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30 janvier 2008

Ian Brossat, à la recherche du PCF perdu ?

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Ian Brossat, jusqu'à hier un grand inconnu (ce n'est pas forcément un défaut en politique), est porte-parole des communistes parisiens pour les municipales.

Voila la façon dont il qualifie le MoDem : "c'est une pincée d'ex-Verts en mal de postes, une cuillerée des derniers survivants du giscardisme et une louche d'anciens tibéristes. Ce mélange constitue une soupe peu ragoûtante qui n'a rien à faire à la table de la gauche". Pas très gentil Ian Brossat. Mais a-t-il réfléchi à ceux qui constituent les communistes ? Allez, un peu de courage Monsieur Brossat ...

Ìl continue en parlant de Didier Bariani, tête de liste pour le MoDem dans le 20ème arrondissement : "Nul ne peut imaginer que les listes de gauche hébergent les vieilles gloires du tibérisme finissant, telles que Didier Bariani, ancien maire chiraquien du XXe arrondissement".

Et si c'était là justement la force du MoDem ? D'avoir des personnes venues de tous horizons ? Comment Monsieur Brossat peut-il critiquer les candidats "en mal de postes" ? Si son ton est justement si hargneux et haineux, n'est-ce pas justement que le PCF a peur de se retrouver avec encore et toujours moins d'élus ? Ian Brossat va devoir s'y habituer : le Parti Communiste Français est mort. Et ce n'est que le Parti Socialiste qui le maintient en perfusion, uniquement grâce à des élus que le PS s'autorise pour des raisons (désormais bien obscures) à lui accorder.

Alors, je vous comprends, cher Ian Brossat : le MoDem vous effraie, car le MoDem sera probablement l'un des prochains alliés du PS, par exemple à Paris. Le MoDem et le PS et d'autres encore pourront se retrouver sur des projets. Et ce n'est pas la doctrine du MoDem qui vous effraie, nous sommes en train de la construire.

D'ailleurs, parmi certains candidats investis par le MoDem se trouvent d'anciens élus de la majorité sortante ? Et du jour au lendemain, vous ne voudriez plus travailler avec eux ? Si ce n'est pas du sectarisme, expliquez-moi ...

Ce qui vous effraie, chers amis communistes, c'est de ne plus exister. Oubliés dans les méandres de l'histoire entre une LCR renouvellée sur votre gauche, et un axe PS-MoDem sur votre droite. Et vous au milieu, les communistes cocus des élections.

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6 Commentaires:

Anonymous Olivier Autissier dit ...

Il n'y a rien dans l'absolu de vraiment honteux à être cocu, néanmoins je ne comprends pas pourquoi les communistes le seraient particulièrement.
D'autre part, si ce parti était effectivement mort, je préfère dire qu'il est essoufflé, c'est peut-être que beaucoup ne croient plus en rien, ou seulement à avoir mieux que les autres.
Enfin, je n'ai jamais cru au MoDem, les urnes ont confirmé mon avis. Je pense qu'il n'arbitrera pas davantage les prochaines élections que les dernières.
Si un jour, l'alliance devait être offcialisée entre le PS et le MoDem, alors sans aucun doute, il n'y aurait plus de gauche modérée. Parce qu'évidemment, le MoDem penche nettement plus à droite, son principal tort, et ça ne reste que mon avis, est de ne pas le reconnaître pour séduire davantage.

30 janvier, 2008 15:47  
Anonymous Antonin dit ...

Le MoDem n'a strictement rien à voir avec la droite. C'est un parti libéral modéré, écologique et humain. La droite en France est étatique, dirigiste et réactionnaire. Par contre, tu as peut être raison que tu dis que le MoDem n'a rien à voir avec la gauche. Car la gauche n'a aujourd'hui plus rien de progressiste. En fait, l'UMP est plus proche du PS que le MoDem ne l'est de l'UMP et du PS. C'est un parti alter-système tandis que le PS et l'UMP sont les héritiers du système actuel, qui nous le voyons tous, est à bout de souffle.

30 janvier, 2008 16:38  
Anonymous jean baptiste dit ...

Georges Marchais reviens!

31 janvier, 2008 05:45  
Anonymous Laurent dit ...

Mouais....

Je ne partage pas son point de vu sur bien des sujets et je pense que le PS a bien tord de s'allier cette fois encore avec le PC poussiérieux et vidé de ses électeurs. Je trouve également que certaines personnalités du PS sont arriérés d'imaginer toujours les alliances sur le modèle d'Épinay.

Par contre, je considère le MoDem visible uniquement parce qu'il détient les électeurs de la gauche progressiste et pro-européenne. Dans le même temps, je trouve le modèle du MoDem instable. Ce parti est peuplé de gens qui ne savent plus où aller, comment changer les choses, faire bouger le PS caviar et gicler les vieux piliers socialistes indécrotables. Et à la fois, on y retrouve des personnalités conservateurs et autocrates. Des lourds, fils spirituels du giscardisme. Des alliés naturels, contrairement à ce que vous pouvez tous penser, de l'UMP.

Cavada s'est barré, mais il reste encore nombre de boulets : Loher à Lorient se place ouvertement à droite et jamais n'affichera l'étiquette centriste, de la même façon à Paris, Bariani, qui fut adjoint (très copains) de Chirac et Tibéri, n'est clairement pas un pro-Delanoë (et puis avec plus de 25 ans passés à la mairie, il est temps qu'il fasse autre chose).

Je ne leur en veux pas car je pense que c'est dans l'ordre des choses. Il est impossible de ne pas choisir, impossible d'être à la fois à gauche et à droite. Le centre, le zéro en mathématique, est de valeur nulle, le vide, l'absence de quantité. Se positionner en politique nécessite forcement d'ajouter une valeur à ce centre et ainsi de le dévier ou à gauche, ou à droite.

De la même façon que le PS doit larger ses boulets (Mélenchon, Emmanuelli, Hamon, ...) pour se repositionner et définir son offre politique qui n'existe plus, le MoDem doit également, une bonne fois, réflechir à se qu'il fait et où il en est et ses militants se détacher de leur rôle de faire-valoirs de Bayrou.

31 janvier, 2008 13:43  
Anonymous Benjamin Sauzay dit ...

Qui a dit que le MoDem était un parti centriste ?

Vous pouvez relire les discours de Bayrou, vous ne trouverez jamais cette affirmation.

Nous essayons simplement de considérer l'échiquier politique autrement.

Qui met en avant les thèmes du "bien-être" (contre "l'avoir plus"), des entreprises socialement responsables, du collectivisme (vieille idée communiste d'ailleurs), de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, des normes ISO appliquées en politique, d'un plus grand pouvoir donné à la société civile, etc.

Depuis des années, UMP et PS sont dans l'adaptation chacun à leur sauce d'une politique commune.

Alors évidemment, quand un mouvement propose une vision et une façon de faire différente, ça surprend un peu !

31 janvier, 2008 13:57  
Anonymous Bobby Lapointe dit ...

Bon ben apparemment c'était Ian Brossat qui avait raison, et vous qui aviez tort !

RIP le Modem !!!

28 mai, 2008 10:26  

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