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10 juillet 2008

Les tours Delanoë seront-elles écolos ?

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Via Bix, à lire cet article sur le site Novethic signé de Rouba Naaman. L'auteur interroge différents spécialistes du développement durable suite à la décision du maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, de lancer la construction de tours aux portes de la capitale.

Extraits :

"Autrement dit, même si elles réduisent de moitié leurs besoins énergétiques, les tours resteront excessivement énergivores. Les meilleurs projets prévoient une consommation aux alentours de 150 kWh par m² et par an. Le Plan Climat, adopté à l’automne 2007, impose pourtant une consommation maximale des bâtiments de seulement 50 kWh/m²/an. Atteindre une telle valeur est pour l’instant peu réaliste, et risque d’être extrêmement couteux. Bertrand Delanoë, qui parle d’ « immeubles de grande hauteur » plutôt que de tours, a cependant promis que les projets dans Paris respecteraient le Plan Climat." (lire cet article dans son intégralité)


A lire ou relire également, je posais durant la campagne des élections municipales une série de questions aux candidats à la mairie du 18ème arrondissement. Parmi lesquelles, cette question : "êtes-vous pour ou contre la construction de nouvelles tours de plus de 37 mètres de hauteur dans le 18ème arrondissement ?". Retrouvez les réponses des candidats, parmi lesquelles celles de Daniel Vaillant, actuel maire du 18ème arrondissement, mais aussi celles de Roxane Decorte (candidate UMP), de Sylvain Garel (candidat Verts) et Syrine Catahier (candidate MoDem).

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6 Commentaires:

Anonymous Alice dit ...

Je ne suis pas urbaniste, mais il existe des tours à énergie positive aujourd'hui, non ?
Et puis il faut peut-être aussi considérer l'énergie que ça représente de mettre à plat tous ces bureaux/logements en terme de raccordements aux divers réseaux d'eau, etc ...

J'ai récemment vu un reportage dans lequel 40 % de l'eau consommée dans une tour correctement équipée était recyclée et servait à divers usages ménagers.

A priori, je trouve que ça peut redynamiser esthétiquement la ville.

10 juillet, 2008 15:23  
Anonymous Celui dit ...

J'aime bien le procès d'intention discret sur l'emploi du terme "Immeuble de Grande Hauteur". C'est un terme de droit français, abondamment utilisé en architecture, on parle usuellement d'IGH et même d'ITGH à la Défense, par exemple. Pour une fois qu'un politique emploi des termes précis et bien placé, on lui reproche.

10 juillet, 2008 15:29  
Blogger JFM dit ...

Les IGH (Immeubles de Grand Hauteur) sont par essence dans l'incapacité d'être à bilan énergétique nul comme pourtant le plan climat adopté par la ville de paris l'encourage.

En effet l'effet combiné des ressources nécessaires au transport des fluides (eau, électricité, chauffage, air) à une grande hauteur d'une part et d'autre part la surface de contact à l'air (et donc la surface d'échange thermique) étant maximale sur les Tours ces batiments sont d'une gourmandise extrème en chauffage et en climatisation.

IGH <> Ecolo : CQFD

10 juillet, 2008 16:24  
Anonymous celui dit ...

@JFM, l'électricité et le chauffage ne sont pas des fluides ; et puis on a de la chance, l'air est partout, on n'a pas besoin de l'apporter. Bref votre accumulation se casse la gueule. Ensuite, la surface de d'échange par mètre carré n'est absolument pas maximale pour les tours, ce serait même plutôt le contraire, non ? Enfin, il est possible d'augmenter la surface utile avec des IGH tout en augmentant la surface au sol libre, ce qui permet de mettre en place des systèmes tq les pompes à chaleur, ce qui est quasiment impensable dans Paris actuellement.

En quoi les tours sont-elles plus gourmandes en chauffage et en climatisation ?

(Ceci n'est pas un plaidoyer pour les IGH dans Paris, j'ai des arguments contre, mais ils ne sont pas de nature écologique)

10 juillet, 2008 18:13  
Blogger JFM dit ...

@celui : Les tours sont plus gourmandes en chauffage et en climatisation en raison justement de leur surface trop importante d'échange thermique qu'offrent les architectures "verticales". Par ailleurs les normes de construction de ces tours imposent des matériaux (verres, aluminium...) qui sont de ceux dont la production demande le plus d'énergie.

Enfin vous affirmez "Enfin, il est possible d'augmenter la surface utile avec des IGH tout en augmentant la surface au sol libre". C'est typiquement un argument contre ces tours. La surface au sol libre nécessaire aux alentours d'une tour (aussi bien pour des questions d'urbanisme, que d'infrastructures et de sécurité) rend la densité moyenne dans les quartiers des tours sensiblement la même que dans des quartiers avec des immeubles de 37m rapprochés les uns des autres...CQFD : Les tours ne libèrent pas de m2

11 juillet, 2008 11:58  
Anonymous Celui dit ...

@JFM : Si la densité moyenne est la même et que les bâtiments sont plus éloignés, cela a libéré des mètres carrés… Donc vous êtes priés de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai jamais dit que ces surfaces étaient constructibles. Elles peuvent être utilisées pour faire respirer un peu plus la ville, mettre des arbres, et pourquoi pas utiliser la géothermie. (Et là encore, merci de lire ce que j'ai écrit et rien d'autre, je sais parfaitement que pour la géothermie, la surface libre nécessaire est environ celle à chauffer, ce qui n'est pas le cas des IGH)

Je veux simplement dire que, comme toujours, c'est plus compliqué que ça n'y paraît. Et vos accumulations de CQFD n'y changeront rien.

11 juillet, 2008 14:40  

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