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10 décembre 2009

La mauvaise communication corporate du gouvernement

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En transposant la communication du gouvernement à celle d'une entreprise, il est certain que celle-ci amuserait beaucoup de communicants quant à son aspect corporate. Le seul exemple de la suppression de l'enseignement de l'histoire et de la géographie en classe de terminale scientifique le démontre (une mesure qui agace tout le paysage politique, jusqu'aux chiraquiens et aux réactionnaires).

Elmone relève parfaitement le paradoxe : "notre Identité Nationale ne peut se comprendre qu'à l'aune de l'Histoire de notre Pays et sa place par rapport aux autres nation". De même pour la géographie : alors même que se tient à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat, et que Nicolas Sarkozy nous a montré son tour du monde (en avion !) pour défendre l'environnement, il y a dans l'essence même de l'enseignement de la géographie la notion de l'impact des hommes sur les ressources et sur l'environnement.

Un gouvernement qui se trouve moteur de débats de fond, et qui propose des mesures en contradiction philosophique totale avec ces débats, ce serait comme une entreprise qui communiquerait sur son engagement pour l'environnement mais achèterait des 4x4 pour ses dirigeants.

Ces erreurs du gouvernement rapportées au monde de l'entreprise, ce gap entre les messages et les actions démontrerait l'herméticité totale entre le service de la communication et celui du marketing, sans oublier la direction générale. Pour le gouvernement, ce qui en ressort est l'inefficacité voire l'inexistence d'une véritable stratégie de communication politique, chacun agissant de son côté, sans concertation globale avec les messages que souhaite véhiculer le Président de la République.

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2 Commentaires:

Anonymous CHACARROTTE dit ...

Cher ami, je crois que c'est une marque de fabrique du sarkozysme: amateurisme et saturation de l'espace médiatique. Le tout combiné à une mauvaise communication interne qui peut se comprendre: le chef veut tout décider lui-même mais très vite. Ses trouffions n'arrivent pas à suivre. C'était mieux organisé sous Brechniev où les organes de l'état prenaient beaucoup de temps pour décider de quelquechose, mais ils avaient le temps de bien étudier la ligne du parti avant de parler....

10 décembre, 2009 12:53  
Anonymous Mistral dit ...

Luc, pour faire bouger une société corporatrice et conservatrice, il faut agir de tous les cotés.

Ce n'est pas de la communication, c'est de la politique.

Ce n'est pas une entreprise, c'est la démocratie française.

Et vive Nicolas !

13 décembre, 2009 10:33  

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