]]>

17 janvier 2008

French cumuls, par Guy Birenbaum

Partager
Merci à Guy Birenbaum pour cette tribune qu'il signe dans le numéro de Témoignage Chrétien sorti aujourd'hui. Ce texte est une pierre de plus dans le combat contre le cumul des mandats. En espérantque cette cause soit un jour entendue par les femmes et hommes politiques de notre pays ...

Voici cette tribune :

Je vais vous entretenir d’un article de l’International Herald Tribune. Ce n’est pas pour faire le malin sur le mode « je lis la presse étrangère ». Non c’est juste que son titre roué a su attirer mon attention dans le flot d’Internet. « In France, ministers look for a 2nd job » : « En France des ministres aspirent à un second job. » Je suis donc allé lire ce papier pour comprendre quel pouvait bien être ce mystérieux « second job ». J’ai vite compris qu’il s’agissait de celui de maire ou de conseiller municipal.

Eh oui, pour le Herald le cumul de la fonction ministérielle et d’un mandat municipal apparaît comme une exception française difficilement justifiable. Ceci étant, ce titre est très partiel, et même plutôt partial, car il n’y a pas que plusieurs de nos ministres qui vont briguer une deuxième activité à plein-temps ! Beaucoup de leurs « opposants » sont, en effet, dans la même situation et, du coup, le débat sur les cumuls n’est absolument pas à l’ordre du jour. Une sorte de gentleman agreement existe même entre la plupart de nos leaders politiques pour ne pas placer sérieusement cet enjeu majeur dans l’agenda politique. Alors, heureusement, tout le monde n’est pas d’accord avec cette réelle pathologie de notre démocratie et, sur internet, circulent une liste et une pétition qui dénoncent les premiers candidats cumulards repérés.

Là où la situation est plutôt paradoxale c’est qu’il y a très peu de temps, la fameuse « commission Balladur », chargée de réfléchir à la réforme des institutions, proposait justement d’instaurer une limitation des mandats entre une fonction ministérielle et un mandat électif ou une activité professionnelle. Il ne s’agirait d’ailleurs là que d’une nécessaire harmonisation, puisque la France est l’un des seuls grands pays en Europe où des responsables politiques cumulent plusieurs fonctions électives. Ainsi, au-delà des ministres, les parlementaires français ont pour 85 % d’entre eux au moins une autre responsabilité locale. Alors qu’ils ne sont que 16 % en Italie, 15 % en Espagne, 13 % en Grande-Bretagne et 10 % en Allemagne… voir site.

Ceci étant, si j’en reviens à nos ministres, vu toute la place que (leur) prend le président, il est presque compréhensible que certains d’entre eux – François Fillon compris – briguent un mandat de maire ou de conseiller municipal… En revanche, ceux qui prétendent incarner l’opposition au pouvoir, auront du mal à me faire avaler que leur(s) élection(s) personnelle(s) aux cantonales ou aux municipales aura pour première vertu de les faire exister dans un combat qu’ils mènent déjà si faiblement !

À la semaine prochaine si D… le veut..

Libellés : ,

1 Commentaires:

Blogger Rimbus dit ...

Montebourg se fait bien épinglé, comme la semaine dernière où le canard raillait sa proximité avec un homme d'affaire qui l'arosait de chambolle musigny... La question que je me pose, c'est que si on s'inflige des handicaps alors que son adversaire joue d'autres règles, comment lutter à armes égales ? Je crois que montebourg a eu raison de se présenter aux cantonales, mieux vaut ça que de laisser l'UMP gagner encore en influence.

18 janvier, 2008 19:10  

Enregistrer un commentaire

Liens pour ce post:

Créer un lien

<< Home