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16 mars 2008

Que sont les électeurs du Front National devenus ?

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On devrait se réjouir : le Front National semble en net recul. En effet, les listes du Front national ne peuvent se maintenir au second tour du scrutin municipal que dans sept villes de plus de 30000 habitants, contre 41 villes en 2001. Seulement 40 conseillers municipaux du parti de Jean-Marie Le Pen élu au premier tout, contre 107 en 2001. Un net recul également aux élections cantonales : un score inférieur à 5% contre presque 7% au précédent scrutin.

Mais si le Front National semble perdre en puissance aux élections, pour autant les électeurs eux existent encore. Mais alors, que sont les électeurs du Front National devenus ? Plusieurs hypothèses s'offrent à nous.

L'abstention. Nombre de citoyens français déposant un bulletin FN dans l'urne le faisaient par protestation. Protestation contre cette France à la dérive. Protestation contre un pouvoir confisqué par une poignée de vieilles élites hétérogènes. Ils votaient pour exprimer leur raz-le-bol. On peut supputer que des électeurs frontistes se sont fatigués d'un vote protestataire, et ont décidé de ne plus se mêler du destin politique de la France en ne se rendant plus dans les isoloirs des bureaux de vote.

L'extrême-gauche. Passer d'une extrême à l'autre peut sembler politiquement aberrant tant les messages et programmes véhiculés s'opposent. Cependant, il n'est pas rare de rencontrer des personnes naviguant ainsi. Un Jean-Marie Le Pen pouvant laisser sa place à un Olivier Besancenot. Des électeurs du Front National choisissant un bulletin LO ou PT. Attirés par la jeunesse, la gouaille et le discours abordable du leader de la LCR. Trouvant dans l'extrême gauche un vote moins stigmatisant et d'apparence plus démocratique. Mais un vote qui reste cependant un message clair aux politiciens, un cri contre la difficulté de survivre des classes les plus populaires, une sanction contre la hausse du pouvoir d'achat.

L'UMP. Les cadres de la droite se réjouissent de la "disparition" du vote frontiste. Récitant à gogo que l'UMP a su séduire ces électeurs par un discours proche de leur préoccupation. Cependant, ils oublient une chose : si certains anciens électeurs frontistes ont voté Nicolas Sarkozy aux dernières élections présidentielles, ce n'en est pas pour autant eux les électeurs qui ont changé. mais peut-être et surement l'UMP qui a droitisé son discours. Doit-on se satisfaire d'une droite française véhiculant sur la scène démocratique française un discours qui séduise les électeurs du Front National ? Autrement dit : si une partie des électeurs du FN ont été phagocytés par l'UMP, l'UMP prend-elle un virage vers son extrême droite ?

Je n'apporte pas de réponse à cette question. Il serait bien compliqué, et surtout les raisons d'un changement de vote sont purement propres à chaque individu. Cependant, j'ai essayé de dresser trois grandes lignes. Il est fort à supposer que la vérité se retrouve dans une dispersion sur ces trois hypothèses. Reste à en connaître les proportions.

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4 Commentaires:

Anonymous reivilo dit ...

Où sont passés les électeurs de François Bayrou ?

16 mars, 2008 18:26  
Blogger Tahar, coeur de lyon dit ...

Je ne sais pas ce que tu as bu mais imaginer un seul instant que l'électorat du FN se serait mis à voter LCR , LO ou PT, je ne sais pas dans quelle bouteille tu es allé trouvé cela.
Si tu veux le savoir plutôt que faire ce genre de supputation prends les chiffres des dernières élections municipales et compzare les chiffres. Il est plus qu'évident que le gros de l'électorat frontistes n'a point dispari et qu'il est allé rejoindre les hordes umpistes. On trouve aussi beaucoup de FN chez Bayrou, il fait plus franchouillard qu'un sarko d'origine hongroise. quand on lit certains articles , j'ai même l'impression que cet esprit droite dure se retrouve pas mal au MoDem et dans certaines alliances au niveau des municipales. Le fait d'avoir des têtes de liste UDF-Modem ne veut rien dire. dans beaucoup de communes où les têtes de liste sont des udéfistes souvent le reste des troupes sont des umpéistes ou des divers droites dans lesquels on trouve beaucoup d'extrémistes de droite.

Maintenant j'ai vu au moins un cas de figure où des frontistes ont vôté massivement pour un candidat soutenu pas le PC non parce que d'un coup ils étaient devenus communistes mais pour empêcher une candidate soutenue par le PS et d'origine antillaise devenir maire. Même des socialistes n'ont pas voté pour elle parce qu'ils ne voulaient pas d'une 'black' pourtant compétante, intelligente , jeune et sérieuse.
Les vieux partis français sont encore grangrénés par ce racisme minable avec lequel le front national en a fait son fond de commerce.
Alors j'espère que le MoDem saura proposé autre chose de plus innovant que simplement se positionner entre les m.... politiques parce que le milieu du MERDIER, c'est le M......

16 mars, 2008 18:51  
Anonymous Louis dit ...

Je crois le vent les a ôtés ...

16 mars, 2008 22:24  
Blogger Le Tribun dit ...

Et il ne faut pas oublier la dernière catégorie... cette qui a été se porter sur Bayrou lors de la présidentielle qui est loin d'être négigeable au vu des scores réalisé par le modem depuis...

17 mars, 2008 15:59  

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