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07 novembre 2008

Jean-Luc Mélenchon quitte le Parti Socialiste pour créer un nouveau parti politique

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Un communiqué de Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon sans équivoque : après un charabia pour taper sur le vote d'hier soir et critiquer les socialistes, les deux écrivent : "par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d action. Nous quittons le Parti socialiste". Les dés sont lancés : Mélenchon quitte le PS. Depuis le temps qu'on en entendait parler ...

Et si le sénateur de l'Essonne trouve comme prétexte les orientations du PS qui "avalisent l Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme", il faut chercher ailleurs les véritables raisons (sinon Mélenchon serait parti déjà depuis bien longtemps). On peut tourner nos regards vers Benoît Hamon qui a réussi un magnifique coup de poker, en rassemblant la gauche du PS, devenant de fait son porte-parole et repoussant Mélenchon dans une abstinence médiatique. La jeune garde a pris le pouvoir.

Mais le vieux briscard de la politique fait aussitôt une pirouette : "Ainsi que nous l a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d un front de forces de gauche pour les élections européennes". Assez opaque comme stratégie.

Hypothèses. Autour de Mélenchon et Dolez, un rassemblement de militants fidèles avec le soutien éventuel de quelques figures antilibérales venues de la sociétés civiles, mais peut-être d'autres partis d'extrême gauche. Seconde hypothèse, un rapprochement avec le PCF en voix de perdition pour créer un nouveau parti un peu plus moderne à la gauche du PS, susceptible d'entrer en concurrence avec le futur NPA d'Olivier Besancenot. Troisième hypothèse, moins probable, un rapprochement avec Olivier Besancenot qui crée son Nouveau Parti Anticapitaliste, en doutant que ce dernier veuille accueillir les trublyons de l'ordre de Mélenchon.

Pour que ce parti politique annoncé par Mélenchon voit véritablement le jour, il lui faudra faire face à de grosses difficultés : avoir des élus et de l'argent. Car si Mélenchon peut rester sénateur sans étiquette, il ne bénéficiera plus des investitures du Parti Socialiste qui sans aucun doute présentera un candidat face à lui. Sans élu, pas d'argent. Sans argent, pas de parti.

Cependant, ce divorce au Parti Socialiste doit réjouir Ségolène Royal qui devient l'homme fort du parti suite aux résultats de cette nuit. Elle qui souhaite se rapprocher du centre aura un boulet de moins au pied, et sans les gauchistes du PS, elle pourra sans aucun doute effectuer ce virage avec plus de facilité.

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19 Commentaires:

Anonymous vert chez moi dit ...

sauf que certains vont être vouloir virer Ségolène (qui n'a fait de 29%)
elle pourrait alors elle aussi créer son parti à elle ;)

bien sur le PS étant ce qu'il est je pense pas qu'il y aura du Tout sauf Royal (on voit ça que chez les Verts)
personne n'aura le courage de l'écarter

à moins que...

07 novembre, 2008 11:22  
Anonymous Laurent dit ...

Les souverainistes s'en vont... J'en pleurerais presque de joie.

07 novembre, 2008 12:00  
Anonymous chr!s dit ...

Avec le dernier article de la fondation Jean Jaurès, Mélenchon se sent pousser des ailes ?!?

...nous partîmes à 3, pour créer la nouvelle gauche, je me retrouva tout seul avec une philosophe :((( ...mes MJS ?? ma majo de la majo de l'unef ??
;-) http://www.jevisailleurs.com/

07 novembre, 2008 12:02  
Anonymous Founet dit ...

Le départ de Mélenchon est un non événement car cela fait depuis belle lurette que celui-ci jouait un jeu hypocrite. En mars 2008, lors des municipales, le PRS (que préside Mélenchon) a fait partie de liste qui se sont présentées contre celles du PS. Pour un membre du bureau national, ça faisait plutôt désordre.

Devant l'évidence du vote des militants en faveur de la motion soutenue par Collomb, Royal, Peillon, etc., Mélenchon a bien compris que son petit jeu allait devoir cesser.

Il a pris les devants. D'une manière ou d'une autre, il aurait été poussé à faire un choix. Ou se soumettre à la ligne politique du PS ou se démettre.

Mélenchon va désormais se complaire dans un exercice auquel s'adonne avec plaisir une partie de la gauche française : la groupusculisation.

07 novembre, 2008 14:48  
Anonymous Anonyme dit ...

Votre article a eu le trop grand honneur d'être publié sur le site de Marianne. Sauf qu'il n'y a rien de journalistique dans celui-ci, vous ne faîtes qu'exposer VOTRE point de vue (un point de vue de centriste, ni plus ni moins). Pas d'argument, le niveau zéro de l'analyse politique.

07 novembre, 2008 15:03  
Anonymous Laurent dit ...

Loin de moi l'idée de défendre Luc (il se démerde bien seul), mais c'est un peu limite (pas les couille ?) de descendre un mec dans le dos (c'est à dire anonyme).

07 novembre, 2008 15:48  
Blogger litteracteur dit ...

Comme d'habitude, analyse politique inutile...
Comme si il fallait ton décryptage pour comprendre..
Après tu me diras on peut ne pas te lire.. Mais, c'est amusant comment Marianne2 reprend des articles "bon marché" pour faire du contenu..
Non en fait, c'est consternant.

Mitraille amicale.

07 novembre, 2008 16:38  
Blogger Luc Mandret dit ...

Anonyme >> ça tombe bien, je ne suis pas journaliste et j'exprime mon point de vue.


Litteracteur >> éclaire nous donc de tes décryptages utiles et fais nous partager tes analyses politiques, je suis sûr que Marianne2 sera ravie de publier des articles qui ne soient pas "bon marché".

07 novembre, 2008 16:47  
Blogger Rimbus dit ...

Salut Luc
Sarkozy est très fort, son opposition se morcèle... Je ne comprend pas qu'après ce bon score de Hamon, Méluche préfère partir. Ce qui est vrai, c'est que l'alliance de Royal avec le Modem, c'est la mort du PS. Mais on sait que Royal est une femme de droite... Enfin, centre-gauche, soyons gentils... Benoît Hamon est l'homme providentiel, et il pèse assez lourd pour éviter cette dérive au centre, enfin c'est le seul espoir qu'il reste pour garder le PS à gauche.

Je suis toujours content de te lire dans Marianne ;)

07 novembre, 2008 19:20  
Blogger litteracteur dit ...

Luc, quand un (non) evenement ne merite pas de decryptage, pourquoi en faire un ?
Si ce n'est pour "se la raconter"?

07 novembre, 2008 20:51  
Anonymous hugues vessemont dit ...

hugues vessemont
vessemonth@gmail.com
hvessemont.canalblog.com
s'il était vraiment honnête, Monsieur Mélanchon rendrait son mandat de sénateur, obtenu grâce à la structure, l'organisation et la profonde implantation du PS... On sait ce que fait à la gauche en général la constitution d'un petit parti caractériel à la Chevénement

07 novembre, 2008 22:51  
Blogger Louis L. dit ...

@Hugues
C'est étrange mais tu fais réellement une analyse sur ce blog, ou alors tu fait un copier-coller de ton commentaire sur tous les blogs parlant de Mélenchon.
Ce qui s'avère dommage, c'est que la blogosphère française se rejoint, et l'on s'apperçoit vite lorsque quelqu'un souhaite mettre son blog en "tête"...
La prochaine fois, sois plus constructif, c'est dommage pour un élu de s'amuser à faire du copier-coller sur la blogosphère (http://powolicu.wordpress.com/2008/11/07/melenchon-demissionne-du-ps-pour-rejoindre-loudeac/#comment-1167) !

08 novembre, 2008 03:01  
Anonymous Anonyme dit ...

Ceux d'entre vous qui souhaitent soutenir la démarche initiée par Dolez et Mélenchon, peuvent signer l'appel mis en ligne sur le site suivant : http://www.casuffitcommeca.fr

08 novembre, 2008 12:17  
Anonymous jim dit ...

La question que l'on peut se poser maintenant ... les adhérents du MoDem ont ils envie de s'allier au PS de Ségolène Royal ?

Personne ne pose cette question, car si Bayrou y est peut-être favorable, une petite moitié de son électorat provient du centre droit et n'a aucune envie de se retouver dans le même parti que l'ancienne candidate ... d'où un éclatement peu probable mais possible du Modem ... à méditer.

08 novembre, 2008 14:22  
Blogger Robespierre dit ...

Je trouve cet article ridicule, injuste et malhonnête, et pour cause c'est un copier collé de marianne2.fr

En quoi prendre pour modèle Die Linke est une stratégie "opaque" ? Die Linke connait un franc succès, pour affirmer l'inverse il faut se munir d'une sacrée argumentation qui ne se limite pas à "opaque comme stratégie"

Comment peut-on prétendre que Mélenchon se casse parce qu'il s'est fait prendre sa "place" par Hamon ? Mélenchon n'a jamais voulu prendre la place de leadership de la gauche du PS, au contraire il a fait compagne pour la motion C en apportant un grand soutien à Hamon..

Il a juste remarqué que tout les partis étaient de droite et qu'il y a un boulevard à prendre à gauche, un potentiel d'électeurs énorme. Je sais que certain pense au NPA mais soyons sérieux, le NPA est un parti libertaire petit-bourgeois qui se bat avant tout pour la légalisation des drogues douces et dures..

Sinon pour répondre à Jim, l'alliance avec le Modem est complètement absurde, le Modem est en pleine construction, jamais il n'acceptera de s'allier au PS, se serait synonyme d'avortement car la raison d'être du Modem c'est de justement proposer une offre politique qui se démarque des deux partis de gouvernement...

08 novembre, 2008 17:21  
Blogger Luc Mandret dit ...

Robespierre : j'ai le droit de pouffer ?

08 novembre, 2008 19:08  
Anonymous Anonyme dit ...

Votre "article" est d'une stupidité et d'une ignorance consternante.

Quiconque connaît de près PRS (le mouvement associatif qu'anime Mélenchon) sait que la décision de Mélenchon de quitter le PS est prise depuis bien longtemps, et l'a été bien avant le surgissement médiatique d'Hamon.

Vous êtes très représentatif de ce que l'on appelle les "commentateurs" politiques, qui passent la journée entière rivés à leur écran d'ordinateur et tissent des historiettes et théories fumeuses sur les stratégies politiques des uns et des autres sur le thème "à moi on ne me la fait pas", le tout en complet décalage avec leur réalité. Ce qui vous passionne c'est la cuisine, le feuilleton politique, le people. Lamentable.

09 novembre, 2008 14:57  
Anonymous H2 dit ...

J'interviens depuis plus d'une année sur le blog de Jean-Luc Mélenchon et j'ai vécu toute la lente évolution, semaine après semaine, avant la création du
" Parti de Gauche " aussi, je me fends d'un billet suite à votre texte ici publié.

Je vous le dit tout net :

Non seulement vous n'y êtes absolument pas, à côté de la plaque comme le P"S", mais en plus vous vous ridiculisez.

Vide. Votre texte est vide.
Du vent !
Non seulement c'est un torchon du fait qu'il emprunte ses termes à la besogne de basse police mais il ne charrie aucune critique consistante ni aucun style ce qui n'est pas si étonnant au vu de l'ensemble.

Je suis très étonné de l'avoir trouvé sur le blog de " Marianne " dont les articles allient souvent la satire à la critique politique proprement dite et où le talent d'écrire le dispute souvent à la profondeur de l'analyse.

Visiblement vous pouvez vous honorer d'être le premier à salir le Sénateur du PG , Monsieur Jean-Luc Mélenchon.
Je n'avais encore rien lu dans ce sens jusqu' à présent. Je savais que ça allait arrivé mais pas aussi tôt ni aussi vite.

Triste récompense en vérité en ce qui vous concerne.

Attaquer la probité d'un homme est toujours une tâche mesquine mais le faire en temps de crise économique, de chômage et d'augmentation de la misère en France est proprement ignoble envers un homme qui ose vouloir changer la donne.

J'imagine que vous êtes bien loti et bien nourri. Vous ne manquez de rien. Vos maîtres y veillent. Ceux qui gouvernent votre esprit ou d'autres plus réels tout à proximité.
Vous leur être précieux et vous faites le sâle boulot. Pour quelle sorte de récompense si même le style n'est pas au rendez-vous ?

Journaliste dites-vous ?
Un petit soldat de plus. Vaste cohorte. Un gratte papier qui écrit sans sourciller ce genre d'ineptie sans guillemet :

... Ségolène Royal qui devient l'homme fort ...

Mauvais analyste et en plus très mal informé.
Car ce sont précisément Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez qui avaient eux mêmes propulsé la candidature de M.Benoît Hamon, espérant à l'époque convaincre les militants du PS de voter pour un renouveau au sein du parti.

Mais foin de vos mensonges et de vos calomnies.
Ecrasé durant 40 ans par les fadaises de certains idéologues et leurs valets serviles dont vous faites partie sans doute aucun, c'est tout un peuple de France qui se dresse désormais et fera entendre sa voix dans les jours, les semaines et les mois à venir.

Libéré des infâmes tutelles qui s'enorgueillissent de mettre toute une population à genoux, il saura exprimer son talent à l'exacte et inverse mesure de celui qui vous manque.

Que vous restiez sourd, ordurier et sans génie aucun, sera pour lui demain, le cadet de ses soucis.

Il aura bien trop de choses à faire, à penser et à créer.
Dans la joie, la bonne humeur et la volonté, ce qui lui changera de l'ennui de vous lire.

03 décembre, 2008 00:01  
Anonymous Krs de Bar dit ...

On pousse sa petite humeur, Mr Mandret ?
Vous n'êtes pas seul à ridiculiser la démarche de JLM. Beaucoup de "socialistes", à qui Mélanchon a pu servir d'alibi pendant un temps, sont irrités de se voir reprocher leur lent et inexorable glissement à droite. Le social-libéralisme, ça ne sert à rien... à la gauche, en tout cas. Libre à vous de vous muter lentement mais de plus en plus nettement en allié de Sarkozy. Vous en avez le droit.

"Sans élu, pas d'argent, sans argent, pas de parti" disiez-vous ? Raison de plus pour ne pas traîner Mélanchon dans la boue de vos pseudo-analyses politiciennes. Un homme politique courageux, pourtant, ça doit faire longtemps que vous n'en avez pas vu un !
Encore une chose : Mélanchon n'a pas été élu dans l'Essone avec exclusivement des voix socialistes. C'est un sénateur de gauche. Il le reste.
Désolé d'avoir été un peu violent, mais comme on dit dans les cours d'école, c'est pas moi qu'ai commencé...

06 décembre, 2008 16:32  

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