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13 juin 2009

Alastair Campbell conseille les politiques français

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Alastair Campbell fait partie des maîtres de la communication politique. Au service de Tony Blair dix années durant, il s'est aujourd'hui retiré de son rôle de spindoctor pour se consacrer à l'écriture.

Dans une interview que vous pouvez lire sur le site de Courrier International(*), il explique pourquoi il a décidé de cesser de faire du conseil en communication politique : "avec Tony Blair, je savais que je le comprenais mieux que les autres. Aujourd'hui, je m'adapte, je tiens un blog, j'utilise Twitter, mais je ne suis pas sûr de comprendre complètement tout dans ce qui a changé. Lorsque j'étais à Downing Street, je n'ai jamais envoyé un courriel moi-même. Il faut saisir le monde tel qu'il est, on ne peut plus contrôler le message comme avant" pour en tirer une conclusion que devraient lire les femmes et hommes politiques français : "Regardez Obama : il a été très fort pour mener une campagne traditionnelle, mais il a aussi été très fort pour mener une campagne moderne. Je veux laisser la place à des plus jeunes que moi, qui comprennent mieux les arcanes de la communication".

En effet, Alastair Campbell est présent sur Twitter, et sur Facebook, mais également sur d'autres sites comme YouTube et Flickr. Certes son blog n'est pas vraiment ergonomique et pratique, mais son site est plutôt bien construit et designé.

Mais pour revenir aux propos d'Alastair Campbell dans cette interview, je trouve dommage de se retirer totalement sous prétexte que de jeunes communicants comprendraient mieux que lui la nouvelle communication, cette communication politique digitale. Déjà car il existe des aînés qui comprennent aussi bien le communication online que de jeunes communicants. Ensuite car l'ancienne génération a forcément une expérience à communiquer à leurs successeurs. Mais à lire un Alastair Campbell, qui à seulement 52 ans fait preuve d'une telle sagesse en se mettant en recul, je me mets à rêver de binômes fracassants et pense que cette direction bicéphale devrait être la tête de toute équipe de communication politique qui souhaite se donner les chances de gagner une élection : un senior apportant son savoir-faire de spindoctor et de diplomatie, un junior développant ce savoir-faire dans une communication digitale.

* Note rédigée dans le cadre d'un partenariat avec Courrier International.

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2 Commentaires:

Anonymous Norodom dit ...

Reste à trouver le bon cheval...

14 juin, 2009 16:46  
OpenID arnaudh dit ...

Très sage aussi ton commentaire sur le binôme, cela apporterait de la transparence et de la compétence (Dieu sait que celà manque dans l'opposition française, au sens large). Par contre, est-il possible pour un parti politique moderne, qui se veut démocrate, d'accepter de soumettre sa stratégie à un professionnel de la politique non élu...

21 juin, 2009 10:20  

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