

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François Bayrou a donc annoncé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote pour le second tour des élections présidentielles. Cependant, son discours fut plus véhément envers Nicolas Sarkozy qu'envers Ségolène Royal.

Il a par ailleurs accepté de débattre avec la candidate du Parti Socialiste. Cela devrait se faire devant la presse régionale. Il s'est également déclaré prêt à renouveller l'expérience avec le candidat de l'UMP.

Mais surtout, l'ancien candidat de l'UDF a sonné la fin de ce parti créé par Valéry Giscard d'Estaing. Pour lancer un grand parti démocrate. J'attends personnellement de savoir en quoi consiste ce nouveau parti, avec qui, et autour de quels arguments, pour éventuellement le rejoindre.

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Affiche de second tour : Royal

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(Musique : Robert et Majandra chantent Le prince bleu)



Voici donc l'affiche officielle de campagne du second tour de Ségolène Royal. Je n'ai pas encore trouvé celle de Nicolas Sarkozy, mais je ne manquerai pas d'en faire une critique.

J'avais été assez véhément à propos de l'affiche officielle du premier tour (lire ici). Je serai plus calme pour celle-ci. Je me réjouis de voir le retour de la couleur pour cette affiche. On peut se dire que les concepteurs ont entendu les critiques concernant le Noir et Blanc.

Assez dominant que cette dominante de la couleur bleue. Le bleu ciel pour le fond. Le bleu foncé pour le texte. A se demander où sont passés le rouge et le rose de la gauche. J'imagine que ce doit être une technique de communication pour attirer les électeurs de François Bayrou, maintenant que ceux de l'extrême gauche lui sont totalement acquis, officiellement du moins.

Je regrette toujours l'utilisation de l'italique, dont je en comprends pas l'intérêt. Si une personne peut m'en indiquer la raison. Encore une fois, le texte écrit sur l'image fait très amateur, et nuit à la bonne lecture du texte, n'étant pas sur un fond uni.

A noter encore la tenue vestimentaire (n'hurlez pas, chers féministes, je ferais pareil pour Sarkozy !), et le tailleur blanc toujours présent, fidèle à l'image de la virginité, de la pureté, du renouvellement que souhaite incarner Mme Royal.

Pour terminer, la photographie en elle-même de Royal : je m'étonne une fois de plus que sa tête soit coupée ! Est-il si compliqué de faire entrer la totalité des cheveux de Ségolène dans le cadre ? Cette fois-ci le regard est direct dans l'oeil de l'objectif du photographe, au point que le flash se voit dans les yeux de la candidate du Parti Socialiste. En même temps, ces petits points blancs lui donnent bizarrement un regard plus vivant, plus humain, plus vif, presque coquin. Comme si on voulait donner une lueur à son regard.

Enfin le message, le slogan, cette "France Présidente" dont personne n'a encore réussi à m'indiquer le sens. Il est d'autant plus présent que le nom "Ségolène Royal" est placé en dessous de ce slogan, et en plus petit. Très certainement pour indiquer qu'il faille se retrouver derrière ce projet plutôt que derrière elle.

J'attends maintenant l'affiche de Sarkozy ...


PS : en fait je trouve cette affiche absolument atroce, Ségolène Royal fait presque peur, et j'en viens presque à regretter la première affiche, mais j'ai peur que tout le monde m'insulte de sarkozyste, alors je ne le dis qu'en post-scriptum.

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24 avril 2007

Le poker de Bayrou

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(Musique : Sexy Boy par Air)



Demain après-midi à l'hôtel WESTIN [merci Bixente], François Bayrou tient une conférence de presse pour nous parler du second tour. Normalement. Peut-être rencontrerait-il Ségolène Royal dans la matinée, c'est ce que Guy Birenbaum annonce, avec précaution sur le DEL. Je doute que le leader centriste annonce clairement un soutien à l'un ou à l'autre des deux finalistes.

Un soutien à Nicolas Sarkozy ferait probablement plaisir à de nombreux députés et élus UDF, élus pour leur grande majorité avec les voix de la droite, pour certains d'entre eux avec un discours plus conservateur, avec un fond plus démocrate-"catholique" que libéral et atlantiste. Mais l'importance pour les notables de province d'une réélection n'est pas négligeable. Mais je doute de ce soutien clair au candidat UMP, tout simplement car François Bayrou n'aurait de fenêtre de tir dans un gouvernement de droite, Jean-Louis Borloo incarnant déjà "l'aile gauche" de Nicolas Sarkozy. Egalement car Nicolas Sarkozy manie plus le bâton que la carotte pour obtenir le soutien de l'électorat centriste, comptant sur la pression des élus UDF pour faire plier le bambou Bayrou. Et que ce dernier ne doit pas céder à ses menaces, fier béarnais qu'il est !

Un soutien à Ségolène Royal pourrait sembler plus évident, dans le refus de laisser tous les pouvoirs à la droite. Le problème évident serait le report de voix, la moitié des soutiens de François Bayrou étant clairement de droite. Mais quid de l'autre moitié ? Soutiendrait-il une démarche d'alliance avec le Parti Socialiste ? Sous quelles conditions ? La création d'un parti démocrate, fusion de l'UDF et du PS, semble peu probable avant le second tour. Mais plus envisageable après une éventuelle défaite de Ségolène Royal, avec le soutien des strauss-kahniens. Afin de picorer le maximum de sièges aux législatives.

En annonçant son soutien à Ségolène Royal, François Bayrou risquerait que son électorat ne le suive pas, et que malgré ce soutien, Ségolène Royal ne soit pas forcément élu. Ce qui serait catastrophique pour le leader "orange" se voulant la clé d'accès à la présidence. Pour la candidate socialiste, cet accord serait d'ailleurs pour moi pas si bénéfique. Comment peut-on imaginer une sorte d'union de la gauche, du centre, et de l'extrême gauche ? Avec un ticket Royal-Bayrou, les électeurs de Laguiller, de Bové, de Besancenot, de Buffet, et de Voynet même, apporteraient-ils toujours leur bulletin pour contrer Nicolas Sarkozy ? Le risque d'abstention et de vote blanc venant de la gauche du PS semble dangereux.

Je ne suis pas très original donc, et je prévois un non évènement demain, avec aucun soutien évident venant de François Bayrou, à moins qu'il ne prenne les devants, et annonce clairement la création d'un parti démocrate, prenant ainsi de court les socialistes. Ou alors annoncera-t-il qu'il se donne le temps de la réflexion, de voir l'issue du débat télévisuel entre les finalistes.

En tout cas, voilà de François Bayrou l'un des hommes les plus courtisés de France, comme quoi on peut vraiment être sexy et centriste.

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Un comique est mort

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Avec notre regard franco-français, omnubilé par les élections présidentielles, nous en oublions le décès de Boris Eltsine. Ce n'est pas forcément moi qui vais le regretter, l'ancien président russe ayant détruit l'économie de son pays, donnant les clés du pouvoir aux nouveaux riches de l'économie de marché. Mais aussi pour avoir lancé la première guerre en Tchétchénie, et avoir passé le flambeau au président actuel, Vladimir Poutine.

Mais il faut bien lui reconnaître une qualité, il aura réussi à faire rire Bill Clinton, et il est convenu de trouver des qualités aux personnes venant de décèder. Bon vent, Boris !

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Sans sang

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Allez, je vais faire un effort. Un joli cadeau pour mes camarades socialistes, et les autres soutenant Ségolène Royal, ou du moins ne voulant pas de Nicolas Sarkozy. Je veux briser la glace qui nous sépare, eux et moi.

Quoi de mieux que de fêter cela en musique ? Pour cela, je suis retourné dans les archives de mon ordinateur, et j'ai sorti de la poussière ce morceau absolument sublime, à la gloire du Parti Socialiste. Ca date d'octobre 2005, c'est l'hymne des 100 ans du Parti, composé par ce génie de Gérard Presgurvic.

Allez écoutez, et après on fait la paix, tous ensemble, en chanson ?





Et pour ceux qui veulent faire un karaoké avec moi, voici les paroles, d'un lyrisme à perdre le soufle, me donnant autant la larme aux yeux que les discours de Royal.

On ne vit que parce qu'on meurt
On ne prie que parce qu'on a peur
Et on chante quand on a la peur au ventre
Des chansons où on dit que l'homme est bon
Vivre libre n'est pas un mirage
On peut tous sortir de sa cage
Ce qu'on laisse on le gaspille
De Jaurès à la Bastille
Le même sang, la même famille
Les yeux qui pleurent
Les yeux qui brillent

[Refrain] Cent ans, cent ans, cent ans qu'on se bat
Cent ans, cent ans, cent ans que l'on croit
Que les loups se mangent entre eux
Mais que le monde ira bien mieux
Si on brise nos chaînes
Si on tue la haine
Cent ans, sans toi, sans papiers
Tout peut changer

Sans douter d'c'qu'on voulait
Sans vous les beaux, les laids
Sans s'échanger l'Histoire
Sans flinguer le hasard
Sans simplement savoir
Sans qu'il n'est jamais jamais trop tard

Des victoires et des défaites
Et ça y est nos vies sont faites
Et jamais rien ne s'arrête
Tenez-vous prêt
Tenez-vous prêt

[Refrain]

Bien sûr y a des erreurs
Bien sûr y a eu des fautes
Mais quand on laisse parler son coeur
On peut se tromper sur les...

[Refrain]

Cent

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23 avril 2007

Politiques et animaux

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Pimprenelle : en haut à gauche

Poisson orange

Porte-bonheur

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Dommages collatéraux

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Trouvé sur ce site, un article du Point, ou comment Ségolène Royal fait perdre de la clientèle à la marque branchée du créateur Serge Cajfinger, dont la plus grande boutique se situe dans la populaire rue Saint Honoré ...

"On a du mal à y croire, mais la marque Paule Ka, qui habille les jeunes femmes « branchées » du 16ème , apprécie modérément que Ségolène Royal s’exhibe sur les plateaux télés avec deux de ses tailleurs-phares : le bleu marine à liserés et le même en beige... La direction juge que Ségolène ne correspond pas du tout à leur cible : trop vieille et trop classique. Mais puisque ce sont des vêtements achetés et non prêtés, la marque - qui n’incarne tout de même pas le comble de la branchitude - est obligée de subir en silence la « contre-publicité » vestimentaire de Ségolène..."

Peut-être Ségolène devrait-elle s'habiller chez Jennyfer ...

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La défaite de la gauche

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(Musique : Sunday Bloody Sunday de U2)



Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy au second tour. Mais je ne voterai pas pour autant forcément pour Ségolène Royal. Mais je voterai. C'est dit, c'est clair, je ne suis pas encore décidé, j'attends de voir l'évolution des 15 jours à venir. Voyons donc si Ségolène Royal peut proposer un vrai projet d'avenir, et pas seulement des mesurettes concrètes, à partir de discours sur-mesure pour des panels de citoyens tous segmentés. Si elle peut nous proposer autre chose que des mots sélectionnés par les enquêtes qualitatives des instituts de sondage.

De toute façon, pour moi cette élection est dramatique, cette élection est devenue une Star Academy géante, j'ai peur pour l'avenir de la France, je suis surtout effrayé de la soumission de la candidate du Parti Socialiste à TF1, elle aussi. Déjà hier soir on apprenait que le débat du second tour entre les deux finalistes devrait se tenir sur la première chaîne privée le 2 Mai. Avec en toile de fond l'image d'une candidate du PS acceptant ce diktat : ce sera TF1. Qu'est devenu notre service public audiovisuel français ? La gauche aura-t-elle le courage de dénoncer cette dérive ?

Mais la gauche existe-t-elle encore ? En demandant le "vote utile" autour de son nom, Ségolène Royal a détruit la gauche, les gauches. Le Parti Radical de Gauche (PRG) et le Mouvement Republicain et Citoyen (MRC) de Chevènement ont été totalement absorbé par le PS, en ne présentant pas de candidats. A la gauche du PS, les scores des candidats Besancenot, Buffet, Bové, Voynet et Laguillier sont catastrophiques : pas un ne dépasse les 5%. Le "vote utile" aura tout détruit sur son passage. Une réserve de voix de moins de 10%. Un bloc de gauche d'une faiblesse désespérante. Mais oui, Royal est qualifiée au second tour. Mais le principal est de gagner, pas de participer ni d'arriver au second tour.

Et je continue de penser que Bayrou aurait été plus à même de battre Nicolas Sarkozy. Royal et ses conseillers vont devoir maintenant draguer les électeurs de François Bayrou. Et même avec eux, la victoire de Royal n'est pas assurée. Et quel message pourra-t-elle porter après les avoir tant dénigrés ? Finalement, le second tour se fera au centre. Bayrou va être un homme désiré.

Je serai surement plus light dans mes critiques envers Ségolène Royal pendant les 15 jours à venir. Mais mon ressentiment lui n'aura pas évolué. Il suffisait de voir les déclarations de l'après 20 heures. Il aura fallut attendre presque 1 heure 30 avant que la Dame en Blanc daigne apparaître, à se demander ce que faisaient ses conseillers en communication et ses plumes. Pour un résultat absolument catastrophique. Un discours plat à vomir. Un ton monocorde et hâché à en détruire la TV. Résultat, un message inaudible et inexistant.

Allez, Ségolène, il te reste quinze jours pour devenir humaine, pleine d'esprit, cultivée,
brillante, charismatique, femme d'Etat... J'oublie un truc ? Ah oui : et de gauche si possible.

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22 avril 2007

Qui a voté l'orange ?

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(Musique : BO d'Orange Mécanique de Stanley Kubrick)



Ca y est, c'est fait. Je me suis rendu à mon bureau de vote. Plus de 45 minutes d'attente avant de glisser mon bulletin "Bayrou" dans l'urne. Une forte participation, prêt de 60% à 16h30. Cependant, pour un quartier jeune, populaire et coloré qu'est le mien, dans la file d'attente principalement des électeurs plus âgés au visage pâle.

A partir de maintenant, je coupe mon téléphone, j'éteins mon ordinateur. Retour après les résultats de 20 heures, ou plus tard, en fonction du programme.

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Morandini et Menucci sont dans un bâteau

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(Musique : Le Parrain, de John Williams)



Vous devez avoir compris que je n'aime pas Jean-Marc Morandini. Et ce n'est pas récent, je parlais de lui déjà il y a quelques mois sur mon blog (ici et ici). Sur le sien, l'animateur de radio sur Europe 1 et de TV sur Direct 8 nous annonce qu'il jette l'éponge et ne publiera pas les sondages de sortie des urnes entre 18h et 20h. Tant mieux, mais tout ça pour ça, se drapant du manteau blanc de la pureté et du donneur de leçon moralisateur, je vomis. Et pourtant hier Morandini à enfreint la loi. Alors qu'il était interdit de publier et commenter des sondages, Morandini rapporte dans une note sur son blog à 10h18 un sondage du Parisien, ce qui est donc illégal.

Parallèlement, sur le site du JDD, on apprend que "Patrick Menucci, directeur adjoint de la campagne de Ségolène Royal, s'est fait tapé sur les doigts. Il a été surpris samedi matin à Marseille en train de distribuer des tracts". Résultat pour Monsieur Menucci ? "Un constat d'infraction (à la loi électorale) a été fait par la police sur place et transmis au parquet".

Mais que les supporters de Nicolas Sarkozy ne raillent pas trop vite ceux de Ségolène Royal. On apprend que l'UMP locale a organisé une "vague bleue dans le cadre de l'opération "72h pour gagner", pour laquelle une balade à vélo a été organisé, dont tous les participants portaient des tee-shirts bleux, couleur du parti de Nicolas Sarkozy. Sans que personne n'y trouve à redire".

Si l'anarchie est même véhiculée par les femmes et hommes politiques des deux principaux partis de notre pays ...

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21 avril 2007

Jacques Attali a dit

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Je ne suis pas un grand fan de Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, mais la lecture de son blog s'avère parfois intéressante. Plutôt que des extraits, je vous porte l'intégralité de sa dernière note, datée du 16 Avril. A sa lecture, on devrait comprendre que tout bon cartésien voterait pour François Bayrou. En tout cas, c'est ce que j'en ai retenu.

(Musique : Emily Loizeau, Je ne sais pas choisir)




Choisir, enfin


Ce fut, à tout prendre, une belle campagne ! Mais au moment de voter, ce n’est plus sur les programmes qu’il faut se déterminer, mais sur les candidats : chaque électeur doit décider quel bulletin mettre dans l’urne ; et dans les derniers jours, s’il est logique, l’electeur fera les trois constatations suivantes :

1. Seuls trois candidats sur les douze peuvent être élus : François Bayrou, Ségolène Royal , Nicolas Sarkozy. Ce sont les seuls « présidentiables ».

2. Aucun de ces trois présidentiables n’est assuré de figurer au second tour ; et un non présidentiable, Jean Marie Le Pen, peut même, lui-aussi, figurer au second tour.

3. Chacun doit voter au premier tour en tenant compte de ce qu’il souhaite être le résultat du second.

Il en découlera une division des électeurs en trois catégories :

Celui qui considère comme essentiel de faire élire un des trois présidentiables doit voter pour celui-ci dès le première tour, pour ne pas prendre le risque de le voir éliminé par les deux autres.

Celui pour qui la première priorité est d’éviter qu’un des trois présidentiables soit élu doit voter dès le premier tour pour celui des deux autres présidentiables qui lui semble le mieux capable de battre celui qu’il ne veut voir en aucune circonstance s’installer à l’Elysée.

Seul l’électeur pour qui l’élection de l’un quelconque des trois présidentiables n’est pas une catastrophe peut se permettre de voter au premier tour pour un des neufs candidats qui n’a aucune chance d’être élu. Il envoie ainsi au futur président, quel qu’il soit, un signal sur la couleur politique réelle du pays, mais il ne pourra pas se plaindre si le présidentiable qui aurait eu ses faveurs n’est même pas au second tour.

Si les électeurs se comportaient aussi logiquement, le résultat de l’élection serait déjà connu : un quart des électeurs semblent considérer que le plus important pour eux n’est pas le résultat final mais l’expression de leur préférence au premier tour. Moins d’un quart des Français souhaite vraiment l’élection de chacun des trois présidentiables. Deux moitiés de Français souhaitent chacune la défaite d’un parmi deux des présidentiables, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Enfin, ces deux moitiés pensent que le troisième présidentiable, François Bayrou, est le mieux à même de battre celui des deux autres qu’ils veulent voir éliminer.

En conséquence, logiquement, ce troisième présidentiable devrait être élu. Mais comme le pays de Descartes est aussi celui de Pascal, je ne me risquerai pas à un pari…

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A la veille du scrutin

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Internet perd la tête ! Morandini veut balancer les sondages de sortie des urnes entre 18h et 20h, ce qui est contraire à la législation. Il doit espèrer son retour sur TF1 en faisant parler de lui. Versac qui demande des pronostics à ses commentateurs, tout en annonçant que les commentaires et sa chatbox seront fermés entre 18h 20h demain. Sauf qu'il a oublié que sont interdis "les publications de sondages, d'estimations ou de commentaires par quelque moyen", y compris Internet. Et Guy Birenbaum de taquiner le même Versac. Pauvre bloggeurs, ils ont perdu la raison. Et personne, ou presque, de proposer tout simplement qu'il faudrait pour les prochains scrutins que tous les bureaux de vote ferment à 20h, ce serait tellement plus simple, non ?

Me concernant, demain, je serai tranquillement devant ma TV, France 2 très certainement. Mon téléphone coupé, mon ordinateur hors-tension, attendant doucement comme tout français moyen l'annonce des finalites à 20 heures.

Concernant ce blog, rien ne change, seulement je supprimerai a posteriori tout commentaire allant à l'encontre de la législation.

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Surveillez Cécilia

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Etonnant, cette encyclopédie en ligne que peut être wikipedia. Allez vous-même constater la fiche de Cécilia Sarkozy. Au paragraphe "vie privée", on trouve ce paragraphe :

"Des rumeurs persistantes, relayées sans précision par JMLP à l'antenne de RMC le 18 avril 2007, voudraient que Cécilia Sarkozy ait de nouveau quitté son mari pour vivre avec l'écrivain Marc Levy. Le journal 20 minutes note bien l’absence de Cecilia durant les fêtes de Pâques, Le Monde y fait une courte allusion. Daniel Schneidermann y fait également allusion en parlant en outre de rumeurs de violences conjugales. Aucun démenti de M. Sarkozy n'a été opposé."

Etonnant que le site accepte ce genre texte, sans aucune preuve, avec pour seule précaution un texte disant qu'il faut lire les informations avec précaution. De quoi nuire à la crédibilité de toute un site internet.

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20 avril 2007

Si les sondages étaient conchiés (I)

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(Musique : Private Investigations de Dire Straits, juste sublime)


C'est la fin. Aujourd'hui sortent les derniers sondages relatifs au premier tour de cette élection présidentielle. Si vous regardez les estimations des intentions de vote du dernier baromètre de la TNS-Sofres, vous lirez donc : Nicolas Sarkozy à 28%, Ségolène Royal à 24%, François Bayrou à 19,5% et Jean-Marie Le Pen à 14%.

On pourrait penser que les élections sont jouées. Mais plutôt qu'un cours de stats - il faudrait me replonger dans mes cours (oui, j'ai fait des études en statistiques !) - pointant le doigt sur les marges d'erreur, la non prise en compte de l'abstention, les pondérations, plutôt que de revenir sur les pratiques des sondeurs laissant fort à désirer, je préfère relire les archives de ce même institut, la TNS-Sofres, car il est le leader en matière de sondages. Et regardons de plus près leurs estimations des derniers scrutins présidentiels.

Commençons par les élections de 1974, c'est étonnant la proximité entre les sondages et les résultats : François Mitterrand arrive en effet en tête avec 43,2% des voix le 5 Mai, le 29 Avril (dernier sondage établi) il était estimé à 44%. Le second, et futur président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, pointe à 32,6%, pour des sondages le portant à 31%. Le troisième homme était tout de même surestimé de presque 2 points, arrivant à 15,1% alors qu'on lui prévoyait 17%.

Le scrutin de 1981, qui voit Tonton devenir président, prouve déjà la faiblesse des estimations de la Sofres. Certes l'ordre d'arrivée était juste pour les finalistes, mais le troisième homme n'était pas le bon : Valéry Giscard d'Estaing à 28,3%, François Mitterrand à 25,8%, Jacques Chirac à 18% et Georges Marchais à 15,3%, les sondages les portant respectivement à 27,5% (VGE), 21,5% (FM), 18,5% (JC) et 19% (GM). Ou comment les sondeurs n'ont pas vu venir la chute du Parti Communiste au bénéfice de Mitterrand, les 4 points perdus du premier se reportant quasiment en totalité au second.

La Sofres trouve le bon quarté dans l'ordre en 1988. Mais autant la prévision de François Mitterrand (35%) s'avère assez proche du résultat final du 24 Avril (34,1%), ainsi que pour le 3ème homme Raymond Barre (16,5% au résultat et dans les sondages), autant pour les second (Chirac) et quatrième (Le Pen) hommes le score obtenu est loin de leur estimation : Chirac est surestimé de près de 4 points (19,9% obtenus pour 23,5% estimés), et Le Pen sous-estimé de presque 2,5 points (14,4% obtenus pour 12% estimés).

Les estimations s'avèrent avoir des conséquences plus flagrantes en 1995. Certes les finalistes, Lionel Jospin et Jacques Chirac étaient les bons, mais dans le désordre. Alors que la Sofres prévoyait Chichi en tête devant Jojo, avec 24% contre 20,5%, le candidat socialiste arrivera en tête avec 23,3% pour seulement 20,8% au futur président. Le troisième homme, Edouard Balladur, verra son score de 2 points supérieurs aux estimations (18,6% contre 16,5% estimés). Jean-Marie Le Pen étaient une fois de plus sous-estimé d'1 point atteignant 15%.

Le plus révélateur de la faiblesse des estimations des instituts est évidemment le scrutin de 2002, avec la non prévision des finalistes du second tour. Jacques Chirac pourtant obtenait 19,9% des suffrages, résultat très proche des estimations le créditant de 19,5%. Mais alors que la Sofres prévoyait comme adversaire un Lionel Jospin crédité de 18% des intentions de vote, ce sera un Jean-Marie Le Pen qui décrochera le ticket pour le second tour, alors que l'institut le portait à 12,5%. Les électeurs préférant le leader du Front National à 16,9% (soit plus de 4 points supérieurs aux estimations !) au candidat du Parti Socialiste à 16,2% (près de 2 points inférieurs). Le quatrième homme, François Bayrou, arrive lui à 6,8%, soit 0,8 point au-dessus des estimations.

Alors quelles conclusions tirer de cet historique ? Sinon que les sondages, malgré leur omniprésence dans le débat présidentiel, se trompent de plus en plus. Sinon que les variations restent très importantes, au delà des marges d'erreurs propres à tout échantillon statistique. Et que des différences de 2, 3, voire 4 points peuvent changer le cours d'une élection, et donc de l'histoire. Méfiez-vous non seulement des contrefaçons, mais également des sondages.

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Bayrou l'emmerdeur

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Pour François Bayrou, hier à Pau, son élection sera "pour tous ceux qui sont en place depuis si longtemps et qui veulent demeurer en place, la loi de l'emmerdement maximum".

Définitions du verbe "emmerder" trouvées sur le site de l'ATILF.

EMMERDER, verbe trans.
Trivial
A. Rare. Couvrir, souiller d'excréments
B. Au fig., péj. [Gén. avec une valeur hyperbolique]
1. [Avec l'idée d'embarras, de contrariété]
a) [Le suj. désigne une pers.] Importuner, déranger ou contrarier fortement (quelqu'un). Se donner (inutilement) beaucoup de peine pour quelque chose.
b) Rare. [Le suj. désigne une chose, un événement] Causer du tracas, de la contrariété (à quelqu'un).
3. [Avec l'idée de dédain, de mépris; souvent en manière de provocation ou de défi, dans une phrase exclamative; le suj. désigne une pers.] Tenir quelqu'un ou quelque chose pour inexistant, pour insignifiant. Personne qui importune, contrarie ou agace fortement les autres; personne qui ennuie les autres.

Je n'ose imaginer à quelle définition François Bayrou pensait ...

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19 avril 2007

Christine Ockrent méprise Daniel Gluckstein

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Trouvé sur le site d'Acrimed, cet article absolument passionnant, sur la façon dont Christine Ockrent, mais également ses comparses de France Europe Express, Jean-Michel Blier et Serge July, méprisent les petites candidat. Deux vidéos, avec des extraits des émissions des 1er et 8 Avril, la première avec Daniel Gluckstein, porte-parole de Gérard Schivardi, la seconde avec Arlettre Laguillier.

Extrait de cet article :

"L’égalité du temps de parole est un casse-tête pour les médias audiovisuels. Casse-tête surtout quand les candidats de gauche, non PS, représentent près de la moitié des postulants à l’Elysée et donc du temps de parole. Besancenot, Laguiller, Bové, Schivardi, Buffet, Voynet, ces « petits » candidats n’ont eu qu’un accès très limité (voire nul) dans les médias durant les 4 ans et 11 mois qui ont précédé l’actuelle présidentielle.

Depuis la publication de la liste officielle des candidats, ils bénéficient, mais pendant seulement quelques semaines, d’une session de rattrapage involontaire : il faut bien admettre que pour des journalistes qui n’épousent guère leurs opinions, c’est difficile à endurer. Surtout pour des partisans de l’Europe libérale tels que le trio Christine Ockrent, Jean-Michel Blier et Serge July qui officient - il faut le rappeler - , non dans les colonnes d’un journal de parti pris, mais sur une chaîne du service public (France 3)."

La suite de l'article en rajoute une couche sur l'arrogance des journalistes, le mépris immanquable, les coupures de parole, l'impertinence des questions posées, etc.

Observez par vous-même les extraits de FEE avec Daniel Gluckstein. Sidérant !


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Ségolène Royal assassinée par Frédéric Nihous

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(Musique : I love Rock&Roll par Joan Jett)



Pauvres journalistes, Ségolène Royal ne cesse de les maltraiter. Imaginez, ces derniers temps, elle multiplie les lapins. C'est Irène Inchauspé qui nous le raconte dans Le Point :

"Après Europe 1 la semaine dernière, Ségolène Royal accélère le rythme des lapins qu’elle pose à la presse. L’interview au Figaro prévue hier a été annulée la veille. Annulé également le très prisé « Face aux lecteurs » d’Aujourd’hui Le Parisien qui devait être publié demain. Les huit lecteurs avaient pris exprès une journée de congé pour interroger la candidate socialiste et n’ont été prévenus qu’hier soir avec pour seule explication : « L’agenda de la candidate ne permet pas de dégager deux heures de son temps. » Encore plus désagréable, le lapin posé hier aux journalistes des agences de presse Reuter et AP : convoqués à 10h30 au QG de Ségolène Royal pour une interview exclusive, les deux agenciers ont attendu une heure et demie pour finir par entendre dire que le rendez-vous était annulé sans possibilité de report. La candidate a été aperçue entre deux portes mais n’a même pas daigné venir les voir pour les saluer".

Attention, Ségolène, à ce rythme-là, bientôt ce seront les électeurs qui te poseront un lapin ...

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Bayrou et le jambon-beurre

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Hier au meeting de François Bayrou à Bercy. Plutôt que de longs discours, je vous invite à voir la vidéo de Fred de mai (né le même jour que moi, avec quelques années de décalage quand même !). Un bien beau regard sur cette soirée, avec un ton décalé, drôle, et plein de sincèrité ! Même que je réponds à son jeu des "5P". Je suis flatté d'être juste avant Corinne Lepage. Petite précision, j'avais la bouche pleine de jambon-beurre ...



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Lancelot censuré !

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Grâce à mon (encore ?) camarade, Rémi Bazillier, j'ai appris que "Ma vie en Narcisse" est censuré en Chine. Testez vous aussi votre site sur Great Firewall of China.

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18 avril 2007

Sauvez le soldat Mélenchon

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(Musique : Le téléphone pleure par Claude François)



Pauvre Jean-Luc Mélenchon. Il a l'air de bien s'ennuyer. Voilà ce qu'il écrit sur son blog, dans sa note d'hier :

"Mercredi je vais faire un meeting à Lisieux. Puis vendredi un café-débat à Massy, la ville où j’habite en Essonne. J’ai envoyé un SMS à Julien Dray pour lui dire que s’il avait quelque chose à me faire faire j’étais disponible. Mais je ne rêve pas: depuis le début de cette campagne chacun se débrouille tout seul. Que puis je faire de plus ? Me balader dans la rue comme aujourd’hui encore. C’est mon nouveau truc, la réunion trottoir surprise. L’équivalent aérien et ensoleillé de la réunion d’appartement. Mais le mauvais moment c’est celui où arrive la presse du lendemain…"

Julien Dray ne veut pas lui donner de boulot ? Voyons, ce n'est pas le genre de Juju, tout le monde sait très bien qu'il n'est pas rancunier. Et que le Parti Socialiste a besoin de toutes les forces à sa disposition pour gagner la campagne. Du passé, et des petits maux (mots ?) durant l'investiture, faisons table rase !

Peut-être pourrait-il alors s'occuper avec son mandat de sénateur, et par exemple s'emparer des questions culturelles, lui qui fait partie de la commission des affaires culturelles. Oui, on ne parle pas de la culture dans cette campagne ! Vous avez entendu quelque chose sur la licence globale ? Sur le statut des intermittents ? Sur les aides à la culture ? Bah non, rien, le néant total !

Allez, Jean-Luc, au boulot ! Sors-nous une bonne proposition sur la culture, envoie un communiqué de presse, et tu verras, je suis sûr que Julien Dray, voire même Ségolène Royal herself, va décrocher son téléphone !

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Tout ça sans ADN ...

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Après de nombreuses semaines de recherches et d'investigations, j'ai retrouvé le scooter volé de Thomas Hollande.

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17 avril 2007

Peillon ne vote pas (Royal)

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Je ne serai donc pas le seul militant socialiste à ne pas voter pour Ségolène Royal. Nous serons au moins deux, avec Vincent Peillon. Pas pour les mêmes raisons, c'est vrai. En effet, le Nouvel Obs nous apprend que le député socialiste et porte-parole de Ségolène Royal "a été radié mardi après-midi des listes électorales par le tribunal d'instance d'Amiens". Pourquoi ? Parce qu'une "avocate, Me Dany Fourdrinier-Poilly, de Chépy, où est inscrit Vincent Peillon, avait saisi le tribunal estimant que le député ne résidait pas de façon habituelle dans le village". A ce rythme, la Maldonne finira derrière Gérard Schivardi ...

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Bayrou dans l’urne

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(Musique : Wake Up des Arcade Fire)



Dimanche prochain, je déposerai, dans l’urne électorale du bureau de vote de l’école Pierre Budin, un bulletin en faveur de François Bayrou. Et pourtant je suis militant au Parti Socialiste depuis 6 ans. Explications de vote.


Je pense que Ségolène Royal ne porte pas un véritable projet pour notre pays, multipliant les déclarations floues voire contradictoires, démontrant l’amateurisme de sa campagne, et le peu de cohérence de son programme. Se démarquant du projet socialiste, elle préfère les petites idées de conseillers sortis de nulle part. Les nouvelles idées proposées étant aussitôt ajustées, voire démenties par ses porte-parole. Nombreuses sont inspirées du programme « 3ème voie » cher à Tony Blair, ou de la République des Idées, club de réflexion prônant le libéralisme mou, quand elles ne viennent pas (« l’ordre juste » par exemple) d’influences catholiques. Le tout sans aucune rigueur financière, méprisant les conseillers sérieux du Parti Socialiste.

La candidature Royal semble plus être l’aboutissement d’une soif de pouvoir personnel, qu’une volonté de servir la France. Et peu importe les moyens utilisés, que ce soit la marchandisation de son image dans la presse ou l’anti-machisme exacerbé de sa candidature. Sa méconnaissance des dossiers internationaux – le double discours porté au Moyen-Orient ou le déni de la culture chinoise le prouvent - laisse présager du pire en cas d’accession à la Présidence. Comment faire confiance à une candidate ne semant qu’agacements, divisions et rejets ?

Voter pour un « petit » candidat à la gauche du Parti Socialiste ne correspond à ma vision du suffrage universel présidentiel. Je peux me retrouver dans nombreuses idées de Dominique Voynet, Marie-George Buffet, José Bové ou Olivier Besancenot, mais personnellement je ne me vois pas apporter mon soutien à une personne que je n’imagine pas Président de la République. Cette élection n’est pas pour moi celle où l’on fait le compte de ses partisans. Je veux donner ma voix à celui que je pense le plus à même de diriger la France.

J’ai donc choisi François Bayrou, par défaut certes. Mais j’ai l’espoir de penser que sa volonté de rassemblement pourrait être très large, et que sa collaboration ne se limitera pas aux seuls démocrates sociaux tendance Kouchner ou Rocard. Mais également à toutes celles et ceux qui peuvent apporter du renouveau et une soif de progression sociale. Son discours prône la capitalisation de toutes les forces volontaires. Son projet pour l’avenir de la France, bien que modeste et rigoureux, n’est ni utopiste ni diviseur. Face au candidat UMP surfant sur le programme du Front National, François Bayrou est le « vote utile » à la gauche de Nicolas Sarkozy.

Il ne s’agit pas simplement de gagner le premier tour pour laver l’affront du 21 avril 2002, comme le prône les partisans de Ségolène Royal. Il s’agit surtout de gagner le second tour pour éliminer le leader de la droite ultra-libérale et atlantiste. Au terme d’une campagne où Ségolène Royal a pu largement démontré ses limites, je ne pense pas que la candidate socialiste ait les moyens de battre Nicolas Sarkozy le 6 mai. Et j’ose à peine imaginer le débat de l’entre deux tour qui pourrait s’avérer décisif...

A l’inverse, François Bayrou a démontré ses qualités de champion durant cette campagne. N’oublions jamais que Nicolas Sarkozy est lui aussi un champion, sans doute le plus redoutable.

Ce serait dommage qu’il soit le meilleur.




PS : j'imagine que je vais rejoindre Laurent, Versac et Olivier, les "hystériques du bayrouïsme" aux yeux du libertaro-royaliste MC. Je rejoins aussi Quitterie et Virginie, Farid Taha, Christophe Carigno, Christophe Ginisty, et d'autres, parmi les bloggeurs soutenant François Bayrou.

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16 avril 2007

Ségolène Royal s'emmêle les SMIC

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Musique : La boulette de Diam's.



Pauvre Ségolène, je pense qu'elle va finir par détester Jean-Jacques Bourdin, si ce n'est pas déjà fait ! Le journaliste de RMC avait déjà collé la candidate socialiste avec l'histoire du nombre de sous-marins, il récidive ce matin avec le SMIC à 1500 euros.


Dans le "Pacte Présidentiel" de Ségolène Royal, on peut lire ici dans la 7ème proposition que "le SMIC sera porté à 1500 €, le plus tôt possible dans la législature". Quid de la date ? En net ou en brut ? Tout cela est bien flou, presque aussi approximatif que la majorité des propositions de la candidate.

En lisant le projet socialiste pour la France, nous apprenons dans la partie I-B intitulée "Le pouvoir d'achat stimulé" que "nous porterons le SMIC au moins à 1500 Euros bruts le plus tôt possible dans la législature". Nous en savons plus : on parle en brut. Mais on ne sait pas quand cela pourra être appliqué, ...

Ce matin-même, sur RMC donc, Mme Royal approuve lorsque l'animateur de la station lui demande : "Le SMIC a 1500 euros nets ?", elle confirme en disant "nets". Vous pouvez le constater en regardant la vidéo en allant à 9 minutes 30 environ. Décidément, la Maldonne continue de bugger régulièrement.

Elle annonce également que cet objectif devrait être atteint en 2012 au plus tard. Soit. Je ne suis pas un spécialiste, et les contradicteurs ne manqueront pas de me le faire remarquer si je dis des inepties. Mais, le SMIC est augmenté automatiquement, comme le précise le Code du Travail, dès que l'inflation des prix dépassent les 2%. En revenant sur le SMIC à 1500€ bruts, car je pense que la candidate socialiste a commis une bourde, une de plus, il suffit d'une augmentation de 3% par an pour arriver à plus de 1500€ en 2012, sachant que les smicards touchent 1254€ bruts actuellement. Mais depuis 2001, le taux moyen d'augmentation du SMIC est de 3,5%.

Autrement dit, le SMIC a augmenté de 21% durant les 5 dernières années (1254€ en 2006, 1035€ en 2001). Si on applique la même augmentation sur les 5 prochaines années, on atteint donc ... 1517€ ! En résumé, cette promesse électorale n'en est pas une, la croissance permettant d'atteindre les objectifs fixés par le PS.

Bizarre, non ? Le projet du PS imaginerait-il donc que la croissance sera moins forte si Ségolène Royal arrive au pouvoir ? Ou alors, prend-on vraiment les français pour des cons ?


Ajout 19h15 : je viens de recevoir la newsletter de Désirs d'avenir. Et je me marre dans la retranscription de l'interview. Vous allez voir, est zappé le moment où Ségolène Royal confirme le "nets". Et le "plus rapidement si c'est possible" est hallucinant, sachant que Bourdin n'annonce aucune date d'application. Plus rapidement que quoi ?
Voici le passage, tel que publié sur le site :


Jean-Jacques Bourdin
Bien on regarde les salaires maintenant. Le Smic à 1500 euros le plus tôt possible. 1500 euros net, on est bien d’accord. 18% des salariés payés au Smic, je le rappelle.

Ségolène Royal
Plus si c’est...

Jean-Jacques Bourdin
Plus si c’est possible.

Ségolène Royal
Plus rapidement si c’est possible. Tout va dépendre de la relance de la croissance économique.

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Le Pen fait du sport

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J'étais au meeting de José Bové hier, je n'ai donc pas pu me rendre à celui de Jean-Marie Le Pen. Cependant, un ami, Valken, a eu ce courage et cette envie qui m'ont manqués. Il écrit ici ses impressions suite à sa découverte d'un rassemblement du leader du Front National. Enjoy !

Musique : Porque te vas, par Jeanette



Dimanche 15 Avril. Un ciel bleu. Au lieu du cinéma ou d'une balade, aujourd'hui : meeting du Front National. Envie de voir ça, c'est à côté. Je me présente à moto et à 500 mètres de la porte de Versailles un barrage bloque l'avenue. Des manifestants d'extrême gauche, je gare ma moto et me mêle à eux pour passer. « No pasaran ! No pasaran ! ». « Pétain revient ! T'as oublié quelqu'un ! ». Ils sont une centaine autour de moi, menaçants, habillés pour beaucoup tout en noir. Filles et garçons européens, ils chantent sous le soleil leur haine du FN. Nous font face, à vingt mètres, une cinquantaine de gendarmes suréquipés, boucliers, casques, armures. Impossible de passer, « no pasamos » là pour le coup.

Après une petite déviation dans les rues voisines, j'arrive devant le palais des sports. La foule attend à l'entrée, je fais semble-t-il partie des derniers arrivants. Nous attendons patiemment notre tour pour passer les détecteurs de métaux. Les gens sont endimanchés, chemise, jean, chaussures-bateaux, raies sur le côté. Plutôt âgés pour beaucoup. Avec la chaleur règne une ambiance un peu crispée, concentrée. Et l'odeur de transpiration qui me saute au visage me met un peu mal à l'aise. Tout le monde, c'est curieux, se jauge un peu du coin de l'oeil. Nous ne sommes pas encore tout à fait ensemble, nous sommes les uns à côté des autres. Impatients d'être ordonnés par le rassembleur. De temps en temps, un homme en costume sombre un badge DPS [concernant le "Département Protection Sécurité", service d'ordre du FN, allez lire le rapport de la commission d'enquête parlementaire] fend la foule et laisse passer des VIP bien habillés, bien accompagnés aussi. Ils et elles font un peu tâches dans la masse franchement populaire qui attend.

Finalement c'est mon tour, je rentre dans la grande salle déjà presque pleine, je me trouve une place discrète, me cantonnant à mon rôle de spectateur. Le spectacle est impressionnant, la mise en scène se veut grandiose et bien réglée. Il y a d'abord un braillard peu charismatique, qui chauffe un peu la foule et appelle Marine Le Pen. Elle a du coffre, une petite gouaille parisienne qui la rend populaire. Mais elle est surtout très énergique, dans sa prise de position d'abord, résolument anti-Sarko. D'ailleurs « est-il vraiment amoureux de la France ? » Et ensuite dans le lancement du show, qui vise à propulser sur scène la star du jour : un vieillard myope et boitillant.

Ce leader adulé, acclamé, qui ne peut en placer une pendant la standing ovation d'au moins une minute trente, va pendant une heure et demie s'en prendre au système. Ce système qu'il rejette, combat, et dénonce depuis des décennies. Précédé d'une pseudo patrouille de France sur écran géant fonçant sur l'Elysée. Accueilli par une foule en délire ornée de drapeaux tricolores. Ce leader donc, va proposer sa vérité. La nation, la famille, le travail, la lutte contre l'immigration, enfin comme d'habitude quoi. Mais en vrai c'est quand même impressionnant d'efficacité. Il agrémente son propos d'attaques tous azimuts contre Chirac, Sarko, Bayrou, de Villiers, Royal. Tout le monde passe à la moulinette Le Pen dont le but affiché est de rejeter. Il faut rejeter puisque rien n'a marché jusque là. Et cela sera de pire en pire apparemment. Le ton est dynamique, articulé, appuyé, mais au bout de vingt minutes, le vieil homme fatigue un peu. Il se tend, alors il se met à tousser. Commet quelques fautes, hésite. Mais le président a de l’aplomb, il se reprend et son éloquence fascine l’assemblée blanche. Jean-Marie Le Pen n’est pas un homme de rupture, ne pratique pas la douceur pour repartir et renforcer son discours. Non, il tape encore et toujours sur le clou de l’anti-système.

A côté de moi passe d’étranges bikers musclés et rasés. Leur veste en cuir noir est frappée d’un « Gaulois » en lettres gothiques. J’imagine qu’il complète un service d’ordre bien garni et présent dans toute la salle.

En fait, la grande surprise d’un meeting du Front national, ce n’est ni le discours de son leader, ni la mise en scène mégalo de Yann Le Pen, ce sont les spectateurs bien sûr. Des gens abrutis par le vacarme et l’agressivité de la tribune. Qui ne comprenne pas la moitié du vocabulaire aboyé, ainsi « inflation » et « PIB » sont applaudis comme « racaille politicienne » et « mensonges d’état ». Ce que j’ai vu était bien laid, des ignorants persuadés qu’ils ont raison. Que la vérité affichée est évidente. Mais quelque chose cloche. Et le vacarme du spectacle m’empêche de comprendre quoi.

Alors, comme un guide, Le Pen m’illumine de son savoir et m’apporte la clé. Ironisant sur les citations de Jaurès à droite comme à gauche, il cite à son tour le socialiste : « La patrie c’est ce qu’il reste aux pauvres quand il ne leur reste plus rien ». La salle exulte aussitôt, et je voudrais prendre le micro pour leur demander « et la connaissance ? ».

Le Pen conclut avec un poème de Charles X sur le ciel qui revêt son manteau (il fait pas beau), et sur le soleil qui pointe son nez (il fait beau). Mais déjà la salle a décroché et a pris place pour le final tant attendu : une marseillaise entonnée par le chef lui-même. Et c’est sur un « Vive la France » plein d’optimisme que les troupes gonflées à bloc repartent vers leurs bibliothèques, où au café d’en face, c’est selon.

Je repars satisfait, en bon citoyen, car persuadé de ne pas vouloir voter Le Pen, sans regret.

En marchant vers ma moto, j’aperçois un couple enlacé qui me précède, drapeaux français et tracts à la main. Ils observent d’un œil complice et ironique deux françaises qui attendent le tramway. Assises sur une rampe en métal, leurs fesses débordent de leur jeans, le couple s’arrête amusé, et le garçon prend une photo du spectacle il est vrai un peu coquin. Ah oui, les filles sont d’origine africaines. Le venin fait son effet.

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15 avril 2007

José Bové chez Poutine

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Musique : Comme un petit coquelicot de Marcel Mouloudji.



Je suis énervé, j'ai pas réussi à faire de belles photos du meeting de José Bové, cet après-midi place de Stalingrad. Résultat, les deux seules photos publiables sur ce blog n'ont à peut prêt rien à voir avec le meeting, bien que la première soit un clin d'oeil au candidat alter-mondialiste.
Donc si certains tiennent à voir mes photos, allez sur ce lien.

Sinon, sur le reste du meeting ? Au moins il est original ! Après avoir fait appel à Karl Zéro pour réaliser les clips de sa campagne officielle, le candidat moustachu à la présidentielle surprend aussi par ce meeting. Car c'est plusieurs meeting dont il s'agit. Le concept : un grand souk populaire, en partenariat avec des associations. Au programme : pic-nic, musique, vente de produits bio, tables d'informations, débats et prises de parole en tribune. A Paris donc, mais un peu partout dans la France, à Montpellier, à Blois, etc. Le tout retransmis en direct sur le site de José Bové.

Une assistance assez conséquente à ce meeting, entre 3000 et 5000 personnes, selon mes estimations. Des jeunes, des vieux, les participants sont très divers. Des bobos parisiens curieux durant leur balade dominicale. Des gauchos avec des pancartes. Des familles populaires du quartier. Le tout dans une ambiance très bonne enfant, une ambiance très "Larzac à Paris". Avec le soleil, la sortie valait le coup. Le jus de pomme bio était très bon ...

Et pourtant, vous avez remarqué ? Les médias ne parlent quasiment pas de ce meeting de José Bové ! Drôle de campagne ...

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Soutenez Denis Robert

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Venez soutenir le journaliste Denis Robert, mis en examen suite à son travail de journaliste et ses enquêtes sur l'affaire Clearstream.

Concert ce mardi 17 Avril 2007 à la Cigale, avec Cali, Miossec, Didier Super, Groland, et aussi Polemix & La Voix Off. Vous pouvez encore réserver vos places en ligne.

N'oubliez pas non plus de signer la pétition de soutien "Tous des receleurs", de vous rendre sur le site du comité de soutien à Denis Robert, et également sur le blog personnel du journaliste, la domination du monde.

Parlez-en autour de vous.

Les libertés d'expression et d'information sont en danger, battons-nous pour elles !




Polemix & La Voix Off

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14 avril 2007

Jean-François Kahn cale

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Musique : Song for Nico de Marianne Faithful (fallait la trouver celle-la !)



On attendait un numéro de Marianne entrant dans les annales de la presse d'investigation. On aura plutôt droit à du réchauffé de la page 2 du Canard enchaîné. Ô tristesse, Marianne m'a déçu.

Pourtant on s'attendait à du lourd, du costaud, du sérieux. Comme Guy Birenbaum dans sa note d'hier sur le DEL, j'avais noté l'éditorial de samedi dernier de JFK, il nous annonçait que "
Marianne brisera l'omerta que favorise le verrouillage médiatique, dira ce qu'on n'ose pas vous dire, se libérera de la conspiration du silence pour jeter, dans le débat, cette lourde vérité dont on voudrait vous interdire l'accès !". Rien que ça, avouez qu'il y avait de quoi saliver !

Et puis, aucune fuite, rien. Le suspens atroce, j'étais dans le même état que Daniel Schneidermann sur son Big Bang Blog, j'ai couru vers mon kiosque pour trouver des révélations sur Nicolas Sarkozy ! Après toutes les rumeurs circulant à propos du candidat UMP, j'avais osé penser que Marianne et ses journalistes avaient trouvé LA bombe touchant Nicolas Sarkozy en plein vol.

Donc n'achetez pas Marianne, je vais vous livrer toutes les quelques informations intéressantes, ça vous permettra d'économiser 2€50 ! L'objectif de l'hebdomadaire est (en gros) de dire que Sarkozy est fou, que tout le monde est à ses pieds, et qu'il est instable dans sa petite tête. Pour cela, on nous raconte que le candidat UMP devrait se laver la bouche au savon parce qu'il "n'a cessé de traiter de connards ses propres conseillers et animateurs de campagne" (p.15), parce que Michèle Alliot-Marie, à cause de son "rôle trouble dans l'affaire Clearstream", est surnommée "la salope" (p.16).

Nicolas Sarkozy serait également menaçant, notamment avec la presse et les journalistes. Celui qui se voit le prochain Président répèterait ainsi régulièrement : "je connais très bien votre patron. Je sais ce qui se passe dans votre rédaction" (p.16). De quoi frissonner dans le dos, brrrr. Résultat, une journaliste de LCI se déclare "terrorisée à l'idée d'une présidence sarkozyste" (p.16).

Même certains femmes et hommes politiques de droite feraient les frais du caractère de celui qui se voit le successeur de Jacques Chirac ! Comme Nadine Morano par exemple, virée de la campagne, car le Petit Nicolas "était devenu allergique à la moindre remarque critique", cette même députée UMP, qui devient dans Marianne une "talentueuse femme de tempérament" (p.17). L'ancien collaborateur de Charles Pasqua, Jean-François Probst, toujours aussi drôle, lui, annonce que Nicolas Sarkozy "ne cesse de semer la division. Et j'ai passé l'âge de me laisser impressionner par un Hortefeux hystérique" (p.16).

Bref, on n'apprend rien, sinon ce qu'on sait déjà. Et c'est l'occasion pour Jean-François Kahn, grand-"frère" spirituel de François Bayrou, et de ses acolytes, de citer anonymement des proches du patron de l'UMP, tous effrayés par son caractère, comme celui disant : "Il a un problème de nerfs, de paranoïa, mais il s'arrange, il mûrit, il se densifie" (p.19). Les mêmes de parler des procédés visant à alimenter le culte de la personnalité de Nicolas Sarkozy : "il vit constamment immergé dans les enquêtes d'opinion, qui, plusieurs fois par jour, ont pour objet de le rassurer sur l'évolution de son image" (p.21). Il serait donc psychanalytiquement narcissique et renfermé sur lui-même ? Michèle Tribalat le confirme par cette lettre envoyée à l'ancien ministre de l'Intérieur, suite à un entretien : "J'ai pu apprécier votre conception du débat. Vous n'imaginez pas qu'un autre point de vue (que le vôtre) présente un quelconque intérêt" (p.22).

De plus, Nicolas Sarkozy n'est pas un tendre avec les adversaires de son camp. Exemple ? "C'est lui encore, qui aurait fait révéler, au Canard enchaîné, l'affaire de l'appartement d'Hervé Gaymard" (p.22). Mais aussi, on nous ressort l'histoire du plagiat concernant le livre consacré à l'ancien ministre Georges Mandel.

De l'investigation, Marianne n'a retenu donc que le mot, pas la pratique. A propos des "rumeurs" circulant sur Internet, le paragraphe est bref. Rien sur sa vie privée. Le seul passage concernant les rumeurs ? "On accuse également Nicolas Sarkozy, ici de soutenir l'Eglise de Scientologie, et là d'avoir promis à Chirac une amnistie contre son soutien. Mais il n'existe aucune preuve. Donc, on ne retient pas" (p.20). Oyé, braves lecteurs, faites confiance au grand manitou Jean-François Kahn, il a durement enquêté et approfondi ses investigations, n'en doutez pas !

Oui, on se rend compte en lisant ces 12 pages que Nicolas Sarkozy pourrait s'avérer être dangereux s'il accédait à la magistrature suprême. Malheureusement, nous le savions déjà, et Marianne n'apporte rien de plus à ce que nous savions déjà. Faire du merchandising sur des pseudo-révélations, franchement, JFK, c'est bas-de-gamme !

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