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17 avril 2009

(parenthèse musicale) Yeah Yeah Yeas : oh yeah !

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Coup de cœur musical. Yeah Yeah Yeahs, ma révélation de l'année, sans conteste. Depuis longtemps un groupe ne m'avait autant impressionné. Yeah Yeah Yeahs, que du très bon : un groupe surfant de l'électro au rock, avec une pointe de punk comme je l'aime. Pas bourrin et mélodique, que de la jouissance musicale.

Il y a quelques années, au moment de la sortie de leur album
Show Your Bones, j'avais découvert les Yeah Yeah Yeahs, et tout particulièrement la chanteuse Karen O. Un léger regret à l'époque, j'aurais aimé entendre Karen O en solo, à l'époque le seul intérêt à mes yeux de ce groupe "pas mal sans plus". Oubliés les Yeah Yeah Yeahs.

Oubliés jusqu'à la sortie de
It's Blitz!, l'album sorti il y a peu. Et là : waaaooouuu ! Une claque dans la gueule, Yeah Yeah Yeahs, ça déménage, ça remue, ça pulse, ça émeut, ça fait grunver, danser, hurler, penser ! Bref, je suis fan, fan absolu.

Découvert grâce à une émission à la radio (la chronique musicale de France Info si je ne me trompe), j'écoute le nouvel album ce matin au bureau. Découverte de l'album
It's Blitz!, redécouverte du groupe. Et au résultat, les Yeah Yeah Yeahs toute la journée dans les écouteurs en travaillant, et sans rire une productivité sur-multipliée, un véritable accélérateur intellectuel. Écouté au moins cinq ou six fois en boucle dans son intégralité, je ne me suis toujours pas lassé des Yeah Yeah Yeahs. Leur musique incessante trotte dans mon crâne, telle une véritable drogue à l'accoutumance aussi instantanée que lancinante.

Dans cet album, trois petits chefs d'œuvre : bien évidemment
Zero, le morceau phare, "the" tube évident assuré au bout de quelques mesures. Zero, ça vous prend, ça ne vous quitte jamais. La voix de Karen O, si sexuelle et acidulée, a la magie de la pop et se marie à merveille avec des arrangements stressants et électriques pour créer le hit du moment. Runaway ensuite, un piano dont la mélodie semble sortir d'une boîte à musique enfantine, et au final un air et un refrain vocal que vous semblez avoir entendu mille fois tellement il semble évident. Une montée toute en douceur pour une ballade rock sans prétention mais toute de pureté et de magie. Enfin, mon petit bijou préféré, Dull Life, une répétition incessante de mêmes notes, de l'artificialité instrumentale non superficielle, un batteur absolument terrible, une énergie affreusement terrifiante, du neo-punk créé pour faire du tube.

Yeah Yeah Yeahs, du tout propre qui se salit : de la musique bourgeoise qui se trashise pour promouvoir un melting-pot de références musicales. Yeah Yeah Yeahs propose un voyage entre superposition élégante de synthés (tant détestés depuis les années 80 et leur réapparition aussi détestable chez les fils-à-papa autoproclamés musiciens des années 00) et des mélodies faites pour laver des cerveaux et s'installer durablement en leur sein. De la musique qui fonctionne musicale et ne se prostitue pas pour rester d'un haut niveau que l'on aimerait entendre plus souvent. La jaquette de leur dernier album à l'image de leur talent : du sobre élégant qui vous pervertit avec du talent.

Pour aller plus loin : le site internet des Yeah Yeah Yeahs, la page MySpace des Yeah Yeah Yeahs, l'album It's Blitz! à écouter sur Deezer.

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4 Commentaires:

Anonymous synthese dit ...

Super critique et jolie relfexion sur l'electro de nos jours. Tu m'à un peu ouvert les yeux sur un sujet qui me trainait dans un coin de la tête.

17 avril, 2009 23:01  
Anonymous david dit ...

Franchement je viens d'écouter, pas de quoi casser 3 pattes à un canard.
Par contre tout dézinguage des groupes de branleurs versaillais est bienvenu

17 avril, 2009 23:14  
Anonymous romain blachier dit ...

sympa!

18 avril, 2009 00:51  
Anonymous Anonyme dit ...

Je suis converti...
A bientôt Luc
Oliv, voisin

24 avril, 2009 15:31  

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