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07 février 2008

Municipales 75018 Paris, 2ème question : la toxicomanie

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Voici la seconde des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Cyril Bozonnet, à Daniel Vaillant, à Michel Langloisà David Pierre-Bloch, à Roxane Decorte, à Sylvain Garel et à Syrine Catahier.

Quelles mesures concrètes proposez-vous pour lutter contre les problèmes de toxicomanie dans le 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l'ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste "Agir pour le 18e" (son blog)
pour la deuxieme question concernant la toxicomanie
d'abord, il faut cesser d'associer le 18e arrondissement aux problemùs de toxicomanie, de violence, de prostitution . je vous rappelle qu'il y davantage d'usagers de toxiques dans le 16e arrondissment que dans notre arrondissement ; l'usage du cannabis est plus frequent dans les beaux quartiers! mais on parle toujours du 18e arrondissement .
cependant, le probles dans le 18e est celui des drogues dures, en particuler du crack ou de l'heroine et là c'est un vrai probleme de cohabitation.Ma position est claire: ce sont des personnes qui doivent etre traitées mais les délits qu'ils peuvent engendrés dans le voisinage envers les personnes ou les biens doivent etre punis;il n'est pas permis que les usagers de toxiques puissent créer la terreur ou avoir gain de cause sur les autres habitants de l'arrondissement qui souhaitent vivre en paix .
Enfin, le probleme de toxicomanie n'est isolé à un quartier(chapelle et goutte d'or); dans les milieux artistiques et bourgeois de l'arrtondissement (caulaincourt, junot, abbesses) ces problemes existent aussi et des structures doivent exister dans ce 18e là.
Je refuse la discrimination sociale entre les quartiers du 18e: il y a une veritable fracture sociale dans le 18e arrondissement qu'il faut resoudre.



Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Concernant la toxicomanie liée au 18e arrondissement, je propose de déplacer les centre du type EGO vers des communes rurales du Grand Paris, afin de couper la chaine "dealeurs-clients" parisiens

A mon avis, seul une césure physique existant entre les consommateurs de crack et de coke avec leur lieu parisien de deal pourrait faire disparaitre les zone de deal sur le 18e arrondissement : A savoir actuellement les quartiers de la Chapelle et de la Goutte d'or...Pour améliorer la situation, empêcher le trafic permanent entre consommateurs et fournisseurs de drogue...


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Le traitement de la toxicomanie relève essentiellement des compétences de l’Etat : la lutte contre les trafics de la Préfecture de Police, et la prise en charge des toxicomanes de la DDASS, comme je l’ai indiqué lors des états généraux sur le crack, que j’ai organisé en juin 2005. Le maire à Paris n’a donc pas de pouvoir en matière de traitement de l’insécurité contrairement aux autres communes. Les actions préconisées en matière de toxicomanie ne pourront donc se faire qu’avec le soutien des services de l’Etat.

Je m’engage à localiser hors des quartiers d’habitat les structures d’accueil de toxicomanes qui posent des difficultés (les boutiques de la rue Philippe de Girard d’ici fin 2008 et le centre Espoir Goutte d’or d’ici fin 2009) pour limiter les nuisances subies par les riverains et améliorer les conditions d’accueil du public et du personnel de ces structures.

Je souhaite poursuivre les actions de prévention en direction des jeunes et la mobilisation des familles sur les drogues et l’économie souterraine et étendre les missions des médiateurs de rue le matin notamment aux abords des écoles.

En matière de tranquillité publique, suite à ma demande, un groupe local de traitement de la délinquance, sous l’égide de la justice, est activé sur Château Rouge/Goutte d’or depuis septembre 2007 afin de mieux traiter les problèmes d’insécurité. Ce GLTD et d’autres actions sont prévues dans l’avenant au contrat de sécurité d’arrondissement du 5/07/07 dont je souhaite l’application réelle.



Michel Langlois
tête de liste du "18e autrement" (son site)
Ne stigmatisons pas les toxicomanes, car ce sont avant tout des citoyens en grande difficulté, qui ont besoin d’aide.
Les habitants du 18e arrondissement ont à maintes reprises manifesté une certaine exaspération face à certaines situations, notamment près des écoles, où les toxicomanes croisent le chemin des enfants. Cependant, il nous semble important de ne pas tomber dans des mesures brutales de fermeture de centres, mesures qui ne feraient que marginaliser davantage cette population, et qui ne feraient que déplacer le problème.
Le « 18e Autrement » propose plutôt les mesures suivantes :
- Travailler plus étroitement avec la préfecture de police pour augmenter la surveillance près des centres, notamment aux heures d’ouverture et de fermeture. Mettre en place une police de proximité pour prévenir tout débordement.
- Modifier les horaires des centres pour qu’ils ne coïncident plus avec ceux des écoles.
- Consulter les habitants pour la mise en place de la vidéo surveillance dans certaines rues.



David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
Il est certain que la lutte contre la toxicomanie reste une priorité dans notre arrondissement. Et il ne s’agit pas seulement d’instaurer des mesures répressives pour obtenir des résultats. La prévention, la prise encharge des toxicomanes et leur réinsertion doivent rester des priorités. Cependant, les mesures prises et les actions menées ne doivent pas en aucun cas peser sur la vie de certains quartiers et la sécurités de leurs habitants. En effet, des centres d’accueil et de prises en charge des toxicomanes ont été installés dans l’arrondissement. Il va sans dire que leur présence est indispensable, tout comme la qualité du travail et l’implication des personnes qui y interviennent sont remarquables. Toutefois, la population riveraine de ces centres s’inquiètent des allées et venues que cela induit dans les quartiers concernés. Des solutions doivent être trouvées pour le confort et la sécurité de tous. Et pour ce faire, le choix géographique de l’installation de ces centres d’accueil et structures de prise en charge dans l’arrondissement doit se faire en tenant compte de certains paramètres à même de rassurer les habitants (soit : non à proximité des écoles, crèches, commerces, centres de loisirs) et sans pour autant jouer la carte de l’exclusion vis-à-vis des toxicomanes.


Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
La toxicomanie est un enjeu de santé publique, une source de délitement de la vie sociale dans les quartiers, un fléau dramatique. La prise en charge de la toxicomanie doit être globale et coordonnée. Si la réponse en terme d’ordre public est essentielle, il s’agit de réprimer sans faille le trafic de drogue et l’économie parallèle, il faut aussi soigner les toxicomanes et se donner les moyens de les soigner, de les aider en travaillant sur des parcours individuels. Force est de constater il y a ceux qui « colloquent » à l’abri des dorures sur cette question et ceux qui vivent au quotidien cette situation faite d’inhumanité et d’insécurité, comme moi habitant le quartier Chapelle. Sur ce sujet, je suis en conflit avec le député-Maire. En novembre 2004, je me suis opposée à son idée de mettre des algeco à la porte d’Aubervilliers pour accueillir les toxicomanes, je me suis opposée à son projet d’extension d’EGO au 1 rue Saint-Jérôme. En 2004, j’ai obtenu du Préfet de la Région Ile de France la mise en place d’une coordination régionale car les élus ne peuvent se renvoyer cette question de part et d’autre du périphérique. La concentration des structures est une faute, Maire du 18ème, je déplacerai les structures d’accueil de la rue Philippe de Girard, je demanderai un audit des autres structures existantes, je ferai en sorte que tous les acteurs dans ce domaine travaillent en réseau, rendent des comptes à l’ensemble de la population et répondent à des objectifs précis de résultats en contrepartie des financements publics. Maire du 18ème, je privilégierai la solution hospitalière, les équipes mobiles et les communautés thérapeutiques à l’écart de la ville et des trafics. Pour prolonger ce débat, je vous invite lundi 11 février, à 20H à une réunion en présence de Roselyne BACHELOT, Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports au Grillotin, 3 rue de la Chapelle.


Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Si la répression permettait de juguler la toxicomanie, cela se saurait. Depuis des décennies des moyens importants sont consacrés par la police pour lutter contre ce fléau très présent dans l'Est de notre arrondissement. Largement en vain. Tout en continuant à lutter contre le trafic, il faut réorienter les moyens pour faire essentiellement de la prévention, ouvrir des lieux d'accueil aux usagers de drogue où ils pourront se soigner et, pour ceux qui le souhaitent, trouver les moyens de se réinsérer et d'arrêter leur addiction. Il faut aussi, comme cela se fait dans certaines villes de Suisse ou de Grande-Bretagne ouvrir des lieux où, sous contrôle médicale, les usagers pourront en toute sécurité et sans nuire aux riverains consommer leur drogue. Cela passe par une révision complète de la loi de 1970 totalement inadaptée aux problèmes qu'elle était censée résoudre. De trop rares lieux d'accueils des usagers de drogue existent à la Chapelle ou à la Goutte d'Or. Trop petits et souvent mal situés, il faut sérieusement étudier leur relocalisation dans des locaux plus grands, plus accessibles et mieux adaptés.


Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
La toxicomanie pose des questions cruciales en terme de santé publique et du « vivre ensemble » dans les quartiers (l’exemple de la Goutte d’or est significatif). Nous proposons une action coordonnée mettant, à la fois, en place de véritables moyens de soin et de prévention. Accompagnée d’une fermeté réfléchie de la répression du trafic, seule garantie d’un apaisement des zones de consommation et de deal. Nous soutenons les initiatives innovantes et qui fonctionnent dans d'autres pays européens, comme le plan crack expérimental de la Goutte d'or.
Actuellement, il est prévu une réforme des centres de soins pour qu’ils deviennent généralistes (celle des CSAPA, c’est-à-dire des centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie). Ainsi, la prise en charge de dépendance comme l’alcool nécessitera une convention spécifique. La Mairie devra aider à cette réforme, notamment pour que l’implantation des lieux de soins reste cohérente sur tout le territoire parisien.
Par ailleurs, le recours à la domiciliation doit être développée, pour stabiliser socialement les usagers et faciliter leurs prises en charge.
La prévention des addictions à destination des jeunes doit être réévaluer pour intégrer les nouvelles addictions (jeux vidéos et internet). Un travail de prévention à destination des adultes référents des jeunes (créer un relais solide de prévention) doit être mené. Les publics adultes sont aussi victimes d’addictions (l’alcool). La Mairie devra lancer en partenariat avec l’Education nationale des journées d’information, annuelles sur les diffèrentes formes d’addictions.
Par ailleurs, la formation des professionnels et le travail en réseau sur le territoire doit être encouragée.
Pour améliorer l’accès à l’offre de soins, la Mairie pourrait recenser les structures de soins, puis créer un numéro vert et gratuit concernant les addictions. La Mairie devra permettre l’évaluation des actions entreprises et la rendre accessible aux habitants.
Enfin et parce-que c’est une compétence directe de la Mairie, l’aménagement urbain doit être audacieux et permettre une réappropriation de l’espace public par les habitants (petits espaces verts, végétalisation, lieux pour les enfants etc.). Et œuvrer pour que l’animation locale soit présente et régulière (par exemple, les bals de quartiers), et en concertation étroite avec les habitants.

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6 Commentaires:

Anonymous Anonyme dit ...

les toxicos faut tous les foutre en taule

08 février, 2008 14:37  
Anonymous chichebedeuse dit ...

C'est bien dommage que je vote dans le 19ème arrondissement, parce que j'aurais voté pour Sylvain Garel : vive la révision de la loi de 70 ! Et si Garel est élu, promis je viens m'exiler dans le 18ème pour pouvoir profiter des coffee shop :)

08 février, 2008 14:43  
Blogger Juan dit ...

vive garel, cher voisin !

09 février, 2008 09:54  
Anonymous jean baptiste dit ...

a part garel qui délire,les autres 'est plein de bon sentiments mais d'un flou sauf cyril qui a bien parlé!

09 février, 2008 13:07  
Blogger Dagrouik dit ...

on parle toujours des toxicos pour effrayer le populo, mais l'insalubrité? les violences "privées"? l'alcoolisme ? ils en disent quoi ?

D'ailleurs dans mon arrondissement (20e) je ne sais même pas pour qui voter !

10 février, 2008 11:46  
Anonymous Thierry dit ...

Allez Roxane ! T'es la meilleure !

10 février, 2008 21:05  

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