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20 mars 2009

élections européennes 2009 : à l'UMP, on se déchire aussi (en silence)

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Cette note arrive en reflet parfait d'une note quasi-semblable sur les déchirements internes au Parti Socialiste pour les investitures européennes. Si je me suis gausser de cette incapacité du PS à se mettre en ordre de bataille pour le scrutin européen, aucune raison que je ne le fasse pas également pour l'UMP.

Car le parti majoritaire se déchire, à la différence du parti de Martine Aubry les guerres internes se font dans le silence et les cadavres tombent discrètement sur les moquettes rouges des couloirs des Palais de la République. Mais si preuve doit en être trouvée de cette incapacité pour Xavier Bertrand (le patron du parti sarkozyste) de constituer les listes, celle du report du meeting de lancement en est énorme. Prévu le 27 Mars, ce rassemblement ne devrait pas avoir lieu avant la mi-avril. D'ici là, ensemble tout est possible.

Si les têtes de liste sont connues et ne devraient pas évoluer (Michel Barnier et Rachida Dati pour la région Ile-de-France, Joseph Daul pour la région, Dominique Riquet pour la région Nord – Ouest, Dominique Baudis pour la région Sud-ouest, Françoise Grossetête pour la région Sud-Est, Jean-Pierre Audy pour la région Centre, Christophe Béchu pour la région Ouest, Maurice Ponga et Marie-Luce Penchard pour les régions), les places suivantes - et principalement celles éligibles bien évidemment - sont fortement convoitées.

Toutes les tractactions et tous les coups bas sont désormais autorisés pour dégommer un concurrent potentiel. Et ils sont bien virulents surtout dans les Sud-Ouest et Ile-de-France. Rien que dans la région Ile-De-France, personnes sont pressenties (ou auto-proclamées croyant avoir plus de chances) pour occuper la troisième place derrière le tandem Barnier-Dati : Jean-Marie Cavada (soutenu par le Nouveau Centre) ou bien Eric Berdoati ou Christian Dupuy ou Philippe Juvin et j'en oublie ... Pour la quatrième place (une femme en raison des listes chabada), se bousculent au portillon Christine de Veyrac (avec le soutien de Valéry Giscard d'Estaing), Véronique Bensaid (une protégée d'Eric Besson), Nadine Bellurot (une amie de Rachida Dati) et aussi Constance Legrip (une proche conseillère de Nicolas Sarkozy) o encore Valérie Hoffenber, Isabelle Balkany, Nicole Guedj ou Marie-Cécile Ménard ...

Autant dire que les places sont chères et les prétendants bien trop nombreux. Le problème de l'ouverture chère au Président de la République s'affirme aujourd'hui avec tous les félons qui réclament des places pour leurs proches ou amis.

Une lueur d'espoir persiste cependant : aucun des partis politiques ne semble véritablement vouloir se mettre activement en campagne. Les élections européennes n'intéressent que bien peu les appareils politiques, et encore moins les médias. Et ne parlons pas des électeurs. Seul intérêt pour les policiens : les places à prendre. Alors l'UMP peut se permettre de retarder le début de sa campagne, personne ne prendra trop de place médiatiquement durant ce laps de temps.

A lire ou relire à propos des élections européennes de Juin 2009 :
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1 Commentaires:

Anonymous BA dit ...

Samedi 21 mars, dans le journal Marianne, page 29 : un tableau concernant le scandale de l’année 2008, le bouclier fiscal.

Dans ce tableau, nous pouvons lire que l’Etat a distribué à certains contribuables français la somme de 458 139 154 euros.

Question : à qui l’Etat a-t-il distribué ces 458 139 154 euros ?

Réponse : l’Etat a distribué ces 458 139 154 euros aux Français les plus riches.

L’Etat a distribué 307 129 984 euros aux Français ayant un patrimoine supérieur à 15 581 000 euros. Ces millionnaires sont très peu nombreux. Ils ne sont que 834. Mais l’Etat a donné en moyenne 368 261 euros à chacun de ces millionnaires, c’est-à-dire l’équivalent de ce que gagne un smicard pendant toute sa vie.

Sarkozy et son gouvernement expliquent que c’est pour empêcher les riches de fuir à l’étranger : chaque année, les riches qui fuient à l’étranger font perdre 17,6 millions d’euros à l’Etat.

Le président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, le socialiste Didier Migaud, leur répond :

« Le Conseil des Prélèvements Obligatoires (CPO) a évalué à 17,6 millions d’euros la perte de produit d'impôt sur la fortune (ISF) liée aux départs de contribuables, alors que le bouclier fiscal, censé éviter des exils fiscaux, coûte 458 millions d’euros. Où est l'efficacité ? »

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/18/didier-migaud-834-contribuables-ont-recu-un-cheque-moyen-de-368-000-euros_1169360_823448.html

Conclusion : le bouclier fiscal est scandaleux. Et en plus, il est inefficace.

21 mars, 2009 15:00  

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