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24 octobre 2009

Gérer le désir en communication politique

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François Bazin, journaliste politique au Nouvel Observateur, s'empare de Jacques Pilhan pour en faire un ouvrage (que je n'ai pas encore lu) intitulé "Le sorcier de l’Elysée". Jacques Pilhan est l'un des Français les plus reconnus quand on parle de communication politique. L'un des mentors de Claude Chirac, il a été l'un des conseillers en communication de Jacques Chirac, apprenant les bases du métier à la fille de l'ancien Président de la République. Mais aussi bras droit de Jacques Séguéla au début des années 80, il sera le conseiller en communication de François Mitterrand durant son second mandat.

Matthieu Chaigne a interrogé pour Délits d'opinion Laurent Bazin. Un passage de cette interview est consacrée à la comparaison entre communication politique d'aujourd'hui et communication politique d'hier.

Bazin explique notamment : "On ne trouve plus de type aussi inventif et génial que Pilhan. C’est peut-être un problème culturel. Pilhan s’entourait de gens férus d’anthropologie, de psychanalyse, de peinture, d’art. Pilhan avait un fond de culture baroque, de transgression. Aujourd’hui tout le monde sort du modèle Sofres ou Sciences Po". Rien à ajouter que la tristesse de voir la communication politique n'être confiée qu'à des clones aveugles drogués aux sondages approximatifs, imbus de leurs théories non digérées des grandes écoles.

Bazin : "Seconde différence, aujourd’hui, les hommes politiques sont plus séduits par la méthode de Blair – faire la météo au quotidien- que par la méthode de Pilhan – c’est à dire gérer le désir. L’homme politique actuel préfère faire l’actualité tous les jours. C’est plus valorisant. A l’inverse, laméthode Pilhan – se cacher, réapparaitre – est probablement trop subtile pour la classe politique actuelle". A l'exception de Ségolène Royal peut-être, l'ensemble des hommes politiques actuels sont en effet soumis à cette obsession de "créer l'agenda". Nicolas Sarkozy excelle en ce domaine. Malheureusement, il semble complexe de revenir en arrière, bien que le désir semble plus intriguant, plus mystérieux et donc plus intéressant. Mais "créer" le désir, si cela paraît difficile à appliquer pour des femmes et hommes politique à la conquête du pouvoir, devrait être une stratégie, une posture à appliquer au Chef de l'Etat, qui lui n'a plus rien à conquérir. Et la grandeur d'un Président passe à mes yeux par la qualité à savoir ne prendre la parole, à n'exister médiatiquement que pour porter haut et fort la voix de la France.

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1 Commentaires:

Anonymous Anonyme dit ...

Il a été établi de source judicaire que FINAMA et GROUPAMA ont rendus des comptes falsifiés depuis 2005, trompant ainsi la confiance des marchés -et des actionnaires (en plus de violer les obligations de ces marchés régulés que sont la banque et l'assurance).

Par une saisie officielle chez la banque FINAMA, GROUPAMA a été pris sur le fait à pirater des logiciels pour une valeur de $200 millions.

La BEFTI (une brigade d'élite spécialisée dans la fraude informatique), chargée de l'enquête, a d'abord menacé la victime de la fraude afin de lui faire retirer sa plainte.

Le Procureur de la République ayant classé le dossier "sans suite", la victime a demandé copie du dossier d'enquête.

Quelle ne fut pas sa surprise de constater que la Police avait procédé à l'échange du constat d'huissier officiel par un constat d'huissier fourni par la partie mise en cause, efectué un mois après la saisie -et dans un établissement différent du lieu de l'infraction.

Ce second constat d'huissier, sans valeur officielle, établissait bien évidemment l'innocence de GROUPAMA.

En vertu du "SECRET BANCAIRE", GROUPAMA y demandait explicitement à la Police de limiter ses investigations à un établissement qui n'était pas celui de l'infraction officiellement constatée.

Après avoir formé un recours devant le Procureur Général de Paris, celui-ci expliquait qu'il n'y avait "pas d'infraction constatée" et que, donc, le classement sans suite était maintenu.

Outre la corruption des services de la Police, le fait que le Procureur Général ait couvert la falsification du dossier d'enquête en dit long sur le désir sincère du gouvernement de mettre un terme aux "dysfonctionnements" (malheureusement récurrents) de la justice en France.

Tous les détails ont été rendus publics (la réponse négative du Procureur Général, le dossier d'enquête de la BEFTI, ainsi que le constat d'huissier non-officiel de GROUPAMA):

http://remoteanything.com/archives/groupama.pdf

25 octobre, 2009 14:12  

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