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23 février 2008

"Casse-toi pauvre con", dit Nicolas Sarkozy

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"Casse toi pauvre con". Nicolas Sarkozy. Président de la République française. Salon de l'agriculture.

Sur le site du Figaro :
Très entouré, souriant, le chef de l'Etat prenait un bain de foule et serrait des mains quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes lui a lancé: "ah non, touche-moi pas".
"Casse-toi, alors", a répondu M. Sarkozy.
"Tu me salis", a enchaîné le badaud.
"Casse-toi alors, pauvre con", a répliqué le président.

Vidéo sur le site du Parisien :


J'ai honte. Pauvre con. Casse-toi. La France mérite mieux.

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11 Commentaires:

Anonymous l01c dit ...

Il avait pas vu la caméra apparement.

24 février, 2008 02:38  
Blogger Hervé Torchet dit ...

Il est effarant.

24 février, 2008 08:09  
Blogger Le Petit Grognard dit ...

Oh non tu t'y mets toi aussi...

24 février, 2008 10:51  
Blogger zahra dit ...

Mince la vidéo a disparue.
C'est tout de même effarant, vive la banalisation de la fonction présidentielle.

24 février, 2008 11:32  
Anonymous le chafouin dit ...

on se demande surtout pourquoi ce genre de truc est médiatisé.

24 février, 2008 16:39  
Anonymous Nick Carraway dit ...

Je trouve au contraire qu'il a eu raison de réagir. On ne doit pas désacraliser la fonction présidentielle de cette manière là. Le Président est au-dessus de tous, quoi qu'il arrive, et même si l'actuel président a tendance à l'oublier.

Reste par contre la barrière des mots. Sous Mitterrand et Chirac, la répartie aurait été plus cinglante, plus fleurie, et sans vulgarité, pour sûr...

25 février, 2008 02:26  
Anonymous Emmeline dit ...

"le président est au-dessus de tous, quoi qu'il arrive" ? hé ho ! vous avez vu ça où, dans la Constitution ?

Citoyenne française, je ne reconnais absolument pas cet homme (pas plus que je n'aurais reconnu Mme Royal ou M. Bayrou, là n'est nullement pas la question) comme "au-dessus de moi". S'il me donne un ordre (à moins que celui-ci ne se présente sous forme de décret légalement enregistré), je n'ai pas à lui obéir, et à ma connaissance il n'a pas été oint à Saint-Denis.

Joffrin avait bien raison de parler de monarchie élective...

25 février, 2008 10:48  
Anonymous abadinte dit ...

sarkommence sarkonnerie saleté de sarkolique. Quelle sarkosme n'est-il pas?

25 février, 2008 12:52  
Anonymous Nick Carraway dit ...

Emmeline > Au contraire, la fonction crée un prestige inhérent. Le Président est le chef de l'Etat et cela lui donne droit à des égards. Non pas que lui en retour ait le droit de manquer aux règles les plus élémentaires de la civilité, mais qu'il existe et doit exister un protocole propre à maintenir les institutions.

Ils sont nombreux les hommes politiques et anciens présidents à avoir théorisé que le Président devait certes être proche des préoccupations des Français, mais devait montrer une certaine distance vis-à-vis des autres citoyens.

Ce n'est rien d'autre que la reproduction de la hiérarchie. Pas plus que vous ne devez parler comme un charretier à votre patron, vous ne devez parler de la sorte à un président, que vous l'aimiez ou non, qu'ils se complaise à vous marteler qu'il est comme vous. Chacun doit rester à sa place, c'est encore le meilleur moyen de maintenir les équilibres et les structures en place.

25 février, 2008 14:51  
Anonymous Emmeline dit ...

Bien sûr, un "prestige" est attaché à la fonction, mais la fonction ne "crée " pas ce prestige au bénéfice de celui qui l'occupe (M. Sarkozy est objectivement tout sauf prestigieux). Il y a une - très nette - différence entre "il a droit à des égards" et "il est au-dessus de moi", me semble (et vous pouvez éviter le "vous", je ne suis pas le monsieur en beige en question) !

Mon supérieur hiérarchique ne me considère pas comme une sous-femme... par ailleurs, il est faux de lui comparer M. Sarkozy, car le contrat de travail induit un lien de subordination qu'il n'y a pas entre un citoyen lambda et le président de la République.

"Chacun doit rester à sa place, c'est encore le meilleur moyen de maintenir les équilibres et les structures en place." Bonne idée, les fils de concierge en CAP et les fils de président conseillers généraux ! C'est vrai quoi, faudrait surtout pas qu'il y ait de la mobilité sociale, ça déplacerait des structures...

25 février, 2008 15:24  
Anonymous Nick Carraway dit ...

Emmeline > Ce n'est pas ce que je dis. Un Président est président, un citoyen est citoyen. On ne tape pas dans le dos d'un Président comme un tenancier de bar ne viendrait pas lui dire "Allez Nico, fais péter une tournée de Ricard !". C'est déplacé.

Je n'ai jamais dit qu'un Président de la République considérait ou devait considérer les citoyens comme des sous-hommes. Je dis simplement qu'il y a un rapport hiérarchique qui est celui du pouvoir et que cela s'impose à tous, c'est un état de faits. Ce sont les derniers oripeaux de la royauté, mais qui n'est d'ailleurs pas consubstantiel à l'idée de royauté. C'est le prestige du chef : un chef, c'est un chef, on ne peut pas le nier comme tel.

Qu'un Président se mette à se considérer comme tout sauf Président, ou qu'un simple citoyen considère qu'il peut à bon droit se moquer de la fonction et considérer le Président comme n'importe quel quidam venu avec qui il aurait maille à partir, ce sont deux remises en cause d'un équilibre institutionnel qu'il faut à tout prix éviter. Un citoyen est citoyen, un Président président. C'est tautologique à souhait, mais ça me semble encore le meilleur argument.

Quoi qu'il en soit, je t'invite à poursuivre le débat sur mon blog, plutôt que de le poursuivre ici.

Nick

25 février, 2008 21:48  

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