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20 février 2008

Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation

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Trouvé chez mes camarades de socialisTIC, un conseil de lecture pour le Ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos. Xavier Darcos qui a annoncé le grand retour de "l'instruction civique et morale" avec notamment "l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".

Patrice de socialisTIC suggère donc la lecture du "manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation", une œuvre de Pierre Louÿs (poète du début du 20ème siècle).

Vous pouvez vous aussi lire ce manuel dans son intégralité. Ame sensible s'abstenir. Défenseurs de la morale bienpensante, passez votre chemin. Pour les autres, non atteints par le puritanisme (petit) bourgeois, vous pouvez poursuivre la lecture de cette note.

En guise d'avertissement, le glossaire de cet ouvrage annonce la couleur : "Nous avons jugé inutile d'expliquer les mots : con, fente, moniche, motte, pine, queue, bitte, couille, foutre (verbe), foutre (subst.), bander, branler, sucer, lécher, pomper, baiser, piner, enfiler, enconner, enculer, décharger, godmiché, gougnotte, gousse, soixante-neuf, minette, mimi, putain, bordel. Ces mots-là sont familiers à toutes les petites filles."

Et je ne peux conclure cette note sans vous faire partager un paragraphe de ce manuel, en l'occurrence la rubrique intitulée "Avec Monsieur le Président de la République" :

Appelée à l'honneur de réciter un compliment devant le Président de la République, ne lui dites pas à l'oreille quand il vous embrasse : "Viens chez maman, je te ferai bander."
Si même vous le reconnaissez comme un vieil habitué de la maison où vous prostituez votre petite bouche, ne l'appelez pas "gros bébé" devant sa maison militaire.

Ne l'appelez pas non plus "vieux satyre" en lui réclamant cent mille francs pour le prix de votre discrétion.
Si, par contre, il vous fait enlever secrètement, et se précipite sur votre derrière pour assouvir sa lubricité, rien ne vous oblige à vous laisser violer par le chef de l'état.
Si, de votre plein gré, vous couchez avec lui, et s'il vous prie de lui faire pipi dans la bouche, ne lui objectez pas que cet acte serait indigne du respect que vous lui devez. Il connaît le protocole mieux que vous.

Vous pouvez demander à monsieur le Président de la République une mèche de ses cheveux pour vous rappeler ses faveurs, mais il serait indiscret de lui couper la pine pour la conserver en souvenir de lui.

Si au cours d'une vadrouille nocturne, vous rencontrez le Président de la République, complètement soûl, tombé dans le ruisseau, faites-le reconduire à l'Elysée avec les honneurs dus à son titre.

Si monsieur le Président de la République venait à mourir subitement pendant que vous tétez son foutre, vous pouvez raconter l'histoire à tout le monde : on ne vous poursuivra pas. Il y a des précédents.

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1 Commentaires:

Blogger Zoridae dit ...

J'ai lu ce livre il y a longtemps mais j'avais oublié ces passages savoureux. Tu me donnes envie de le chercher à la bibliothèque :)

06 mars, 2008 18:00  

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