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31 mai 2007

Je suis connecté au MoDem

Voila c'est fait. J'ai reçu la confirmation de mon adhésion au Mouvement Démocrate de François Bayrou. Je suis le 16148ème adhérent. Une nouvelle page politique s'ouvre pour moi.

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Nicolas Sarkozy bégaye

Suite au décès de l'acteur Jean-Claude Brialy, l'Elysée publie un communiqué de presse de Nicolas Sarkozy sur le site de la présidence de la république. Outre le fait que je doute que le Président lui-même ait lu ce communiqué, mais plutôt Georges-Marc Benhamou, son conseiller culturel, je m'amuse de voir la petite erreur de copier-coller dans ce communiqué.

Ce qui donne comme première phrase de ce communiqué : "C'est avec une immense tristesse que j'apprends la mort de C'est avec une immense tristesse que j'apprends la mort de Jean-Claude Brialy".

Je sais, ce n'est pas très important, et je m'amuse de très peu, mais on va voir au bout de combien de temps le service presse de l'Elysée se rendra compte de cette erreur.

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Appel contre la franchise Sarkozy

Ci-dessous le texte de la pétition à l'initiative du Docteur Christian Lehmann (son blog), déjà signée par plus de 36000 personnes. Allez signer la pétition ici. Et faites circuler !


« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins « comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.

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30 mai 2007

Adhèrez au MoDem

Avec plus de 77 000 personnes préinscrites au Mouvement Démocrate de François Bayrou, il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses. Vous pouvez maintenant adhèrer pour de vrai au MoDem. Le montant de la cotisation est libre, en fonction de ses revenus, à partir de 20€, et même de 5€ pour les chômeurs et RMIstes. Soit en téléchargeant le bulletin d'adhésion et en le renvoyant par la Poste. Soit pour les plus modernes, en adhèrant en ligne en suivant ce lien.


(PS : Adadinte, maintenant, il s'agit de ne pas se dégonfler, et de tenir ta promesse faite un soir lors d'un pot organisé par Quitterie ...)

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Please help me !

J'ai besoin de votre aide à tous ! Je ne reçois plus mes mails sur mon compte laposte.net. Je ne comprends pas pourquoi : ma boite n'est pas saturée, je n'ai rien modifié. Pouvez-vous m'aider ? Si vous avez un compte laposte, rencontrez-vous le même problème ?

En attendant, vous pouvez utiliser cette nouvelle adresse en m'écrivant à mandret@gmail.com.

Merci pour votre aide.
Luc


MAJ 23h00 : je reçois progressivement mes mails sur mon compte laposte, à n'y rien comprendre ...

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Nouveaux médias

J'ai rejoint le groupe Réseaux & Nouveaux médias sur le Réseau libre. Ce groupe vise à fédérer des sites de sensibilités politiques diverses, ayant en commun le souhait de développer l’audience des blogs indépendants et des nouveaux médias.

Pour rejoindre ce groupe, enregistrez-vous sur le forum : S’ENREGISTRER puis cliquez ici : REJOINDRE le groupe stratégies Réseaux & Nouveaux médias.

Membres :

arvis - avenirdemocrate - Axel - Bruno - Carlo Revelli - Casabaldi - ccarignano - charlie - Claire - Clothilde - Dilettante - Farid - fredesf - h16 - Heloim Sinclair - Henri Alberti - Iza - jcharre - José - Lancelot - Laurent - leblog2roubaix - lény - Michel - Qthevenon - Silvente - So - So-Ann - tcrouzet - UDF Sciences Po - Virginie

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Hommage à François Mitterrand

Non, je ne suis pas devenu tontonphile du jour au lendemain. Je vous parle du blog outre-tombesque de notre cher ancien président. Je lis chaque jour ses notes caustiques et ses anecdotes sur les pontes du Parti Socialiste. Cher [**censored**], si tu me lis (et je sais que tu me lis), continue ce blog, je l'adore !

Donc aujourd'hui, François Mitterrand le bloggeur m'a fait rire. Il s'est introduit dans les coulisses du meeting d'hier au Zénith. Et voici ce qu'il en rapporte :

Je me suis discrètement promené hier dans les coulisses du meeting du Parti Socialiste, derrière la scène du Zénith, cette salle pour laquelle jack Lang s’était tant battu autrefois. Il régnait là une bien étrange ambiance. Très franchement, je dois vous dire que j’ai remarqué que personne ne parle à personne. Heureusement, les militants venus nombreux n’ont pas vu ces mines cadavériques, ils seraient repartis plus démoralisés qu’à leur arrivée. Quel étrange spectacle que de voir les dirigeants du plus grand parti de la gauche française se saluer comme des automates, quand ils daignent le faire. C’est bien simple, je me suis senti plus vivant qu’eux.

Strauss-Kahn et Fabius affichaient une bien triste mine, surtout le premier qui est en train de comprendre que sa place dans l’Histoire lui échappe. Quant au second, il faut bien lui reconnaître qu’il parvient toujours à dissimuler ses sentiments dès qu’il se trouve en public, mais moi qui le connais par cœur, cela ne m’a pas trompé. (suite ...)

A lire également la perspective d'une petite perle sur notre ancien bienaimé Premier Ministre, Laurent Fabius, datant de 1992 ... Pour ceux qui ne connaissent donc pas ce blog, foncez le lire, en plus c'est sublimement bien écrit !

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Endemol me donne la gerbe

Article trouvé sur Libération.fr. Heureusement cette émission ne pourra être réalisée en France, l'anonymat des donneurs étant de rigueur. Endemol me fout la gerbe, la chaine de TV également, avec leurs discours ignobles d'éveilleurs de conscience. Prenez de la merde, mettez des paillettes autours, et vous faites de l'audience.


Pays-Bas : qui veut gagner mon rein ?
Une donneuse choisit en direct à la télé entre trois malades en attente de greffe.
Par Sabine CESSOU

Dernière trouvaille de la télé-réalité néerlandaise : une patiente de 37 ans en phase terminale d'une maladie incurable va décider, vendredi soir, à qui ira l'un de ses reins après sa mort (l'autre faisant l'objet d'une liste d'attente). La dame, dont on ne connaîtra que le prénom ­ Lisa ­ devra faire son choix entre trois jeunes malades, tous atteints d'insuffisance rénale. Elle se basera sur les portraits des trois candidats, filmés dans leur vie quotidienne, en conversation avec leurs parents et amis. Les téléspectateurs, eux, pourront donner leur avis par Texto.

«Inapproprié», «contraire à l'éthique», «dangereux»... Le gouvernement et le Parlement néerlandais sont bien d'accord pour condamner l'émission, mais pas pour l'interdire. Par respect du principe de la liberté des médias, Ronald Plasterk, le ministre de la Culture, affirme ne pas pouvoir exercer de censure. De son côté, Ab Klink, le ministre de la Santé, ne voit rien dans la loi sur les dons d'organes qui permette d'interdire le show.

«Choquer». BNN, une société de production publique spécialisée dans les programmes pour jeunes, n'a pas l'intention de reculer. L'émission, baptisée The Big Donor Show et conçue par Endemol, la société de production de John De Mol, inventeur de Big Brother, sera diffusée le 1er juin, à 20 h 30, sur Nederland 2. Laurens Drillich, le directeur de BNN, veut «éveiller les consciences sur le grave problème des dons d'organes», insuffisants aux Pays-Bas. Il tient aussi à rendre hommage à Bart De Graaf, son prédécesseur, mort en 2002 à 35 ans d'une insuffisance rénale, après de vaines années d'attente d'un don d'organe. Il affirme que la chance pour les trois candidats de l'émission de recevoir un rein est de 33 % ­ beaucoup plus que par la voie normale. «Comme la situation est désastreuse, dit-il, nous agissons de manière à choquer, pour attirer l'attention.»

Drogues. La chaîne de télévision privée RTL, de son côté, note avec une pointe de jalousie l'émoi international suscité par le programme. De l'Afrique du Sud au Canada, The Big Donor Show fait l'objet d'une large couverture médiatique, tout comme le dernier programme de BNN à avoir fait scandale : Spuiten & Slikken («Injecte et avale»), une émission dont les présentateurs testent chaque semaine, depuis octobre 2005, nouvelles drogues et expériences érotiques.

Au final, The Big Donor Show pourrait quand même être rattrapé par la loi. Aux Pays-Bas, rappelle le ministère de la Santé, seules les personnes donnant leurs organes de leur vivant peuvent choisir les bénéficiaires. Dans la plupart des cas, ce sont des membres de la famille qui donnent leur rein aux malades. Une fois morts, les donneurs et la télévision n'y peuvent plus rien : c'est le principe de la liste d'attente qui prévaut. Les deux reins de Lisa pourraient donc aller, n'en déplaise à BNN, aux patients qui auront attendu le plus longtemps.

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29 mai 2007

Jouez avec Daniel Vaillant

Trouvé ce jeu chez SocialisTIC. A la base contre Jean Tiberi, je l'ai modifié à la sauce Vaillant. Jouez bien !

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28 mai 2007

"La Pentecôte est de droite mais la Pentecôte est rude"

Les bloggeurs se défoulent contre cette journée du lundi de la Pentecôte. Je n'en trouve pas un seul satisfait de cette journée mi-travaillée mi-chômée. Petite revue des blogs inscrits dont je suis les flux et qui parle de cette journée.

Commençons par des amis socialistes. Arnaud fait dans la sobriété en titrant "Travailler plus, pour gagner rien" et il remercie Jean-Pierre Raffarin dans sa note du jour "pour cette journée dite de solidarité". Rémi, lui, trouve que c'est le "grand foutoir", parle de "magnifique supercherie politico-médiatique" mais on apprenant en lisant son blog qu'il travaille quand même, mais pour sa thèse. Courage camarade !

L'impertinent Toreador voit d'un oeil noir ce "bordel contre-productif". Pour remédier à cela, il propose deux solutions : "soit on le rend obligatoire pour tout le monde, ce Lundi travaillé, soit on le rend à ses traditions catholiques". Et pour redoubler l'effort de solidarité envers les personnes âgées, il a une préférence pour la seconde. En "sucrant deux jours de RTT à tout le monde".

Dans la Maison du Faucon, Fabien subit un RTT obligatoire. Il revient sur la canicule de 2004 et le "ministre de la santé en polo qui dit : cool tout va bien" et pointe l'incohérence du "travailler plus pour gagner plus ?" chère à Nicolas Sarkozy.

Autheuil râle le moins sur cette journée, trouvant que "ce changement entre dans les moeurs". Seulement, il s'en prend à Xavier Bertrand, et sa langue de bois annonçant une "évaluation sans tabous".

Chez les bloggeurs stars, Laurent sur Embruns s'en prend aux "salauds de vieux" car il bosse, lui, en cette "journée Raffarin". Versac enfin dit "Merci Jean-Pierre" et résume (hativement ?) cette journée à double-vitesse par "des PME qui bossent, des administrations et grandes entreprises au repos" et dénonce le ridicule de cette journée dont l'intérêt n'a jamais été évalué.

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27 mai 2007

Fuyons François Fillon (avant qu'il ne soit trop tard)

J'ai reçu ce texte par mail de la part de mon "camarade" Triple R™. Absolument passionnant sur la politique de François Fillon dans la région Pays de la Loire. A lire absolument avant de voter pour les législatives.
Bonne lecture.
Luc

Musique : Volver par Estrella Morente (sublime !)



La vieille lune d’un François Fillon héritier du gaullisme social doublée de l’image d’un homme dévoué à l’administration de sa Région est des plus risibles : pour être estimable en tant qu’individu, l’homme public est politiquement très à droite et plutôt désengagé de la gestion des dossiers ligériens. N’en déplaise aux médias.


Ainsi, au Conseil régional des Pays de la Loire, dont il voulait faire un « laboratoire de la droite », il fait alliance depuis 1998 avec le MPF de Philippe de Villiers, qui est plus proche de Jean-Marie Le Pen que de la social-démocratie. D’ailleurs, François Fillon préside encore aujourd’hui ce groupe nommé « Union des Pays de la Loire ».

Comme président de Région, il n’a jamais montré un intérêt particulier pour le « social » : aucun crédit consacré à la construction de logements sociaux, refus perpétuel d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004) ou de supprimer la taxe sur les Permis de conduire (ce que la Gauche a également mis en place), et bien sûr refus d’une tarification spéciale sur les trains régionaux pour favoriser la recherche d’emplois par les chômeurs.

Enfin, dans le domaine économique, il n’a jamais eu la moindre considération pour le secteur de l’économie sociale et solidaire, qui représente plus de 140 000 emplois en Pays de la Loire.

Ce que l’on peut dire dès aujourd’hui, c’est que rien dans son action à la tête des Pays de la Loire ne laisse présager un rééquilibrage « à gauche » d’un président de la République portée sur l’ultralibéralisme. En témoignent les procès-verbaux des séances du Conseil régional des Pays de la Loire entre 2000 et 2004.

2000 : entre libertés locales et intérêt national
Le 31 mars 2000, lors de la discussion du Contrat de Plan Etat-Région, François Fillon fustige les « ambiguïtés d’une décentralisation inachevée et trop souvent suspectée » et fait part de son sentiment selon lequel la France connaît un « contexte de plus en plus difficile pour les libertés locales ». Etrange de s’inquiéter de cela en l’an 2000 pour faire plus tard l’intense promotion de la Loi sur la Sécurité Intérieure imaginée par Nicolas Sarkozy en 2003, qui fut directement inspirée de son homonyme américaine mise en place par Georges W. Bush.

François Fillon dénonce ensuite un fait clair : « l’Etat fait payer un nombre croissant de ses compétences par les collectivités ». Si cela le dérangeait lorsqu’il présidait une Région, pourquoi le gouvernement dont il était n°2 (devant Dominique de Villepin… qui n’était alors que n°3) n’a-t-il pas mieux fait les choses en août 2004 ? Comme l’ajoutait si bien le nouveau Premier ministre : « c’est le rôle de l’Etat de faire des choix et d’arbitrer au nom de l’intérêt national »… Et l’intérêt régional dans tout ça ? On est curieux de voir la politique du nouveau locataire de Matignon en matière de décentralisation !

2001 : une certaine vision de la décentralisation… et de l’Europe
Dans la séance du 28 mai consacrée à la décentralisation, François Fillon introduit son propos par une méfiance à l’égard de ce processus en précisant que « la décentralisation peut être une chance pour la France, mais elle peut également être, si certaines conditions méthodologiques et politiques ne sont pas remplies, une défaite pour la République. » Selon lui, « il convient d’arbitrer en faveur d’un Etat qui doit, en certains domaines, être acteur, et en d’autres, régulateur, d’un Etat recentré et relayé par des collectivités locales ». Pourtant, les Régions ne sont ni des sous-fifres ni des sous-traitants de l’Etat mais bel et bien des exécutifs locaux investis de la légitimité des urnes qui doivent par conséquent remplir leur fonction en toute indépendance.

François Fillon fait également une parenthèse en dénonçant « le paradoxe qui veut que l’Etat délègue certaines de ses responsabilités les plus sacrées à l’Europe, aux commissions indépendantes ou aux experts, mais ne semble pas se lasser de suspecter et d’encadrer les collectivités locales. » On pourrait presque croire que le nouveau Premier ministre est un tantinet souverainiste (ce qui expliquerait ses alliances avec le MPF de Philippe de Villiers) ou un euro-sceptique (ce qui est contradictoire avec le programme du Président de la République qui l’a nommé à Matignon).

Etonnamment, en conclusion de son discours, François Fillon explique que « la société française est avide de participation : il faut la solliciter‚ il faut avoir confiance en elle. » N’est-ce pas précisément une des principales critiques faites à Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle ?

2002 : vaines paroles pour l’éducation et les transports
Après un premier semestre où il s’est contenté de distribuer la parole pendant les débats, François Fillon est présent en juin 2002 pour transmettre les pouvoirs présidentiels à son successeur tout en restant 1er vice-président. Il fait alors une longue déclaration, plus mesurée qu’à l’accoutumée, où il affirme tout de même sa « conviction que l’éducation et la formation constituent dans un monde ouvert et compétitif un atout décisif ». Son action en la matière n’est pourtant pas des plus remarquables puisqu’il a toujours refusé d’instaurer la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (ce que la Gauche a fait dès son élection en 2004).

Dans son discours, il se gargarise également de la « régionalisation réussie des transports ferroviaires ». Pourtant, le Conseil régional des Pays de la Loire, une fois la majorité passée à gauche, a du acheter en urgence 46 trains entre 2004 et 2007 pour pallier au déficit en la matière du fait du désengagement de la précédente majorité dans ce domaine.

Après ce passage de flambeau, François Fillon ne remettra les pieds dans l’hémicycle qu’une fois, pour une session extraordinaire en septembre, afin de conserver son poste de 1er vice-président de la Région, mais il ne prononcera pas un mot de la séance.

2003: le chantre d’une décentralisation non-compensée
Présent une seule fois, en avril, où il part en cours de séance (dans la matinée) après avoir prononcé une longue tirade sur la décentralisation, pleine de promesses… toujours pas réalisées !
Lors de cette séance, François Fillon reconnaît que « tout le monde – ou presque – convient qu’une nouvelle étape doit être franchie dans la décentralisation » et affirme, en sa qualité de ministre, que « le Gouvernement va soumettre un certain nombre de textes sur les transferts de compétences et sur la mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux pour permettre aux collectivités locales d’assumer ces compétences ». Il ajoute qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir sur le plan budgétaire car « nous sommes maintenant garantis par les dispositions qui interdisent désormais à l’État de transférer des responsabilités aux collectivités locales sans mettre en oeuvre les ressources correspondantes. » Pour donner plus de force à ses propos, le ministre ajoute même que « telle est la grande avancée de cette réforme constitutionnelle ! […] Ce n’est pas une déclaration d’intention. C’est la Constitution de la France ! »

Pourtant, de nombreuses compétences dont ont héritées les Régions par la loi du 13 août 2004 (préparée par Gouvernement Raffarin-3 dont François Fillon était n°2) n’ont pas été compensées par un transfert de crédits, ce qui a obligé les collectivités à augmenter les impôts locaux, processus qu’il fut facile de critiquer par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle. A l’inverse, l’Etat qui dispose par effet mathématique de plus d’argent n’a pas amélioré la qualité du service public !

Pour l’anecdote, François Fillon précise qu’il faudra « un certain temps pour que la culture de l’intérêt général se mette bien en place dans les collectivités »… Il faut croire qu’il n’a pas pris le temps d’assimiler cette culture-là pendant ses années à la tête de l’exécutif régional.

2004 : un conseiller régional parfaitement inactif
Présent une seule fois (en décembre) où il part en cours de séance sans avoir prononcé un seul mot.

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Bongo : un homme à la hauteur de Sarkozy

J'ai trouvé cette photo sur le site de la Présidence de la République. Je suis heureux que Nicolas Sarkozy ait réussi à recevoir un homme à sa hauteur.

Rappelons que Omar Bongo est un dictateur. Depuis presque 40 ans, il dirige d'une main de fer le Gabon. Ah elles sont loin les belles phrases de notre nouveau président, promettant qu'il faut «refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques», «tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités» ou encore «cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures».

Les démocrates gabonais ont du soucis à se faire. Avec Nicolas Sarkozy, la Françafrique ne va pas cesser. Les relations avec les dictatures et les états totalitaires risquent de rester au beau fixe. Les fraudes électorales, les tentatives d'assassinat, les intimidations ont de beaux jours devant elles. Mais le Gabon est riche en pétrole, et il faut bien préserver les relations commerciales avec les fournisseurs de cet or si précieux ...

Nicolas Sarkozy a remercié le dictateur gabonais pour ses "conseils d'un homme d'expérience". Allez savoir, peut-être Nicolas Sarkozy suivra-t-il l'exemple de Monsieur Bongo : ce dernier a rebaptiser sa ville de naissance Bongoville. Bientôt Paris deviendra-t-elle Sarkoville ?

Et Bernard Kouchner, il en pense quoi ?

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26 mai 2007

Envole-moi

Avec un peu de retard, voici une petite vidéo de publicité, très drôle à mon goût, pour honorer la Journée internationale contre l'homophobie.

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16 pour 1 dans la 19

Ma circonscription, celle regroupant une partie des 19ème et 18ème arrondissements (de Crimée à La Goutte d'Or en passant par La Chapelle et La Vilette) voit 16 candidats s'affronter. Petit aperçu.

1/ Daniel Vaillant, le député sortant, et Daniel Markovitch son suppléant, représentent le Parti Socialiste. Aux dernières nouvelles, aucun site ou blog répertorié pour la campagne. Grand favori de ce scrutin au regard du très bon score de Ségolène Royal dès le premier tour des présidentielles. Je ne me permettrai pas de dire qu'il est un peu "vieilli, usé et fatigué", cependant député depuis presque 20 ans et maire depuis 12 ans du XVIIIème arrondissement, il n'incarne guère la modernité que les électeurs pouvaient apprécier en Ségolène Royal.

2/ Olivier Raynal se présente sous l'étiquette des Verts. Sa suppléante Eva Sas font une vraie campagne de terrain. A noter un blog très agréable.

3/ Guillaume L'Huillier et Blanche Sulfourt défendront les couleurs du Front National.

4/ L'UMP renouvelle sa confiance à Roxane Decorte pour porter la voix de Nicolas Sarkozy, accompagnée de Selvam Thorez. Elle pourrait améliorer son score de 2002 (presque 20%), profitant de l'effet Sarkozy, et se retrouver une nouvelle fois face à Daniel Vaillant au second tour. Elle tient un blog depuis plus d'1 an.

5/ La syndicaliste CGT à EDF Clarisse Delalondre et Christina Artaz essaieront d'améliorer leur score de 0,39% en 2002 de leur mouvement, le Parti des Travailleurs de Gérard Schivardi.

6/ Le MNR sera représenter par François Delaporte et Guy Plouvier.

7/ Didier Marty et Patrick Hoor que je ne connais pas.

8/ Jacques Marty et Makhan Touré, également inconnus.

9/ Bernadette Brossat et Danielle Grégoire se présentent sous la houlette de Lutte Ouvrière. Souhaitons leur un meilleur score que le 0,96% de 2002.

10/ Prenant le relais d'Olivier Besancenot, Anne Leclerc et Flavia Verri devront améliorer le score de 5,47% établi en 2002 par le candidat LCR aux présidentielles.

11/ Sous les couleurs du Parti Communiste Français, la candidature de François Germain-Robin et de sa suppléante Catherine Ballester pourrait créer une surprise. En effet cette journaliste (Humanité et France Culture) s'avère une très bonne spécialiste des questions internationales, s'attaquant avec brio au conflit israëlo-palestinien. Je luis prédis un meilleur score que les 2,62% de sa prédecessrice.

12/ Aldjia Aït-Ouarab et Jean-Baptiste Richard, aucune information.

13/ Nadia Bennadache et Fatma Nekkaz, inconnues au bataillon.

14/ Le Parti Humaniste présentent Jean Montané et Fatima Degroodt. Pas de site personnel, mais vous pouvez vous rendre sur le site du Parti Humaniste, prônant la non-violence, l'anti-libéralisme et la démocratie directe.

15/ David Pierre-Bloch, ancien directeur des programmes de RFM TV (chaîne présidée par la journaliste Michèle Cotta) et Dioullde Gaye sont également candidats. Candidat sous l'étiquette de "candidat de la majorité et du centre", il a dans les liens de son blog aussi bien les sites du Mouvement Démocrate et de l'UMP, sans être investi par aucun de ces partis. Bref, allez consulter son site. Et dites-moi si vous y comprenez quelque chose car pour moi, à part son nom illustre (est-il le fils de "l'honnête" Jean-Pierre Pierre-Bloch ?) dans le quartier, je n'ai pas vraiment compris son programme.

16/ Le Mouvement Démocrate a choisi d'investir Fadila Mehal, et François Pompidou comme suppléant. J'ai eu la chance de les rencontrer hier, et je suis persuadé que si la campagne trouve son rythme, elle peut venir provoquer la surprise. Son site devrait ouvrir très rapidement. Fadila Mehal, membre du Conseil Economique et Social, est présidente de l'association "Les Marianne de la diversité" (site).

Liste exhaustive et un peu longue. Pas mal d'inconnus (si vous en savez plus, vos commentaires sont les bienvenus). Beaucoup de primo-candidats. 6 candidats et 6 candidates. A noter également le peu d'importance accordée à l'outil informatique (blogs et sites) pour faire campagne. Résultats du premier tour le 10 Juin au soir.

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Sarkozy roule en Skoda

Trouvé sur le site de Rue89 (décidément), ce petit bijou de la presse magazine que je ne lis pas. Dans VSD une belle couverture à la gloire de notre nouveau maître suprême ami des patrons de presse.

On est habitué. Mais on est moins habitué à ce que la pub fasse rire. Surtout moi qui la déteste. Donc en tournant la première page, on tombe sur une pub pour une voiture. Avec une petite bulle "c'est pas ta nana qui se tire" en face du chaste baiser de Nicolas Sarkozy pour sa chère et tendre épouse (mais pas électrice) Cécilia.

J'imagine la furieuse colère de notre lexomylisé président en voyant cette page. Et encore plus lorsqu'il a du observer la transparence de cette page. Eh oui, Jacques Chirac n'en a pas fini de nous faire rire.

Alors, conspiration amusante d'un bastion extrêmiste chiraquien à VSD ? Ou bien simple coïncidence ?

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25 mai 2007

Portrait officiel de Sarkozy (II)

(Musique : Le petit bonhomme en mousse, de Patrick Sébastien)



Revenons à ce portrait officiel de Nicolas Sarkozy, qui va envahir toutes les mairies et autres lieux publics. Je sais, je suis un peu en retard, mais je ne peux pas m'en empêcher. Tellement ce portrait se trouve être le comble du ridicule.

Mais d'abord un point positif : le drapeau européen. Comme europhile plus que convaincu voire exacerbé, je m'en réjouis. Malheureusement, il n'est pas avéré que ce soit la volonté de Nicolas Sarkozy ou de son équipe, mais du photographe lui-même.

Mais la disposition des drapeaux ostensiblement proches de Nicolas Sarkozy donne un air serré, le nouveau président se retrouvant coincé contre ceux-ci. De même que leur hauteur étonnante rappelle la petite taille du représentant suprême de l'Etat français.

Philippe Warrin, photographe chez Cippa, publie donc de nombreuses photographies (uniquement des portraits) pour des magazines "people" dans des journaux passionnant tels que Paris Match (propriété de Lagardère rappelons-le !). La nouvelle ministre de la Culture, Christine Albanel, peut se faire du soucis concernant l'importance de son portefeuille, l'art photographique se voyant une fois de plus malmené.

Revenons-en à ce cliché. Ce qui attire l'oeil en premier, c'est évidemment la retouche. Rien ne semble naturel. Nicolas Sarkozy lifté à la souris, les livres recolorés avec trop d'homogénéité donnant l'impression que le président se trouve devant la fausse bibliothèque d'une maison témoin.

Certains (la majorité sarkozystes affirmant le contraire) trouveront toujours des excuses et une justification sur la médiocrité de cette photo. Notamment le bras gauche inanimé qui tombe, la manche de veste légèrement trop longue (il faudra demander à Prada de revoir le sur-mesure !). Egalement le seul et unique bouton fermé, entre la décontraction de la veste ouverte, signe de modernité, et celle totalement fermée donnant l'air engoncé. Mais au final, l'entre-deux renvoie une impression d'approximation. Ce même costume qui fermé exacerbe le léger embonpoint de notre président joggeur pour caméras amies.

Notons enfin le visage du modèle : outre la retouche, on s'étonne de découvrir la rousseur des cheveux présidentiels (bienvenue dans la famille des roux !), probablement pour être assortis à la bibliothèque. Le regard vide (pour une fois) est plus désagréable que celui agressif et donc volontaire du même que l'on observe en premier titre de tout bon JT sarkozyste se respectant. Et le sourire inexistant, probablement pour "incarner le rôle" donne un petit air tout tristounet à ce chef de l'Etat.

François Mitterrand ouvrait un livre, quand Nicolas Sarkozy tourne le dos à ces oeuvres. Jacques Chirac posait souriant dans les jardins élyséens, Nicolas Sarkozy se crispe pour apparaître sérieux et calme. Valéry Giscard d'Estaing se la jouait moderne avec le drapeau français, Nicolas Sarkozy veut se la jouer europhile en imposant son traité européen au mépris de la démocratie. Georges Pompidou copiait honteusement Charles de Gaulle en haut commandeur, Nicolas Sarkozy voudrait le faire oublier pour attirer l'Histoire à lui. Sauf qu'il ne se guide (à peine) que lui même.

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A côté de la mer






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La mer par Lancelot



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La mer et Lancelot


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Portrait officiel de Sarkozy (I)

Ah ça y est, j'ai réussi à trouver le portrait officiel, cliché réalisé par le photographe people Philippe Warrin. Mais je ne suis pas sûr, peut-être me suis-je trompé de magazine.

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22 mai 2007

Fais ce que voudra

Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause :

FAIS CE QUE VOUDRAS,

car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire du vice; c'est ce qu'ils nommaient l'honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.

Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une disait : " Buvons ", tous buvaient. S'il disait: "Jouons ", tous jouaient. S'il disait: " Allons nous ébattre dans les champs ", tous y allaient. Si c'était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.

Ils étaient tant noblement instruits qu'il n'y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments harmonieux, parler cinq à six langues et en celles-ci composer, tant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes. Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l'aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu'étaient celles-là. Pour cette raison, quand le temps était venu pour l'un des habitants de cette abbaye d'en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l'aurait pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu'ils continuaient d'autant mieux dans le mariage; aussi s'aimaient-ils à la fin de leurs jours comme au premier de leurs noces.

Gargantua, livre LVII (1534) - François Rabelais.

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Mode narcissique

Tout comme Nicolas Sarkozy, voici les photographies officielles de moi-même, sélectionnées par moi-même. Contrairement à Nicolas Sarkozy, vous ne verrez pas de photographies de moi-même en train de faire du footing, ou bien avec ma famille.


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Le MoDem se branche

Je serai au Zénith jeudi pour le lancement du Mouvement Démocrate. Peut-être un peu en retard.

N'hésitez pas à me contacter si vous comptez êtes également présent, afin de se retrouver sur place.
Laissez un commentaires avec un moyen de se contacter, ou bien envoyez-moi directement un mail à luc.mandret@laposte.net

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21 mai 2007

Retour de noces

Revenu du mariage de mon frère. STOP
Mais connexion Internet défaillante. STOP
Supprimés les commentaires injurieux. STOP
De nouvelles notes plus élaborées rapidement. STOP

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18 mai 2007

Mariage

Non, cher lecteur, rassure-toi je ne me marie pas (encore). Je me rends au mariage de mon grand frère ce week-end. Donc pas de nouvelles notes sur ce blog avant dimanche soir au plutôt.

Aies une petite pensée pour moi qui ne suis pas friand des réunions de famille. Pour me mettre dans le bain, je te propose d'écouter On va s'aimer de Gilbert Montagné.

(Tu peux aussi te défouler dans les commentaires de cette note, et dire tout ce qui te trotte par la tête)

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17 mai 2007

Petites annonces (suite)

Suite à ma note d'hier concernant ma recherche d'emploi, j'ai à cette occasion remodelé mon CV. Je serai très reconnaissant envers toutes celles et ceux qui voudront bien le faire circuler, et me parler de toute opportunité.

Vous trouverez donc la nouvelle version en cliquant ici. N'hésitez pas à me faire part de vos remarques.
Merci par avance.
Luc

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Court métrage français

Je célèbre à ma hauteur l'ouverture de la 60ème édition du Festival de Cannes. A cette occasion, je suis fier de vous présenter l'une de mes oeuvres : In the taxi, mon premier court métrage, très français. Une petite visite de Paris, de la place du Châtelet jusqu'à chez moi. 10 minutes d'action et de suspense, au scénario alambiqué, avec un jeu d'acteur digne de l'Actor Studio.

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16 mai 2007

La famille royale Sarkozy

Décidément, Bernadette Chirac, ses permanentes et ses robes de mémère vont me manquer. Décidément, Jacques Chirac et ses pantalons remontés jusqu'au poitrail finalement étaient sympathiques. Décidément, Claude Chirac et sa discrétion maladive me convenaient parfaitement.

Maintenant, nous avons le droit à la famille royale Sarközy de Nagy-Bosca. Non pas celle distinguée et old-fashioned d'Angleterre, mais celle vulgaire et beaufgeoise digne des saoudiens ou de Paris Hilton. A nous la (fausse-)blonde attitude des Judith et Jeanne-Marie, filles de Cécilia et de Jacques Martin. A nous les mèches blondes rebelles des nappy fins-de-race Pierre et Jean, fils de Nicolas et de Marie-Dominique Culioli. A nous les costumes écussonnés "petit chanteur à la croix de bois" de Louis alias "merci mon papa", fils de Nicolas et Cécilia. A nous les robes du soir argentées Prada de Cécilia Sarkozy, caricature de bonne épouse de tout bon nouveau riche.

Et voila, vous avez la photo familiale de (l'intronisation) la prise de fonctions du nouveau président à talonnettes de la république française, Nicolas Sarkozy. Oyé, oyé, braves paparazzi, vous rêvez de faire choux gras de cette famille dont les frasques risquent d'égaler celle de Lady Diana et Caroline de Monaco réunis. Malheureusement il vous faudra auparavant l'accréditation officielle de messieurs Lagardère, Bouygues et Bolloré pour oser espérer pouvoir publier vos clichés, même ceux du plus chaste baiser.

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Petites annonces

Après tout, autant utiliser mon blog pour passer cette annonce, vu qu'il y a tout de même de nombreuses personnes qui transitent ici : je suis donc à la recherche d'un emploi.

Pour en savoir plus sur mes parcours scolaire et professionnel, vous pouvez allez lire mon CV en cliquant ici. En résumé, j'ai obtenu un baccalauréat scientifique en 2000 (avec mention) puis un DUT de statistiques et d'informatique en 2002. J'ai quitté ma branche après plus de 3 années de consulting pour différents laboratoires pharmaceutiques comme programmeur statisitque et data manager. Cette voie n'étant pas ma passion, j'ai ensuite participé au lancement d'un hebdomadaire généraliste en 2006. Depuis, j'ai collaboré plus ou moins directement avec certains élus.

Je recherche donc un emploi en adéquation avec mes passions : la politique, la communication, l'écriture, la photographie ou l'humanitaire. N'hésitez pas à me faire parvenir un mail à l'adresse luc.mandret@laposte.net, pour quelconque proposition ou piste, je répondrai à tout le monde.

Et la personne m'aidant à trouver un emploi aura le plaisir de partager un dîner en tête-à-tête avec moi.

Merci pour votre aide.

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15 mai 2007

Et surtout : mangez des pommes !

Bye bye Chirac. Cinq minutes d'adieu, c'était parfait.

Mon chichi, si tu me lis : à côté du petit Nabot qui a vu Bernie en robe de chambre, je t'assure, tu vas nous manquer.

Tu n'as rien fait de bien, à part : les repentances sur Vichy et les colonies, la suppression du service militaire et le non-alignement sur les USA pour la guerre en Irak, mais au moins tu m'amusais. Et on risque de moins rigoler avec ton successeurs.

Bon vent.

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Culture du néant

(Musique : Tori Amos, Enjoy the silence).



Il y a de quoi s'inquièter de la qualité des programmes TV à venir. En effet, Le Point nous apprend que le groupe Telefonica revend ses parts de la société Endemol au groupe Mediaset associé à la banque Goldman Sachs. A savoir que Mediaset est la société de Silvio Berlusconi, vous savez, le modèle de Nicolas Sarkozy. Voilà, la Star Academy, Fear Factor ou encore Big Brother et ses variantes françaises Loft Story et Nice People sont désormais propriété de l'ancien chef du gouvernement italien.

Et ainsi, en France, Silvio Berlusconi devient indirectement le boss de Alexia Laroche-Joubert et Stéphane Courbit les patrons d'Endemol France, mais aussi de la société de Vincent Lagaf, de PAF Productions celle de Marc-Olivier Fogiel, ou encore de la Société du spectacle de Karl Zéro l'ami de José Bové !

Ce sont ainsi des dizaines de programmes français qui deviennent indirectement contrôlés par Silvio Berlusconi. Parmi ceux-ci : + clair, T'empêche tout le monde de dormir, On a échangé nos mamans, Le Vrai Journal, Le Fabuleux destin de ..., Les enfants de la télé, La fureur, Attention à la marche, etc.

A quand Nicolas Sarkozy actionnaire d'Endemol ? Mais, rassurez-vous, on trouverait un sondage de CSA (dont le groupe Bolloré est actionnaire à hauteur de 40%) pour dire que les français ne sont pas choqués.

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Avis à la population !

Ma liste de liens est devenu totalement bordélique. Je vais donc l'aérer et la classer un petit peu.
Si vous souhaitez que je vous y intègre, mettez votre blog/site en commentaire de cette note. J'irai ensuite faire une visite, afin de prendre ma décision de l'intègrer ou pas.

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Message de François Bayrou

Chers amis, Chères amies,

J’ai le plaisir de vous inviter à la grande manifestation que nous organisons le 24 mai prochain aux alentours de 19h (les horaires précis vous seront rapidement communiqués) au Zénith de Paris.

Lors de ce grand rendez-vous, nous lancerons le Mouvement Démocrate, que les internautes ont déjà baptisé « MoDem », et qui a recueilli à ce jour plus de 60 000 demandes d’adhésions.

Ce sera également un moment fort de lancement de notre campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains et de présentation de tous nos candidats.

Nos concitoyens attendent beaucoup de nous. Ils veulent une démocratie équilibrée, dans laquelle chaque pouvoir comprend un contre-pouvoir, des institutions rénovées, une nouvelle manière de faire de la politique, l’émergence de nouveaux visages.

Le MoDem sera le parti des Français qui s’intéressent aux Français. Libre, indépendant, soucieux du seul intérêt général, constructif et capable de proposer de nouveaux choix pour la France.

Le 24 mai commencera une grande histoire pour nous tous et, je l’espère, pour la France.
Je compte sur votre présence et vous assure, chers amis, de ma fidèle amitié.

François Bayrou

(pour participer à ce meeting, envoyer un mail avec votre nom en objet à zenith@bayrou.fr)

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14 mai 2007

Bye bye Kouchner

(Musique : La vie en rose, par Emilie Simon)



Bernard Kouchner, celui que l'on nommait le "French Doctor" dans une autre vie, risque d'entrer dans le gouvernement de François Fillon, Nicolas Sarkozy ne réussissant apparemment pas à avoir l'accord d'Hubert Védrine.

Les médias font leur choux gras de ce probable futur portefeuille, y voyant l'entrée d'un socialiste dans un gouvernement de droite. Une façon pour Sarkozy et ses boys d'essayer de détruire la dynamique de François Bayrou, en prouvant qu'il peut lui aussi rassembler divers personnalités. Seulement on a plus l'impression d'assister à une nouvelle saison de "La Ferme célébrités" qu'à la formation d'un véritable gouvernement.

D'ailleurs : Bernard Kouchner (Koukouchpanière pour les intimes) est-il vraiment de gauche ? Lui qui a assisté à une réunion du groupe Bilderberg en 2005, en compagnie de figures du capitalisme à la sauce ultra-libérale : de Daniel Vasella (mon ancien patron) à Henry Kissinger, en passant par Richard Perle Josef Ackermann. Quid de cette participation à ce raoult des plus grosses fortunes rêvant de régir l'avenir du monde via un atlantisme exacerbé ?

Bernard Kouchner, c'est aussi celui qui a touché 25000 euros pour un rapport commandé par Total-Elf en Birmanie. Dans sa mission d'enquête sur le volet médico-social de Total en Birmanie, l'ancien ministre blanchit le groupe pétrolier, alors premier investisseur de cette dictature boycottée par la grande majorité des entreprises. Etrangement, Kouchner omettra de parler du travail forcé, dont celui d'enfants, au bénéfice de Total, "oubliant" de visiter les camps de réfugiés à la frontière thaïlandaise, fuyant la zone des gazoducs.

Mais pour Nicolas Sarkozy, Kouchner reste de gauche : ce dernier s'est déclaré favorable à l'instauration des Contrats Nouvelle Embauche et Première Embauche, à l'ouverture du capital d'EDF. Mais c'est lui qui était aussi partisan de la réforme des retraites d'Alain Juppé et à celle de la loi Fillon. De gauche, vous disais-je ...

Mais Bernard Kouchner serait pressenti pour le ministère des Affaires Etrangères. Alors n'oublions pas que Bernard Kouchner voulait que la France "accompagne" les troupes américaines et brittaniques lors de la seconde guerre en Irak. En déclarant à propos de Sadam Hussein, pour justifier cette invasion, qu'il "était urgent et nécessaire de s'en débarrasser". De quoi présager du pire en cas de nouveau conflit, avec l'Iran ou la Syrie, la diplomatie françise peut s'inquièter de la nouvelle voix que sera celle de la France. Notamment lorsque l'on sait que Kouchner a signé une pétition demandant à Angela Merkel de déclarer le président iranien Ahmadinejad persona non grata pour la Coupe du Monde de football de 2006, pourtant évènement pacifiste.

Ah au fait, camarade Bernard, si jamais tu deviens ministre du gouvernement Sarkozy, j'espère que tu auras la gentillesse de demander à ta femme de suivre l'exemple de Mesdames Marie Drucker et Béatrice Schönberg, ou encore celui d'Anne Sinclair lorsque ton ami Dominique Strauss-Kahn avait décroché le ministère de l'économie, j'espère donc que tu lui demanderas de se mettre en retrait du service public audiovisuel. Au moins nous gagnerions tous quelque chose avec ton entrée au gouvernement.

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La France d'après

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Mon Montmartre

Beaubourg

Sur le banc

Marché Saint Pierre

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13 mai 2007

A quoi joue Cécilia Sarkozy ?

Ci-dessous une dépêche Reuters. Belle démonstration d'une presse aux ordres du nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy. Mais que fait Cécilia Sarkozy ? Pourquoi accepter de se rendre sur le yacht Paloma avec son fils et son (encore) mari ? On va en venir à se demander si elle vraiment libre de ses mouvements. A son adresse : Nicolas, c'est comme la France, tu l'aimes ou tu le quittes.

Musique (purement innocente) : Jacques Brel, Ne me quitte pas.



PARIS (Reuters) - Un article du Journal du Dimanche révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site internet Rue89.

"Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", lit-on sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération.


Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, a alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89.

Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site internet.

"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication.

"Finalement, Arnaud Lagardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", affirme Rue 89.

"L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée (du 6 mai), au sein du couple", précise Rue89.

Le Journal du Dimanche n'était pas joignable dans l'immédiat.

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12 mai 2007

SCOOP : le PS est devenu fou !

(Musique : Nathalie Cardone, Hasta siempre Commandante Che Guevara)



Je n'y comprends plus rien à ce Parti Socialiste, qui fut ma chapelle pendant plus de 6 ans. Ils sont tous devenus fous. A lier. Et on en trouvera toujours pour les défendre. Et expliquer pourquoi on a perdu. Sans en tirer de conséquence. Mais en se disant que c'est pas si mal. Et de repartir pour un tour. Sans fin.

Ségolène Royal vient d'annoncer sérieusement que la désignation du prochain candidat aux présidentielles en 2012 devrait être désigné lors du prochain congrès, soit après les élections législatives. Magnifique ! Ségolène : ouvre les yeux, si cela avait été le cas, Hollande aurait été notre candidat en 2007. Halte à la démagogie et aux idées sorties du tiroir. On a tous compris que tu voulais être de nouveau candidate en 2012, personne n'est aveugle, et tu veux surfer sur la vague d'adhésions de tes supporters à 20 euros.

Mais réfléchis deux minutes, si cela t'es encore possible. Les congrès du Parti Socialiste ont lieu tous les 3 ans. Cela signifie un autre congrès entre les deux élections. Autrement dit, tu peux te retrouver minoritaire dans ton parti. On imagine les tensions entre le nouveau premier secrétaire si il n'est pas sur la ligne du candidat. C'est tout bonnement grotesque. Ce que tu proposes n'est rien d'autre qu'un hold-up de 5 ans sur ce parti, au mépris des règles le régissant. Tu ancres les présidentielles dans la personnification avec ces déclarations. Seul(e) le/la candidat(e) importera, peu importe le projet. Et l'on imagine déjà le respect du projet si ce même candidat n'est pas en accord avec le programme socialiste.

Ah quand même, un bon point pour Ségolène Royal : elle ne se représente pas à la députation dans les Deux-Sèvres, pour donner l'exemple sur le non-cumul des mandats. Et les autres ? Tous les cumulards du PS ? Suivrez-vous l'exemple de votre nouvelle Madone ? Ah nan bien sûr, il faut instaurer la "Nouvelle République" auparavant, en attendant, autant en profiter !

Parallèlement, Jean-Marc Ayrault vient de déclarer que des désistements en faveur d'un candidat du Mouvement Démocrate de François Bayrou serait envisageable au soir du premier tour. Mais dans seulement 10 à 15 circonscriptions. Pourquoi ce chiffre ? Pourquoi ne pas tout simplement déclarer qu'en cas de triangulaire, le moins bien placé du candidat MD ou PS se désiste en faveur du mieux placé ? Pourquoi ne pas avouer que des députés PS sortants, voyant Nicolas Sarkozy faire de très bon score dans leur circonscription, entrent en contact avec des membres du Mouvement Démocrate, par peur de perdre leur poste ?

Toujours au PS, l'ancien ministre de Lionel Jospin aux affaires étrangères, Hubert Védrine, déclare réfléchir à entrer dans le gouvernement du futur premier ministre de Nicolas Sarkozy. Des socialistes dans un gouvernement de droite. Plus rien ne va, décidément. Et après j'en trouve me reprochant d'avoir voté Bayrou au premier tour. Qu'ils fassent le ménage chez les cadres du Parti Socialistes auparavant.

Au Conseil National de ce jour, tout le monde veut marcher sur le verre pieds-nus sans crier, malheureusement on ne peut courir sur ce genre de tapis. Alors on tombe dans le ridicule : il faut changer, notamment en intégrant des porte-parole plus jeunes, mais sans lancer de polémiques ni de réflexions de fond. On attend le prochain congrès pour se trucider. Pour ne pas prendre une encore plus belle raclée aux législatives qu'à la présidentielle. A moins qu'on ne fasse cette rénovation plus tard, pour préserver les municipales de 2008. A ce petit jeu de la fuite en avant, je peux vous assurer que la défaite sera présente de nouveau en 2012.

Courage, camarades socialistes, peut-être dans 30 ans retrouverez-vous les rênes du pouvoir. En attendant, vous entendrez de belles déclarations sur la rénovation, le renouveau, la modernité, etc. Mais l'action, peut-être se trouve-t-elle du côté du Mouvement Démocrate, non ?

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11 mai 2007

Gentils donateurs

Je viens de lire dans une dépêche sur Yahoo.fr que le couple Angelina Jolie et Brad Pitt offrait 1 million de dollar pour le Darfour. Ou plutôt à 3 ONG soutenant le Darfour.

Monsieur Vincent Bolloré devrait en prendre de la graine. Plutôt que d'aider notre millionnaire président de la République, Nicolas Sarkozy, en lui offrant des vacances de luxe sur son yacht, il pourrait faire un vrai geste de mécénat, par pur humanisme. Qu'au moins ça profite aux pauvres.

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Merci, moi non plus

C'est Eric Mainville qui me l'a appris : Ségolène Royal, en première page du site Désirs d'avenir, remercie ses électeurs. C'est mignon cette politesse.

Ca doit lui éviter de passer des coups de téléphone à François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius ou encore Lionel Jospin qui lui auront été d'une grande aide pour sa campagne, pour les remercier pour cette "belle campagne".

Tous ensemble, chantons Thank U de Alanis Morissette.


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Drôle de tête

Trouvée sur ce site www.droledetete.com, la possibilité de se créer un avatar. Pas très facile. Mais à vous de juger du résultat. Je me suis rajouté un chapeau pour cacher mon large front. Ce sont les yeux que je trouve le moins réussi.

A vous de me dire si c'est ressemblant avec l'original, ou pas.

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A leurs ordres !

Très bon article de Karl Laske dans Libération. Une manifestation dont parlait (différemment) CSP. Bizaremment peu de médias parlent de cette information. Personne à droite ne s'offusque de ce mépris de la démocratie. Aucune vindicative contre ces néo-nazis de la part de ceux se lâchant sur l'occupation de Tolbiac. Pourquoi les CRS lancent-ils des lacrymos à la moindre manifestation d'extrême-gauche et pas à celle-ci ? Comment peut-on expliquer que le RER soit bloqué à cause de ces anti-républicains ? Comment justifier que les militants anti-fascistes soient arrêtés, et pas un seul militant fasciste ? La France d'Après, vous l'avez voulu, maintenant il va falloir l'assumer !

(Musique : Le Déserteur de Boris Vian)



A Paris, défilé cagoulé d'extrémistes de droite

Mercredi soir, la police était bien peu visible, alors que 400 à 500 personnes manifestaient.
Par Karl LASKE
QUOTIDIEN : vendredi 11 mai 2007

Le préfet de police de Paris, Pierre Mutz, peut se vanter d'avoir maintenu l'ordre au Quartier latin, mercredi soir. A l'angle des rues d'Assas et des Chartreux, sous les fenêtres d'une annexe de l'hôpital Cochin, quatre à cinq cents militants d'extrême droite se sont silencieusement mis en rang, vers 22 h 30. Cagoulés et masqués, ils posent trois couronnes de fleurs et accrochent de nombreux drapeaux noirs ornés de croix celtiques sur la façade d'un immeuble. C'est une commémoration : le 7 mai 1994, Sébastien Deyzieu, un jeune nationaliste est tombé du 4e étage alors qu'il était poursuivi par la police, à l'occasion d'une manifestation contre le cinquantenaire du débarquement américain en 1944. Il fait nuit. Soudain un chant. Celui d'un bataillon. Grave, surréaliste. Il est question d'ordre nouveau. C'est le chant des lansquenets, un chant de mercenaires allemands d'il y a quatre siècles. On dirait un meeting de 1943.

Chacun tend son bras droit, main ouverte. Salut romain ou salut nazi ? On ne sait. Des slogans ensuite : «Sébastien !» «Sébastien !» «Sébastien !», font-ils en tapant dans leurs mains. Puis «Aujourd'hui, l'anarchie ! Demain, l'ordre nouveau !» et «La France aux Français !», «La France aux Français !» . Les passants observent, interdits, inquiets. La même troupe se met à hurler «Hooligans PSG ! Hooligans PSG !».

La cérémonie, interdite certaines années, bénéficie cette fois du renfort de supporteurs du PSG venus célébrer la mort de Julien Quemener, le supporteur tué le 23 novembre 2006 par un policier après le match PSG - Tel-Aviv. Partis de Port-Royal vers 21 heures, ces manifestants masqués, chargés pour certains de torches allumées, ont parcouru le VIe arrondissement, passant par Denfert-Rochereau, Raspail et la station Vavin. Occasionnant la fermeture de trois stations de RER. «Il n'y avait pas l'ombre d'un flic sur le parcours», dit un témoin. Un service d'ordre avant, arrière et latéral portait ostensiblement des battes de base-ball. Les CRS «sécurisaient» à distance.

Peu avant, deux cents manifestants antifascistes (Sud étudiant, Scalp-reflex et JCR) réunis pour l'occasion avaient été interpellés «préventivement» boulevard Saint-Michel et conduits par cars de police entiers dans différents commissariats. Certains sont sortis à 3 heures du matin.

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10 mai 2007

Juif donc sarkozyste ?

Article trouvé sur le site de Courrier International. Titre volontairement provocateur, j'assume ...


Sarkozy rendra à la France sa grandeur

"La grande majorité (pas loin de 90 %) des Juifs français et des binationaux franco-israéliens ont voté pour le candidat gagnant à l'élection présidentielle en France, Nicolas Sarkozy", se réjouit le quotidien israélien de droite Jerusalem Post. C'est une bonne nouvelle non seulement pour la communauté juive, mais "pour tous les citoyens français et pour le monde libre", selon le journal.

Le Post cite des sondages montrant que 70 % des Français pensent que leur pays est sur le déclin. "Sarkozy a été élu pour relancer l'économie stagnante et faire face à la criminalité et aux tensions sociales qui ne cessent d'augmenter dans le pays." Sarkozy n'aura pas la tâche facile, "et il est encore trop tôt pour savoir s'il pourra venir à bout de la forte opposition que les réformes qu'il va lancer rencontreront".

Le Jerusalem Post souhaite beaucoup de succès à Sarkozy, car "une France prospère et confiante sera une bonne nouvelle pour l'Europe et pour le monde. Surtout si le nouveau président réussit à modifier la notion d'indépendance dans la politique étrangère de la France."

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Sarkozy : flagrant délit de mensonge (suite)

Sur le site de la DDM, ce communiqué des journalistes et techniciens CGT de France 3 à propos de la SFP dont je parlais déjà hier :


Bolloré possède la SFP, bénéficiaire de commandes publiques (CGT France 3)

AFP | 10-05-07

Vincent Bolloré, propriétaire du yacht sur lequel le président élu Nicolas Sarkozy a passé deux jours de repos, contrôle notamment la Société française de Production (SFP), qui bénéficie de commandes publiques, rappellent les journalistes et techniciens CGT de France 3 (SNJ-CGT et SNRT-CGT) dans un communiqué jeudi.

Relevant les propos de Nicolas Sarkozy, selon lequel Vincent Bolloré n'a pas de relations commerciales avec l'Etat, la CGT de France 3 souligne que le patron du groupe Bolloré a racheté, "au quinzième de sa valeur", la SFP, "ex-entreprise publique et actuel fleuron de son empire médiatique".

Le syndicat s'indigne notamment que la SFP bénéficie de "commandes publiques obligatoires qui la font fonctionner au détriment de l'outil public de France 3 et de ses salariés". Il rappelle que le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal a été enregistré dans un des studios de la SFP.

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09 mai 2007

Sarkozy : flagrant délit de mensonge

Trouvé sur Rue89 cet article :

Si Nicolas Sarkozy a accepté l'invitation de l'industriel et yachtman Vincent Bolloré, c'est parce que, dit-il, "il n'a jamais travaillé avec l'Etat". Bolloré lui-même a déclaré que son groupe "n'a jamais eu aucune relation commerciale avec l'Etat Français". Jamais, vraiment? Aucun marché, pas le moindre petit appel d'offre? Ce n'est pas ce qui ressort de ces extraits du BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics) que nous a adressés un passant de Rue89.

Suit une série d'extraits de marchés publics auxquels a répondu l'entreprise Bolloré : mise en place de locaux de sûreté modulaires à l'hôtel de police de Grenoble, traitement de la valise diplomatique fret (ministère des Affaires Etrangères, prestations de transport aérien et d'opérations ponctuelles de dédouanement de diverses marchandises pour la direction des Monnaies et médailles (ministère de l'Economie et des Finances), transport de fret par voie aérienne commerciale (Vac) à la demande et pour le compte du ministère de la défense.

Et pour celles et ceux qui ne sont pas convaincus, allez visiter ce site, où il n'y a pas moins de 22 avis d'attributions de marchés publics au profit du groupe Bolloré !

Le tout pour plusieurs millions d'euros. Messieurs Bolloré et Sarkozy : il viendra le jour où vous devrez rendre compte de vos faits et gestes. Et assumer devant l'opinion publique, devant les électeurs, que vous avez menti. Sciemment.

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Humiliation gratuite

Trouvé cette brève sur le site de Courrier International. J'ai mal pour les marocains. J'ai honte pour les américains. J'ai la haine contre les faucons bushistes. Et le sentiment que la France ne fera rien pour soutenir le Maroc. Bizarre, non ?

Musique : Mad World par Tears for Fears.



Le Maroc humilié par les Etats-Unis
L'ambassade des Etats-Unis à Rabat a annoncé que les ressortissants marocains souhaitant se rendre aux Etats-Unis devaient adresser leur demande de visa en Algérie ou dans tout autre pays voisin. "Cette décision a été prise pour faire comprendre aux Marocains que l'insécurité a gagné leur pays", note le quotidien d'Alger Liberté.

"C'est la gifle la plus grave que le gouvernement marocain ait reçue. Et, qui plus est, il provient du gouvernement d'un pays supposé ami", s'emporte le quotidien marocain L'Economiste. "Difficile d'imaginer humiliation plus grande pour les Marocains", continue le journal, d'autant qu'à ce jour le gouvernement n'a pas réagi.

C'est après l'explosion, le 14 avril dernier, d'un kamikaze près du consulat américain de Casablanca que la décision a été prise. Il s'agissait dans un premier temps d'une fermeture provisoire des bureaux d'accueil afin d'améliorer les mesures de sécurité : elle est maintenue jusqu'à nouvel ordre. L'ambassadeur des Etats-Unis, Thomas Riley, proche de George Bush et principal coordinateur de la politique américaine dans cette région, a également demandé aux ressortissants américains d'être prudents, en raison du risque élevé de violence qu'ils courent. Pour Liberté, "cette gifle est un énorme revers pour le royaume chérifien".

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Corruption passive ?

Selon l'article 432-11 du Code Pénal, intitulé "De la corruption passive et du trafic d'influence commis par des personnes exerçant une fonction publique".

Est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public, ou investie d'un mandat électif public, de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques :
1- Soit pour accomplir ou s'abstenir d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ;
2- Soit pour abuser de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable.

J'aimerais savoir si le fait de recevoir quelques jours de vacances sur un yacht de 60 mètres nommé Le Paloma (coût estimé : 100000€ environ), et les trajets à bord d'un Falcon 900EX (coût estimé à 150000€) de la part d'un industriel en la personne de Monsieur Vincent Bolloré au profit du président de la République Monsieur Nicolas Sarkozy, peut être considéré comme de la corruption passive. Ouh ouh, maître Eolas ? En même temps, ce ne serait pas la première fois ... Pour les contrats avec l'Etat, pas besoin de chercher bien loin : il suffit de regarder du côté de la SFP. Ou alors des subventions qu'a pu recevoir l'entreprise maritime Delmas propriété de Bolloré, comme le montre le témoignage de Vincent Bolloré lui-même lors d'une enquête parlementaire ...

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Chacun cherche son camp

(Musique : The Who, Join together)



Nicolas Sarkozy, outre sa victoire aux élections présidentielles, aura réussi une drôle de manoeuvre : diviser la gauche comme jamais elle ne l'a été, et scinder le centre. Sans oublier la main-mise sur l'extrême-droite, en piquant les électeurs du Front National. Bien malin celui qui peut prévoir ce à quoi ressemblera l'échiquier politique français dans six mois.

Jean-Marie Le Pen semble enterré, la succession risque de provoquer une guerre des égos entre Marine Le Pen, la fille adorée et Bruno Gollnish, le lieutenenant de toujours. Si c'est deux-là ne trouvent de solution diplomatique, je doute que le Front National puisse perdurer dans le paysage médiatique. Cependant, n'oublions pas que Marine Le Pen est aussi bonne tribun que son père, et les modernité et féminité aidant, elle pourrait donner un avenir très prometteur à son parti.

A l'UDF, la guerre est déclarée. Dans Le Figaro, 22 élus du parti centriste (les "22 salopes" pour Laurent), annoncent leur volonté d'intègrer la "majorité présidentielle". Parmi eux notamment Charles de Courson, le monsieur économie du programme de François Bayrou, mais également Maurice Leroy et Hervé Morin que j'estimais, et aussi André Santini (bon débarras !). Pour le leader du futur "Mouvement Démocrate" - c'est mieux que Parti Démocrate - les échéances législatives risquent d'être complexes, ayant besoin de députés pour exister, et d'électeurs pour financer ce nouveau parti. Je ne sais encore si je vais rejoindre ce mouvement, mais comme Quitterie Delmas nous y invite, je suis allé me pré-inscrire au mouvement. Je n'ai toujours pas eu de nouvelles. Mais j'ai l'intuition que l'avenir se trouve là-bas. Et je suis prêt à m'y investir pleinement (François, Marielle, si vous me lisez ...). A suivre ...

A gauche, le "grand n'importe quoi" est en route. Une fois de plus. Je ne cesse de recevoir de mails de camarades socialistes, que je connais plus ou moins, voire pas du tout. Certains pour poursuivre la soi-disante dynamique autour de Ségolène Royal. Ils oublient qu'elle a perdu. D'autre pour préparer le prochain congrès et virer François Hollande, avec des alliances entre les amis de Dominique Strauss-Kahn (alias "Gros Dodo" pour Vincent Peillon) et ceux de Laurent Fabius. Je ne vois pas comment c'est possible, mais il paraît que ça l'est. D'autres incitent tous les jeunes militants proches de la Ségosphère et de Thomas Hollande à adhèrer au MJS pour en prendre le pouvoir. Il y en a également qui réfléchissent à la création d'un Links Partei à la française. Ce que je respecte beaucoup. Pour unir les plus à gauche du Parti Socialiste : Henri Emmanuelli ? Benoit Hamon ? Jean-Luc Mélenchon ? Marie-Noëlle Lienemann ? Gérard Filoche ? Martine Aubry pourquoi pas ? Je n'ai pas les noms. Mais si ils veulent une union avec les antilibéraux sauce Clémentine Autain ou José Bové je vois d'ici les crises de personnalités, et les réunions interminables ... Et il reste encore les Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon, si imprévisibles quant à leurs positionnements stratégiques. Et aussi les jospiniens qu'il ne faut pas oublier : Jean Glavany, Daniel Vaillant ou Elisabeth Guigou, qui pèsent encore dans le parti. Et enfin le "clan Royal" : outre Ségolène elle-même, comment Julien Dray, François Hollande et François Rebsamen vont-ils faire pour maintenir leur leadership sur le Parti Socialiste ?

Comment imaginer les prochains mois à venir ? Avec qui constuire ? Pourquoi faire et à quel prix ? Peut-on, doit-on envisager toutes les alliances pour reconquérir le pouvoir ? A partir de quel moment seraient-elle contre-nature ?

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08 mai 2007

Sarkozy et Paloma : le scoop ?

Cette nuit, ou ce matin très tôt, j'écrivais dans ma note précédente à 1h30 les informations que j'avais concernant les vacances de Nicolas Sarkozy sur un yacht à Malte. Je reprenais les informations d'un site suisse qui semblaient fiables et vérifiées. J'avais eu parallèlement une information concordante. Mais également l'hypothèse du Paloma, le yacht de luxe du milliardaire Vince Bolloré. En clin d'oeil, je décidais de citer ce bateau et de mettre sa photo, sans avoir la preuve que le Paloma était bien le yacht sur lequel Sarkozy et sa famille auraient embarqué. Sans être certain que le Paloma était la propriété de Bolloré.

A 10 heures du matin, c'est Capital qui révèle l'information (a-t-on les mêmes sources ?) et certifie avec assurance : "C'est sur le Paloma, le yacht de 60 mètres de Vincent Bolloré, que le nouveau Président de la République a choisi de se reposer".

Vers 11h30, c'est l'agence de presse Reuters qui lance une dépêche : elle reprend l'information de Capital, sans la vérifier : "Ce yacht appartient à l'homme d'affaires français Vincent Bolloré, croit savoir le magazine Capital".

Une fois la dépêche envoyée, c'est l'ensemble des médias qui récupère cette information. Fidèle à leur travail d'investigation derrière leur fax, les journalistes copient-collent la dépêche dans leurs journaux en ligne. Que ce soit 20minutes.fr, RTL ou Le Nouvel Obs.

Certains sont plus rigoureux et reprennent plutôt la dépêche de l'AFP qui utilise le conditionnel :
"Selon le site internet capital.fr, le yacht en question serait "Le Paloma" et appartiendrait à l'industriel français Vincent Bolloré". C'est le cas de La Croix, Liberation ou bien de RFI.

Sur les blogs, je n'ai encore vu que peu de reprises de cette information, mais cela ne saurait tarder. Gilles Bruno reprend sur l'Observatoire des médias l'information de Capital, en récupérant la même photo que moi. C'est également Nicolas Voisin qui parle de l'information sur Nues Blog, sans citer les sources (et qui ajoute un "s" à Malte).

Amusant de remarquer comment tout part du site du mensuel Capital. Et qu'auparavant j'étais le seul à parler de ce yacht, le désormais fameux Paloma. En espérant que Capital n'a pas pioché son information sur mon blog, et que le journaliste a pris la peine de vérifier le scoop. Et au fait quid du Zaff et du Tarrafal ? En attendant, je vous ai mis deux nouvelles photographies de ce havre de paix.

Mais bizarrement personne ne s'interroge sur les conflits d'intérêt que cela engendre : les sociétés de Monsieur Bolloré ont pour client l'Etat français. Comment considérer un industriel qui prête (loue ?) son Falcon et son yacht au tout nouveau président de la République ? Entre l'appartement de Jacques Chirac gracieusement mis à disposition par la famille Hariri, et cette nouvelle histoire, on devrait se poser de sérieuses questions sur la "moralité" des hommes politiques, et la qualité de notre démocratie.

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Nicolas et Cecilia sont sur un bateau

Grâce au site Romandie News, on apprend que Nicolas Sarkozy est parti se reposer à Malte. Jusque là, rien de choquant, si ce n'est qu'il ne doit pas beaucoup aimer la France pour déjà la quitter, à peine élu !

Au programme : arrivée dans un jet privé, une limousine l'attend et l'amène sur un yacht. Non pas une petite coque, un yacht de 60 mètres. Si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, je vous mets une photo de Paloma. Même mensurations que le Zaff et le Tarrafal, les deux bâteaux sur lesquels Nicolas Sarkozy et ses proches - dont sa (encore ?) femme Cécilia Sarkozy et leur fils Louis - ont embarqué. A savoir que ce genre de joujou se loue plus de 150.000 € la semaine (j'ai prix la fourchette la plus basse) et coûte la modeste somme de 10 millions d'euros à l'achat, pour les plus spartiates.

Ah, que ne ferait-on pas pour être proche du peuple ...

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07 mai 2007

Five more years

(Musique : Mad world, tube de Tears for Fears interprété par Gary Jules, Bande Originale du film de Richard Kelly Donnie Darko)



Allez, je reprends le clavier. Bien que plus mes textes soient longs moins on les lise. Je vais donc essayer de faire court. Nicolas Sarkozy a gagné. Ou bien Ségolène Royal a perdu. Le résultat est le même : on va se retrouver avec 5 ans de droite (sauf évènement). Après 5 ans de droite. Après 12 ans de Jacques Chirac comme président de la République. Et l'on devrait se réjouir ? Moi pas. Je vois Ségolène Royal tous sourires devant les caméras de télévision. Je ne vais pas être aussi violent que Dominique Stauss-Kahn : il ne souhaite qu'être calife à la place du calife soit le candidat du Parti Socialiste en 2012. Mais comment interpréter la joie qui se lisait sur le visage de Ségolène Royal ? Et le bain de foule ? Pour remercier "ses" militants ? Ils n'ont pas réussi à convaincre suffisamment d'électeurs ! Pour rendre hommage à "ses" collaborateurs et conseillers ? Ils ont mené le PS vers la défaite.

Pourtant, la France sort de cinq années de droite dure. Et le candidat sortant de convaincre qu'il incarne la rupture. Certains diront que Ségolène Royal a rassemblé quantitativement plus de voix qu'en 1995. Super ! Mais Lionel Jospin faisait un score relatif plus important. On ne se bat pas pour participer, mais pour gagner. On ne devrait pas se réjouir du verre à moitié plein. On doit condamner le verre pas rempli à plus de sa moitié.

Ségolène Royal n'a pas rempli son contrat : mener la gauche, le Parti Socialiste vers la victoire. Qu'elle en prenne la responsabilité. Elle voulait renouveler le parti, le moderniser. Elle a réussi à détruire les forces de gauche alliées du PS. Elle s'est démarqué des éléphants, mais elle non plus n'a pas réussi à s'engouffrer dans le boulevard de la victoire. Elle veut continuer à exister, à porter la gauche pour les élections législatives. Quelle est désormais sa légitimité ?

On va me reprocher de tirer sur une ambulance. De ne pas l'avoir soutenue. Non, j'ai voté pour François Bayrou au premier tour, et je continue de penser qu'avec lui face à Nicolas Sarkozy, la droite dure ne rempilerait pas pour 5 années de plus avec les pleins pouvoirs. Il est certes facile de dire a posteriori "je le savais". Sauf que je l'ai écrit depuis longtemps. Je ne m'en félicite pas, j'aurais préféré finalement la défaite de Nicolas Sarkozy.

On me disait : c'est le projet qui compte. Quand je critiquais la personnification de la campagne autour de Ségolène Royal. Ce projet, les français ne l'ont pas compris, pas entendu, ou n'en ont pas voulu. Il faudra faire le bilan de la candidature de la Maldonne, et en tirer les leçons.

Tous les déçus, moi le premier, pourront gloser sur la France d'Après : celle du Johnny national bourré, du Clavier GO des vacances du Petit Nicolas, de Mireille Mathieu trouvant enfin un public français, des soutiens star-académysants Arthur ou Miss Dominic. Nous pourrons cracher sur ce nouveau Président voulant rassembler les français, tout en célébrant sa victoire dans le temple des nouveaux riches, le Fouquet's. Nous pourrons protester contre le nouvel élu traversant seul le jardin des Tuileries pour ne pas sentir le peuple, entouré de sa horde de miliciens à ses ordres. Il nous faudra chaque jour lutter contre la société que nous prépare l'UMP.

Je doute que je reste au Mouvement des Jeunes Socialistes : le MJS aura été inaudible face aux fan(atique)s de la Ségosphère de Thomas Hollande. De par des choix stratégiques et politiques incompréhensibles. Je ne pense pas reprendre ma carte au Parti Socialiste : les guerres intestines vont reprendre, la nuit des longs couteaux va être éternelle. Les forces dans ce parti plus utilisées pour détruire que pour construire, je n'en veux plus. Peut-être irais-je construire l'aile extrême-gauche du futur Mouvement Démocrate, avec François Bayrou.

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La victoire de Ségolène Royal

Elle n'a pas gagné la victoire des urnes, mais celle de Google Fight ! Oui, oui, on se réjouit comme on peut. Mais tout de même, elle devance largement Nicolas Sarkozy avec 9.470.000 entrées pour l'ex-cancidate du PS contre 7.770.000 pour son adversaire de l'UMP.

Nicolas Sarkozy peut quand même se rassurer, il bat largement le président sortant Jacques Chirac.

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Sarkozy, google et moi

Je me suis aperçu qu'en tapant Sarkozy président dans google, le sixième site proposé était celui de votre serviteur. Avant le site officiel sarkozy.fr.

Je n'ai jamais compris comment fonctionnait le référencement de google. Encore une fois, si quelqu'un veut/peut m'apporter ses lumières ...

Vous pouvez agrandir l'image en cliquant dessus. Vous pouvez également essayer vous-même. La faute à cette note-ci.




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Mon 6 Mai 2007 en images

Un oubli

En revenant de voter

24 ans, malgré tout

Hommage à Jacques Chirac

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06 mai 2007

Sarkozy a disparu !

C'est le JDD qui nous en informe. Au détour d'une brève, on apprend que "2000 bulletins ont disparu des bureaux de vote, vraisemblablement volés durant la nuit" dans la ville de Meslay-du-Maine, en Mayenne. Et uniquement les bulletins Sarkozy. Le(s) voleurs seront fichés génétiquement et enfermés pendant 6839037 années dans une mine de plomb en Sibérie.

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Ont voté

C'est fait, comme Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sauf que je n'avais pas le droit aux caméras de TV et aux photographes de presse. Contrairement au premier tour, il y avait personne dans mon bureau de vote. J'ai donc voté pour Royal. Sans espoir véritablement. Ne reste plus qu'à attendre les premiers résultats, les premiers sondages (pas sur mon blog). Croisons les doigts.

Mais demain, le jour sera historique : pour la première fois, il n'y aura pas de première dame ! Si Royal venait à l'emporter, Hollande deviendrait le premier homme. Pour Sarkozy, on ne sait pas. Cécilia n'a pas voté avec son mari à Neuilly. D'ailleurs a-t-elle voté ? Par procuration ? Les rumeurs d'une liaison avec un écrivain célèbre se font de plus en plus insistantes.

Pour les déçus, on m'annonce des rassemblements anti-Sarkozy à Paris, mais les lieux varient de SMS en mails. Si quelqu'un a plus d'informations ...

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Champagne !

Depuis 4h10 ce matin j'ai officiellement 24 ans.
Quoiqu'il arrive à 20 heures ce soir, j'aurai quelque chose à fêter ce soir.

Bon anniversaire également à mes camarades bloggeurs Guillaume Frat et Fred de Mai.
Bon anniversaire aussi à Alain Bocquet, Christian Clavier, Tony Blair, Anne Parillaud et George Clooney.

N'oublions pas les morts célèbres nés un 6 Mai : Robert Poujade, Achille Zavatta, Orson Welles, Guy des Cars, Rudolph Valentino, Gaston Leroux, Sigmund Freud, Aristide Bruant, Eugène Labiche, Maximilien de Robespierre, ...

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05 mai 2007

Si les sondages étaient conchiés (II)

(Musique : 3ème sexe par Miss Kittin, reprenant le tube d'Indochine)



Suite au premier épisode avant le premier tour, je vais vous redonner l'historique des sondages du second tour lors des précédentes élections présidentielles. Je prends toujours pour exemple le fameux institut TNS-Sofres.

Lors des élections de 1974, les deux finalistes sont estimés à égalité dans les sondages. Au soir du second tour, ce sera Valéry Giscard d'Estaing qui l'emportera par 50,81% des voix contre François Mitterrand.

En 1981, François Mitterrand remporte finalement les élections avec 51,76% face à Valéry Giscard d'Estaing. Trois jours auparavant, le dernier sondage donnait Mitterrand vainqueur à 52%.

Les estimations sont encore plus proches de la réalité pour le scrutin de 1988. Alors que la TNS-Sofres prévoyait une réelection de François Mitterrand à 54%, il l'emportera finalement avec 54,02% des voix face à Jacques Chirac.

Pour le second tour de 1995, les sondages montrent une victoire de Jacques Chirac face à Lionel Jospin. Ils auront raison une nouvelle fois, bien que le Président actuel ait été surestimé de 0,36 point pour l'emporter avec 52,64% des scrutins exprimés.

Enfin en 2002, les prédictions seront moins proches du score final. Alors que les sondeurs prévoyaient une réelection de Jacques Chirac par 78% des électeurs, Jean-Marie Le Pen fera finalement un moins bon score que prévu, donnant une victoire à 82,2% à Chirac.

Enervant, n'est-ce pas ? Alors que les sondeurs se trompent régulièrement pour le premier tour du scrutin présidentiel, ils n'ont jamais été démentis pour le second. Avec une justesse assez étonnante. Mais lors du premier tour des présidentielles 2007, contrairement aux précédentes élections, leurs estimations étaient plutôt proches de la réalité. Espèrons que cette fois-ci, les sondages se seront trompés pour le second : la TNS-Sofres prévoit en effet dans sa dernière vague du 3 Mai une victoire de Nicolas Sarkozy avec 54,5% des bulletins contre Ségolène Royal.

Aux urnes, citoyens !

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F***K la pub

J'ai remarqué depuis hier des pop-up de publicité sur mon blog. Je suis énervé contre blogger qui n'a même pas pris la peine de m'en informer ! Sachez donc que je n'y suis pour rien, et ne souhaite tirer aucune rémunération de ce blog.

Je réfléchis donc à changer de plateforme. Si certains peuvent me conseiller, je suis ouvert aux conseils. Je cherche donc un endroit sans pub, dans le quel je puisse récupèrer mes archives, et les commmentaires. Si possible pas trop compliqué d'administration.

En attendant, je ne pourrai que vous conseiller de télécharger un logiciel anti-pub, comme celui-ci. Si vous en avez d'autres à proposer, n'hésitez pas !

Pour protester, écoutez Fuck You par Archive.


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04 mai 2007

Les notes de Nicolas Sarkozy

On a retrouvé ce que Nicolas Sarkozy gribouillait sur sa feuille pendant son débat avec Ségolène Royal.
(vous pouvez agrandir l'image en cliquant dessus)

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"ce serait carrément le nirvana..."

Interview de Guy-Philippe Goldstein

Agé de 32 ans, consultant dans un cabinet de conseil en stratégie, vivant à New York, Guy-Philippe Goldstein est diplômé d’HEC et du MBA de Kellogg à Northwestern University (Chicago).

Il a participé à la création du magazine "Tohu-Bohu", un magazine de débat ouvert à toutes les opinions créé par l’UEJF, qui lui a permis d’interviewer tant des personnalités israéliennes que palestiniennes. Il a également contribué à quelques reprises au website Newropeans.

Enfin, il est l’auteur de "Babel Minute Zéro" (Ed. Denoël), un premier aboutissement de plus de dix ans d’écriture et de documentation...

(Interview également sur Agoravox)

Luc Mandret : Dans quelques jours, les Français choisiront leur prochain président de la République. Quels sujets internationaux devraient être abordés pour un candidat souhaitant représenter la voix de la France dans le monde ?

Guy-Philippe Goldstein :
En Chine, les élites du Parti communiste ont une vision à très long terme du développement de leur pays. Aux Etats-Unis, on a vu des think tank pousser la perspective à l’ensemble du XXIe siècle - ou encore le Pentagone se poser la question de ce que seront les dangers du monde dans vingt ans, lorsque le réchauffement climatique commencera à bouleverser les grands équilibres de la planète. Qu’en est-il en France ? Qu’a-t-on entendu durant la campagne ? Un candidat a-t-il dressé une vision du monde dans dix ans, de façon à savoir dans quel environnement international le pays va atterrir au bout de deux mandats ? Evidemment, cette discussion existe en France mais il est hallucinant qu’elle ne soit pas entrée dans le débat public durant la campagne. Il y aurait pourtant des sujets importants à évoquer pour la France, qui est tout de même encore une puissance nucléaire disposant d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.

Nous connaissons nos menaces directes : c’est le risque d’une Russie à la dérive, qui possède encore des milliers de têtes nucléaires en ‘hair trigger’ et qui pourrait demain nous contraindre à un chantage énergétique. C’est le problème d’un ensemble méditerranéen qui reprend les frontières larges de l’Empire ottoman, aux régimes instables, fragilisés par le terrorisme islamiste, peut-être tentés par la prolifération nucléaire, mais dont on ne peut fermer la porte. Au-delà, ce sont les menaces en Extrême-Orient, la question de la prolifération nucléaire et le changement climatique qui constitueront les grands sujets mondiaux. Dieu merci, le retour au pouvoir de la gauche démocrate aux Etats-Unis, qui est déjà en cours, devrait nous aider à « retrouver » notre ami américain - car seul l’allié atlantique a assez de poids pour entraîner le reste de la planète. Le défi du président ou de la présidente de la France consistera à comprendre que les frontières du monde se rétrécissent à vue d’œil et que, seuls, nous serons nus face au réveil des vieux géants...


Luc Mandret : A lire votre ouvrage "Babel minute zéro", le danger de guerres nucléaires semble réel et omniprésent, dans de nombreuses régions mondiales. Est-ce pour vous inéluctable ? Quel est l’état des lieux de l’armement nucléaire ? Avons-nous une idée de ce que pourrait être l’élément déclencheur ?

Guy-Philippe Goldstein : C’est la grande surprise que l’on peut se faire tous les jours. La guerre froide est terminée depuis plus de quinze ans. Et pourtant Américains et Russes détiennent encore chacun de 7 à 8.000 ogives nucléaires dont une grande part en alerte « hair trigger ». Ces armes de la guerre froide n’ont pas disparu, et ne sont pas près de disparaître. La Chine a son propre programme de développement de forces stratégiques. La prolifération nucléaire, on le voit bien avec l’exemple iranien, pakistanais ou nord-coréen, est une menace qui ne cesse de croître - c’est d’ailleurs pour cela que le président Chirac a modifié la doctrine nucléaire de la France en incluant la riposte au terrorisme. Nul ne sait si la guerre nucléaire est inéluctable. Mais l’arme nucléaire a déjà été utilisée contre des populations civiles ; cela ne fait après tout que soixante ans que nous vivons avec cette technologie, ce qui ne constitue pas grand-chose à l’échelle plurimillénaire de la civilisation humaine ; et enfin rien ne montre que l’on essaie de détruire non seulement les armes, mais la technologie elle-même. Pour ma part, je ne connais pas de systèmes fiables à 100% : il y a toujours une erreur, même improbable, même de 0.01%. Mais dans le système militaro-diplomatique qui dirige le monde, piloté par des hommes qui doivent parfois réagir à des menaces en quelques minutes, la faille pourrait un jour se traduire en souffle nucléaire. Avec le temps, nous atteindrons le risque 0.01%. Nous semblons aujourd’hui condamnés à vivre avec la Bombe jusqu’à la fin de nos jours.


Luc Mandret : La second menace terrible menaçant l’ordre mondial, et pouvant entraîner un chaos mondial, est la guerre informatique. Peut-on réellement penser que le black-out total menacera la civilisation moderne ? Au même titre que la prolifération nucléaire se veut maîtrisée par les accords internationaux, devient-il nécessaire de réfléchir à des accords internationaux de non-agression informatique ?

Guy-Philippe Goldstein : Ce qui est clair aujourd’hui, c’est qu’un dispositif s’est mis en place aux Etats-Unis : la dénonciation du traité Anti-Ballistic Missile par le gouvernement Bush Jr. dès juin 2002 a ouvert la porte à la militarisation de l’espace, qui constitue l’un des piliers de la guerre informatique car c’est à travers les satellites que transite l’information ; l’intégration en octobre 2002 de l’US Space Command à l’US Strategic Command a permis le développement d’un commandement unifié espace-cyber espace ; la directive présidentielle de juillet 2002 signée dans le cadre de la préparation de la guerre en Irak autorise pour la première fois l’utilisation offensive d’armes cybernétiques contre des réseaux informatiques.

Ce qui est également clair, c’est que de l’autre côté du Pacifique, la Chine n’est pas en reste : depuis 1994, elle a développé un programme d’armes cybernétiques reposant sur une doctrine originale qui reconnaît les avantages de « l’attaque de première frappe ». Et elle a prouvé en janvier de cette année qu’elle pouvait détruire des satellites ennemis. Là encore, tout comme le nucléaire, on ne voit pas comment mettre fin à ces nouveaux types d’armes - d’autant que, par définition, ces armes sont encore mieux dissimulées que leurs consœurs nucléaires. Elles sont d’autant plus dangereuses que leur objectif est de créer l’erreur chez l’adversaire. Et ce faisant, elles vont faire exploser le risque 0.01%.


Luc Mandret : La Chine apparaît, de par sa technologie, son économie et sa démographie, être le plus important contrepoids de la suprématie américaine. Les Etats-Unis doivent-ils s’attendre à perdre leur hégémonie en matière de diplomatie ? L’accepteront-ils et quelle peut être leur stratégie pour retarder cette probable échéance ?

Guy-Philippe Goldstein : Les néoconservateurs du Project for New American Century ne l’avaient pas accepté - toute la philosophie de leur document devenu base de travail de Bush Jr., « Rebuilding America’s Defense », consistait à maintenir une nouvelle thalassocratie impériale mais pacifique à l’image de la couronne britannique du XIXe siècle afin de contrecarrer l’émergence de l’autre empire - celui du Milieu. Cette approche semble aujourd’hui redevenue marginale. Il va falloir bien sûr compter avec la Chine, mais rien ne dit d’ailleurs que le reste des Occidentaux en profiteront, comme on le voit avec le nucléaire iranien ou le Darfour. Et puis les attributs de la puissance américaine n’ont pas disparu : la capacité à attirer les hommes (le pays est passé de 100 à 300 millions d’habitants en un siècle) ; les idées (car la presse est libre et le code de la propriété intellectuelle respecté) et les capitaux (grâce à un système de financement privé de l’innovation bien plus développé qu’en Europe ou en Asie, qui accepte l’échec et fonctionne main dans la main avec les Universités). Là-dessus, il reste encore un formidable outil militaire hérité de la guerre froide : il représente à lui seul en termes de dépenses l’équivalent de presque tout l’ensemble des autres grands pays réunis ! Tout cela ne va pas disparaître du jour au lendemain.

Par contre, ce qui a manqué au cours des six dernières années, c’est un leader compétent qui réinvente une manière de travailler avec les Alliés et la Chine. Vous savez, dirigé par un fratboy ex-alcoolo, même le philharmonique de Berlin finirait par produire de la merde...


Luc Mandret : Les exemples historiques et les détails des arcanes du milieu des renseignements américains, russes, français et chinois sont nombreux dans votre ouvrage. Pouvez-vous nous dévoiler une partie de vos sources d’informations ?

Guy-Philippe Goldstein : La beauté de l’affaire, c’est que, pour peu que l’on ait la patience de creuser un peu, l’essentiel de l’information est disponible via des sources ouvertes, en particulier lorsque l’on traite d’information non tactique. Et pour le reste, il est toujours amusant de se poser la question « en creux »... Pour ce qui est des sources historiques, deux ouvrages m’ont frappé : The Tiananmen Papers, édité par Andrew J. Nathan ; et Les Causes de la Première Guerre mondiale, un essai d’historiographie de Jacques Droz, qui cite le « Griff nach der Weltmacht » de Fischer.


Luc Mandret : L’Iran apparaît après l’Irak comme le nouveau mouton noir des faucons des Etats-Unis. Une guerre entre ces deux pays est-elle à craindre ? Quel rôle la France pourrait-elle jouer pour désamorcer ce risque de conflit armé ?

Guy-Philippe Goldstein : L’Iran est en crise : le président Ahmedinejad est ouvertement contesté après s’être lancé dans une longue suite de promesses budgétaires impossibles à tenir ; l’inflation n’est pas maîtrisée ; le pays est obligé d’importer du pétrole raffiné en raison d’une politique inconsidérée d’essence bon marché !... Et derrière, Rafsandjani attend au tournant. Si j’étais les Américains, je continuerais les pressions militaires afin de continuer à affoler le système bancaire iranien. Et j’attendrais que le fruit soit mûr, afin de le cueillir et de le déposer délicatement dans les mains reconnaissantes de Rafsandjani.


Luc Mandret : Il est beaucoup question dans votre livre des tensions entre Taiwan et la Chine. Pouvez-vous nous retracer l’historique de ces tensions, leurs causes, et les différentes probabilités d’évolutions ?

Guy-Philippe Goldstein : Sans faire un cours d’Histoire, je rappellerai simplement que tout cela date de la guerre civile de 1945-1949, quand les forces nationalistes du général Tchang Kai-Chek se sont enfuies dans l’île de Formose pour échapper aux communistes. S’en est suivie une longue guerre froide dans le détroit de Taïwan, ponctuée de deux crises militaires majeures en 1954 et 1958 où l’on a envisagé l’escalade nucléaire du côté américain. Dans les années 70, renversement d’alliance : la présidence américaine reconnaît le principe d’une seule Chine, mais le Congrès US impose en 1979 un traité avec Taïwan qui force l’Amérique à protéger Taiwan si elle est attaquée. Depuis, il y a eu de nombreux flux d’échanges commerciaux et humains. Mais la question demeure taboue en Chine : officiellement, le pays fera la guerre le jour où Taiwan, entre autres, déclarera son indépendance ou réalisera un essai nucléaire. Et d’ailleurs, en 1996, elle a failli dégénérer lors de tests de missiles chinois au moment où Taïwan organisait des élections démocratiques. Il a fallu l’intervention de la VIIe flotte américaine dans le détroit de Taïwan pour calmer le jeu. Il y a une part d’irrationnel dans cette affaire : pour la Chine, Taïwan fait partie du territoire chinois, point barre. Le gouvernement taïwanais ne pourrait faire sécession - même si dans les faits, c’est le cas depuis soixante ans !


Luc Mandret : Vous parlez très peu de l’Amérique du Sud. Pourtant cette région est très convoitée par les Américains, notamment en raison de la richesse de son sol. Et depuis quelques années, des gouvernements de gauche, refusant clairement le joug des Américains, ont fleuri sur ce continent. Comment les USA feront-ils pour retrouver une influence dans ces Etats ? Peut-on craindre le retour de dictateurs installés par le Pentagone ?

Guy-Philippe Goldstein : Là encore, la (courte) époque d’Otto Reich, le sous-secrétaire d’Etat en charge des basses œuvres de l’administration Bush en Amérique Latine en général et au Venezuela en particulier, semble totalement révolue. Je n’ai d’ailleurs pas beaucoup de sympathie pour un Chavez qui cherche l’amitié d’Ahmedinejad ou de Loukachenko, ce qui en dit long sur son respect de la démocratie : voilà encore un leader d’Amérique du Sud prêt à sacrifier tout principe sur l’autel de la haine anti-américaine. Je suis beaucoup plus intéressé par un Lula ou une Bachelet. Eux préparent l’avenir. Car les Etats-Unis retrouveront leur influence naturelle en Amérique du Sud - le jour où un politicien compétent reprendra les rênes du pays, tout simplement. Il y a aujourd’hui plus d’hispanophones aux USA qu’en Espagne (41 millions) et l’exemple de l’Etat de Californie montre que les destins de l’Amérique du Nord et du Sud vont continuer de naturellement se rapprocher.


Luc Mandret : L’Afrique ne se réveille toujours pas, les dictatures plus ou moins soutenues par l’Occident ne donnent aucun avenir à leurs populations. A-t-on raison de rester pessimiste ?

Guy-Philippe Goldstein : Depuis le processus de la Baule, la propagation des radios libres (pour citer Tom Friedman du New York Times) et la multiplication d’exemples intéressants (‘turnaround’ de l’Ouganda, des taux de croissance économique entre 5% et 15% dans certains pays), il se passe quelque chose en Afrique. Mais les malédictions conjointes du SIDA et des économies de la rente forcent la prudence. Tant que ne viendront fleurir dans la corne de l’Afrique cent petits ateliers de confection de jupes en coton que l’on retrouverait dans les sections « mode » des magazines du groupe Prisma Presse, il faudra encore espérer en des jours meilleurs pour ce continent oublié.


Luc Mandret : Quel avenir pour la diplomatie européenne ? Alors que le gouvernement britannique de Tony Blair a été l’allié de celui de George W. Bush tout au long de la guerre en Irak, s’opposant clairement à la France principalement, comment envisager la possibilité d’une diplomatie commune à l’Union européenne ? Comment l’entrée des pays de l’Est fera-t-elle évoluer l’axe franco-allemand ? Que devra être le travail de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy pour permettre à l’Europe de parler d’une seule voix ?

Guy-Philippe Goldstein : On l’a bien vu tant sur l’Irak que sur le dossier du nucléaire iranien et auparavant sur celui du Kosovo et de la Bosnie : il existe un groupe de tête en Europe constitué des trois plus grandes puissances militaires de l’Europe de l’Ouest, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Ce sont aussi les seuls pays (en particulier les deux premiers) qui possèdent porte-avions et capacités fortes de projections.

Pour que l’Europe parle « d’une seule voix », il faut donc d’abord que ce groupe de tête agisse de concert. Et en particulier que la Grande-Bretagne résiste aux sirènes de la special relationship avec les Etats-Unis (si bien sûr, cette autre puissance européenne que constituent les Etats-Unis s’opposait à la France et l’Allemagne). Or, de ce point de vue, la guerre en Irak marque peut-être un tournant. Cet alignement aveugle sur les positions américaines, sur le modèle de la diplomatie britannique depuis l’épisode de Suez de 1956, est peut-être révolu. C’est tant mieux, car cela ne pourra rendre le dialogue USA/G.-B./France/Allemagne, vital pour l’OTAN, que plus mature et constructif.

L’action du président français devrait donc se concentrer à créer un dialogue renforcé avec ces pays-là, auxquels pourraient se joindre par la suite l’Espagne et l’Italie. Sans jamais oublier de continuer à pratiquer la langue de Goethe ! Nous avons aussi notre propre special relationship, avec l’Allemagne... Ce n’est pas parce que ce concept fondamental de notre système stratégique a plus de cinquante ans qu’il faudrait en changer ! Au contraire : l’avenir de l’Europe passe dans le renforcement plus avant de cette alliance fondamentale. Et si la Grande-Bretagne voulait se mettre également au franzodeutsche, ne serait-ce que sur les questions de défense, ce serait carrément le nirvana...

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03 mai 2007

Map moi ça !

Je suis tombé sur un bien drôle de site que ce worldmapper.org, mais très intéressant. Il se propose de vous montrer le monde sous un nouvel angle. Soyez curieux, il y en a des centaines.

Regardez vous-mêmes ces 4 cartes que j'ai choisies. Il s'agit de relativité d'une donnée en fonction de la superficie du pays. La première carte : la population. La seconde : le nombre de MacDo. La troisième : la pauvreté. La quatrième : les morts violentes.











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Mon vote (pour la dame en) blanc

(Musique : Jane Birkin et Serge Gainsbourg chantent La décadence)



J'attendais de voir le débat d'hier soir pour me décider définitivement. Je ne voulais pas voter pour Ségolène Royal, si je la trouvais trop nulle à ce débat. Et autant dire que j'ai été assez agréablement surpris. Sur le fond, je ne vous dirai pas grand chose, allez plutôt lire le programme de Nicolas Sarkozy sur sarkozy.fr, et celui de Ségolène Royal sur desirsdavenir.org, ce sera plus simple. D'ailleurs je n'ai jamais vraiment cru aux débats d'idées pendant un débat d'un tel enjeu. Un peu défaitiste sûrement, mais assez réaliste je crois. D'ailleurs, si on analyse un peu, c'était étonnant de voir la candidate du Parti Socialiste aborder sans problème aucun les sujets traditionnellement de droite, et ainsi plus de l'entreprenariat ou de l'insécurité que des droits sociaux ou de l'intégration.

Ma surprise provient surtout de la forme. J'ai retrouvé la Ségolène Royal castratrice que l'on connaissait déjà. Mais j'ai aussi découvert une candidate incisive et réactive. Oublié son discours haché, fade et monocorde. Ses phrases sont posées, les temps de respiration bien étudiés. Elle apparaît comme un véritable animal de plateau. Les gestes sont étudiés, le regard ferme et volontaire. Elle me fera rire à plusieurs reprises même, c'est dire ! Elle ne lâche pas, et ne veut pas donner le dernier mot à son adversaire dans les plus gros sujets de désaccord. J'ai noté aussi sa dernière intervention, fixant l'oeil de l'objectif, s'adressant directement aux téléspectateurs.

Inversement Nicolas Sarkozy apparaît comme le méchant élève face à sa maîtresse. Souvent agressé, il fuit le regard de Royal, s'enfonce dans son siège, se ratatinant au fur et à mesure du débat. Et dès qu'il perd pied, il préfère s'adresser à son P(a)P(a)DA, le regardant lui plutôt que la candidate PS, et parlant de Royal à la 3ème personne, le summum de la goujaterie ! Le petit garçon Nicolas multiplie les "madame" pour s'adresser à Royal, citant à de nombreuses reprises François Hollande, façon de s'adresser à l'homme plus qu'à la femme, révélateur de la psychologie du candidat UMP.

Mon choix me poussant à voter pour Ségolène Royal, plutôt que de voter blanc comme je le pensais au départ, germait tout-de-même depuis plusieurs jours. Mon positionnement n'était pas très défendable. J'avais choisi de voter pour François Bayrou, principalement car je le pensais plus à même de battre Nicolas Sarkozy, et je le pense encore. Je voterai donc pour Ségolène Royal, refusant les choix de société que le candidat de droite souhaite instaurer en France.

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02 mai 2007

Le débat : round I

Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore vu cette vidéo : elle date de 1993, après les élections législatives, et déjà Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'affrontaient sur un plateau de TV, en l'occurrence celui de France 2 avec Mme Arlette Chabot.

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Vive le vin !

Je suis honoré de vous annoncer ma nomination comme Secrétaire d'Etat à la Viniculture du gouvernement de Monsieur Laurent Gloaguen, sous la Présidence de Nicolas Ier. J'ai demandé à notre Premier Ministre de mettre à l'ordre du jour du premier Conseil des Ministres la mesure suivante permettant de "rendre le vin obligatoire dans toutes les cantines scolaires, de la fonction publiques, et des entreprise privées". Par ailleurs, pour fêter cette nomination, je déclare le 2 Mai Journée Nationale de Beuverie, avec un cadeau surprise pour le plus gros consommateur !

Voici la liste de ce gouvernement :

Premier ministre : Laurent Gloaguen.
Ministre des Affaires étrangères, M. Guillermo.
Ministre de l’Éducation nationale, M. Garfieldd.
Ministre de l’Intérieur, M. Tristan Nitot.
Ministre de l’Économie et des Finances, M. SM d’Éconoclaste.
Ministre de la Défense, M. Matoo.
Ministre de la Justice, M. Philippe Bilger.
Ministre de la Santé et des Solidarités, Mme Samantdi.
Ministre de la Culture et de la Communication, M. Jules.
Ministre des Transports et de l’Équipement, M. Dirty Denys.
Ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, M. Ludovic Blécher.
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, M. Koztoujours.
Ministre de l’Écologie et du Développement durable, M. Bix.
Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. XIII.
Ministre délégué aux Affaires européennes, M. Eolas.
Ministre délégué à la Réforme de l’État, M. Verel.
Ministre délégué à la Famille et l’Enfance. Mme Veuve Tarquine.
Ministre délégué à l’Enseignement supérieur et la Recherche. M. Jean Véronis.
Ministre délégué au Budget, M. Alexandre Delaigue.
Ministre délégué à la Fonction publique, M. Melismes.
Ministre délégué à l’Aménagement du territoire, M. Daniel Glazman.
Ministre délégué au Commerce extérieur, M. Patrice Cassard.
Ministre délégué aux Libertés publiques et à la Modernisation du Droit, M. Frédéric Rolin.
Ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, Commerce, Artisanat et Professions libérales, M. Hugues Seraf.
Ministre délégué aux Relations avec le Parlement, M. Grey Mondain.
Ministre délégué à la Cohésion sociale et à la Parité, Mme Vroumette.
Ministre délégué à la Poésie et au Cadre de vie, M. Karl Dubost.
Ministre délégué à l’Insertion professionnelle des jeunes, M. Vinvin.
Ministre délégué à l’Outre-mer, M. Christophe Ginisty.
Ministre délégué au Tourisme, M. Chryde.
Ministre délégué aux Anciens combattants, M. Authueil.
Secrétaire d’État à la Protection des animaux, Mme Martine Pagé.
Secrétaire d’État à la Viniculture, M. Luc Mandret

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01 mai 2007

Les tricheurs de TF1

(Musique : Volontaire par Alain Bashung et Noir Désir)



Ce soir sur TF1, j'apprends grâce à Daniel Schneidermann sur le BBB (car je ne lis pas les programmes de la première chaîne de France), que le "journaliste" Charles Villeneuve nous propose une émission du "Droit de Savoir" intitulée : "Une enquête sur la France qui triche". Et voici le début du synopsis de cette émission (je n'ai pas le courage de tout mettre, j'ai peur que vous soyiez pris de convulsions ou de reflux gastro-oesophagiens) :

Faux chômeurs, RMIstes fraudeurs et malades imaginaires : enquête sur la France qui triche

La fraude sociale coûte chaque année plusieurs milliards d'euros à l'Etat et contribue largement au déficit des organismes sociaux. "Rmistes" fraudeurs, faux chômeurs, malades imaginaires, certains aigrefins ne manquent pas d'imagination pour escroquer la Caisse d'Allocations Familiales, la Sécurité Sociale ou encore les Assedic. Un exemple : Thierry a quarante-quatre ans, vit à Roanne et a réussi l'exploit de vivre des Assedic depuis vingt-quatre ans ! Grâce à ses indemnités chômage et aux allocations logement, il a même réussi à devenir propriétaire d'un trois pièces. Comment ce "pro de la farniente" réussit-il à contourner le système et à passer à travers les mailles du filet depuis si longtemps ? En plus des fraudeurs à la petite semaine, il existe depuis quelques années des escrocs très organisés qui pillent les systèmes sociaux à très grande échelle. Comment s'y prennent-ils ?

Autant vous dire que je ne serai pas devant TF1 ce soir. Je trouve que ce "reportage", à une semaine du second tour des élections présidentielles est très dangereux pour notre démocratie. Comment ne pas être révulser par cette propagande clairement de droite ? Ne servant qu'à monter les français les uns contre les autres, des "gentils travailleurs" contre des "méchants assistés profiteurs". Comment ne pas éviter les amalgames ?

Que fait le CSA ? N'y a-t-il pas un problème de partialité lorsque l'on sait que Charles Villeneuve, en compagnie de ses collègues de TF1 Arthur et Véronique Genest pour ne citer que les plus vus (pour les autres, il suffit de regarder n'importe quel plateau de TF1 tout au long de l'année), était présent au meeting de Nicolas Sarkozy, ce dimanche dernier à Bercy ?

Je m'amuse donc lorsque l'on dit que Doc Gynéco, comme soutien du candidat UMP, fait réduire le temps de parole de Nicolas Sarkozy, lorsqu'il parle de politique sur un plateau de télévision. Mais quid des émissions propagandistes de Monsieur Villeneuve ? J'aimerais savoir si la législation peut s'appliquer à l'animateur de TF1. En effet il est indiqué dans les textes de loi, que "le temps d'antenne comprend le temps de parole et l'ensemble des éléments éditoriaux consacrés à un candidat et à ses soutiens". Si un juriste passe par ici, merci de nous renseigner. En attendant, vous pouvez demander des explications, en envoyant un mail au président du CSA, Monsieur Michel Boyon, le même qui a participé à la privatisation de TF1 comme directeur de cabinet de François Léotard, alors ministre de la culture et de la communication.

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