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31 octobre 2007

Feu nourri contre Razzye Hammadi

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(Précision du 05/03/2009 : suite à la demande de l'avocate de l'une des personnes nommées ci-dessous, je vous informe que : "le 24 Septembre 2008, Monsieur le Procureur de la République de Créteil a indiqué qu'il n'engagerait pas de poursuites pénales et ne saisirait donc pas le Tribunal Correctionnel à la suite de la plainte déposée par le Maire d'Orly pour tentative d'inscription frauduleuse sur les listes électorales de sa commune".)


Est-ce le début de la fin du MJS ? J'ai quitté le Mouvement des Jeunes Socialistes en 2006, après avoir été encarté six années durant. D'abord dans le Morbihan, puis rapidement dans le Haut-Rhin, ensuite dans les Yvelines, puis à Paris. J'ai donc connu différents présidents du MJS, notamment Charlotte Brun, David Lebon, puis Razzye Hammadi. Chacun leur style, chacun leurs pratiques.

J'ai vu à de nombreuses reprises des pratiques guère reluisantes au sein du Mouvement des Jeunes Socialistes : les fausses cartes, les fédérations mises sous tutelle pour ne pas en perdre le contrôle, les réunions avec des militants venus de nulle part, et j'en passe des meilleurs. Avec l'ère Hammadi, le MJS a perdu son âme, son indépendance. Je le dis en mon nom propre, mais également pour encore discuter avec des militants, qu'ils soient royalistes, fabiusiens, strauss-kahniens, mais aussi de la majorité du MJS, la tendance Hamon. Peu ont apprécié la façon dont Razzye et quelques uns de ceux qu'on appelle au MJS les "Razzye boys" n'ont servi qu'à être les caniches de François Hollande, toujours à la pêche aux postes et aux mandats.

Pendant ce temps, difficile pour les jeunes socialistes de travailler sur le fond. Les luttes de pouvoir, l'appareil à garder semble emboliser toute leur énergie.

Symptomatique est la volonté du président du MJS d'introniser son successeur, Antoine Détourné, secrétaire national du MJS. Et le souhait de Razzye Hammadi de se parachuter pour les prochaines municipales. La caricature du carriériste apparatchik. Dur dur cependant : les pratiques des anciens, mais pas encore les même facilités. Sur le blog Ouest-Socialiste, le rédacteur se félicite que le président du MJS ne se présente pas à Hénin-Beaumont, viré par les militans locaux, par peur que cela ait pu faciliter l'élection de Marine Le Pen. Premier parachutage manqué.

Parachute de secours : la mairie d'Orly. Deuxième atterrissage manqué. Comme nous l'apprenait le Canard Enchainé, la mairie tenue par Gaston Viens, a refusé une dizaine d'inscriptions sur les listes électorales de cette ville. Le maire explique : "Ils n'avaient pas suffisamment de preuves de leur attachement à la ville d'Orly".

J'ai réussi à me procurer la liste de ces personnes reboutées. J'ai hésité à la publier, n'aimant pas les listings. Je n'aurais pu donner que les initiales et les fonctions, cela serait revenu presque au même. Et puis surtout, les noms circulent partout dans Solférino et dans les fédérations.

Voici donc les personnes que le président du MJS Razzye Hammadi voulait faire venir à Orly pour soutenir son parachutage : Benoît Curinier (secrétaire National du MJS à l'International), LS (secrétaire Nationale à l'aménagement du territoire, à la ville, et au logement), JRM (membre de la Commission Nationale d'Arbitrage), Marion Pigamo (membre du Bureau National, ex-animatrice Fédérale des Bouches-du-Rhône, permanente du MJS), Morgane Ollivier (ex-animatrice fédérale du MJS 83, permantente du MJS), Loriane Deniaud (Membre du Bureau National), Barbara Verlach (Animatrice Fédérale de la Loire), Chahid Dhaouadi (militant de Toulon, ville d'origine de Razzye Hammadi), David Abrial (militant MJS de la Loire), Pierre Esselinck (militant du MJS de la Loire), Miguel Tejos (Trésorier du MJS Paris), Rose Michel (militante du MJS Paris) et Florence Stivenard (ancienne membre du Bureau National).

Je pressens que le prochain et huitième congrès du MJS, qui se tient ce week-end à Bordeaux, risque d'être mouvementé, et que l'on risque d'entendre parler de ce parachutage dans les couloirs. Les bloggeurs socialistes commencent d'ailleurs à faire entendre leur voix. SocialisTIC titre sur "La mort d'une organisation". Maxime Pisano annonce qu'il en a "marre de tout retenir" et promet le grand déballage. Yves Formentin annonce qu'il quitte le mouvement. Je lui laisserai d'ailleurs le mot de la fin, de part cette citation de Razzye Hammadi qu'il reprend :

"Nous devons cesser de présenter des candidats parachutés à la dernière minute, et mieux préparer un cheminement local de candidats sur plusieurs années."
(Razzye Hammadi - hebdo des socialistes - 20 octobre 2007)

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30 octobre 2007

14ème édition de la République des Blogs

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Demain mercredi 31 Octobre, 14ème édition de la République des Blogs au café le Pavillon Baltard.

J'en serai.

N'hésitez pas à venir vous joindre à nous, je pense que ce sera très sympathique, au regard des personnes inscrites.

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29 octobre 2007

Commission Balladur : l'intervention de Bastien François

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Vous trouverez ci-dessous un texte très intéressant de Bastien François en réaction à la remise du rapport de la Commission Balladur sur les réforme des institutions. Cette intervention est parue dans la revue Mouvements (dont je vous conseille fortement la lecture).

Bastien François est professeur de science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, directeur du CRPS (Centre de recherches politiques de la Sorbonne), et co-auteur de "La Constitution de la 6e République" avec Arnaud Montebourg.


Beaucoup de bruit pour rien ?

Par Bastien François
On n’attendait pas du comité chargé par Nicolas Sarkozy de « la modernisation et [du] rééquilibrage des institutions de la Ve République » qu’il fasse œuvre révolutionnaire. Mais on n’escomptait pas non plus copie si médiocre. 29 octobre 2007.

Qu’on ne se méprenne pas, à côté de propositions lénifiantes comme celle qui consiste à « mieux représenter l’opposition dans les manifestations officielles », le comité Balladur propose des réformes importantes et bienvenues – sur les pouvoirs du Parlement et l’organisation du travail parlementaire, le cumul des mandats, la saisine du Conseil constitutionnel, etc. Certaines seront sûrement discutées (comme le fait d’instaurer un premier filtre électif à l’élection du président de la République), d’autres devraient recueillir les suffrages de la gauche (après tout, les principales propositions « parlementaristes » du comité Balladur viennent de la gauche, quand elles n’ont pas été simplement recopiées dans le projet de la Convention pour la 6ème République). Chacun pourra trouver dans les 77 propositions du Comité Balladur des motifs de satisfaction ou, à l’inverse, d’indignation. Certains manques sont en effet particulièrement criants (par exemple sur l’inscription de la France dans l’Union européenne), le flou de certaines propositions ne laisse pas d’interroger (par exemple sur la Justice), la façon d’évacuer certains problèmes laisse perplexe (par exemple le rôle du Sénat), certaines solutions sont loufoques (régler le problème de la représentativité des députés en instillant une dose minuscule de proportionnelle). Et l’on peut douter de l’utilité de constitutionnaliser la pratique présidentialiste du régime – le président de la République « définit la politique de la Nation », à charge pour ses collaborateurs (le gouvernement) de la « conduire » – au risque de provoquer une crise grave à chaque cohabitation. Mais l’essentiel n’est pas là.

L’essentiel du rapport Balladur tient en réalité dans le fait qu’il entérine la conception sarkozienne de la responsabilité politique. C’est en effet avec la « responsabilité » comme mot d’ordre que le président de la République a décidé d’engager une procédure de réforme de la Constitution. « Il ne peut y avoir de pouvoir fort sans responsabilité forte » a-t-il expliqué le 12 juillet dernier à Epinal, en précisant que « dès lors que le président gouverne », ce dernier doit être « responsable ». Pour cela il faut que le président « puisse s’exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats », mais aussi que le pouvoir présidentiel de nomination « soit encadré pour les postes de haute responsabilité [et] que la décision soit partagée avec le Parlement ». Il y a là de quoi être perplexe. De quelle responsabilité parle donc Nicolas Sarkozy ? Lorsqu’il évoque le discours annuel devant le Parlement d’un président qui gouverne, c’est celle de tout chef qui, dans une organisation soumise aux impératifs de communication contemporains, exerce effectivement le pouvoir qui lui a été confié et explique alors ce qu’il fait.

La responsabilité politique ce n’est pourtant pas que cela. Dans les démocraties parlementaires – ce qu’est la Ve République, même « présidentialisée » – elle se mesure d’abord par rapport à l’état d’une relation qui se dénomme « confiance ». Les gouvernants doivent être en permanence en mesure de rendre des comptes sur l’usage qu’ils font ou ont fait de la confiance qui leur a été accordée. Cette confiance qui peut être renouvelée à tout moment, peut disparaître aussi subitement. Avec la réforme prônée par le comité Balladur, le gouvernant suprême – le président de la République – choisira son calendrier et le thème de son discours, vantera les mérites de son action, écoutera poliment les louanges de ses supporters et les critiques de ses opposants, et s’en retournera tranquillement à l’Élysée, son devoir communicationnel accompli (et en ayant affaibli au passage le Premier ministre – pour quel bénéfice ?). A aucun moment, la question de confiance ne pourra être posée. Cela vaudra également pour les commissions d’enquêtes parlementaires, devant lesquelles le comité Balladur a eu l’immense audace de penser que le président de la République pourrait demander d’être entendu… Drôle de responsabilité qui s’apparente au bon plaisir du monarque. Être responsable politiquement c’est aussi, après avoir rendu des comptes, tenir compte. C’est pour cela que les parlementaires disposent d’un moyen de pression : la menace de censurer – de renvoyer – le gouvernement. Ici le président, qui a pourtant absorbé dans sa personne tout le gouvernement, ne pourra être censuré alors qu’il conservera l’arme disciplinaire de la dissolution de l’Assemblée nationale. C’est ainsi un président hors d’atteinte, mais potentiellement menaçant, qui se présentera chaque année devant le Parlement. On se demande où est le « rééquilibrage » des institutions… La responsabilité politique selon Nicolas Sarkozy – et, à sa suite, le comité Balladur – c’est donc ça : un président tout puissant qui, sans prendre le moindre risque, daigne venir expliquer sa politique devant les parlementaires. Autant organiser directement cette opération de communication à la télévision…

On rétorquera sans doute que la critique est excessive. Le comité Balladur ne veut-il pas, dans le même temps, limiter les possibles abus de pouvoir présidentiel en accroissant les pouvoirs du Parlement ? Ne donne-t-il pas un signal fort de cette volonté en permettant aux parlementaires d’intervenir dans la nomination des plus hauts responsables publics ? En réalité, cette proposition est une autre illustration de l’ambiguïté de la conception sarkozienne de la responsabilité politique. Que le Parlement auditionne (si possible publiquement) les hommes et les femmes que le président de la République souhaite nommer aux plus hautes responsabilités de l’État, qu’il soit même conduit à exprimer son avis par un vote, constituera assurément une véritable avancée. Mais que le Parlement « partage » le pouvoir présidentiel de nomination sera en fait une façon pour le président de la République de se défausser de sa propre responsabilité de gouvernant, tout en pratiquant une forme assez délétère de confusion des pouvoirs.

La responsabilité politique ce n’est pas partager son propre pouvoir, c’est assumer pleinement les conséquences de son exercice, c’est donc prendre des risques. Si elle s’en tenait aux propositions du comité Balladur, la réforme constitutionnelle ne toucherait donc pas à l’essentiel : les conditions d’exercice démocratique du pouvoir. Le président de la République, devenu officiellement le chef réel du gouvernement, ne serait responsable devant personne ; les parlementaires verraient certes leurs pouvoirs accrus (à la marge), mais l’hôte de l’Elysée serait inatteignable. Un pas en avant, deux pas en arrière.

Le piège politique, bien à la manière de Nicolas Sarkozy, consisterait alors à prendre au sérieux tel ou tel aspect du rapport Balladur, à le discuter, à vouloir l’amender en perdant de vue le plus important : ces 77 propositions, pour séduisantes que certaines puissent être, ne règlent en rien le problème démocratique de la Ve République, le découplage entre exercice du pouvoir d’Etat et responsabilité politique des gouvernants. Le rapport Balladur, à cet égard, n’est qu’un leurre, comme la muleta qu’agite le toréador avant le meurtre rituel qu’il va commettre. Un leurre grossier, mais dont on peut prédire qu’il sera d’une redoutable efficacité, soit qu’il incite les partisans du pouvoir en place, effrayés par les maigres avancées du rapport, à faire machine arrière et à enterrer le projet de réforme, soit qu’il conduise à orienter le débat sur des questions accessoires.

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28 octobre 2007

Sonnette

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27 octobre 2007

Les surveilleurs de Nicolas Sarkozy

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Le blog des Surveilleurs de Sarkozy vient de se lancer. Il se propose de rassembler "les blogs qui observent Sarkozy, commentent ses décisions et leurs effets, et notent les sources. Une bibliothèque de tout ce qui passe trop inaperçu".

Pour le moment les blogs référencés sont : Peuples.net,
Desirrepublicain, L'archipel rouge, Intox 2007, Ce n'est pas mon président, Résistons, Sauce Politique, Le vrai débat, A l'évidence, Politis, La france qui se lève tard, Groupe de surveillance des actions de N Sarkozy, Libre cours pour Candide, VivreavecSarkozy, Sarkoland, Les 17 millions, Journal, Sarkozy sous surveillance, On vous avez prévenus et On ne pourra pas dire qu'on ne sait pas.

Bon courage pour cette initiative, je pense que le travail est conséquent.

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26 octobre 2007

Le blog de Claire Chazal : culture et néant

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Je vais m'attaquer à un monument. Claire Chazal, première victime des érotomanes français, et accessoirement présentatrice du JT de 20h de TF1 tient un blog. Dans sa présentation, Claire Chazal adopte le ton blog : elle va nous parler de ses "coups de cœur culture, sorties mais aussi ses billets d’humeur sur la vie politique de notre pays".

Et attention, la culture peut se réjouir : au menu des interviews des grands artistes français : Sébastien Chabal, Amanda Sthers (Madame Patrick Bruel), Gérard Darmon, Arthur, Dani Boon. Que des artistes inconnus pour lesquels il est nécessaire de donner un coup de pouce. Ne soyons pas totalement mauvais : on trouve également une critique du dernier roman d'Amélie Nothomb, des photos du festival de Grignan, et c'est à peu près tout.

Le je-nous de Claire ressemble en réalité plus à du sous-TF1 qu'à un blog : des interviews mal filmées, une lumière atroce, un son médiocre, et finalement pas très "in the mood of blog". D'ailleurs, très peu de commentaires.

Finalement, je ne vous en aurais surement pas parlé si je n'avais lu la dernière note du blog de Claire Chazal : une interview de Sarah Forestier. Je n'ai rien contre cette actrice, sinon que je la trouve incroyablement mauvaise comédienne et agaçante. Sarah Forestier nous parle au micro de Claire Chazal de son coup de coeur : un groupe de rock ou de pop, elle ne sait pas. On comprend juste que le groupe s'appelle TheDo et qu'elle adoooore TheDo, et qu'ils sont sur myspace.

Voila, c'était la chronique culturelle du blog de Claire Chazal. Quand commence-t-on à s'inquièter ?


Forestier-chazal
Video
Envoyé par redactiontf1 sur wat.tv

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25 octobre 2007

Martine milite au MoDem

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J'avais adoré le détournement des couvertures des aventures de Martine. J'en avais partagé quelques unes avec vous. Désormais des petits malins ont créé le Martine cover generator, permettant de créer ses propres couvertures.

Forcément, vous connaissez mon esprit caustique, et je n'ai pas pu m'empêcher de faire entrer Martine au MoDem ...


MIP MIP a les mêmes obsessions que moi, et voit de la politique partout, même avec Martine. Si vous voulez jouer vous aussi, créez votre couverture et mettez un petit commentaire ...

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24 octobre 2007

Grand colloque mondial des Facebookers du 18eme arrondissement

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Tout ou presque est dit dans le titre de la note. Demain jeudi 25 Octobre se tient une rencontre des Facebookers parisiens du 18ème arrondissement. Rendez-vous à partir de 20 heures au Clair de Lune (à l'angle des rue Ramey et Clignancourt). Dress code pour se reconnaître : des lunettes de soleil !

Je crois que c'est la première rencontre "in real life" de personnes inscrites sur Facebook. J'irai y faire un saut, n'hésitez pas à passer boire un verre avec nous !

Toutes les infos sur le Neighborhoods du 18ème !

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Jean Sarkozy et Sophie Tapie

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C'est 20minutes qui le relate : Jean Sarkozy et Sophie Tapie devraient se retrouver dans "cette pièce de Claude Magnier écrite en 1958 et qui compte parmi les plus grands succès du théâtre de boulevard. "Oscar" a été porté à l'écran par Edouard Molinaro en 1967".

Je ne doute pas des talents du fils de Nicolas Sarkozy et de Marie-Dominique Culioli (quoique son charisme semble limité au regard des photos). Je ne doute pas de ceux de la fille de Bernard Tapie : la preuve, elle joue dans Commissaire Valence avec son cher père. Simple coïncidence bien entendu.

Je ne sais pas qui est le metteur en scène (Roger Hanin ?), mais j'avoue être assez dégoûté par ce genre de nouvelles. Le règne des "fils de" va s'accéler. Le népotisme s'étend aux milieux culturels.

Les Sarkozy vont nous envahir partout. Bientôt, allez savoir, peut-être Petit Louis sortira-t-il un single d'une reprise (bien que je doute que "Ne me quitte pas" fasse partie de la discothèque de "Bon courage mon papa").


Quand je vois combien d'acteurs doués que je peux connaître peuvent galérer pour monter sur les planches. Heureusement, l'histoire saura reconnaître les talentueux, les vrais artistes.

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22 octobre 2007

Je suis candidat

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Je suis candidat à l'élection présidentielle de Facebook. Je ne vous ferai pas de promesses, au moins je suis sûr de tenir les engagements de mon programme.

Votez pour moi.

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21 octobre 2007

L'autre lettre de Guy Moquet : tuer le capitalisme

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Je me suis déjà fendu d'une critique quant à la lecture de la lettre de Guy Moquet dans les écoles : si vous ne lisiez pas encore ce blog ou si vous ne vous en souvenez pas, vous pouvez relire la note consacrée. Je n'ai absolument pas changé d'avis sur la question, je trouve toujours l'idée de cette lecture démagogique, populiste et ridicule.

Et en fouillant un peu (pas beaucoup non plus), j'ai atterri sur un poème écrit par Guy Moquet. Ce texte fut trouvé sur Guy Moquet le jour de sa mort. Je propose donc à tous les professeurs qui passent par ici de lire, demain lundi 22 Octobre, ce poème en complément de la lettre imposée par Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy.

Voici donc Tuer le capitalisme :

Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage

Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortitr de la prison
Pour tuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice

Alors, messieurs Laporte, Darcos et Sarkozy, toujours d'accord pour que Guy Moquet serve de modèle pour nos chères petites têtes blondes (et autres) ? Ne choisir qu'une lettre n'est-il pas dangereux ? Cette action ne vire-t-elle pas au ridicule ? La communication vous fera-t-elle perdre vos valeurs, si jamais vous en avez ?

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20 octobre 2007

Daniel Vaillant, stop ou encore ?

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Le vote aura été serré. 291 voix pour Daniel Vaillant contre 235 pour Didier Guillot. Moins de 60 bulletins d'écart entre les deux prétendants socialistes à prendre la tête de liste du PS pour les municipales dans le 18ème arrondissement.

Depuis l'investiture interne de Daniel Vaillant, il est amusant de voir que je reçois sur ce blog ou par mail des commentaires et mails, pour la majorité de militants socialistes, certains d'ailleurs travaillant à la Mairie de Paris, exultant de la victoire du maire actuel. Ironisant sur le challenger. Pointant l'écart en pourcentage : 55% pour Vaillant, 45% pour Guillot. 10 points d'écart. Et ceux-là de rêver sur la fin du "royalisme".

56 voix d'écart, Daniel Vaillant a eu très chaud, qu'ils ne l'oublient pas tous ses supporters. Même Daniel Vaillant, pourtant populaire et indécrottable figure du 18ème arrondissement, pourtant soutenu par Lionel Jospin, par Bertrand Delanoë, par Annick Lepetit, a manqué de peu voir son fauteuil lui passer sous le nez.

Maintenant, tous les socialistes vous diront qu'ils sont tous réunis pour faire gagner leur propre camp. Mais si il est une chose qui est sûre, c'est la perte de vitesse du député-maire actuel du 18ème arrondissement. Et je me dis que les choses ne sont pas jouées. Si même dans son propre camp Daniel Vaillant est mis en danger, pourquoi ne le serait-il pas aux municipales ? Evidemment, on pourrait me retorquer que cela n'est pas représentatif, à juste titre. On mettrait en avant le fait que Guillot, soutien convaincu de Ségolène Royal, n'a eu comme presque seul objectif de "faire des cartes" comme l'on dit en jargon politicien.

Mais le 18ème arrondissement est un quartier en pleine évolution. Les électeurs vont et viennent. Nombreux n'ont pas la fidélité historique que peuvent avoir à son encontre certains vieux militants PS. Je ne suis pas persuadé que les électeurs de Ségolène Royal à la présidentielle se retrouvent dans la candidature de Daniel Vaillant. Ceux-là pourraient se retrouver dans la candidature MoDem. Je ne suis pas sûr que le vote utile soit un argument qui fasse encore ses preuves. Et les bonnes implantations des figures locales des Verts et du PCF pourraient perturber Daniel Vaillant dans sa réelection.

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18 octobre 2007

Le match du jour : divorce contre grève

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Je suis rentré ce soir exactement à temps pour le JT de 20 heures de PPDA. Au programme : 12 minutes en ouverture sur le divorce du président, puis 12 minutes sur la grève de ce jour. Imaginez : les histoires conjugales de Cécilia Sarkozy et de son président de mari semblent aux yeux de TF1 plus importantes que les régimes spéciaux des (officiellement) 500 000 personnes touchées par la réforme du gouvernement Fillon.

Et l'on peut se demander à juste titre si l'annonce du divorce n'est pas calculée. En effet, le divorce semble avoir été consommé lundi dernier. Pour n'être annoncé que 4 jours plus tard. Sachant forcément qu'aujourd'hui était jour de grève. Ce n'est pour moi absolument pas une coïncidence. Forcément, TF1 n'en parlera pas. Le résultat est efficace : une médiatisation amoindrie pour deux sujets gênant Nicolas Sarkozy. En mettant son divorce sur le devant de la scène, même par un très court communiqué, faussement pudique, l'équipe de communication de l'Elysée oblige la presse à parler moitié moins des deux sujets d'actualité.

Le succès des grèvistes semble évident sur le papier : un fort taux de mobilisation, un blocage parfait. Mais désormais seuls vont importer de savoir si Nicolas Sarkozy entretient toujours une relation, ou va renouer sa liaison avec la journaliste Anne Fulda. Les blogs et la presse people (étrangère, celle qui n'est pas aux bottes de la présidence) nous relateront les aventures de Cécilia Sarkozy avec Richard Attias. On obligera la France à se préoccuper du sort du petit Louis, de sa garde partagée. On vous parlera d'un couple en période de divorce comme tous les autres.

Et j'espère que les syndicalistes et grèvistes renouvelleront leur action, car évidemment le gouvernement fera la sourde oreille. Je ne dis pas ça pour le fond du problème. Mais j'aime beaucoup cette ambiance de grève. J'aime ses rues parisiennes envahies par piétons, cyclistes et rollermen. J'aime ces instants de vie. Cette jeune femme par exemple, habillée très court avec talon aiguille, apparemment peu habituée aux marches à pied, recueillie par un grand-père à l'arrière de son scooter d'un autre âge.

Forcément les râleurs sont les plus bruyants, ceux conchiant "les syndicats" sans cherche à distinguer ou à comprendre. Certes les transports en commun sont bloqués. Mais au final, est-ce si désagréable de déplacer à vélo ou à pied ? Ma petite personne s'est rendu en Vélib au travail. Je suis rentré à pied, une heure pour le trajet de Bastille à Marx Dormoy. Fatiguant il est vrai pour le sédentaire que je suis, mais j'ai la certitude d'avoir une nuit reposante. Sans parler que ce sport exceptionnel fait plaisir à mes poumons de fumeur. Sans oublier que tout cela muscle mes mollets, galbe mes fessiers, fait travailler mes abdominaux.

Cette grève montre également les limites du Vélib. Combien de stations sans vélo disponible ? Combien de stations pleines, rendant compliqué de rendre son Vélib dans tout un quartier ? Sans compter ces stations emplies de vélos aves selles cassées, chaines manquantes, pneus crevés. De quoi relativiser l'impact du principal outil de communication de la campagne de Bertrand Delanoë.

Amis syndicalistes : je veux et exige une nouvelle grève ! Nous croiserons alors les doigts pour que Nicolas Sarkozy n'annonce pas son remariage, ou une dent cassée, Patrick Poivre d'Arvor pourrait transformer ce bobo par un attentat planétaire.

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15 octobre 2007

La Poste : libérez nos sous !

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14 octobre 2007

Victoire des socialistes !

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Pour une fois que la jolie rose gagne contre le méchant volatile coq bleu, on ne devrait pas se réjouir ?
Voila qui devrait donner du baume au coeur de tous nos amis socialistes et de gauche : une belle rose, bien rouge, qui gagne en France ! Oui avec Nicolas Sarkozy, ensemble tout est possible, même une victoire de la rose.

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12 octobre 2007

Le MoDem est-il démocrate ?

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Vous saviez que Marielle de Sarnez était officiellement candidate aux municipales de Paris ? Oui, vous étiez au courant qu'elle était pressentie, qu'elle devait prendre la tête de la liste MoDem dans la capitale. Mais on attendait une officialisation de cette candidature. Elle a eu lieu ! Comment ça, vous n'êtes pas au courant ? Imaginez-vous que nous avons appris cela par le site du Mouvement Démocrate. Class, nan ? Pire que la dépêche AFP de Lionel Jospin, la note inaperçue sur un site internet ! Certes tout cela est moderne, mais on pourrait attendre un peu plus de panache.

Le problème n'est bien entendu pas sur la façon dont l'annonce a été faite. Le problème, c'est le fond de l'annonce. L'investiture par les militants ? On connaît pas au MoDem. Pour l'occasion je suis retourné lire la proposition de charte éthique proposée par François Bayrou. On lit le point 11 : "Les investitures aux élections relèvent d'une procédure transparente définie par les statuts". Petit problème : les statuts du MoDem n'existent pas. Vu que le MoDem officiellement n'existe toujours pas. Alors vient le problème des investitures : comment peut-on investir les candidats d'un parti qui n'existe pas ? Sont-ce les candidats de l'UDF, ou bien ceux du MoDem ?

Revenons aux 41 personnes investies. Car il y a 41 investitures. Pourquoi ce chiffre ? Pourquoi n'avoir délibéré que sur un nombre très restrient de communes ? Quel logique dans tout cela. Parmi les 41, il y a donc celle de Marielle de Sarnez. Elle-même présente dans la "commission électorale nationale de l’UDF-Mouvement Démocrate". Autrement dit, nous voici dans un processus d'auto-désignation.

Qu'en est-il d'ailleurs de cette commission ? On apprend qu'elle se compose "notamment de François Bayrou, Marielle de Sarnez, Michel Mercier, Jacqueline Gourault, Jean-Marie Vanlerenberghe, Bernard Lehideux, Jean-Luc Bennahmias, Corinne Lepage et Jean Arthuis". Vous apprécierez le "notamment". Pour la transparence, on fait mieux. Mais pis encore : qui a décidé de la composition de cette commission ? Au nom de quoi et de qui peuvent-ils décider de l'avenir de notre mouvement, de celles et ceux qui porteront nos couleurs pour les municipales ? Que vient y faire Jean Artuis, lui-même qui comparait le MoDem a une secte dans une interview faite au Figaro, la même où il expliquait son boycott des universités d'été de Seignosse ?

Il n'est pas question que le bel élan porter par la candidature de François Bayrou durant la campagne des présidentielles s'arrête là. Je ne veux pas me dire "tout ça pour ça". Que toutes les personnes, militants et simples citoyens, regroupés au sein du MoDem pour porter un nouveau message aux français, subissent le népotisme ou tout simplement la frilosité d'une poignée de dirigeants de la rue de l'Université.

Le Mouvement Démocrate se doit de promouvoir l'exemplarité en son sein. Cela passe évidemment par le choix de nos représentants et de nos candidats par un vote militant transparent et démocratique.

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11 octobre 2007

Génération Démocrate - Paris

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Venez sur le blog de Génération Démocrate - Paris, et rejoignez nous dans notre démarche.

Nous, Génération Démocrate

Ce qui nous rassemble

A l'heure où les chemins bifurquent vers on ne sait encore trop où, au moment où les cartes se brouillent et où les passions embrasent les esprits les plus apaisés, plutôt que ce qui nous oppose, pensons à regarder ce qui nous rassemble au sein de ce formidable élan porté par François Bayrou.

Ce qui nous rassemble d'abord c'est le sentiment d'une nécessaire et profonde remise en cause de l'ordre établi. Certains y voient la révolution, d'autres une évolution, et peu importe en vérité puisque l'évolution est une révolution qui prend son temps.

Ce qui nous rassemble c'est ensuite le souci intime de ce qui a été enfanté dans le sang et les cris il y a maintenant plus de deux siècles : la démocratie.

On nous a fait croire qu'elle était une institution, comme une marque déposée pour les siècles à venir. Avec François Bayrou nous avons eu le courage de dénoncer cela et d'affirmer haut et fort que la démocratie n'est pas un acquis.

Elle est une chance, chaque jour à défendre, chaque jour à sauvegarder, chaque jour à asseoir.

Ce qui nous rassemble enfin c'est la pleine conscience des enjeux du Mouvement Démocrate. 30 années de politique politicienne ont placé nos concitoyens dans une position de méfiance et de doute permanent vis-à-vis de la classe politique.

Plus c'est gros, plus ça passe, disait-on non sans cynisme sous les ors de la République.

Sauf que...ça ne passe plus.

Il va falloir en prendre acte tous, même nous, démocrates.
Agir en conséquence. Sans tabous. Sans excuses.

Si nous avons choisi ce chemin, c'est parce qu'il nous semblait indispensable d'inventer, de créer et de mettre en place d'autres pratiques, d'autres modes de réflexions et d'organisation plus modernes, plus humains, plus démocrates.

A l'aube de la fondation de ce mouvement d'espoir inédit, plus que jamais il nous appartient d'être les auteurs de nos lendemains, et à ce titre d'aller au bout de cette soif de démocratie que François Bayrou a réveillé dans nos coeurs et nos consciences.


Que sommes-nous ?

Génération démocrate c'est penser que la démocratie commence devant chez soi, sur le pas de sa porte.

Génération démocrate ce n'est pas pour autant ignorer les difficultés inhérentes à la fédération d'hommes et de femmes aux histoires différentes et aux parcours sociaux, économique et culturels divers sous une même bannière et derrière un même projet.

Génération démocrate c'est par ailleurs croire profondément que de la clarté et de la transparence des fondations que nous poserons dépendra l'avenir de notre mouvement.

Génération démocrate c'est avoir la conviction que le mouvement dont nous sommes les bâtisseurs est une chance tout autant qu'une responsabilité.
Responsabilité à laquelle, au regard des valeurs qui nous animent, nous ne pouvons pas déroger.


Qui sommes-nous ?

Des VRP de la démocratie? Des ayatollahs du tocquevillisme ?
Des fouteurs de merde ? Des candidats à la présidence du parti ?

Rien de tout cela en vérité

En une phrase, nous sommes convaincu de l'opportunité d'appliquer plus que jamais ce vieil adage grec : "Mens sana in corpore sano". (Un esprit sain dans un corps sain")


Que voulons-nous ?

Sans tergiversation ni langue de bois: un processus démocratique de désignation de nos élus comme gage de la sérénité et de la pérennité de la vie au sein du Mouvement Démocrate.

Des primaires.

Le mot est lancé. Des primaires à Paris, non seulement dans chaque arrondissement afin de choisir nos têtes de liste mais également comme préalable à l'investiture du candidat démocrate pour Paris.

La bonne marche de notre mouvement est à ce prix !

Génération Démocrate
generationdemocrate[at]yahoo.fr

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09 octobre 2007

Pour un mouvement vraiment DEMOCRATE !

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Merci à MIP, dont j'ai honteusement copier-coller la note.

Pour que soit pris en compte l'extraordinaire potentiel et créativité des militants !

Pour que le MoDem applique à l'intérieur ce qu'il prone à l'exterieur !

Pour que le MoDem confirme par les faits l'identité qu'il s'est donnée !

Pour que le MoDem n'abandonne pas l'idée d'avant-gardisme et d'innovation dans son fonctionnement !

Pour que le MoDem grave en en lui le discours du Zenith du 24 mai 2007 dont nous sommes tous les descendants !

Ainsi, comment peut-on alors cautionner la désignation... l'auto-désignation des candidats aux municipales ? Comment peut-on être autant en contradiction avec nous-même ?

Les lyonnais ont été les premiers à poser publiquement la question dans leur lettre ouverte à Michel Mercier. Je vous invite à rejoindre leur initiative !

Ils en parlent : Quitterie Delmas, Benjamin Sauzay, Jeune MoDem 31, Laure Leforestier, Hypos (Marie-Laure), Teddy...

Vient d'être créé un groupe sur Facebook

Enfin, le Nouvel Obs s'y met : "Municipales. Les nouveaux adhérents du MoDem qui espéraient faire entendre leurs voix dans la désignation de leurs têtes de listes aux futures municipales risquent d'être décus. C'est François Bayrou et ses proches qui décideront seuls -probablement d'ici la fin octobre- des têtes de listes dans les grandes villes. La désignation du candidat par vote interne devra attendre encore un peu."

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07 octobre 2007

Didier Guillot vs Daniel Vaillant : la guerre pour une mairie

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Autant dire que ça chauffe dans le 18ème arrondissement. Evidemment, on vous dira que le combat est fraternel, que la lutte se fait dans la bonne camaraderie. Mais ce ne sont pas les echos qui me remontent aux oreilles. J'ai gardé des contacts avec des militants du Parti Socialiste dans mon ancienne section, celle de CGO (Chapelle - Goutte d'Or), et je connais des personnes dans les deux autres. Et tous sont d'accords, qu'ils soutiennent Daniel Vaillant ou Didier Guillot, ou qu'ils s'amusent de ce combat, pour dire que la tension est forte.

J'ai obtenu les lettres de candidature des deux prétendants socialistes à la tête de liste pour les municipales du 18ème arrondissement. Pour les lire, cliquez pour celle de Daniel Vaillant, et celle de Didier Guillot.

Je ne vais pas vous en faire véritablement une critique approfondie, autant vous faire directement votre propre opinion. A noter tout de même l'ambition de Didier Guillot non pas pour son propre destin (il ne l'écrit pas encore, même si ça se voit terriblement), mais pour une politique de "l'exemplarité", et il attaque sur le non cumul des mandats. Et j'applaudis des deux mains. A croire qu'il me lit, ah oui, il me lit. Didier Guillot souhaite que Bertrand Delanoë et Christophe Caresche servent de modèle. Et promeut donc l'exemplarité : "Exemplarité pour le non cumul des mandats. Exemplarité pour le renouvellement des générations. Exemplarité pour la diversité des origines".

Concernant Daniel Vaillant, rien de bien neuf sur le fond. Il compte sur sa notoriété dans l'arrondissement, sur son expérience du poste, etc. Sauf qu'il en doit pas convaincre (encore) les électeurs, mais bien les adhérents.

Sur le fond, il n'y a pas à dire : Didier Guillot surpasse Daniel Vaillant. Le maire actuel semble bien vieillot dans sa présentation face au jeune loup aux dents acérées. La lettre de Vaillant est minimaliste. Celle de Guillot regorge de fraîcheur, ce couleurs. La présentation est soignée, il n'y a pas à dire.

Daniel Vaillant et Didier Guillot ont également tous deux mis en place un site internet. Et là encore, Didier Guillot marque des points. Sur le site internet de Daniel Vaillant, on trouve un site digne du début des années 2000. Aucune interactivité possible, des liens dans la colonne de gauche qui dépassent sur la colonne principale, la photographie d'une rose en header, et une autre de Vaillant vieille de 10 ans.

Quant à lui, Didier Guillot préfère lancer un blog. Il est possible de mettre des commentaires, auxquel Guillot répond directement. Il ose le portrait vidéo, pas très bien abouti : la qualité est médiocre, le son est assez mauvais, la lumière totalement pourrie, et Guillot pas très charismatique avec un hochement de tête assez agaçant. En même temps, qu'il se rassure, seuls 176 personnes l'ont visionnée à l'heure où j'écris.

Il n'y a pas à dire : sur le fond, pour incarner la modernité, Didier Guillot devance très largement Daniel Vaillant. A savoir si cela va porter ses fruits.

Vous pourriez penser que j'ai plus de sympathie pour Didier Guillot, étant moins tendre avec Daniel Vaillant. Mais loin de moi cette idée. D'ailleurs Daniel Vaillant bénéficie d'un soutien de poids. En effet, les supporters du maire du 18ème ont lancé la conter-attaque, et bénéficient du soutien écrit d'Annick Lepetit : en effet, dans une lettre destinée aux militants PS du 18ème arrondissement, sa conclusion est claire : "Députée, je continuerai à contribuer à l’émergence de nombreux projets avec nos maires Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant, dont je ne doute pas que tu leur renouvelles ta confiance". En lisant entre les lignes : Bertrand Delanoë soutiendrait donc indirectement la candidature de Daniel Vaillant à sa propre réelection.

Il faudra attendre le 18 Octobre et le vote des militants PS pour savoir qui de Didier Guillot ou de Daniel Vaillant portera les couleurs du PS aux municipales. Si des socialistes passent par ici, n'hésitez pas à vous exprimer, je vous assure que ce sera plus chaleureux que sur les listes de diffusion du PS.

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06 octobre 2007

Pour une investiture des candidats aux municipales par les militants

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Je relaye ci-dessous la lettre ouverte de militants démocrates de l'UDF-MoDem à Michel Mercier, président département de l'UDF. J'ai demandé à être signataire de ce manifeste, bien que non lyonnais, soutenant la volonté de mettre en place un système de primaire pour les municipales. Il est absolument indispensable selon moi que le MoDem montre l'exemple et que tous les militants désignent par le vote leurs candidats aux municipales.


Lettre ouverte à Michel Mercier et aux candidats à l'investiture du Mouvement Démocrate sur Lyon

Pour que le changement incarné par le Mouvement Démocrate soit mieux identifié.

Monsieur le Président, cher(e)s ami(e)s

En quittant la vie politique, Anne-Marie Comparini a appellé de ses voeux l'émergence d'une nouvelle génération dans sa famille politique. Le Mouvement Democrate est en phase de construction. Si les ambitions affichées par les candidats à l'investiture, déclarés et à venir, sont légitimes, elles ne sauraient s'affranchir des nouvelles pratiques politiques proposées par François Bayrou et attendues par les adhérents et sympathisants du Mouvement Démocrate.

Les personnes réunies au sein de Génération Démocrate sont représentatives de toutes les composantes du Mouvement Démocrate et, plus largement, celles qui aspirent à l'émergence d'un pôle Démocrate indépendant dans le paysage politique français. Ensemble, nous entendons porter l'exigence démocratique au sein du Mouvement Démocrate.

Dans cette période de construction du Mouvement Démocrate, et à l'invitation de François Bayrou que chacun y contribue, Génération Démocrate s'adresse aux instances locales de l'UDF et à ceux qui se déclarent prêt à mener la campagne électorale à Lyon.

Nous invitons les candidats à l'investiture à exprimer leur exigence démocratique et leur volonté de voir s'instaurer une démocratie interne pour légitimer les projets du Mouvement Démocrate aux élections municipales et cantonales.

Nous demandons que les instances UDF du Rhône garantissent sans délai la mise en place d'une démocratie interne.

Nous demandons que tous les candidats à l'investiture présentent leur projet et leurs équipes devant les adhérents directs du Mouvement Démocrate, de l'UDF et de CAP21 réunis pour préfigurer le Mouvement Démocrate de demain.

La réunion du Congrès fondateur, le 25 novembre, permet de mettre en oeuvre le débat interne avant et d'organiser le vote dès la semaine du 26 novembre sur la base un adhérent, une voix. Ainsi les adhérents investiront les candidats et indiqueront leurs préférences parmi les projets présentés.

C'est à nos yeux la seule méthode pour permettre au Mouvement Démocrate de prendre l'ampleur qui doit être la sienne à Lyon. Nous invitons les adhérents et les sympathisants à se manifester pour rejoindre les premiers signataires de cette lettre en nous contactant par mail ou en postant un commentaire directement sur ce blog.
Les premiers signataires de ce manifeste

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04 octobre 2007

télévoisins, première web TV sur Paris

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Je vous avais habitué à de nombreuses et longues notes sur mon blog. Vous avez compris que j'avais débuté une nouvelle aventure, désormais employé pour mon plus grand bonheur par Bubble. Cette société fondée par Pierre-Etienne, dans laquelle je cotoie avec plaisir Mathieu, Maud, Audrey et Julien, édite de nombreux projets. Parmi lesquels iPol (qui vient d'accepter une mission de Nicolas Sarkozy), ses petits frères iPolinAmerica en français et iPolinAmerica en anglais, mais aussi Le Zapping du Web.

Me concernant, je vais principalement me consacrer à Télévoisins, un nouveau média ambitieux : la première web TV parisienne. D'abors centré sur le 2ème arrondissement de Paris, Télévoisins parlera très rapidement de toute l'actualité de Paris. Tous les thèmes seront abordés : entreprenariat, culture, vie citoyenne, politique, environnement, gastronomie, associations, etc. Pour les personnes inscrites sur Facebook, je vous incite à rejoindre le groupe télévoisins.

Par ailleurs, si vous souhaitez m'aider et poser votre pierre à l'édifice de Télévoisins, je suis preneur de toutes vos bonnes adresses du 2ème arrondissement, de tous les contacts intéressants que vous pouvez connaître, de tous les lieux insolites ou méritant d'être partagés.

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03 octobre 2007

Festival de films qu'on ne peut plus faire

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Vous trouverez ci-dessous le programme du "Festival de films qu'on ne peut plus faire", proposé par l'ARP (association des Auteurs Réalisateurs Producteurs).

Ce festival se déroule du vendredi 5 Octobre au dimanche 7 Octobre 2007 au Cinéma des Cinéastes (7 avenue de Clichy - 75017 Paris).

Je vous encourage toutes et tous à venir assister à une ou plusieurs projections : vous y verrez des films que vous n'avez quasiment aucune chance de voir sur les chaînes de télévisions hertziennes, films de grande qualité. Toutes les séances sont suivis d'un débat autour du film projetté.

HIROSHIMA MON AMOUR (1959) d'Alain Resnais
vendredi 5 octobre - 19h45

Débats : L'enjeu du réalisateur.
Intervenants : Michel Ciment (Positif), Renaud Davy (Wild Bunch), Jean-Marc Ghanassia (Agent artistique), Cyril Neyrat (Cahiers du cinéma) Modératrice : Jeanne Labrune (Réalisatrice)


DELICATESSEN (1991) de Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro
samedi 6 octobre - 13h30

Débats : Le premier film.
Intervenants : Jean-Pierre Jeunet (Réalisateur), Claudie Ossard (Productrice), Myriam Hacène (CinéCinéma), Pierre Forette (producteur, fondateur d’Uniétoile) Modérateur : Jean-Paul Salomé (Réalisateur, Président de l’ARP)


THÉRÈSE (1986) d'Alain Cavalier
samedi 6 octobre - 17h00

Débats : La distribution et l'exploitation.
Intervenants : Maurice Bernart (Producteur), Aurélien Ferenczi (Télérama), Richard Patry (Exploitant), Régine Vial (Distributrice) Modérateur : Pascal Mérigeau (Nouvel Observateur)


SALO OU LES 120 JOURNÉES DE SODOME (1975) de Pier P. Pasolini
samedi 6 octobre - 20h30

Débats : La censure.
Intervenants : Jean Labadie (Distributeur), Michel Reilhac (Arte France) Modérateur : Pierre-Henri Deleau (Délégué général du FIPA),


LA GRANDE BOUFFE (1973) de Marco Ferreri
dimanche 7 octobre - 11h00

Débats : L'écriture politique.
Intervenants : Michel Piccoli (Acteur), Manuel Alduy (Canal+), Martine Marignac (Productrice), Vincent Malle (Producteur) Modérateur : Jean Douchet (Réalisateur, critique, enseignant),


HAPPINESS (1998) de Todd Solondz
dimanche 7 octobre - 15h10

Débats : L'autocensure, le politiquement incorrect et son financement.
Intervenants : Emmanuelle Bercot (Réalisatrice), Isabelle Dubar (Distributrice), Sylvie Hubac (Présidente de la commission de classification), Miléna Poylo (Productrice) Modérateur : Michel Ferry (Réalisateur)


TESS (1979) de Roman Polanski
dimanche 7 octobre - 19h10

Débats : La prise de risque du producteur.
Intervenants : Jean Bréhat (Producteur), Dominique Crèvecoeur (Réalisatrice, membre de la commission d’agrément), Bertrand de Labbey (agent artistique, PDG d’Artmédia), Denis Freyd (Producteur)
Modérateur : Pascal Rogard (Directeur général de la SACD)

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01 octobre 2007

Nouveau départ ...

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Chères lectrices et chers lecteurs,

une petite note rapide pour vous annoncer que j'ai aujourd'hui signer mon contrat de travail avec la société Bubble. Un grand merci à Pierre-Etienne pour la confiance qu'il m'a accordée. Le projet auquel je vais me consacrer s'avère passionnant.

Plus de nouvelles très rapidement. Le temps de prendre le rythme de cette nouvelle activité.

Je pense me consacrer sur ce blog beaucoup plus à la politique locale, au 18ème arrondissement que j'affectionne tant, à mon quartier de la Goutte d'Or que j'aime énormément.

A très bientôt.
Luc

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