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01 mars 2008

Municipales 75018 Paris, 8ème question : les enfants sans-papiers

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Voici la huitième des questions à laquelle ont répondu les candidats aux élections municipales dans le 18ème arrondissement de Paris.

Encore un grand merci à Sauveur Boukris, à Cyril Bozonnet, à Daniel Vaillant, à David Pierre-Bloch, à Roxane Decorte, à Syrine Catahier et à Sylvain Garel. (Pas de réponse reçue de Michel Langlois).

Quelles actions mènerez-vous face à la situation des enfants sans papiers, scolarisés dans les écoles du 18ème arrondissement ?

(Les réponses sont portées dans l'ordre de réception auxquelles elles me sont parvenues, sans aucune modification.)

Sauveur Boukris
tête de liste "Agir pour le 18e" (son blog)
le problème n'est pas celui des enfants sans papiers mais des étrangers sans papiers. Il ne faudrait pas se "servir" des enfants pour obtenir la régularisation des sans papiers.
concernant cette question , je serai favorable à la régularisatin des sans papiers selon des critères précis comme le nombre d'années en France, l'emploi, la situation familiale de chacun. Ces critères doivent etre précis et officiels à partir de là, on reconsidère la question et on régularise.
Pour les nouveaux venus, en situation irrégulière, la régularisation ne doit pas etre systematique et la présence d'enfants meme scolarisés ne doit pas etre un "moyen de chantage ou de pression " pour obtenir ses papiers.


Cyril Bozonnet
tête de liste du Front National (son blog)
Une famille de clandestin qui bafoue les lois de notre République jette de facto ses propres enfants dans la mêlée. Considérant que toute personne, citoyen français ou immigré clandestin présent sur l'arrondissement est sensé connaitre les lois qui nous régissent, je ne voit objectivement pas pourquoi certains auraient droit à des passe-droits. Les fraudeurs qui insultent sciemment les lois de la République doivent rentrer dans leur pays d'origine. Ce n'est pas négociable, sinon, l'anarchie et la ruine nous guettent tous, français d'origine comme immigré régularisés. Je suis à titre personnel désolé pour tous ces gosses, mais c'est à leur parents et au patronat français qu'il faut jeter la pierre.


Daniel Vaillant
tête de liste du Parti Socialiste (son site)
Toute personne qui vit sur notre territoire depuis un certain nombre d’années, qui a bâti une famille, a des enfants, y travaille, paye des impôts, est intégrée, doit pouvoir être régularisée. Tout simplement parce son avenir est dans notre pays. Les critères de régularisation existent, il suffit de les appliquer avec humanité, avec attention ni plus ni moins. C’est ce que je demande.

Mon action dans ce domaine, que ce soit aujourd’hui comme demain, est très simple : intervenir auprès des autorités compétentes dès qu’une situation m’est signalée, que ce soit par RESF, les instituteurs, les directeurs d’école, des parents d’élèves, les associations avec qui nous travaillons bien et que nous rencontrons régulièrement… Je privilégie cette approche sans tapage médiatique et dans la plus grande discrétion. Chacun doit rester dans son rôle et dans ses responsabilités.

Je poursuivrai sur cette voie parce que j’ai obtenu des résultats significatifs. Les intéressés le savent. Je n’en tire aucune fierté. Je me méfie sur ces sujets des déclarations, des gestes symboliques très forts et qui restent sans lendemain ou peu suivi d’effets. Etre aux côtés des associations, les aider matériellement dans leurs missions, accompagner les familles, c’est ce que je ferai et continuerai de faire.



David Pierre-Bloch
tête de liste du Nouveau Centre
L'attention qu'il faut porter aux enfants scolarisés de parents sans papiers nécessite beaucoup de tact et d'honnêteté intellectuelle. Il est incontestable que la situation dans laquelle se retrouvent de jeunes écoliers et collégiens, pris entre une décision préfectorale d'obligation de quitter le territoire français qui vise leurs parents et la réalité de leur intégration dans une classe, devient vite inextricable. Sur ce point, je pense que le maire d'arrondissement ne peut pas cautionner le moindre comportement excessif qui consisterait à utiliser les enfants comme remparts ou boucliers contre l'exécution de certaines décisions préfectorales.

Comme maire du 18ème, je veillerai à ce que le traitement des enfants concernés soit humain et guidé par le souci de vérifier que leur cas particulier est traité dans l'urgence et avec attention par l'administration.

En matière de droit de l'entrée et du séjour en France, bien entendu, les autorités compétentes sont le Ministère de l'intérieur et le Ministère de l'immigration. Cependant, je suis convaincu qu'un suivi administratif par la mairie d'arrondissement peut aider à protéger des enfants qui n'ont pas du tout vocation à devenir une sorte de monnaie d'échange en cas de litige. Surtout, je me consacrerai à un vrai travail d'information en amont sur la législation, la réglementation et la jurisprudence en vigueur, qui changent très vite, pour éviter de voir dégénérer la situation de personnes sans papiers et avec enfants à l'école.


Roxane Decorte
tête de liste UMP (son site)
La situation des familles vivant dans notre pays en situation irrégulière est souvent poignante. Et nul n’est insensible au sort d’un enfant.
Toutefois je me méfie de l’instrumentalisation de ces drames individuels et plus généralement de l'immigration. Je ne connais pas de responsables politiques qui n’aient conscience de la nécessité d’une politique de contrôle des flux migratoires, ce qui implique des reconduites à la frontière. Le sort des étrangers en situation irrégulière donne lieu à bien des abus, de la part d’employeurs indélicats ou de marchands de sommeil. Il faut lutter, au niveau local, contre ces formes d'exploitation. Enfin, contre les caricatures, je tiens à rappeler que le gouvernement favorise la régularisation des personnes qui travaillent.
Je refuse toute démagogie sur ce dossier qui exige humanité et responsabilité. Je comprends la mobilisation des parents qui veulent aider les camarades de leurs enfants dont les parents pourraient être expulsés. Mais je m’étonne de voir se multiplier les banderoles sur les écoles de notre arrondissement, notamment en période électorale. Cette opération politique n’aide pas les familles. Et je m’étonne de n’avoir jamais été sollicitée en tant qu’élue par les chefs d’établissement des écoles concernées : comment savoir ce qu’il en est vraiment de la situation de ces familles ?
Maire du 18e, j’engagerai une concertation avec les enseignants et les chefs d’établissement de l’arrondissement pour faire le point sur la situation des enfants concernés. Et je m’engage à défendre auprès des autorités administratives le cas de ceux dont la situation dans leur pays d’origine est la plus périlleuse et de ceux qui sont le mieux insérés ou vivent ici depuis longtemps. Enfin, Maire du 18e, je favoriserai tout ce qui aide à l’intégration des familles d'origine étrangère qui ont font le choix de la France, comme célébrer ensemble chaque année en mairie tous les nouveaux citoyens, de toutes origines.



Syrine Catahier
tête de liste du MoDem (son blog)
La Ville de Paris doit apporter son soutien à toutes les situations concernées, notamment par le biais du réseau d'éducation sans frontières (RESF). Les enseignants ne peuvent pas être mis en cause. Les enfants doivent accèder à l'enseignement scolaire.
C'est un droit.

Par ailleurs, la Mairie du 18e arrondissement devrait célébrer des baptêmes républicains. Enfin, un travail de fond doit être engagée avec la Préfecture de Police.




Sylvain Garel
tête de liste des Verts (son site)
Les Verts sont favorables à la régularisation des sans-papiers et, bien sûr, totalement opposés à l'expulsion des enfants sans-papiers ou de leurs parents. Nous manifestons très souvent aux côtés des parents, des enseignants et des élèves qui se mobilisent régulièrement pour protester contre les menaces de déportations de sans-papiers. En tant qu'élus du 18e, nous avons, avec des élus communistes, organisé des parrainages de sans-papiers. Daniel Vaillant étant le seul Maire de Gauche parisien a avoir refusé d'ouvrir la mairie pour effectuer ces parrainages, nous avons dû les faire dans des lieux culturels de l'arrondissement. En 2006, au LMP, nous avons parrainé 21 sans-papiers. A ce jour, 20 d'entre eux ont été régularisés. Et plusieurs des sans-papiers parrainés en 2007 au Grand Parquet, ont également obtenu des titres de séjour. Concernant la situation des étrangers en France, j'ajouterai que Les Verts se sont, depuis fort longtemps, pronnoncés pour que les étrangers installés régulièrement sur notre territoire aient, dnas un premier temps, le droit de vote aux élections locales.

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1 Commentaires:

Anonymous Anonyme dit ...

La réponse du candidat Fn me fait flipper !

02 mars, 2008 19:37  

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