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09 novembre 2008

Sombreros, un spectacle de Philippe Decouflé au Théâtre de Chaillot

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Un spectacle à voir absolument. Pas forcément amateur de danse contemporaine, pas vraiment connaisseur de cet univers culturel. Mais quelle bonne surprise : une heure et demie de régal, sans ennui. De l'art contemporain accessible aux néophytes, de la danse totalement ludique en restant parfaitement magique.

Une mise en scène parfaite, une musique signée Brian Eno très cinématographique, des danseurs-acteurs excellents. Philippe Decouflé (il a explosé pour le grand public en réalisant la mise en scène des JO d'Albertville en 1992) signe ici un véritable spectacle, 1h30 de bonheur, on croirait assister à la projection d'un film en live. Des jeux des lumières aux musiciens, des projections de vidéos filmées en live aux décors, les tableaux se succèdent dans une continuité assez étonnante.

L'histoire ? Finalement peu importe, juste l'histoire de Françoise et François, prétexte à une disgression autour de l'ombre et de la lumière, et tous les symboles autour de ces thématiques.

A noter aussi un humour, au départ pouvant paraître très potache, mais qui donne au spectacle un ton très parodique. Et Christophe Salengro (le président de Groland sur Canal+) en acteur et danseur éblouissant. On appréciera aussi une petite pique anti-sarkozyste, très bien placée au détour d'une réplique.

Foncez voir ce spectacle, c'est au Théâtre National de Chaillot.

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6 Commentaires:

Blogger Lola Lopsa dit ...

Iris fut le dernier spectacle que j’ai vu de Découflé aussi au théâtre Chaillot, un lieu magnifique.
J’aime toujours autant le côté « grand spectacle », merci aux subventions de l’état, avec vidéos et jeux de lumière.
En revanche et cela par rapport aux créations Belges, il n’apporte plus grand-chose, voir même il pique des idées…
Ses spectacles restent, tout de même, une entrée accessible en matière de danse.

10 novembre, 2008 10:53  
Blogger Nemo dit ...

Bien que j'aime beaucoup Brian Eno, j'avoue que je vois mal comment sa musique peut s'adapter à la danse contemporaine.
;)

10 novembre, 2008 13:07  
Blogger Luc Mandret dit ...

Lola >> tu m'inviteras à des spectacles de créateurs belges, je suis curieux ...

Nemo >> écoute, je ne savais pas que la musique était de lui en y allant, mais je l'ai lu après, et franchement ce n'est pas mal du tout.

10 novembre, 2008 19:01  
Blogger Lola Lopsa dit ...

J’ai déjà pris mon abonnement au théâtre de la ville est tout est complet... tu peux lire cela pour te mettre dans le bain...

http://mauvaiselangue.blogspot.com/2008/07/je-suis-aussi-une-performance-signe-jan.html

11 novembre, 2008 13:55  
Blogger Rémi dit ...

merci pour ce billet qui me fait un parfait complément de ce que j'ai pu lire sur ce Decouflé à cette adresse : http://www.laboiteasorties.com/2008/11/%C2%AB-sombreros-%C2%BB-le-reve-de-philippe-decoufle/

17 novembre, 2008 14:33  
Anonymous Catherine Gil Alcala dit ...

Un quidam damné se trouve entraîné dans un maelström hallucinatoire où s’accouplent des muses lubriques et des ratiocinations poétiques. Il rencontre Ornella, mutique, et son doberman pour un rite sacrificiel zoophile. Puis, dans la débauche, comme une aberration naît l’amour entre Ornella et le quidam régressant rebaptisé Œdipe…

J’ai voulu écrire un récit érotique onirique. Et cela a pris la forme d’un long poème comme une bouffée délirante, un poème éternel tragicomique, avec des images sonores comme un tableau de Jérôme Bosch mis en mots.

On croit s’éveiller sans cesse, mais le rêve ouvre sur un autre rêve, c’est un rêve de réveil. La réalité glisse inexorablement... paysages hallucinés de la jouissance dans ses débordements, ses accumulations de formes, ses intrications fantasmatiques de perversion et d’amour, de grossièreté et d’illumination, "joailleries d’insanités", "obscénités absconses"...

La brume des allitérations flotte au dessus de l’abject, l’objet "a" du désir dans sa régression la plus lointaine, excrémentielle... On m’a fait remarquer que lorsqu’on entend "maelström", qui signifie tourbillon, on entend presque «maestro» qui signifie chef d’orchestre, je ne l’ai pas fait exprès...

Peut-être parce que ça parle du corps en rêve (et du corps du rêve) et que ça parle au corps par la musicalité du poème, des mots tourbillonnants comme une transe, comme une danse des signifiants. Cette musicalité serait alors le ciment du récit qui ne semble se construire que pour mieux se disloquer, digresser à l’infini dans un pullulement orgiaque hallucinatoire.

Catherine Gil Alcala



Théâtre Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, m° Châtelet, Paris.
Les mardis et mercredis à 21h45, du 2 mars au 26 mai 2010 (durée: 1h15).

Tarif plein : 16 € / Tarifs réduits : 10 € - 13 €
Tél. réservations : 0892 70 12 28 (0,34 €/mn)

14 février, 2010 15:46  

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