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30 août 2008

Quel avenir pour le blogging politique en France ?

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Au lancement de la convention démocrate de Denver, Narvic revenait sur la présence de 500 blogueurs contre 15000 journalistes lors de l'évènement intronisant Barack Obama comme candidat démocrate aux élections présidentielles américaines. Et sur l'installation par Google d'une Google news room, proposant contre rémunération un accès à un lieu spécifique aux blogueurs, leur permettant de travailler tranquillement, de se restaurer et de se reposer. Google y trouve bien sûr son intérêt, avec un canal spécifique de diffusion des contenus des blogueurs. Un service gagnant-gagnant : meilleures conditions et plus forte visibilité pour les blogueurs, un pied de plus dans l'industrie des médias pour Google et une crédibilité accrue avec ce type d'évènements. Google pourrait ainsi devenir rapidement, en poursuivant cette initiative l'un des principaux acteurs américains de la presse.

En France, les blogs restent bien faibles. Si tout le monde en parle, les blogs n'ont vraiment pas encore atteint le niveau de autres médias. Une véritable méfiance des journalistes pour l'outil blog, comme le relate très bien Laurent François dans ses notes tirées d'une conférence “Quand les médias plombent, quand les médias permettent” qui se tenait à l'université d'été du Medef. Une visibilité bien anecdotique, les plus gros blogs politiques n'attirant au mieux que quelques milliers de visites pour leurs meilleures notes (insignifiant comparé aux journaux, radios et télévisions). Une frigidité certaine des femmes et hommes politiques, combien d'interviews de personnages politiques de premier plan avons-nous pu lire sur les blogs ? Au maximum quelques dizaines.

La force passe par la crédibilité. Le blog autorise une publication instantanée et illimitée. Ainsi, le blogueur peut tout écrire, quand il veut. Quitte à supprimer une note médiocre, à l'améliorer, à la commenter. Mais la dispersion nuit très probablement à la crédibilité. Les photos du chat d'un blogueur ou une note sur les guéguerres internes aux blogs à côté d'une critique très sérieuse d'une mesure gouvernementale, si cette diversité permet d'humaniser le blogueur, la crédibilité en prend un sérieux coup. Est-ce au blogueur de se recentrer sur son propre sujet ? Ou aux lecteurs d'intègrer cette considération ?

La force passe par la définition de règles communes. Combien s'y sont-ils essayés, à créer une néthique, une nétiquette ou autres règles afin de régir les blogs ? Sans succès. Il sera toujours impossible de contrôler l'ensemble des blogs, et qu'ils se regroupent ensemble autour d'une certaine morale commune. Les limites à ne pas franchir, dès qu'elles sont définies seront par principe dépassées. Si le débat d'une règlementation n'est pas épuisé, un véritable regroupement de blogs autour d'un principe commun, celui-ci ne pourra aboutir que s'il provient d'un organe respecté a priori, d'une personne ou société qui rassemble les blogs respectant un ensemble de règles. Mais la fusion de ces blogs ne pourra être un système de digg-like, l'aspect rémunérateur entraînant forcément méfiance et biais, le regroupement ne pourra que se consacrer à son unique objectif, une certaine éthique des blogs.

La force passe par l'union. Si les blogs politiques adorent se lier (via des hyperliens, des trackbacks ou des blogrolls), et si cela est bien nécessaire et utile, ce système ne parle pas au grand public, et ne permet aucune véritable visibilité. Les blogueurs ont bien essayé de se regrouper, mais sans véritable succès : les left blogs ne fonctionnent qu'en lobbying, et leur pouvoir ne tient qu'à une récupération dans la presse traditionnelle ; la République des blogs se contente d'être un rendez-vous social entre gens d'un même milieu ; les freemen n'ont guère perduré après les élections présidentielles. La véritable union ne peut que se faire qu'en outrepassant les positionnements militants des blogueurs, en leur proposant des moyens et une visibilité.

Certains sites se veulent alors regrouper les articles des blogueurs. Marianne ouvre les portes de son site à des blogueurs associés, Betapolitique rassemble des notes sélectionnées autour d'un même esprit, CoZop récupère le contenu de blogueurs volontaires, Wikio et autres digg se veulent une base de données de la production de la blogosphère. Mais tout cela reste très virtuel, et bien peu significatif pour évoluer vers une véritable considération des blogs comme un média traditionnel.

Le véritable pouvoir des gros organes de presse n'est pas véritablement politique, il tient surtout à l'agenda. Les journalistes des plus puissants médias français peuvent décider ce qui fait l'actualité, ce qui importe ou non. Et bien souvent, les blogs politiques suivent, ou alors sont très souvent voués à une insignifiance. Les blogs seront devenus un média traditionnel, le jour où ils pourront obliger les politiques (mais aussi les "experts", les polémistes, les autres médias) à réagir à leurs actualités.

Si aux Etats-Unis Google semble vouloir se positionner comme un média traditionnel, pour le moment rien de comparable ne semble poindre en France. Certains doivent probablement réfléchir à cette option, des entreprises et des entrepreneurs doivent plancer sur une "récuparation" des blogs. Mais nous ne verrons certainement rien voir venir avant au moins les prochaines élections présidentielles, un gros évènement politique étant indispensable pour asseoir le pouvoir d'un média.

Alors que l'information en ligne évoluera très rapidement, que l'internet mobile deviendra un enjeu du web de demain, que le digital s'étendra partout dans notre quotidien, qui pourra relever ce défi ? Google opérera-t-il en France comme il le fait aux Etats-Unis ? Car la solution ne viendra probablement pas des gros groupes de presse déjà existant, un Lagardère, un Bolloré ou un Bouygues effrayant certainement une grosse partie des blogueurs militants. Une société comme Orange aurait parfaitement le profil pour réussir à rassembler les blogs, à les séduire, à les promouvoir, à les crédibiliser, à les appuyer et à leur fournir une logistique digne de ce nom pour couvrir des évènements politiques. D'autres entreprises peuvent aussi s'engouffrer dans ce chemin, telles que Skyrock, DailyMotion ou Vivendi. Une nouvelle structure peut bien évidemment se créer, ou plusieurs sociétés s'associer, peu importe. Avant tout, il faudra une équipe qui croit en l'avenir du blog comme outil d'information puissant, et qui ait les moyens de ses ambitions.

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18 Commentaires:

Anonymous Laurent dit ...

je pense que tu poses les bonnes questions : l'enjeu de réputation, de crédibilité.

A mon sens, que des portails comme Marianne 2 et autres commencent à faire écrire des blogueurs ou des citoyens est une excellente combinaison : la fraicheur d'un citoyen et le nécessaire travail éditorial d'une grande rédaction.

A côté de ça se développent des relais d'opinion, des éditorialistes amateurs, plus ou moins éclairés. Se passe de toutes façons systématiquement une bascule du blogueur "perso" ou blogueur plus "reconnu" : quand Luc Mandret écrit sur Marianne 2, j'imagine qu'il a une plus forte audience et un plus fort retour que quand il écrit chez lui. Pareil pour moi : quand je publie dans un magazine des chroniques de voyage, j'ai largement plus de visibilité et en contrepartie un plus grand contrôle sur ce que j'écris.

Il y a donc récupération et récupération. J'entends par là que dans "la vie réelle" d'avant, quand un personnage émergeait, on le voulait à ses côtés car il incarnait bien un propos, une idéologie ou une marque. Il se passe finalement peut-être la même chose avec les "blogueurs" : une affiliation à terme à une cause, à un courant, à un levier institutionnel et institutionnalisant.

Merci pour ce post,

Laurent

30 août, 2008 17:39  
Blogger Juan dit ...

Je ne saurais que souscrire à la quasi-totalité de ce billet. Un désaccord : les aggrégateurs et groupes que tu cites (Left Blogs, journaux de Cozop, etc) permettent de faire résonner les blogs entre eux. C'est une forme d'union(S), qui casse ou dépasse le bloguing solitaire d'antan. Et a permis à Marianne2, Libération, Le Monde (pour ne citer qu'eux) de s'intéresser aux blogs politiques.

Tu pointes un sujet sensible : le bloguing politique n'est pas assez discipliné. certains blogs (hum hum) oscille entre narcissisme et analyse. Je ne saurai trop conseiller la démultiplication des blogs. Si Nicolas Jegou ou moi-même avons créé plusieurs blogs, ce n'est pas pour créer des "usines à liens" et grimper dans les classements (comme le croient quelques crétins jaloux zinfluents ou pas). C'est juste une volonté d'organiser et de distinguer.

Reproduisez-vous !

30 août, 2008 17:54  
Anonymous mry dit ...

Il manque un truc dans ton analyse. Quelle est la nature même d'un blog ? et, Est-ce que cette nature est compatible avec la Politique ?

A la manière d'un média audiovisuel, le blog est un média de l'émotion qui se veut de temps en temps être intelligent (d'autant plus s'il se veut poitique) comme un média papier. C'est ce grand écart qui perturbe les foules...

30 août, 2008 17:55  
Anonymous le petit grognard dit ...

"Les photos du chat d'un blogueur ou une note sur les guéguerres internes aux blogs à côté d'une critique très sérieuse d'une mesure gouvernementale, si cette diversité permet d'humaniser le blogueur, la crédibilité en prend un sérieux coup"

Mais arrête justement de te prendre au sérieux. Dieu soit loué, je n'ai jms voulu être journaliste. Je n'ai vraiment pas d'attirance comme toi pour cette profession.
Et puis entre nous, je préfère une pics de feu Charlie qu'une pics d'un homme dans la rue ou toi les cheveuc mouillés ;-)

30 août, 2008 18:53  
Blogger Luc Mandret dit ...

Laurent >> Récupération pour moi n'est pas un gros mot, bien au contraire. Il est la conséquence, et parfois la cause, de l'influence.

Juan >> les groupes ne sont vraiment pas nouveau dans le blogging. Mais ce que je dis à propos des groupes (type LB) est que la résonance ne dépend que des médias tradi. Et j'attends le moment où les groupes pourront se passer de ce relais pour influencer.

mry >> tes questions sont très philosophiques. Et si le grand écart que tu évoques (et je suis d'accord) quant à l'émotion (la politique, qu'est-ce dans sa communication sinon de l'émotion ?) fonctionne pour la TV, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour les blogs ?

LPG >> je ne me prends pas au sérieux.

30 août, 2008 22:17  
Blogger Mathieu L. dit ...

Bonjour,

Je réagis à ce billet très intéressant par une réflexion et une question.

Il me semble que vous essayer de réunir deux choses qui ne vont pas vraiment ensemble. La plupart des blogueurs, y compris les politiques, font cela durant leurs loisirs. Je ne sais pas si certains en vivent. Pour les autres, votre raisonnement amènerait à faire de cette activité un véritable métier et d'abandonner la véritable carrière professionnelle que nous menons tous.

La question est donc la suivante : par cet article, proposez-vous une professionnalisation des blogueurs ? Si c'est le cas, il me semble qu'au lieu de réunir les blogueurs, on va les diviser en deux catégories :
1) des professionnels qui vont devenir des pseudo-journalistes et qui vont vite avoir les mêmes travers.
2) des personnes le faisant comme aujourd'hui, c'est-à-dire comme un loisir, et qui vont apparaître comme moins crédible.

Je ne suis pas sûr que cette évolution me plaise, car on va perdre l'un des aspects essentiels de cette activité, qui est la gratuité de l'acte, et qui est fondamental.

A bientôt,

31 août, 2008 00:38  
OpenID arnaudh dit ...

Je souscris à l'analyse, merci pour la note.

Cependant, pour que l'efficacité soit au rendez-vous, et je ne parle pas que du blogging politique français, mais plutôt européen et international; je pense que c'est aux blogueurs eux-mêmes de s'organiser en "groupe de pression politique" spécifique, quelque chose permettant d'informer à l'extérieur du cadre médiatique traditionnel (cf. gobalvoicesonline.org), de mobiliser les non blogueurs sur les thématiques politiques, fort d'un appui et d'un financement citoyen (moveon.org), ou en faisant valoir la notion même de communauté civile internationale (transformant la communauté civile, via internet, en un acteur des relations internationales) dépassant le cadre limité du cercle international de blogueurs (avaaz.org qui reprend à sa façon le modèle d'Amnesty International).

Bref, l'organisation (dépassant le plus souvent les lignes politiques européennes traditionnelles) et la mise en commun des réseaux, sont absolument nécessaires pour atteindre la taille critique où les efforts deviennent pertinents; le monde francophone est un peu à la traîne...

31 août, 2008 09:27  
Anonymous Eric dit ...

"
La force passe par l'union. Si les blogs politiques adorent se lier (via des hyperliens, des trackbacks ou des blogrolls), et si cela est bien nécessaire et utile, ce système ne parle pas au grand public, et ne permet aucune véritable visibilité. Les blogueurs ont bien essayé de se regrouper, mais sans véritable succès : les left blogs ne fonctionnent qu'en lobbying, et leur pouvoir ne tient qu'à une récupération dans la presse traditionnelle ; la République des blogs se contente d'être un rendez-vous social entre gens d'un même milieu ; les freemen n'ont guère perduré après les élections présidentielles. La véritable union ne peut que se faire qu'en outrepassant les positionnements militants des blogueurs, en leur proposant des moyens et une visibilité."

Oui, et que dire de Left and Center blogs, lancé avec fracas par un certain... (qui était-ce déjà?) et oublié presque aussitôt!

31 août, 2008 09:55  
Anonymous jon dit ...

Luc, qu'est-ce qui objectivement te permet d'écrire ça ? "la résonance ne dépend que des médias tradi. Et j'attends le moment où les groupes pourront se passer de ce relais pour influencer." ?

As-tu un instrument de mesure fiable quant à cette "influence" que tu tentes d'analyser ici ? En particulier tes hypothèses.

(Sans vouloir polémiquer aucunement)

31 août, 2008 10:15  
Anonymous Thieffaine dit ...

" Marianne " ouvre son site à tout le monde ... c'est un ramassis de racontars et d' articles de lecteurs souvent genre " Dupont-Lajoie" L' hebdo " revue de presse" si ça continue n'aura plus de journalistes , seulement des lecteurs-qui racontent à d'autres lecteurs .

TAdF

31 août, 2008 10:24  
Blogger authueil dit ...

Luc, juste un détail.

Ton analyse implique que le blogueur ait la volonté de devenir un média.

C'est peut être le cas pour toi et pour beaucoup. Ce n'est pas le cas pour moi !

Je m'en fout d'avoir du pouvoir, de faire ou pas l'agenda et encore plus de gagner du fric ou de faire progresser ma carrière par mon blog.

Je crée un truc, où je déverse ce que je veux bien montrer de mon identité numérique, où d'autres identités numériques viennent causer. Une sorte de salon.

Certes, il en sort beaucoup de choses futiles, mais regarde un peu les médias traditionnels, c'est la même chose.

31 août, 2008 11:54  
Blogger Luc Mandret dit ...

Mathieu >> je ne revendique pas la professionnalisation des blogueurs, je pense qu'une activité de blogging est totalement complémentaire d'une autre activité. Il y aura (et il y a déjà) des blogeurs pro. Je pense juste qu'une plus grande crédibilité et un plus grand pouvoir des blogs politiques passent par une organisation plus efficace.

Arnaud >> c'est assez paradoxal de constater que la France est le pays avec le plus de blogs, et que comparativement il n'ont aucune structuration efficace.

Eric >> j'ai déjà répondu sur les LCC (qui au passage n'avait pas vocation à regrouper que des blogueurs), et je pense que tout le monde peut évoluer, au fil de ses expériences et de ses réflexions, non ?

Jon >> plutôt que les exemples pour étayer mon propos, il suffit de détruire le contraire à l'aide d'un simple contre-exemple : je n'ai pas à l'esprit un seul cas de figure d'un sujet pour lequel les blogs politiques aient pu influencer sans l'aide des médias.

Thieffaine >> tu n'aimes pas Marianne, tu es libre de ce choix.

Authueil >> le blog par définition est un média. Et je ne parle pas (forcément) de moi dans cette note, mais je me questionne sur l'avenir du blog politique. Je pense qu'il pourrait devenir un média traditionnel et d'influence, j'essaye de comprendre comment. Pour le reste, chacun sera libre de faire de son blog ce qu'il veut, et encore heureux. Et je crois même que la diversité et la multiplication des sources d'information est une bonne chose.

31 août, 2008 15:36  
Anonymous le petit grognard dit ...

A Luc : si si, tu cherches à être sérieux, même en "vrai"

31 août, 2008 15:49  
Blogger Lilzeon dit ...

@Luc j'ai jamais dit que c'était un vilain mot, bien au contraire.

31 août, 2008 18:28  
Anonymous Anonyme dit ...

@Luc,

Ne te laisse pas intimider par les commentaires de certains Left blogs. Continue à réfléchir ainsi, c'est très bien !

JT

31 août, 2008 23:06  
Blogger Seb dit ...

Je crois que ton billet, si brillant soit il, cerne mal la puissance des blogs. Pourquoi.

Selon moi, l'on ne mesure pas la qualité et la puissance d'un média par son lectorat mais par sa capacité à couvrir un large panel d'évenements mondiaux. Politique, sport etc.

Un bon médias un média qui parle de ce qu'il faut aborder. Dès lors qu'il oublie ou ne se donne pas les moyens de fournir l'infos il est délaissé.

Dans cette bataille les médias sont en difficulté pourquoi. Car s'il se trouve effectivemment que les blogs ne sont que peu lus, ils sont en revanche une chié plus quinze, ce qui permet de couvrir un large panel d'actu et surtout de couvrir plusieurs évenenements partout tout le temps. Le citoyen devient un journaliste par sa capacité à planter une info sur le net et permettre sa diffusion ultra rapidement.

C'est selon moi la naissance du journalisme citoyen. Les agences de presse ont un ciel lugubre devant eux car les fournisseurs d'infos demain seront les citoyens eux meme, traités par les médias traditionnels pour en sortir le meilleur.

Non ?

01 septembre, 2008 11:58  
Anonymous JF le démocrate dit ...

Pour une fois, je reste un peu dubitatif au sujet de ta note, et ce pour deux raisons:

1) sur la notion de crédibilité: déjà par définition, le bloggueur n'est pas un journaliste, d'ailleurs la plupart du temps il récupère ses informations dans les médias traditionnels. La crédibilité de ses analyses, hors s'il est journaliste politique de métier, ne peut donc être déjà à la base comparée à celle de "vrais" journalistes travaillant dans des rédactions. Par ailleurs, je ne vois pas pourquoi la photo d'un chat, ou une note de divertissement pourraient nuire à un quelconque semblant de crédibilité. Généralement les lecteurs de blogs politiques savent faire la part des choses me semble t-il...

2) L'idée de rassembler des blogs dans une structure offerte par un grand média ne me plait pas du tout. Le blog politique est devenu un peu le symbole de l'expression citoyenne. C'est quelque chose qui n'a pas à mon sens, ni vocation à remplacer, ni même à être comparé à des médias traditionnels. Le rassemblement de blogs dans une structure de médias traditionnels ne pourrait que nuire à cette indépendance citoyenne: si au niveau financier il y aurait sûrement intérêt pour le bloggueur, en revanche, je crains qu'à terme ça ne puisse aussi être un moyen de le "faire rentrer dans le rang".

02 septembre, 2008 01:37  
Anonymous Mistral dit ...

"Pouh, aller aller voir ca, vous prendrez une leçon d'unité, de jeunesse, d'ouverture, un bol d'air frais quand on lit ce qu'on lit plus tot.

http://www.viewontv.com/ump/campus2...

Et vive Nicolas !

Dernier commentaire de Mistral qui est 100% hors-sujet et fait la promotion de l'UMP ou recopie sans cesse les mêmes trolls: il sera désormais censuré"

Ceci est un exemple parmi d'autre (rien contre RVA, qui est cetainement un type bien) de ce qui permettra de distinguer les blogs politiques ou chacun exprime son opinion, des blogs de propagande ou seul l'opinion du blogeur est admise.

Je remarque qu'à gauche, le left blog sont le plus souvent des blogs de propagande qui nous prenennt pour des neuneus ...

06 septembre, 2008 12:07  

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