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14 octobre 2009

Pour Sarkozy, Guy Roux est plus important que Patrick Devedjian

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Souvenez-vous (ou pas, personne ne vous en voudrait) il y a plus de deux ans, Guy Roux était défendu par Nicolas Sarkozy. L'entraîneur de Lens avait vu son contrat avec le club de football de Lens ne pas être homologué pour cause de limite d'âge. Nicolas Sarkozy avait déclaré : "si l'on veut éviter que les gens restent trop longtemps dans la même place, il faut limiter le nombre de mandats successifs, mais pas l'âge".

Agé de 68 ans, Guy Roux était trop vieux pour la Ligue de Football Professionnel (LFP) qui se reportait à l'article 653 de la Charte du football professionnel soulignant que "
l'âge limite pour l'exercice de la profession d'éducateur de football est fixé à 65 ans". Nicolas Sarkozy avait alors fait dire par la voix de son porte-parole David Martinon au sujet de cette retraite : "il l'a déploré ce matin".

En revanche, lorsque Patrick Devedjian (âgé de 65 ans) atteinte la limite d'âge pour poursuivre son mande de président de l'Epad, aucune réaction du Chef de l'Etat. Nada. Nicolas Sarkozy n'a rien "déploré" à ce sujet. Et là, toute la droite française s'enthousiasme de la fraîcheur de Jean Sarkozy, appelle au sang frais. Jean Sarkozy, le voila, le sauveur de l'Epad !

C'est étonnant comme l'indignation est sélective. Pour défendre Guy Roux, Nicolas Sarkozy avait également dit : "je l'aime beaucoup". Doit-on comprendre que Nicolas Sarkozy n'aime pas beaucoup Patrick Devedjian ? Une république irréprochable, qu'il affirmait, le candidat Sarkozy. Guy Roux - Patrick Devedjian, un double discours. Rien n'arrêtera ni le populisme des discours, ni la dérive népotique de Papa Sarkozy pour défendre son Jeannot. Et ne parlons pas de l'hypocrisie de toute la classe politique de droite. A l'UMP, il doit être parfois bien difficile de se regarder dans un miroir en rentrant chez soi le soir.

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7 Commentaires:

Anonymous b.mode dit ...

Bien vu ! et on a vu la grande oeuvre qu'a laissé Guitounet chez les Pingouins ! Patriiiiiiiiick !

14 octobre, 2009 20:08  
Anonymous Asse42 dit ...

Bravo pour la mémoire et l'a-propos.

14 octobre, 2009 20:20  
Anonymous Grasyop dit ...

Je m'en souviens, malgré mon indifférence pour le monde du foot, et j'ai eu la même pensée que vous. Bon article de rappel !

14 octobre, 2009 23:29  
Anonymous Eric dit ...

Pourquoi chercher de la cohérence chez ce personnage?

14 octobre, 2009 23:33  
Blogger BA dit ...

Je relaie un appel à manif qui circule sur twitter et sur facebook :

" Comment peut-on nous faire croire qu’une personne, qui n’a jamais travaillé dans une entreprise, peut diriger un quartier d’affaires employant près de 150 000 personnes ?

Je vous appelle donc à faire circuler cet évènement autour de vous et j’espère que vous serez très nombreux à participer de cet élan collectif.

Ne laissons pas le principe de « majorité silencieuse » aux sujets des journaux télévisés. Montrons qu’il existe vraiment.

Rendez-vous donc ce samedi 17 octobre devant la Grande Arche de La Défense à partir de 14h.

Si, comme je l’espère, nous sommes nombreux, je propose d’organiser un SIT-IN silencieux à 14h30 précises. Je suis à l’écoute de toutes vos suggestions et accueille très favorablement d’autres volontaires.

A bientôt, "

http://twitter.com/BrunoMYM

15 octobre, 2009 22:38  
Anonymous cath37 dit ...

Il y a des miroirs déformants...

16 octobre, 2009 15:25  
Blogger BA dit ...

Dans les années 1993-1995, la guerre fait rage à l’intérieur de la droite française. Quels sont les deux clans qui s’affrontent ?

1- Le clan du Premier ministre Edouard Balladur, son directeur de cabinet : Nicolas Bazire, le ministre du Budget Nicolas Sarkozy, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, le ministre de la Défense François Léotard, le directeur de cabinet de François Léotard : Renaud Donnedieu de Vabres, le conseiller de François Léotard : Hervé Morin.

2- Le clan du patron du RPR Jacques Chirac.

Edouard Balladur et Jacques Chirac sont tous les deux candidats à l’élection présidentielle de mai 1995.

Quel a été le budget de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 ?

Réponse :

Le compte de campagne de M. Edouard Balladur est arrêté comme suit (en francs) :

- Dépenses : Mandataire : 83 846 491 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 89 776 119 francs.

- Recettes : Mandataire : 85 676 060 ; Partis politiques : 5 929 628 ; Avantages en nature : 0 ;
Total : 91 605 688 francs.

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/depuis-1958/decisions-par-date/1995/compte-balladur-1995/decision-compte-balladur-1995-du-11-octobre-1995.10707.html

Edouard Balladur ne pouvait pas compter sur l’aide financière de son propre parti politique, le RPR. En effet, pendant la campagne présidentielle de 1995, le RPR finançait le candidat Jacques Chirac.

Questions : en 1995, où le clan Balladur-Sarkozy a-t-il trouvé ces 90 millions de francs ? Comment le clan Balladur-Sarkozy a-t-il pu financer la campagne présidentielle d’Edouard Balladur ?

Hypothèse : le clan Balladur-Sarkozy a signé un contrat de vente de trois sous-marins au Pakistan. Le clan Balladur-Sarkozy a versé 10 % de commissions occultes à des militaires pakistanais et à des personnalités politiques pakistanaises (la famille Bhutto).

En échange, les Pakistanais reversaient des rétrocommissions au clan Balladur-Sarkozy.

Samedi 17 octobre 2009, le journal Libération publie un dossier explosif à la une : « Révélations sur les pots-de-vin ».

Gérard Menayas est l’ancien directeur financier de la Direction des Constructions Navales (DCN). Je recopie la page 4 du journal Libération :

Gérard Menayas ne peut attester que de cet élément factuel : « Il est parfaitement exact que Ziad Takieddinne et Abdulrahman El Assir (les deux intermédiaires) ont été imposés à la DCN par le pouvoir politique, le ministre de la Défense ou son directeur de cabinet. »
Il n’en faut guère plus pour semer la panique dans les palais nationaux. Jean-Claude Marin, procureur très en cour (chiraquien, puis sarkozyste), résume à sa hiérarchie l’embrouille à la manière d’un chanoine :
« Un document non daté et non signé laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques, en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur en 1995. Le contentieux a été l’occasion de menaces proférées par les dirigeants des sociétés écrans de révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées. »
Dans ses carnets, Gérard Menayas qualifie Jean-Claude Marin de « petit frère »…

http://www.liberation.fr/societe/0101597665-l-argent-au-c-ur-de-l-attentat-de-karachi

17 octobre, 2009 14:34  

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