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01 mars 2008

Dimitri Medvedev, président de la Russie

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Dimitri Medvedev, nouveau président de la Russie. Aucun suspense. Nul besoin d'attendre le résultat officiel de la clôture du scrutin ce dimanche. Mais qui est donc Dimitri Medvedev ?

Dmitri Anatolievitch Medvedev, Дмитрий Анатольевич Медведев en russe, communément appelé Dimitri Medvedev, dauphin de Vladimir Poutine, actuel président de la Fédération de Russie. Un Vladimir Poutine qui devrait devenir le Premier Ministre de son successeur. Une passation de pouvoir bien étrange.

Un pays qui n'a de démocratie que le nom. A 42 ans, Dimitri Medvedev se remarque pas son absence de charisme. Cependant il bénéficie de tout le soutien de Poutine, et de l'artillerie lourde médiatique conséquente. Face à cette toute-puissance, les adversaires du futur Président de Russie font bien pâle figure : le communiste Guennadi Ziouganov l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski et un certain Andreï Bogdanov, pis-aller d'opposant principal. Bogdanov, un illustre inconnu, propulsé par le Kremlin pour représenter l'opposition libérale.

La blague à la mode en Russie ? "Pour qui vas-tu voter à l'élection de Medvedev ?" illustrant bien le peu d'enjeux de cette élection. Une opposition inexistante et inaudible. Une presse à la botte du pouvoir. Un Poutine tout-puissant. La victoire s'annonce triomphale pour Dimitri Medvedev.

Dimitri Medvedev, né à Léningrad, occupe désormais le poste de chef de l'administration du Kremlin. Diplômé en droit, tout son parcours se révèle celui d'un technocrate grenouillant dans les milieux politiques : à Léningrad, puis à Saint Pétersbourg, puis dans les plus hautes sphères de l'Etat Russe, sous l'aile de son mentor Poutine. Il a également été président du Conseil de Direction de Gazprom, premier exportateur de gaz au monde, un poste clé.

Avec Vladimir Poutine comme Premier Ministre, la question centrale reste la place qu'occupera Dimitri Medvedev, le Président de Russie nouvel élu ? Vladimir Poutine souhaitant garder les pleins pouvoirs, Dimitri Medvedev se soumettra-t-il à cette situation ? Ou bien décidera-t-il rapidement de limoger celui qui ne pourra que lui faire de l'ombre ? Dimitri Medvedev appartient à l’aile libérale des groupes pétersbourgeois, alors peut-être (et on ne peut que le souhaiter) voudra-t-il entreprendre des réformes libérant économiquement le pays, voire soulever la chape de plomb autoritaire pesant sur le peuple russe ?

Dimitri Medvedev, président de la Russie. Un homme que l'on ne connaît que bien mal, et pourtant futur chef de l'un des états les plus puissants au monde. Que fera-t-il de son pouvoir ?

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4 Commentaires:

Blogger FalconHill dit ...

Trés bon billet.

Bon weekend

01 mars, 2008 18:28  
Anonymous Nicolas Vinci dit ...

Un excellent article qui place bien les enjeux.

Cela dit, je ne me fais pas trop de souci pour le désormais ex-Président Poutine...

Nicolas

01 mars, 2008 23:14  
Blogger n0wai dit ...

Par rapport à "la chape de plomb autoritaire pesant sur le peuple russe", je ne pense pas que grand-chose pourra être fait jusqu'à ce que la Russie retrouve une prospérité économique conséquente. Poutine, pour les russes, représente plus celui qui remet l'économie russe en route que l'homme autoritaire (je pense d'ailleurs que les russes sont eux-mêmes assez lucides sur ce sujet). Poutine représente une chance incroyable pour les russes, à la fois pour permettre de rendre la Russie aussi économiquement puissante qu'on l'avait connue du temps de l'urss, mais aussi de permettre aux russes de pallier à leur plus grand problème : que faire de leurs immenses territoires ?
Inutile de préciser que la Russie n'a jamais été un grand espace de démocratie et de liberté...

Pour Medvedev, je pense qu'on devrait patienter pour le juger car il pourrait bien se produire la même chose qu'avec Poutine, qui était en 2000 un illustre inconnu, médiocre agent des services secrets, et dont Eltsine pensait qu'il pourrait en garder le contrôle, un bon toutou à la solde de la Famille...

les russes sont parfois surprenants

02 mars, 2008 11:49  
Blogger Tahar, coeur de lyon dit ...

Président ou premier ministre, c'est toujours le même qui tire les ficelles. Imaginez que le nouveau président puisse prendre ses distances vis à vis de Poutine. Faut pas rêver, le type n'est pas fou, il tient à la vie.
Par contre parler de parodie de démocratie, certainement mais des exemples de parodie, il n'y a pas besoin d'aller très loin pour en voir.
Les russes, ils en ont rien à cirer: leurs préoccupations sont ailleurs et dans un monde très malade, ce n'est pas pour demain la démocratie en Russie.

02 mars, 2008 20:36  

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