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01 mai 2008

Elections présidentielles de 2012. Et le vainqueur est ... (7)

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"19h50. La tension monte dans les QG des deux finalistes aux élections présidentielles de 2012. 19h55. Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal annoncent un résultat inattendu à venir dans cinq minutes. 19h58. Les visages se figent et trahissent une certaine émotion. 19h59. Les journalistes prennent une grande inspiration. 5. 4. 3. 2. Il est 20h"

la suite vue par Agathe d'Abéril :

Ce n’est pas le résultat en soi qui est inattendu, en fait. Non, c’est la journée, ou plutôt l’après-midi. Très peu de personnes savaient ce qui se tramait, seuls quelques intimes pouvaient se targuer d’être dans le secret des « Dieux ». Et quels Dieux… les finalistes de l’élection présidentielle, ceux qui s’étaient battus l’un contre l’autre pendant des semaines, voire des années…

Le secret avait été bien gardé, les rumeurs n’avaient commencé qu’après 18h, heure à laquelle une majorité de bureaux de vote avaient déjà fermé, et les votants fait tomber leurs précieux bulletins dans l’urne. La rumeur ne modifiait donc pas en soi le cours des choses, et n’a eu aucune incidence sur le résultat.

18h30, donc, la nouvelle commence à s’emparer des journaux parisiens…. 19h, elle parvient sur des sites Internet étrangers…. (ah, les bestiaux… ils devraient avoir honte….ils peuvent publier le jour des votes, ça ne devrait pas être permis)…. 19h30, le site du Nouvel Obs’, jamais en retard d’un scoop, la fait paraître le premier sur son site Internet…. 19h54, un des deux candidats la confirme officieusement à son staff…. 20h…. PPDA et C. Chazal donnent la parole au Président de la République sortant, alors en direct de l’Elysée….

Avant de faire part des réactions de la classe politique alors présente au grand complet sur les différents plateaux de télévision (un jour d’élection, il faut se montrer, pour que l’électeur se souvienne de votre tête le moment venu), il faut revenir sur la campagne présidentielle en elle-même, et surtout sur les deux dernières semaines. Le nombre de candidats au premier tour était assez réduit, comparé aux trente années précédentes : seuls neuf s’étaient déclarés. Jean-Marie Le Pen, l’inflexible (pour ne pas dire autre chose) Breton, était sur la ligne de départ pour ce qu’on espère sa dernière campagne. Cette fois-ci, il n’a même pas récolté 5%, signe que la Nouvelle Droite, créée sous l’égide de N. Sarkozy en 2009 pour les Français les plus nationalistes et extrémistes, a siphonné définitivement tout son électorat.

Le Parti Socialiste, dans un petit remake de 2007, s’était finalement décidé pour Ségolène Royal. Point de primaires pour la désigner, plutôt une résignation collective, faute d’un programme inexistant et de cadors du parti refusant, selon les mots du flamboyant Montebourg, « d’aller au casse-pipe ». La droite, dans son ensemble, était ravie : personne dans ses rangs ne pouvait un instant imaginer la défaite avec une adversaire pareille.

L’UMP s’était retrouvé autour de Nicolas Sarkozy, le Président sortant. Sa désignation n’avait été précédée ni suivie d’aucun vote au sein de son parti ; les CRS, ayant cinq ans d’intenses expériences derrière eux, étant là pour bouter hors de la grande salle tous ceux qui avaient des velléités de contestation. Ce fut donc à main levée que le vote eut lieu : 100% des présents supplièrent Sa Majesté de bien accepter de se représenter, pour le bien de la Nation, du Peuple et de son Parti (rayer les mentions inutiles).

François Bayrou et Philippe de Villiers, eux, s’étaient présentés pour la forme. Et à eux deux, ils ont obtenu à peine 3% des voix au premier tour, un honorable score au vu de leur poids politique.

Au second tour, sans surprise mais sans enthousiasme non plus, les deux candidats présents étaient Nicolas Sarkozy et Marie-Ségolène Royal. Un remake de 2007 également, et en aucun cas, un renouvellement de têtes, de candidats et de générations. Les Français étaient résignés…

Nicolas Sarkozy ainsi que Ségolène Royal avaient toutefois fait une campagne assez bizarre…. Leurs attaques se concentraient sur les sept “petits” candidats. Aucune attaque frontale… Étonnant, surtout que la candidate socialiste accumulait les erreurs, et que le candidat umpiste accumulait les exagérations et les approximations.

Le débat de l’entre-deux tours fut étrange…. Les deux candidats évitaient soigneusement tout sujet potentiellement conflictuel, ils n’osaient même pas se regarder, ils furent pratiquement absents. Un des journalistes présents, agacé par tant de banalités, partit même avant la fin de l’émission, tandis que les autres ne réussissaient même pas à réprimer leurs bâillements.
Ce fut une catastrophe médiatique. Pas de mordant, pas de petite phrase, que des platitudes.

Le dimanche 6 mai 2012, à 20h, la raison de cette quasi-absence de campagne fut connue. Monsieur Nicolas Sarkozy, en direct de l’Elysée, informait les Français qu’il avait pris, quelques heures auparavant, pour quatrième épouse Mademoiselle Marie-Ségolène Royal. Celle-ci s’était décidée, à l’aube de ses soixante ans, à enfin consentir au mariage. Elle avait enfin compris que c’était la seule façon pour elle d’accéder à l’Elysée, son rêve le plus cher. Le ciment de leur couple était, a n’en pas douter, leur ambition démesurée.

Le résultat de l’élection importait finalement peu. Enfin, pour sauver la France, il n’y avait plus seulement un homme providentiel, mais surtout un couple. Exit Cecilia et ses amitiés libyennes, exit Carla et le show-biz, place à Ségolène. Les expulsions allaient reprendre de plus belle, les camps militaires pour enfants agités allaient ouvrir.

Les Français avaient été trompés, la démocratie bafouée, les manifestations pouvaient commencer.

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2 Commentaires:

Anonymous Alienor la rebelle dit ...

je lis tes articles vachement à la bourre (enfin j'suis pas non plus obligée, loin de là !) mais ce que je peux dire, à part attention les MoDem débarquent en force sur ton blog (!) c'est : il faut Bayrou en 2012, sinon ce sera exactement le même tableau...ump ou ps, grosso modo le même fond sous de belles tactiques opposées ! :)

31 mai, 2008 14:25  
Anonymous Anonyme dit ...

j'y serai aussi...


http://udg.skyrock.com

40 propositions citoyennes

alain mourguy candidat UDG 2012

22 novembre, 2008 21:19  

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