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30 novembre 2007

Premier Congrès MoDem à Villepinte : blogueur embedded

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A partir de demain samedi 1er décembre, je serai donc au congrès du MoDem. Avec de multiples casquettes. Tout d'abord comme militant du mouvement démocrate.

Mais également en tant que "blogueur". Je remercie le siège du MoDem de bien avoir voulu m'accorder une accréditation afin de pouvoir accéder aux salles réservées à la presse, cela devrait me faciliter la tâche. Je viendrai donc en compagnie de mon mac et d'une caméra. J'espère ainsi pouvoir réaliser des vidéos, qui seront ensuite diffusées sur ce blog, mais aussi sur le (nouveau) site d'iPol.

Si vous me croisez donc dans les couloirs du parc des expositions de Villepinte, n'hésitez donc pas à venir me saluer. Les thèmes des vidéos dépendront de l'actualité et de l'ambiance de ce congrès. Mais je pense également poser des questions récurrentes aux personnes acceptant de subir l'objectif de la caméra.

A ce sujet, si vous avez des idées de questions, si vous souhaitez voir aborder des thématiques précises, n'hésitez pas à en discuter dans les commentaires, j'essaierai au maximum de me faire votre porte-parole.

A demain, si vous le voulez bien, pour de nouvelles aventures !

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Oups, le classement wikio bug

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Regardez le classement wikio des blogs pour le mois de décembre. Non, pas pour savoir si ma bite est plus grosse que la leur. Concentrons-nous sur le classement des blogs politiques. Versac reste le premier, et Embruns le second, jusque là rien que de bien normal. On nous indique que leur position en décembre ne change pas par rapport à novembre.

Seulement, à en croire les évolutions, le 3ème dans le classement, Coulisses de Bruxelles, le blog de Jean Quatremer, perdrait une place. Sauf que je ne vois pas comment le troisième peut perdre une place si le second et le premier n'ont pas changé de position dans le classement. Pour expliquer autrement, si le 3ème a perdu une place, il aurait été 2ème le mois précédent. Or le deuxième reste 2ème. Vous me suivez ? Et ainsi de suite pour les suivants, Diner's Room et Koztoujours.

Bon, soit je suis super nul en mathématiques, soit wikio rencontre un petit problème d'algorythme ...

EDIT : suite à la réponse de Laurent de wikio, voici donc la raison de ce "bug" : en fait, Jean Quatremer (auparavant absent du classement politique) vient de faire une entrée fracassante dans le classement. Il pique donc la troisième place à Diner's Room. Peut-être wikio devrait-il réfléchir à un label "nouvel entrant" ou quelque chose de ce genre ?

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Fernando Botero caricature le MoDem

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"The Hunter", peinture à l'huile du peintre (artiste génial) Fernando Botero, 1980.

Un bon résumé de l'état d'esprit de nombreux militants se rendant ce week-end au congrès du MoDem. Et un petit clin d'oeil à une personne qui se reconnaîtra, en hommage au "chasseur" ...

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29 novembre 2007

Ma voix aura le dernier mot

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Seulement pour vous rappeller : inscrivez-vous sur les listes électorales ! En 2008, vous aurez à voter pour les élections municipales. Et pour cela, il est nécessaire d'être inscrit avant le 31 Décembre 2007.

Pour vous inscrire sur les listes électorales, rien de plus simple : rendez-vous dans votre mairie d'arrondissement avec deux documents : le premier pour justifier de votre nationalité et idendité (carte nationale d'identité, passeport par exemple) et d'un justificatif de domicile (taxe d'habitation, bulletin de salaire, avis d'imposition sur le revenu, etc) daté de moins d'un an.

Pour signaler l'importance du vote, la Mairie de Paris lance la campagne "Ma voix aura le dernier mot". Toutes les informations sur le site de la Mairie.

Pour les habitants du 18ème arrondissement, les démarches sont à effectuer au service élections de la mairie d'arrondissement, située 1 place Jules Joffrin. Toutes les infos sur www.mairie18.paris.fr.

Putain, votez !

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30 Novembre 2007 : Café démocrate

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L'occasion de connaître un peu plus, un peu mieux les militants, blogueurs, lecteurs de blogs démocrates. Rendez-vous au café démocrate, toujours merveilleusement organisé par les pétillantes Quitterie Delmas et Virginie Votier des Jeunes Libres.

Rendez-vous donc ce vendredi 30 Novembre, à partir de 21 heures au Café Pavillon Baltard, 9 rue Coquillière à Paris, dans le 1er arrondissement.

Au soir du congrès de l'UDF et à la veille du congrès du MoDem, cela permettra notamment de rencontrer certains provinciaux venus à cette occasion.

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28 novembre 2007

Quel président pour le MoDem ?

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Jusqu'à ce jour, je pensais que François Bayrou était le seul prétendant pour présider le Mouvement Démocrate. Les militants du MoDem se retrouvent en effet ce week-end en congrès au Parc des Expositions de Villepinte. Congrès dont nous avons à ce jour toujours pas reçu le programme.

Mais aujourd'hui donc, j'ai appris que deux autres prétendants souhaitaient postuler à la présidence du MoDem. Le premier se nomme Frédéric Perrat. J'ai pris connaissance de sa candidature (ou de son souhait d'être candidat) par un article sur Marianne2.fr. Frédéric Perrat serait donc militant dans le 15ème arrondissement de Paris et avocat de métier.
Frédéric Perrat semblerait être plutôt de centre-droit.

Je n'en sais pas plus, sinon qu'il est énervé par les modalités mises en place pour concourir à la présidence du MoDem. Il est en effet nécessaire de réunir 100 signatures de militants issus de 5 départements différents. Sachant qu'il faut envoyer ses soutiens avant ce soir minuit. Et que l'annonce de ce processus a été fait il y a une semaine environ.

Le troisième prétendant donc, se nomme Ahmed Khelifi. Tout comme pour Frédéric Perrat, je ne le connais pas. J'ai appris son désir de devenir président du Mouvement Démocrate ce matin par mail. En cherchant un peu, j'ai trouvé qu'Ahmed Khelifi était candidat aux législatives dans la 12ème circonscription de Seine-Saint-Denis. Je sais également que Monsieur Khelifi est âgé de 45 ans et qu'il exerce comme juriste européen d'entreprise. Sinon sur le fond, rien sur son programme ou son projet, outre le fait qu'il demande de le soutenir si l'on pense que "la diversité culturelle ou républicaine est une chance pour notre pays".

Autant je ne me fais pas de soucis pour François Bayrou et qu'il obtienne les 100 soutiens nécessaires, autant cela semble beaucoup plus compliqué pour Ahmed Khelifi et Frédéric Perrat. J'aimerais cependant, et je trouverais cela démocratiques, que François Bayrou ne soit pas le seul prétendant à la présidence. Un débat d'idées ne pourrait faire que du bien. Cependant, il m'est compliqué de soutenir une personne dont je ne connais rien ou si peu !

Peut-être finalement y aura-t-il d'autres prétendants. Si vous en avez pris connaissance, n'hésitez pas à mes les signaler. Si Messieurs Perrat et Khelifi passent par ici et souhaitent nous en dire plus, mon blog leur est ouvert.

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27 novembre 2007

Quels statuts pour le MoDem ?

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Je vous encourage et invite à soutenir le projet de statuts proposés par les Démocrates en Mouvement. Pour lire les différents amendements proposés, et que je soutiens, vous pouvez les lire sur cette page.

Pour soutenir ce projet alternatif, vous avez jusqu'à demain mercredi minuit pour remplir le formulaire en ligne.

Si vous souhaitez comparer les statuts proposés par le siège du Mouvement Démocrate, et ceux proposés par ces militants, voici un comparatif détaillé et clair (merci à Laure Leforestier).

Le groupement des Démocrates en Mouvement s'est constitué autour de Marie-Laure TRETON et se compose notamment de :

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Jean-Marie Cavada : la marche du 12ème siècle

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Jean-Marie Cavada sera donc tête de liste aux prochaines municipales à Paris en 2008 dans le 12ème arrondissement sous les couleurs de l'UMP. On s'y attendait. Mes impressions ? Je m'en moque un peu. Je pense, qu'avec ou sans Cavada, les municipales vont être rudes pour le MoDem à Paris. Deux remarques cependant.

Sur Jean-Marie Cavada tout d'abord. Maintenant âgé de 66 ans, la retraite approche pour lui. Et si il veut un jour devenir ministre, ce dont il ne se cache en off, ce sera sous un gouvernement de Nicolas Sarkozy qu'il en a le plus de chances. Il se murmure que Jean-Marie Cavada lorgne sur le ministère de l'éducation nationale. Il se verrait bien remplacer Xavier Darcos, totalement absent médiatiquement, outre la lecture de la lettre de Guy Moquet. Evidemment, Nicolas Sarkozy, en bon manipulateur, lui aurait fait miroiter ce poste. Nous verrons bien si l'ancien animateur de télévision sera nommé lors du prochain remaniement ministériel, très certainement lors du premier trimestre 2008. Jean-Marie Cavada, pour montrer sa bonne foi, pour prouver sa loyauté vis-à-vis de l'UMP, aurait donc accepté de concourir au côté de Christine Lagarde pour tenter de glâner quelques postes de conseillers de Paris. Pathétique. La politique n'est plus donc qu'attrait du pouvoir, des dorures et des voitures avec chauffeurs.

Seconde réflexion. Sur les réactions des dirigeants du Mouvement Démocrates. On hurle à la récupération. Au débauchage. Je suis d'accord. Cependant, sur le fond, je ne comprends pas la logique. Dans plusieurs villes, il y aura des accords passés entre le MoDem et le PS ou l'UMP selon les cas de figures. Ainsi le MoDem s'alliera à Rebsamen et au PS à Dijon. Le MoDem s'alliera à Juppé et à l'UMP à Bordeaux. Si cela se fait dans d'autres villes, pourquoi Marielle de Sarnez ne cesse-t-elle de clamer l'importance d'une liste indépendante à Paris ? Paris est-elle si différente du reste de la France ?

Il est maintenant avéré (ou presque) que le MoDem ne pourra faire d'alliance au second tour avec le Parti Socialiste. Bertrand Delanoë s'en moque totalement. Et Marielle de Sarnez serait en contact avec Françoise de Panafieu, aurait diné avec elle, en vue de tractations. Pour moi, je ne m'imagine pas rester au MoDem en cas d'alliances parisiennes avec l'UMP. Je pense même qu'un rapprochement entre Bertrand Delanoë et Marielle de Sarnez serait une très bonne chose, pour le futur du MoDem, pour la rénovation du PS.

(Photo trouvée sur le site Flickr)

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26 novembre 2007

Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy et Ferrari (au pluriel)

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Ca circulait depuis l'annonce du divorce entre Cécilia et Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy, notre bien aimé président, aurait une relation avec la journaliste Laurence Ferrari. En parler, ou ne pas en parler ? Difficile. Vie privée. Bien évidemment. Mais Nicolas Sarkozy a longtemps médiatisé cette vie privée. Alors en parler. Parce qu'il n'y a pas de raison. Il l'utilise, il en fait commerce, il en fait un argument politique, Nicolas Sarkozy fait de sa famille, de sa vie privée, de ses enfants, un moyen de séduction, du matériel de campagne. Alors en parler ? Sauf qu'on n'est sûr de rien.

Alors deuxième problème : Nicolas Sarkozy et Laurence Ferrari, info, rumeur ou intox ? Dur de savoir. Je ne suis pas dans la chambre à coucher. (Heureusement). Mais la presse commence à en parler. Tout d'abord outre-manche, le Daily Mail balance l'info. Sarkozy et Ferrari serait ensemble. La presse française est courageuse, et emboite le pas, citant forcément le tabloïd anglais : sur le site de Choc, puis plus sérieusement sur le site de Metro. La presse Internet aborde également le sujet. Mes camarades d'iSubway par exemple. Et aussi sur Agoravox, cette fois l'article n'est pas signé, les pleutres.

En parler ou pas ? Oui, selon moi. Car si cela est avéré, quid du regard à porter sur la journaliste Laurence Ferrari ? Est-elle neutre ? Si l'on se poste la question pour Christine Ockrent et Béatrice Schönberg, compagnes des ministres Bernard Kouchner et Jean-Louis Borloo. Si l'on a abordé la question pour Marie Drucker, partageant sa vie avec François Barouin. Si l'on évoque la relation entre Valérie Trierweiler et François Hollande. Alors pourquoi ne pas se poser la question de la partialité des interview de Laurence Ferrari ? Le téléspectateur n'aurait-t-il pas le droit de savoir ? Quand Laurence Ferrari interroge un ministre du gouvernement Fillon, ou un député de l'opposition, n'est-il pas nécessaire de connaitre la nature de la relation qui la lie au plus haut personnage de l'Etat ?

Mais que vient faire VGE dans cette histoire, relisez le titre. Souvenez-vous, pendant le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, l'Ex après avoir emprunté la Ferrari du réalisateur Roger Vadim, avait percuté au petit matin une camionnette d'un laitier. On raconte que ce même laitier aurait giflé le président de la République. Il faut espérer que la casse sera moins importante avec la Ferrari de Nicolas Sarkozy.

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La torture en France, une réalité ?

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Lu dans cet article du Monde : le Comité de l'ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l'application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé à la conclusion, vendredi 23 novembre, que l'utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue "une forme de torture" et "peut même provoquer la mort".

Et encore : "L'usage de ces armes provoque une douleur aiguë", pouvant aller jusqu'à "causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique", ont déclaré les dix membres du Comité.

Ensuite, on nous apprend que le Taser X-26 est actuellement utilisé par quelque 3 000 policiers et gendarmes en France. Et encore que la deuxième loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), entrée en vigueur en 2007, prévoit d'ores et déjà d'étendre son utilisation en 2009 ; et même la police municipale, qui compte actuellement 17 000 hommes, pourrait en être équipée.

Sur le site de Taser France, on peut y lire ceci à propos du Taser X-26 : "si son action est spectaculaire, elle n'occasionne que des séquelles anodines" ou encore : "cest une arme efficace et propre qui ne provoque ni blessure, ni lésion, ni brûlure".

Ci-dessus une capture d'écran d'une vidéo promotionnelle sur le site internet de Taser.

Autrement dit, deux conclusions : Taser France ment volontairement sur son site, et elle dépose entre les mains de policiers des armes qu'ils pensent ne pouvoir donner la mort. Publicité mensongère. Mise en danger de la vie d'autrui.

Et silence total de la part du ministère de l'Intérieur. Michèle Alliot-Marie devrait se préoccuper d'autres choses que des chiens dangereux. Aucune réaction de l'Elysée : Nicolas Sarkozy est au courant des conclusions des experts de l'ONU. Pas sûr qu'il était au courant de la dangerosité du Taser en 2002, lorsque ministre de l'Intérieur il a fait voter la loi LOPSI. Mais désormais, la France continuera-t-elle a utiliser une arme avérée être une arme de torture ?

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25 novembre 2007

Angle rue Léon et rue Laghouat

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Photo prise dans le 18ème arrondissement de Paris, à l'angle de la rue Léon et de la rue Laghouat en pleine Goutte d'Or. Qu'est-ce ? Aucune idée.

Photo prise avec un Nokia 6300. J'en profite pour passer une petite annonce. Mon appareil photo numérique étant cassé, je recherche un réflex numérique. Si une personne a des tuyaux pour en acheter un pas cher (même d'occasion) et de bonne qualité, me faire signe. Merci

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30 novembre , Journée Nationale sans Sarkozy dans les Médias

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Le 30 Novembre prochain a lieu la Journée Nationale sans Sarkozy dans les Médias. Pour en savoir plus sur cette journée, vous pouvez lire l'appel de l'association RDT (Rassemblement pour la Démocratie à la Télévision).

A lire également cette tribune du magistrat Didier Peyrat qui explique que cette journée doit servir à mesurer les relations entre le Président de la République avec l'opinion publique et les médias.

Cette journée est soutenue notamment par Jean-François Kahn (Marianne), Bruno Masure (LCP), Nicolas Thiéry (AFP), Anne Carpentier et Guy Nanteuil (La Feuille), Alexandre Fache (L'Humanité), Pascal Krop (écrivain), Laurent Lèguevaque (ancien juge), Gilles Perrault (écrivain), Didier Porte (humoriste), Alain Caillé et Yves Dupont (professeurs de sociologie), Serge Latouche (professeur d'économie), ...

Et aussi Denis Robert (journaliste et romancier) à qui je laisse le dernier mot : "Une journée sans Sarko (mais alors pas du tout !), c’est comme un premier jour de vacances en bord de mer après six mois de boulot dans une multinationale vidéosurveillée où un petit chef n’arrête pas de te gueuler dessus en te poussant à travailler plus pour gagner plus. Tu as beau dire que toi le boulot c’est pas ton truc, personne ne t’écoute..."

Enfin, le clip de cette journée. A voir et faire circuler.

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24 novembre 2007

Ségolène Royal : "Ma plus belle histoire, c'est vous" (2)

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Cette note fait suite au premier épisode suite à la sortie prochaine du livre de Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c'est vous". Dans un premier temps, je m'étais amusé à comparer les paroles de la chanson de Barbara avec le parcours de la candidate socialiste aux élections présidentielles.

Désormais, vous pouvez apprécier la couverture du livre de Ségolène Royal. Invasion prochaine dans toutes les librairies (même les pas bonnes) et dans tous les supermarchés. 336 pages de Ségolène Royal, je vous souhaite bien du courage.

Aux éditions Grasset sort donc "Ma plus belle histoire, c'est vous". Ou plutôt devrais-je écrire désormais "Ma plus belle histoire, C'EST VOUS". Sans le point. Pas de final. Pas encore, du moins. "C'est vous" en majuscules. Au cas où la ménagère de moins de 50 ans n'aie pas compris qu'on voulait lui forcer la main pour faire de cet ouvrage un blockbuster. Du commerce. Il faut le vendre le livre. Et beaucoup. Pour qu'on parle longuement de Ségolène Royal. Il faut qu'elle fasse son "grand retour" dans les médias. J'en tremble d'avance.

Plus que le titre, la photo m'a perturbé. Non pas le côté bucolique de la situation. Probablement un (faux ?) décors poitevin. Ségolène Royal, toujours et encore, se veut proche des gens. Ségolène Royal, toujours et encore, donne l'image d'être comme le français moyen. Dans la France profonde. Elle qui habite à Boulogne-Billancourt.

Non, ce qui m'a choqué, c'est le look. Ma première remarque : on dirait Cécilia Sarkozy. Les fringues bling-bling. Le chemisier sans manche blanc (pour changer) qui scintille. Il faut que ça pète. Il faut que ça se voit. A défaut d'une lumière, on met de la luminosité dans les habits.
L'écharpe noir en soie ou en cachemire. Avec la terrible impression que cette écharpe est posée comme une cravate. Un accessoire presque masculin. Une femme de poigne.

Erreur selon moi que le symbole des "mains dans les poches". Certes familier pour la proximité. Mais renvoyant assurément une image de fainéantise.

Enfin le visage. Les yeux fermés, le haut du visage sur-éclairé. L'impression que Ségolène Royal a le soleil dans les yeux. Et une moue très boudeuse. Le sourire encore plus crispé qu'à l'habitude. Pas très aimable. Mais terriblement carnassier. Une proximité faciale étonnante avec le visage chirurgicalisé d'Hillary Clinton.

Sur la quatrième de couverture, voici ce que vous pourrez lire : "Des rires et des larmes. Avec humour et émotion, Ségolène Royal dit tout sur les épreuves et les bonheurs de la campagne présidentielle. Avec le courage et la force qu'on lui connaît, elle en tire les leçons pour continuer, aujourd'hui, et demain, à écrire avec vous l'histoire de France". Beurk. On dirait la présentation d'une émission de Julien Courbet. La politique de l'émotion. Si politique encore il y a. Et toujours l'abétissement mercantile : la femme humaine, sensible et de poigne. Trop.

Marketing encore, le titre dont j'ai déjà parlé. Cependant je n'avais pas noté la proximité avec la mort de la chanteuse Barbara. Aujourd'hui nous commémorons les 10 ans du décès de Barbara. Etrange proximité. A quelques jours de la sortie de livre de Ségolène Royal. On parle de la chanteuse. De son talent. De son parcours difficile. D'une femme sensible et populaire. Dans l'inconscient, évidemment le rapprochement est aisé.

Barbara toujours. Et la fureur qu'aurait été celle de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris qui, lui, avait bien connu la chanteuse. Royal - Delanoë, les probables futurs adversaires pour prendre la tête du Parti Socialiste. Les plus sérieux prétendants pour porter les couleurs du PS aux élections présidentielles de 2012. Le combat ne semble que commencer.

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23 novembre 2007

Se branler sur Arte

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Ce soir sur Arte, vous serez certainement très nombreux à regarder Thema. Le sujet de l'émission de ce soir : "La masturbation, histoire d'un tabou". Le descriptif est tout aussi clair : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le plaisir solitaire sans jamais oser le demander. Ou comment se palucher, s'astiquer la colonne, se polir le chinois, peigner la girafe sans en avoir honte."

La soirée commence à 22h15 par un reportage du réalisateur
Jean-Paul Fargier, "M la maudite". En voici le synopsis : "de tout temps, l'homme s'est branlé (la femme aussi). De Diogène à Catherine Millet, en passant par Rousseau, Freud et Dali, un parcours illustré de la masturbation à travers les âges. Ludique, instructif et jouissif."

La spéciale branlette d'Arte se terminera par "
Le clitoris, ce cher inconnu" de Variety Moszynski et Stephen Firmin à 23h05. Au menu : "à quoi sert le clitoris ? À quoi ressemble-t-il ? Un petit pois, un bouton ou plutôt une poire ? Comment fonctionne-t-il ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur cet organe méconnu, symbole du plaisir féminin."

Ci-dessous la bande-annonce (très bien faite) de cette soirée masturbation sur Arte. Bonne soirée !

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XIIèmes Etats Généraux des Elus Locaux Contre le Sida

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Demain samedi 24 Novembre, j'assisterai aux douzièmes Etats Généraux de l'association des Elus Locaux Contre le Sida (ELCS).

Je remercie Jean-Luc Romero de m'y avoir convié.

J'aurai le plaisir de me rendre au Conseil Régional y écouter les interventions d'hommes et de femmes politiques comme Jean-Paul Huchon (président du Conseil régional Ile-de-France), Roselyne Bachelot (ministre de la santé, des sports et de la jeunesse), Anne Hidalgo (première adjointe au maire de Paris).

Prendront également la parole des représentants d'associations comme Willy Rozenbaum (président du Conseil national du Sida), Gérard Siad (président du SNEG), Michel Simon (vice-président de AIDES), Emmanuel Château (co-président d’Act-Up Paris) ou encore Guy Sebbah du groupe SOS.

Si quelqu'un souhaite m'y accompagner, merci de m'envoyer un mail.

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22 novembre 2007

Causeur.fr : Elisabeth Levy fait salon

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Elisabeth Lévy, je l'ai toujours aimée. Elisabeth Lévy, je l'ai découverte adolescent en lisant Marianne. Elisabeth Lévy, en général on se moque de moi parce que j'aime la lire, l'écouter, la voir. Un personnage. Je l'aime avant tout parce qu'elle est par principe en désaccord avec ses interlocuteurs. Et moi j'adore. Après elle cherche les points d'accord et ceux de discorde. Mais probablement là se trouve mon admiration pour elle : elle s'avance sur des chemins de traverse, parfois dans des impasses, parfois par pure provocation, souvent par simple curiosité je pense, mais preuve selon moi d'une femme qui réfléchit. Si tout le monde pense la même chose, il faut chercher à comprendre ce qu'entraîne la réflexion inverse.

Tout cela pour vous signaler l'ouverture de Causeur.fr. C'est le salon d'Elisabeth Lévy. Je l'imagine bien volontiers en Madame de Pompadour. Entourée de mignons. Je l'idéalise en maîtresse de maison, c'est chez elle, Causeur.fr. Elle invite des personnes, celles-ci "ont le droit d’être ironiques, polémiques, mordants, de mauvaise foi et même parfois, à l’extrême rigueur, un peu barbants". C'est ce qu'on peut lire dans le Manifeste de Causeur.fr.

Et les choses sont claires : "Causeur n’est ni citoyen, ni participatif, ni démocratique". Encore une louche ? "Nous ne nous ébaubirons pas devant vos commentaires – à moins qu’ils soient vraiment pertinents. Et ne seront publiés comme auteurs que ceux que nous jugerons à la hauteur (pour les commentaires, nous ferons une entorse à nos principes aristocratiques en les acceptant tous). Car autant l’avouer : nous ne croyons pas à l’égalité de tous devant les idées".

Elisabeth Lévy n'est ni de droite, ni de gauche. Peut-être la rangerais-je dans la catégorie des anarchistes de droite. Et c'est pour moi une qualité. Peut-être plus simplement dans celle des insolents. Le fait est que sa plume est belle et harmonieuse, que son fond est torturé et agréable. Que ses écrits sont régulièrement d'une sublime mauvaise foi argumentée. Allez savoir, peut-être Elisabeth Lévy est-elle finalement ma grande soeur spirituelle ...

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21 novembre 2007

EXCLU : le programme de Marielle de Sarnez !

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En exclusivité, voici le programme de Marielle de Sarnez, toujours indisponible sur son site de campagne, candidate du MoDem pour les prochaines municipales à Paris.

Quelle sera le projet de Marielle de Sarnez pour les parisiennes et les parisiens ? Quelle alliance pour le Mouvement Démocrate au second tour ? Le coeur de Marielle de Sarnez penchera-t-il vers Bertrand Delanoë ou vers Françoise de Panafieu ?

Pour vous amuser vous aussi, c'est sur ce site.

Via Mry.


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Hugo Chavez : un autre regard

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Je vous recommande la lecture de cette tribune de Christophe Ventura et de Gaël Brustier, parue sur le site Marianne2.fr. Tout simplement parce que j'en ai marre de toujours voir et lire les mêmes avis sur Hugo Chavez. Parce que c'est terriblement bien écrit. Parce que je connais l'un de ses auteurs. Parce qu'Hugo Chavez n'est pas le tyran que l'on veut nous faire croire.

Le rêve de Mafalda
Par Christophe Ventura et Gaël Brustier, militants altermondialistes. A l'occasion de la visite d'Hugo Chavez en France et de la campagne de dénigrement qui l'accompagne, les deux militants livrent quelques réflexions à Marianne2.fr.



Le Président du Venezuela, Hugo Chavez sera en France ce mardi 20 novembre. Celui ci fait l'objet d'une campagne internationale de dénigrement d'une ampleur inégalée pour un Président démocratiquement élu depuis celle qui a frappé le Président Allende au début des années 1970 avant que celui-ci ne soit victime du putsch du Général Pinochet. Un déluge de mensonges s'abat sur le Venezuela… Tout y passe ! « Dérive dictatoriale », Ahmadinejad, « fermeture » autoritaire d'une télévision, « répression » de manifestations étudiantes sans oublier la plus ignoble mais pas la moins ridicule de toutes les accusations : celle d'antisémitisme…

Pour prendre une image, Chavez ressemble à Mafalda, le personnage inventé par le dessinateur argentin Quino. Dans un des albums, désireuse de changer sa façon de voir le monde, Mafalda, petite fille idéaliste et très politisée, renverse le planisphère qui est affiché dans sa chambre pour placer l'hémisphère Sud en haut du mur. Chavez ressemble à Mafalda et le Nord ne le lui pardonne pas…

Chavez a été élu en décembre 1998, réélu en décembre 2000 puis en décembre 2006. Il a remporté un référendum révocatoire en août 2004 et nombre d'autres scrutins. Pendant des décennies, le Venezuela n'a eu que les apparences de la démocratie. Une infime minorité s'est constamment enrichie grâce à la rente pétrolière et établi un système bipartite qui excluait les forces progressistes du jeu politique. Ainsi, nombreux furent les militants de gauche qui, de 1958 aux années 1990, furent froidement assassinés par des gouvernements prétendument « sociaux-démocrates » ou « chrétiens-sociaux ». Hugo Chavez est un ancien militaire « de gauche ». Il fait partie de ceux qui ont refusé le massacre de février 1989 quand le pouvoir de Carlos Andrés Pérez fit assassiner 3000 civils qui manifestaient contre les réformes imposées par le FMI. Il a tenté un putsch qu'on pourrait comparer à la Révolution des Œillets… Cette « révolution » là ne vit pas le jour et Chavez et la Gauche attendirent 1998 pour gagner les élections… Depuis lors, la nouvelle majorité a mis un terme à la ségrégation sociale et à une ségrégation raciale qui ne disait pas son nom.

La Constitution de 1999 comme dans sa version révisée proposée aux électeurs en décembre prochain s'inscrit pleinement dans la tradition démocratique. Ses idées sont inspirées des Républicains français des 18ème et 19ème siècles, des socialistes utopistes et des courants autogestionnaires de la Gauche latino-américaine. Les avancées du gouvernement de gauche existent : sur le plan démocratique (démocratie participative, référendum révocatoire, conseils locaux etc.) mais également sur le plan économique (recul du chômage, taux de croissance à 12%, développement du secteur privé, conquête de l'autosuffisance alimentaire en cours) et social (protection sociale créée, création de dizaines de milliers d'entreprises coopératives, ouverture d'Ecoles, missions d'alphabétisation, ouverture de l'Université aux classes les plus pauvres), sur le plan des infrastructures (transports collectifs…), sur le plan des échanges internationaux (création de l'ALBA, concurrente « équitable » de l'ALCA nord-américaine)… Le Venezuela change, il éduque, construit, produit et… parle !

L'opposition à Chavez existe. Elle est libre, manifeste, écrit, dispose des télévisions du pays (Globovision notamment), de journaux (El Nacional, Tal Cual), de partis politiques (de l'extrême droite avec Primero Justicia aux anciens partis comme Accion Democratica)… En décembre 2006, elle a opté pour la stratégie légaliste tout en ayant appuyé le putsch d'avril 2002, au cours duquel, pendant 47 heures, elle plaça Chavez en détention et appela les citoyens à dénoncer responsables et militants de Gauche. Il y a dans l'opposition des hommes d'extrême droite (Julio Borgès), d'anciens guérilleros gauchistes convertis au nélibéralisme (Teodoro Petkoff qui fut à la droite vénézuelienne ce que Kouchner est à la notre), les fortunes du pays (Carlos Cisneros) les patrons des médias privés (Marcel Granier), les anciens dirigeants du pays (Carlos Andrés Pérez qui appelle à assassiner Chavez). On peut se demander, quand on connait le Venezuela, pourquoi les dénonciateurs de Chavez s'appuient exclusivement sur l'argumentaire de la frange d'extrême droite de l'opposition qui a toujours rêvé de prolonger le rêve colonial des anciennes élites…

Enfin, Chavez a commis un crime de lèse-hémisphère Nord : il a prétendu avoir une politique internationale d'Etat à Etat, libre des diktats de l'Amérique du Nord ou de l'Europe. Chavez est un homme du Sud. Il n'accepte pas que le Roi d'Espagne lui demande de « la boucler » pas plus qu'il ne tolère qu'on lui dicte sa conscience. L'homme a du caractère, est démonstratif et a sans doute le sens de la provocation. Quand il parle à l'ONU, il enflamme les masses du Sud et effraie les élites du Nord.

Plutôt que de caricaturer Chavez, il faut à l'Europe comme à la France le courage de repenser son rapport au Sud. Il faut sortir des mythes relatifs à l'éveil de l'Amérique latine. Si Chavez, Correa, Morales, Kirchner (1 et 2), Tabaré Vasquez, Lula, Ortega, Bachelet gagnent les élections, c'est que quelque chose change en profondeur. A nous, Européens ou Français, de l'analyser et d'y répondre. L'hystérie anti-Chavez au Nord le démontre : le rêve de Mafalda est en train de réaliser…

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20 novembre 2007

Bayrou et le cumul des mandats : faites ce que je dis, pas ce que je fais ?

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Parmi les propositions de François Bayrou, nous pouvons encore trouver sur le site cette proposition à propos de la République Nouvelle qu'il souhaitait instaurer : "La République nouvelle doit adopter le principe du mandat unique pour les députés."

Clair, net et précis. Pendant la campagne des présidentielles donc, François Bayrou était contre le cumul des mandats pour les parlementaires. Pour les dubitatifs, la preuve en vidéo ci-dessous.

Problème : François Bayrou est candidat à la mairie de Pau. Mais François Bayrou est également député de la 2ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Et comme si cela ne suffisait pas, il est membre du conseil général du département des Pyrénées-Atlantiques. Sans oublier qu'il est président de l'UDF-Mouvement Démocrate.

Le candidat aux élections présidentielles François Bayrou disait que le "cumul empêche de s’investir calmement dans une tâche". Qu'en pense Bayrou François, que le cumulard candidat à la mairie de Pau ?

Quelle crédibilité porter à celui qui se veut porter le flambeau d'une politique nouvelle et citoyenne, si déjà il ne commence à appliquer à lui-même ce qu'il prône dans son programme ?

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19 novembre 2007

Non au cumul des mandats : des soutiens ...

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Cinq jour après le lancement de la pétition contre le cumul des mandats, nous avons recueilli plus de 200 signatures. Ce n'est pas mal, mais jamais assez. Comme le dit mon camarade Laurent, nous ne sommes pas Carole Bouquet, et il est complexe de faire parler de cette initative ô combien importante pour notre démocratie.

Et pourtant nous avons quelques soutiens non négligeables : Christophe Girard (adjoint à la culture à la mairie de Paris), Bastien François (professeur à Paris I), des blogueurs "influents" du PS comme Christophe Grébert ou du MoDem comme Quitterie Delmas, etc.

Si vous ne l'avez donc encore fait, venez signer cette pétition. Et faites circuler l'information.

N'hésitez également pas à en parler sur votre blog comme l'ont fait :

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18 novembre 2007

Manif de droite, ou la démonstation d'une contradiction

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Heureusement que certains de mes lecteurs et certaines de mes lectrices de droite ne me lisent plus, ils me traiteraient une fois de plus d'antisarkozyste primaire. Je me suis rendu donc à la manifestation de droite, celle des mécontents des blocages opérés principalement par les cheminots, les conducteurs de la RATP et les étudiants. Evidemment pas par soutien, mais pour voir de mes propres yeux. Je n'ai pas été déçu.

Les manifs de droite, ce sont parmi les rares où le nombre de manifestants comptabilisés par les organisateurs, en l'occurence principalement Liberté Chérie et Alternative Libérale, équivaut au nombre annoncé par la préfecture de police. Selon eux donc, entre 5000 et 10000 personnes. Selon moi, pas plus de 5000. Je ne vais pas chipoter sur ce nombre, le principal est de constater que la mobilisation fut faible. Cette manifestation un échec. Evidemment, on me rétorquera le contraire. Cependant, lors de la dernière manif de droite, pour affirmer le soutien à la réforme des retraites du précédent gouvernement, environ 15000 personnes s'étaient déplacés. Un échec : CQFD.

Amusant ensuite les slogans : outre les "Fillon, tiens bon" (ils sont potes, pour se tutoyer ?), à noter les "cheminots, au boulot" (c'est beau, ça rime). Pis encore, les "Stop la grève" : en refusant le droit de grève aux grévistes, les manifestants se positionnent donc contre un droit constitutionnel. Belle aberration, les manifestants de droite seraient-ils anti-républicains ?

D'ailleurs les autocollants "Stop la grève" étaient sans conteste les plus nombreux. Cependant, pour la manifestante de droite, hors de question de salir son imperméable Pierre Cardin, alors la manifestante de droite colle son autocollant sur son front, au mépris de son maquillage longuement préparée pour cette sortie du dimanche.

Les manifestants de droite n'en sont pas à une contradiction : pour les manifestants de droite, les gens ne travaillent pas le dimanche (jour de messe, évidemment), alors peu importe de bloquer des rues. Car la manif de droite bien évidemment a contrait les forces de l'ordre à rendre des boulevards, entre République et Nation, inaccessibles. Et bien évidemment, qui dit rues fermées dit embouteillage. Les manifestants de droite manifestaient principalement contre les blocages. Mais alors, les personnes prises dans les embouteillages ne seraient-elle pas bloquées ? Impasse philosophique donc. Une personne bloquée par la manif de droite, et c'est toute la revendication des manifestants de droite qui tombe dans le ridicule.

Les manifestants se voulaient parler au nom de la "majorité silencieuse". Cette majorité qui subirait les grèves. Outre que la soi-disante majorité n'ait été représentée que par une très faible minorité (5000 personnes, je le rappelle), il est amusant de voir la sociologie des manifestantes et manifestants de droite. A cette manifestation donc, principalement des étudiants de l'UNI mélangés à des couples et familles bécébégés. Amusant de voir une famille avec blonds enfants repartir de la manif dans leur Audi immatriculée dans les Yvelines. On imagine bien, possédant un véhicule, la préoccupation de cette famille dans les transports en commun bloqués. On imagine bien, en voyant tous ces autres manifestants rentrant à pied chez eux, qu'il est compliqué d'en faire de même pour se rendre au travail.

Ne soyons pas trop médisant : en rentrant chez moi, j'ai pris le métro. Seulement 3 minutes d'attente à la station "Rue des boulets". Et quelques manifestants de droite. Pas très nombreux, n'exagérons rien. Alors que la rame se remplit au fur du trajet, celle-ci devient rapidement bondée à Oberkampf. Mais ce couple de quadragénaires autocollés d'un "Stop la grève" ne se lèvera pas de ses strapontins pour laisser de la place.

En conclusion, plutôt que de soutenir clairement et fièrement leur gouvernement Fillon et leur président Sarkozy, je me demande pourquoi les manifestants de droite râle contre un service public, qu'en bons libéraux ils devraient aimer voir privatiser. Et pourquoi, alors qu'ils soutiennent les réformes de ce gouvernement, pourquoi ne s'interrogent-ils pas sur la promesse de Nicolas Sarkozy d'un service minimum, elle, pas tenue.

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Tour Eiffel

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Porte de Versailles

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Parc des Expositions, Porte de Versailles.
Photo prise avec un Nokia 6300.

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16 novembre 2007

Shooté par Benjamin Boccas

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Lors de la dernière République des Blogs, Laurent m'a présenté à Benjamin Boccas. Benjamin est un photographe de talent. Sur Le Phlog de Benjamin, vous pouvez apprécier ses oeuvres, et notamment une série "Tête de Blogger" pour laquelle j'ai "subi" son regard derrière l'objectif. Allez voir sur son blog une autre photo de ma pomme par Benjamin.

Encore merci à Benjamin. Bien que je déteste poser. Bien que ma coiffure ne ressemble à rien. Bien que j'ai les yeux bien cernés.

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15 novembre 2007

François Bayrou candidat aux municipales à Pau

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J'ai reçu il y a environ une demi-heure un mail d'une personne m'annonçant l'officialisation de la candidature de François Bayrou à Pau. Il semblerait que François Bayrou, le président du Mouvement Démocrate, annonce demain briguer la mairie de Pau lors d'une conférence de presse.

Manque de bol, le site du Nouvel Obs a annoncé la nouvelle il y a une heure environ.

La candidature de François Bayrou à Pau est courageuse certes, il retourne affronter les électeurs après sa défaite aux présidentielles. Mais selon moi assez suicidaire. Certes il va retrouver le devant de la scène et sa campagne braquera une nouvelle fois les projecteurs sur lui. Un bon moyen de ne pas se faire oublier des français et des médias. Mais suicidaire car une défaite serait catastrophique pour son avenir, rejetté sur son fief. Mais je lui souhaite bien évidemment de gagner la mairie de Pau.

Triste cependant de voir que François Bayrou, en prétendant la prise de la mairie de Pau, ne risque pas de signer notre pétition appelant au non cumul des mandats ...

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Sarkozy raciste, et si c'était vrai ?

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Je parlais il y a quelques jours de racisme dans le comportement de Nicolas Sarkozy. C'était un peu de la provocation de ma part. On m'a reproché d'être excessif, anti-sarkozyste primaire.

Seulement, il semblerait que cela se confirme. Sur son blog, le journaliste-blogueur Jean Quatremer rapporte une histoire assez terrifiante. Cela se passe lors d'une rencontre entre notre président de la République française et le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre.

Jean Quatremer rapporte que Nicolas Sarkozy se serait livré à une diatribe "dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire", contre le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe".

Le journaliste à Libération poursuit en écrivant que Nicolas Sarkozy "a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union".

Jean Quatremer conclut par le ressenti des interlocuteurs de Nicolas Sarkozy, qui en sont ressorti avec une image d'un Nicolas Sarkozy qui "non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs".

Rappellons que Jean Quatremer peut difficilement être classé dans la catégorie des anti-sarkozystes primaires. Que son blog est respecté pour la qualité de ses informations. Qu'il a même obtenu le prix Louise Weiss du journalisme européen le 9 mai 2006.

Evidemment, personne n'en parle. Seulement trois autres blogs pour le moment : celui de Sébastien Fontenelle, celui de SarkoFrance, et celui des blogonautes.

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Le mythe d'un pays gréviste

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En réponse à tous les râleurs conchiant la fainéantise des français, leur propension à faire toujours grève, stigmatisant une France toujours en grève, il faut absolument lire cette tribune dans la page Rebonds de Libération de François Doutriaux. François Doutriaux est enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal. Extraits.

Merci à Bap pour le lien.

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.

(...)

Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée).

(...)

Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l’activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d’action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales !

(...)

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy promettait-il avant son élection qu’«au bout de huit jours d’un conflit social, il y aura obligation d’organiser un vote à bulletin secret pour que la dictature d’une minorité violente ne puisse imposer sa loi sur une majorité qui veut travailler» ?Outre le caractère insultant de cette promesse à l’égard des grévistes «violents» et «dictatoriaux» et la manifeste méconnaissance dont atteste notre président en ce qui concerne le droit de la grève, quel est l’intérêt d’une telle mesure dans un pays où 98 % des conflits sociaux durent moins de deux jours ? Le droit de grève est une liberté constitutionnelle et individuelle pour chaque salarié, ce qui est incompatible avec une quelconque validation majoritaire.

(...)

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14 novembre 2007

Non au cumul des mandats - Une réforme nécessaire pour rénover la politique

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A signer cette pétition, à la base initiée par mon "camarade" Laurent Guédon pour ses amis socialistes, ensuite élargie à l'ensemble des militants et citoyens.

A signer sur http://oeuvrer.org/, et à faire circuler au maximum. Rejoignez également le groupe Facebook contre le cumul des mandats.

"La trajectoire d’un élu politique en France répond à deux lois simples : on se présente à une fonction pour préparer sa candidature à la fonction suivante ; lorsqu’on est élu à la fonction supérieure, on conserve la fonction antérieure de manière à éviter qu’un « intrigant » ne vienne reproduire à vos dépens le parcours que vous venez de réussir. D’où l’obsession de cumuler les mandats."
Valéry Giscard d'Estaing

La commission Balladur, chargée de réfléchir à la réforme des institutions, a rendu son rapport et propose d’instaurer une limitation des mandats entre une fonction ministérielle et un mandat électif ou une activité professionnelle. Bien que cette avancée soit à souligner, elle est, pour beaucoup de citoyens, bien trop timide.

Notre pays est l’un des seuls en Europe, où des responsables politiques cumulent plusieurs fonctions électives. Alors que les parlementaires français ont pour 85% d’entre-eux au moins une autre responsabilité locale, ils ne sont que 16% en Italie, 15% en Espagne, 13% en Grande Bretagne et 10% en Allemagne.

L’élu n’est pas un employé et son mandat n’est pas un job

Les français sont aujourd’hui une très large majorité à déconsidérer l’homme politique, estimant que ses multiples candidatures n’ont plus rien à voir avec un engagement profond et sincère. De même, il n'est pas sain pour la vie démocratique qu'une même personne puisse rester à la tête d'une collectivité pendant 20 ou 30 ans, il faut au contraire permettre à des femmes et à des hommes nouveaux de partager les responsabilités locales et nationales. Nos institutions doivent être profondément modernisées pour permettre un renouvellement régulier de la classe politique.

Signez la pétition pour :
- que tout citoyen puisse accéder aux responsabilités sans risquer sa vie professionnelle ;
- que les élus bénéficient d'un statut et des droits sociaux leurs permettant de s’acquitter de leurs tâches à temps plein ;
- l'interdiction stricte de cumuler deux mandats ou fonctions électives ;
- limiter à deux mandats électifs dans le temps pour un même poste.

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13 novembre 2007

Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c'est vous", sans amour

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Amusant. On apprend que le titre du livre de Ségolène Royal s'appellera "Ma plus belle histoire, c'est vous". C'est vous, je le suppose, ne s'adresse pas à un François Hollande, ne s'agissant pas d'amour. Mais très certainement à ses militants, à ses électeurs, à ses fans, à ses futurs probables lecteurs.

Evidemment, avec ce titre "Ma plus belle histoire, c'est vous", impossible de ne pas penser à la chanteuse Barbara et son "Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous". Forcément.

Alors je suis allé relire les paroles, bien que je les connaisse presque par coeur. On remarquera que le titre, ce "Ma plus belle histoire, c'est vous" est terriblement bien choisi. Toujours de la communication. Encore de la communication. Mais pour une fois de la bonne communication sur ce titre.

Dans la chanson, et il fallait la trouver, on note deux fois la référence à la blancheur, la pureté, dont s'entourait Ségolène Royal pour échapper aux attaques de ses adversaires, que ce soit ceux de son propre camp durant l'investiture interne, que ce soit les amis de Nicolas Sarkozy pendant les présidentielles. On peut admirer chez Barbara en effet ce "
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux" et aussi "Et j'ai tourné bien des pages, sans les lire, blanches, et puis rien dessus". Probablement les pages du projet socialiste.

Egalement les allusions au combat, à la férocité : "
les morsures d'un amour fou". Hollande a du souffrir, le pauvre. "C'est vrai, je ne fus pas sage, et mes guerriers de passage, à peine vus, déjà disparus". Pas très aimable pour Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

Nombreuses sont les références à la religion : la blancheur déjà cité précédemment. Mais également "la route", tellement employé dans les livres religieux pour parler de la foi. Aussi les "
quelques mauvais apôtres" (camarades socialistes, oyé oyé), ou encore le "Mon Dieu, que j'avais besoin de vous" (malheureusement il n'a jamais apporté des électeurs), sans oublier le "que le Diable vous emporte" (l'insulte suprême d'une catho coincée) et enfin le "je vous fus infidèle" (osons espèrer qu'elle parle à ses militants et de ses sorties sur la patrie, et non à l'ex-père de ses enfants).

Ségolène Royal croit en son destin, c'est sûr. "
Je refaisais mes bagages, et poursuivais mon mirage". Ainsi on peut comprendre que la campagne des présidentielles de 2007 n'était qu'un essai. "C'est là que j'ai compris, tout à coup, j'avais fini mon voyage, et j'ai posé mes bagages, vous étiez venus au rendez-vous". En espèrant pour elle que ce soit en 2012 et que son mirage ne dure pas éternellement.

Pour terminer, l'annonce de la sortie de livre de Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c'est vous", est programmée pour le mois de décembre. Quelle coïncidence :
"j'allais le cœur fou, le vent de décembre, me gelait au cou, qu'importait décembre, si c'était pour vous".

Notons enfin la similitude entre la vie familiale de l'enfance de Barbara, et le portrait que Ségolène Royal a voulu faire de la sienne.

J'aimerais tellement que les paroles des discours de Ségolène Royal soit aussi belles et émouvantes que les chansons de Barbara.
Au moins je ne pleurerais pas de rire et de dépit.

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Vive la grève !

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A lire ou à relire : pourquoi j'aime les grèves. Pourquoi je veux qu'elles durent.
Aussi parce que les affiches sont belles. Etaient belles. Décidément, tout se perd ...
En fait, je ne vais soutenir cette grève que si on revoit de belles affiches.
Syndicalistes, étudiants, cheminots : au boulot, soyez artistes !







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12 novembre 2007

Bernard Kouchner se met au rap !

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Regardez, voici dans quel état se trouve notre diplomatie française. Pire encore, nos diplomaties française, allemande et européenne. En effet, Bernard Kouchner, et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, se sont essayés à enregistrer une chanson avec le chanteur Muhabbet. Le single s'appelle "Deutschland". Espèrons que la voix de la France soit plus harmonieuse que celle de Bernard Kouchner.

A croire que le Quay d'Orsay n'ait d'autres priorités que de faire de la variété. A croire que la situation au Liban, que le conflit du Moyen-Orient, que la tentative de putch au Pakistan, que le sort des français détenus au Tchad laissent du temps à notre ministre des Affaires Etrangères.

La culture bling-bling envahira-t-elle donc toute la politique française ? Bientôt, peut-être verrons-nous Christine Boutin sur le plateau d'Arthur, ou bien Xavier Bertrand avec des pendentifs en or massif, ou encore Christine Lagarde en string dépassant de son jean taille-basse faire de la Tecktonik avec Lorie ?

Tout cela est certaiment fait pour une cause noble et honorable. Il n'empêche que le virage dans lequel s'engagent nos politiques risquent une fois de plus de dénaturer le respect pour la politique, et l'importance que nous devrions tous y accorder.


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I love rien, i'm parisien

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11 novembre 2007

Ministres cumulards, avant qu'il ne soit trop tard ?

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La Commission Balladur, l'on peut s'y opposer, notamment en raison de la volonté de présidentialisation du régime. Mais parfois, l'on peut s'en accorder. C'est le cas de la proposition 18 du rapport de cette Commission Balladur.

Cette proposition 18, ayant pour objet d'une clarté limpide : "Cumul des mandats pour les ministres", vise à "interdire tout cumul entre une fonction ministérielle et un mandat électif". Et ainsi la Commission Balladur propose ce texte législatif : "Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice de tout mandat électif, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle."

Pour une fois les choses sont claires : impossible de cumuler un mandat d'élu tout en étant ministre de la République. Et pourtant, alors même que ce texte se veut moderniser les institutions françaises, il semblerait que les chers et chères ministres du gouvernements Fillon-Sarkozy soit ne souhaitent pas être modernes, soit se moquent totalement de cette commission Balladur.

Dernière en date, notre secrétaire d'Etat à la Libération d'Otages, Rama Yade, qui dans le JDD aujourd'hui vient d'annoncer sa candidate aux prochaines élections municipales dans la ville de Colombes. Pis encore, Rachida Dati notre ministre de Fermetures de Tribunaux portera les couleurs de l'UMP comme tête de liste dans le 7ème arrondissement de Paris. Sans oublier Christian Estrosi, investi aux prochaines municipales à Nice, déjà président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, actuellement secrétaire d'Etat des Bikers.

Suivant cette proposition de la Commission Balladur, rappelons-le formée par le président de la République Nicolas Sarkozy, nombre de ministres devraient choisir entre leur sacerdoce ministériel et leurs mandats locaux. La ministre des Enfants Mordus par les Chiens Dangereux, Michèle Alliot-Marie, également première adjointe au maire de Saint Jean de Luz. Fadela Amara, secrétaire d'Etat sans budget Contre la Glandouille, conseillère municipale de Clermont-Ferrand. Roseline Bachelot, ministre de Bernard Laporte, conseillère régionale des Pays de la Loire. Le ministre du Droit de Grêve Xavier Bertrand, vice-président de l'agglomération de Saint Quentin, également adjoint au maire de la ville de Saint Quentin. Eric Besson, secrétaire d'Etat au Retournement de Vestes, maire de Donzère. Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse et président délégué de l'agglomération de Mulhouse, accessoirement secrétaire d'Etat aux Choux Farcis. Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat des Autoroutes, président de l'agglomération de Valenciennes et conseiller régional du Nord Pas de Calais. La vice-présidente du conseil général des Yvelines, et Ministres des Tentes, Christine Boutin. Le ministre de la Lecture de la Lettre de Guy Môquet, Xavier Darcos, maire de Périgueux et conseiller régional d'Aquitaine. Brice Hortefeux, ministre des Quotas, conseiller régional d'Auvergne. André Santini, secrétaire d'Etat Mis en Examen, maire d'Issy-les-Moulineaux, président de l'agglomération Arc de Seine. La ministre Valérie Pécresse de la Privatisation des Universités, conseillère régionale d'Ile de France. Hervé Morin, ministre des Rafales Invendus (eux !), maire d'Epaignes, conseiller régional de Haute-Normandie.

Je ne vais pas citer tous les cumuls, ce serait trop long, mais n'oublions pas les (inconnus du gouvernement) cumulards Dominique Bussereau, Luc Chatel, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Létard, Alain Marleix, Hervé Novelli, Eric Woerth.

En fait, il faudrait plutôt lister les ministres non-cumulards, ce serait plus rapide. Sauf qu'il est à craindre que ceux qui ne le sont pas encore, le seront très rapidement. Sachant que je n'ai relevé que les cumuls entre mandats électoraux et les ministres. On pourrait en faire de même entre le cumul d'une activité professionnelle et d'un ministère.

Tous les ministres m'amusent en déclarant qu'ils travaillent dans le gouvernement pour la passion de la France, par devoir envers notre République, pour le sacrifice de la tâche, rendant service à la France et aux Français. Sauf qu'ils ne peuvent faire leur sacerdoce à temps plein. Ou alors négligent totalement leurs autres activités. Et tous ces cumuls expliquent en partie l'absence de confiance des citoyens envers leurs institutions et leurs élus.

A titre personnel, je suis pour le non cumul total des mandats. A cela s'ajoute le non-renouvellement plus de deux fois du même mandat dans le temps. Alors les places et les postes se libéreraient. Alors les français s'empareraient de la démocratie.

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09 novembre 2007

Sarkozy enculé, Sarkozy déboussolé

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Vous vous souvenez de la vidéo de Nicolas Sarkozy au Guilvinec ? Un Nicolas Sarkozy n'arrivant pas à garder son calme. Un Nicolas Sarkozy n'arrivant plus à parler correctement français, begayant et n'articulant plus.

On se demandait quelle insulte l'avait mis dans un tel état. Voici la vidéo. Où l'on entend le marin pêcheur traiter Nicolas Sarkozy d'enculé. Grave ! Très grave ! Et encore quelle chance, le mécréant a échappé à la prison.

(Souvenez-vous, un jeune avait été condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir, e
n novembre 2006, adressé un "fils de pute" au Nicolas Sarkozy alors ministre de l'Intérieur en déplacement à Aubagne).

Le marin pêcheur l'interpelle également sur l'augmentation de salaire de notre président de la République. Lui parle de 140%. Eh bien non, le pêcheur était loin du compte. En fait l'augmentation, d'après le député PS René Dosière, reprise sur le blog de Politis, serait en réalité de 206% ! Avec des absurdités comme une indemnité de résidence, alors que Nicolas Sarkozy est logé sous les ors de la République. Sachant également que près de la moitié de l'indemnité du président est non imposable.

Alors, est-ce l'enculé qui a fait pèter les plombs à Nicolas Sarkozy ? Ou le fait qu'il ne faille pas parler de sa rémunération ?

Gagner plus pour insulter plus ?

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08 novembre 2007

Rama Yade, Rachida Dati, Fadela Amara, des françaises venues d'ailleurs ?

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Dépêche AFP. Jean-Marie Le Pen vient de déclarer lors d'un meeting du Front National : "Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara, les ministres d'ouverture de Nicolas Sarkozy, sont des françaises venues d'ailleurs".

Dépêche fictive. Surtout ne pas hurler contre Jean-Marie Le Pen, il n'a fait aucune sortie de ce genre. J'imagine le scandale sinon, les procès aussitôt lancés, les cris de toute la presse française.

Cependant, voici ce qu'on peut lire dans une dépêche de l'Associated Press : "Madeleine Albright, Colin Powell, Madame Rice, these are not longtime Americans. ... For more than 20 years your minister for foreign affairs has been an American from elsewhere," the French leader said.

Le French leader en l'occurrence n'est autre que Nicolas Sarkozy, notre président de la République. Je traduis : Madeleine Albright, Colin Powell, Condoleezza Rice ne sont pas américains depuis longtemps et sont des "américains venus d'ailleurs".

Certes Madame Albright est née à Prague. Mais la famille de Mme Rice est américaine depuis plusieurs générations. Et Monsieur Powell est né à New-York. Ils sotn tous deux bien américains. Mais noirs. Raccourci chez Sarkozy : Noirs = étrangers ? Ou bien, au bout de combien de générations devient-on vraiment américain ?

N'est-ce pas là une forme de racisme que de discriminer des personnes de la même nationalité en fonction de leurs origines ? Rachida Dati, née en France de parents nés au Maghreb, est-elle une française venue d'ailleurs ? Fadela Amara, née à Clermont-Ferrand dans une famille kabyle, est-elle vraiment française ? Nicolas Sarkozy lui-même né à Paris d'un père hongrois, est-il un français venu d'ailleurs ?

L'Associated Press parle d'une gaffe mineure. La presse française n'en parle pas. Moi je parle d'un Nicolas Sarkozy raciste, dont la véritable nature se révèle.

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La guerre d'Irak n'aura pas lieu

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La guerre en Irak, dont le coût des opérations s'élève à 4,5 milliards de dollars par mois. La guerre en Irak, qui a fait presque 4000 morts côté américain.La guerre en Irak, ce sont plusieurs dizaines de milliers de mort parmi les civils irakiens. La guerre en Irak a forcé la fuite de plusieurs centaines de milliers de réfugiés vers l'Iran, la Turquie et la Syrie. La guerre en Irak a enfoncé un pays dans une guerilla. La guerre en Irak a détruit l'économie de ce pays.

La guerre en Irak, Nicolas Sarkozy n'en a pas parlé lors de son déplacement outre-atlantique avec son homologue américain George W. Bush. Nicolas Sarkozy entraine la France vers un atlantisme primaire.
Nicolas Sarkozy lance une nouvelle ère, celle de l'alignement sur la politique étrangère américaine.

Pour satisfaire le petit ego sur-dimensionné de notre président obsédé et et amoureux transi de l'american dream, la France est en train de perdre son âme.

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07 novembre 2007

Quitterie Delmas reçoit François Bayrou : les démocrates réunis ?

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Sur le blog des Jeunes Libres, Quitterie annonce la venue de François Bayrou au prochain café démocrate. Réservez votre soirée.

Rendez-vous le 14 novembre au Café démocrate, à 20 heures, au bar de l'Imprévu, 35 bis rue Didot, Paris 14ème.

J'imagine que les débats vont être passionnés. Avec au menu la préparation des statuts du Mouvement Démocrate (dont j'ai beaucoup à dire, et je ne suis pas le seul), les investitures pour la désignation des têtes de liste des arrondissements parisiens, la tenue du prochain congrès du MoDem, etc.

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Campagne de Panafieu : écran noir

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Je m'amuse de peu, je le sais. Mais je n'ai pas pu m'en empêcher. 20 minutes résume parfaitement la campagne de Françoise de Panafieu à la mairie de Paris. De part une erreur de leur part, le journal en ligne a remplacé l'affiche de campagne de l'aversaire UMP à Bertrand Delanoë par un écran noir.

Après la blancheur immaculée de Ségolène Royal, voici en exclusivité le programme de Françoise de Panafieu, celle qui se veut être le maire de l'essentiel : rien, le néant, l'écran noir, le vide sidéral.

Pour les personnes avec des mauvais yeux, voici ce qui est écrit en légende de l'image : "Affiche de campagne de la candidate UMP à la mairie de Paris en 2008, Françoise de Panafieu".


PS : lecteurs de droite, si vous prenez ça au premier degré, évitez de poster des commentaires ...

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"Si Sarkozy était dans un système tyrannique, finalement il serait très à l'aise..."

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A lire dans Libération cette interview très intéressante du psychanalyste Jean-Pierre Winter. Il analyse notre président de la République Nicolas Sarkozy. Extraits :

Ce qui m'interroge chez Sarkozy, c'est la différence entre l'acte et l'agir. Tout se passe comme s'il y avait une espèce de confusion entre les deux. Faire un acte politique, c'est une chose, agir en est une autre. Un acte, c'est par exemple ce qu'a fait De Gaulle avec l'appel du 18 juin. Un acte s'incrit durablement, tient compte de plein de paramètres pas immédiatement lisibles par tout le monde, ce n'est pas juste un mouvement d'humeur.
(...)
Quand on le (Nicolas Sarkozy) voit s'agiter, du verbe agir cette fois, comme il le fait depuis six mois, on se demande à quel moment il pense à ce qu'il fait, à quel moment il élabore. Il y a une fuite dans l'acte. Alors c''est vrai qu'il s'entoure, par le biais des commissions, de gens qui se donnent le temps de penser. Mais en même temps il ne leur donne pas le temps de penser puisque les délais sont très court, totalement inhabituels sous la Ve République.
(...)
Et ce qu'il faut alors interroger c'est l'idée qu'il (Nicolas Sarkozy) se fait d'un chef. Or, dans une démocratie, un chef c'est d'abord quelqu'un qui a une grande capacité à déléguer. Et là il y a effectivement un problème. S'il était dans un système tyrannique, finalement il serait très à l'aise... Mais il est bridé par le système dans lequel on est.

La prochaine fois, j'aimerais que Libération demande à un toxicologue de nous dresser un portrait de Nicolas Sarkozy, je pense que nous aurions quelques surprises (ou pas).

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