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31 mai 2009

Courrier International vous souhaite un bon appétit

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Comme je l'annonçais à mon retour de vacances, je vais collaborer avec Courrier International. Une très chouette opportunité suite à une proposition de Tribeca pour l'hebdomadaire. Soyons transparent.

Vous pouvez voir dans la colonne de gauche une bannière (qui je le trouve ne défigure pas trop ce blog). Pour mener cette opération, 25 blogueurs ont été recrutés pour former un club d'ambassadeurs de Courrier International sur les blogs. Le principe consiste en l'écriture, durant les 6 mois à venir, de deux articles par mois sur mon blog qui ont pour source un article qui vous m'aura plu dans Courrier International. En retour, un abonnement à Courrier International et une rémunération pour chaque note écrite. Plus une rencontre avec l'équipe du journal. Les bases sont claires.

Si j'ai refuse la publicité sur mon blog (même si je me suis essayé il a quelques temps déjà), je touche de l'argent quand Vendredi publie dans son journal un article issu de ma prose. Si j'ai accepté la proposition pour Courrier International, c'est avant tout car j'aime cet hebdomadaire. Et si j'accepte la rémunération, c'est que je ne suis pas naïf et qu'il s'agit pour ce journal de se faire de la "pub" sur les blogs. De la pub oui, mais intelligente. Notamment grâce au prisme qualitatif de ce partenariat (parler de sujets parus sur leur site) mais aussi de part l'aspect longue durée de cette opération (un véritable échange sur le long terme).

Chaque mois donc, j'écrirai deux notes en lien avec des articles publiés sur le site de Courrier International. Par soucis de transparence, je préviendrai mes lecteurs à la fin de chacune de ses notes des conditions de leur rédaction. J'y parlerai probablement de politique, de communication politique, mais ce sera probablement l'occasion de parler de politique internationale (que je néglige un peu trop).

Et je ne peux que vous encourager en apéritif à la lecture d'une note sur l'exportation de la viande de rat. Une façon indirecte pour moi de parler du Cambodge, ce pays que j'aime tant. De s'ouvrir aux mœurs de cultures différentes. Sans jugement, sans a priori.

(crédits photo dbz885 sur Flickr)

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Votez (ou pas) et faîtes voter (ou pas) pour votre Europe !

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Grégory Bozonnet me lance fort sympathiquement une chaîne de blog sur les élections européennes à laquelle je vais répondre avec retard. Il nous demande de répondre à ses trois questions : C’est quoi l’Europe pour moi ? Que puis-je écrire à mes lecteurs pour les encourager à aller voter dimanche 7 juin ? Quelle liste représente les idées que je veux voir défendre au Parlement européen ?

L'objectif de Grégory étant de combattre l'abstention pour ce scrutin qui se tient dimanche prochain, je vais malheureusement (pour l'Europe tout particulièrement) répondre à côté de la question. J'ai plus envie d'expliquer pourquoi je n'aurais fondamentalement pas envie d'appeler les gens à aller voter. Triste d'en arriver là, mais voici un constat qui me déprime.

Rien dans cette campagne, un grand vide des idées. Pas un seul parti n'aura réussi à faire aimer l'Europe, aucune idée pour provoquer un vrai débat. Cette campagne se sera limitée à pour ou contre Sarkozy. Les partis politiques n'ont porté aucun intérêt à cette élection, il suffit de regarder les affiches électorales. Aucun moyen mis à disposition pour faire une campagne digne de ce nom, aucun programme clair proposé aux électeurs, aucune idée majeure répétée et développée.

Certes un concept à été propulsé dans cette campagne, par Ségolène Royal, celui des "Etats-Unis d'Europe". Un concept intéressant, malheureusement derrière ce machin Ségolène Royal ne met aucun fond, elle ne nous parle que vaguement de "
justice sociale au service de l’efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés" : un blabla politicien écrit à la va-vite sans argument, sans exemple, sans analyse. Un concept absolument pas repris par le parti socialiste, l'unité du Parti Socialiste au meeting de Rezé n'étant qu'un (mauvais) décors de cinéma.

Alors à quoi bon voter ? Je suis pour la reconnaissance du vote blanc, mais les hommes et femmes politiques auraient trop peur par cette reconnaissance de devoir prendre en considération un appel des citoyens à leurs élus quant à leur déconnexion des réalités. Alors l'abstention, oui, j'y pense. Quoi de plus fort qu'une très forte abstention pour sanctionner ces mauvais candidats et ces mauvais partis ?

Certes nous aurons le droit aux beaux discours des experts, sondeurs, politiciens, journalistes de toute tendance pour analyser cette très forte abstention. Les experts et sondeurs déblatèreront un message réchauffé inaudible, mais les hommes politiques les approuveront. Et les mêmes hommes politiques reprocheront forcément à leurs adversaires d'avoir nivelé le débat par le bas. Et les journalistes serviront la soupe à tous ces experts, sondeurs et autres politiciens, sans jamais poser les vraies questions.

Je ne souhaite pas mettre ici tout le monde dans le même sac du
tous pourris, mais accuser plutôt celles et ceux ayant un accès privilégié aux grands médias, celles et ceux qui peuvent faire l'agenda, celles et ceux qui peuvent imposer un débat au sein de leur parti, obliger les concurrents à se positionner sur un sujet. Il en existe une dizaine ou une vingtaine de ces hommes politiques. Pas un n'a voulu s'emparer de ce scrutin européen. Tous tournés vers leur propre carrière (Michel Barnier comme commissaire européen pour n'en citer qu'un), vers les élections régionales ou les élections présidentielles (principalement vrai pour l'UMP et le MoDem), vers les problèmes internes de leur parti (suivez mon regard, vers la gauche).

Probablement donc ne voterai-je pas dimanche prochain. Ou alors choisirai-je à la dernière minute. En écrivant ces lignes, le militant au MoDem que je suis encore ne se révèle pas être très
corporate. Peu importe.

Mon propos n'étant pas très citoyen, je le concède, je renvoie la balle à différents blogueurs, qui eux sauront peut-être vous donner envie d'aller voter. A vos plumes : Slovar, Jérémy Collado, Tristan Bromet, Peuples, CSP, L'Hérétique, Nicolas Vinci, Nick Carraway, Olivier Montbazet, Mirabelle, Johann Lauthier, Hervé Torchet, Sabine Herold, Bix, Franck, Cédric Puisney, Le Chafouin, et tous ceux qui veulent ...

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29 mai 2009

Poupée noyée

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poupée noyée

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28 mai 2009

ce n'était qu'un au revoir

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De retour. Rentré hier soir de vacances. Reposé, détendu, un peu rouge. Encore un grand merci à Cédric pour avoir assuré l'intérim de ce blog. J'espère qu'il acceptera de renouveler cette expérience, et si d'autres lecteurs veulent s'essayer à l'exercice, surtout n'hésitez pas.

Durant mon retour, dans l'avion, j'ai pu rattraper mon addiction aux informations en lisant quelques journaux. Une agréable surprise tout d'abord : voir Le Canard Enchaîné être proposé à la lecture des passagers. En plus des classiques Libération, Le Monde, Le Figaro ou La Tribune.

Quelle déception de lire en détails les trois principaux quotidiens nationaux généralistes. Le Monde, Le Figaro et Libération, je ne les consulte désormais quasiment que sur internet, ou parfois seulement un article en format papier. Improbable de constater les similitudes de ces journaux, avec au final bien peu de divergences quant aux choix éditoriaux des rédactions, bien peu de divergences quant au traitement des articles. Et notamment ce jour-là (hier mercredi) pour ne citer qu'un seul exemple les papiers sur le meeting commun de Ségolène Royal et de Martine Aubry à Rezé pour la campagne des européennes du Parti Socialiste. Je ne suis absolument pas certain qu'un lecteur même passionné de médias et de politique puisse faire la différence entre les trois articles de ces journaux dans un test à l'aveugle. Décevant enfin de voir la piètre qualité rédactionnelle des articles dans leur globalité. Certes des journalistes avec une vraie plume, il en existe, mais à lire l'intégralité de ces trois journaux pourtant "de référence" ils sont bien peu nombreux. Et je ne parle pas ici des formules "familières" employées, un nivellement vers le bas de la presse, probablement pour parler comme les "gens normaux".

J'en reviens à l'une de mes affirmations faite il y a quelques semaines de cela : mon quotidien préféré, c'est La Croix. J'assume, et encore plus aujourd'hui. La Croix au moins adopte un véritable choix éditorial indépendant, un regard vraiment différent sur les actualités.

Pour en finir avec la presse, je profite de cette note pour annoncer une collaboration à venir (très rapidement) avec Courrier International. Merci à Aurélia pour cette proposition, merci à Courrier International pour cette opportunité. Je vous en reparlerai.

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27 mai 2009

Jospin : he is back

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(note écrite par Cédric Rousseaux)

Le 21 avril 2002, Lionel Jospin renonçait à tout mandat politique en France. Aujourd’hui, il revient en force sur le devant de la scène.

S’il a réussi à tenir parole jusqu’aux dernières présidentielles, la débandade du Parti et les inepsies de Ségolène Royal l’ont fait sortir de ses gonds. Quoi de plus normal que de vouloir ramener les brebis socialistes dans le droit chemin ? Quel homme dévoué ! Son ouvrage L’Impasse marque son grand retour dans l’hexagone. Lionel Jospin y fustige Ségolène Royal comme seule responsable de la défaite socialiste ; il fait couler beaucoup d’encre et commence à enchainer les interviews.

L’ex-premier ministre parait alors à nouveau très engagé dans l’avenir du PS, puis dans l’avenir de la France. Il se montre en effet sur tous les fronts : des matches au Stade de France à la crise financière, il est partout. Il était là en amont du Congrès de Reims, pour dresser le portrait du leader socialiste idéal et dispenser ses sages conseils. On lui attribue même le refus de Delanoë de travailler avec Montebourg et Fabius, comme si Jospin était de retour dans l’équipe. Il était là lors du G20 à Londres pour critiquer l’idée d’un fonds souverain et vanter les réformes qu’il avait proposées au monde lors de la récession des années 90. « Je n’avais pas été écouté », regrette-t-il. Quel visionnaire ! Il était là pour fustiger l’usage que Sarkozy fait de sa fonction de Président, lui opposant « le devoir de renoncer à l'illusion de la toute-puissance, à la griserie du bon plaisir, à la fusion de la vie privée et de la sphère publique ». Et pour exposer sa propre vision d’un bon usage du pouvoir. Il était là aussi pour commenter les propos de Sarkozy à l’encontre de Zapatero, et pour souligner qu’il n’aurait jamais fait la même bourde. Il était là enfin, dans les couloirs du Palais Bourbon, pour critiquer le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Toujours à agiter les bras, toujours bien loin des préoccupations des Français.

S’il a pour lui, à la manière de Dominique de Villepin, une expérience internationale et une certaine austérité intellectuelle qui rassurent face à un Nicolas Sarkozy et une Ségolène Royal qui enchainent erreurs et populisme, Lionel Jospin est-il à même de combler le vide qu’a laissé son propre départ du PS et de rassembler les troupes pour 2012 ? Rien n’est moins sûr.

Mais les intentions de Jospin ne trompent pas : par ses récurrentes conférences et analyses, il veut montrer qu’il connait des remèdes aux problèmes qui accablent la France et qu’il connait la charge de Président. En 2002, sa retraite tranquille n'était troublée que par quelques journalistes qui le poursuivaient contre son gré. Désormais, c'est lui qui écrit aux médias français. Après sept ans passés à entendre Christiane Charrette confondre sa mère et sa sœur à l'antenne de Radio Canada, on le comprend : Jospin revient.

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26 mai 2009

La comm’ du Vieux : le vieillissement du FN, une histoire de communication ?

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(note écrite par Cédric Rousseaux)

Non, ce n’est pas un rockeur du hit parade ni le dernier DJ in fashion. C’est Heinz-Christian (HC pour les intimes), notre Jean-Marie local en Autriche – bien différent non seulement par l’apparence, mais aussi par sa communication politique et par son électorat. Tous les jours, ses yeux bleus et son sourire de beau gosse charment des Autrichiens de plus en plus jeunes, citadins, riches. Aux dernières législatives autrichiennes, Heinz-Christian Strache était le premier choix des moins de 30 ans : 48% ont choisi l’extrême droite (les deux formations FPÖ et BZÖ confondues). Résultats similaires en Suisse pour l’UDC/SVP, ou encore en Flandre pour le Vlaams Belang.

En France au contraire, l’électorat du Front National ne compte que 11% de 18-24 ans. Les sondages de sortie des urnes ont dressé un portrait de l’électeur FN type : plus de 35 ans, provincial, pauvre et désintéressé de la politique. Totalement le contraire de ce qu’on observe ailleurs en Europe, où l’extrême droite séduit d’abord les jeunes citadins des régions les plus riches (elle perce à l’est de l’Autriche plutôt qu’au Tirol, au nord de l’Italie plutôt qu’au sud de la botte, à Oslo plutôt qu’en Laponie…).

(By the way, Marine Le Pen, si tu nous lis, arrête-toi là, la suite risquerait de te donner de bonnes idées pour déringardiser ton parti. Alors surtout arrête-toi.)

Aujourd’hui, l’extrême droite européenne s’est modernisée. Elle use de moyens émotionnels : les concerts, les soirées en boîte, les boissons gratuites, les tournois de beach-volley, et j’en passe. Elle nous fait vibrer – façon ‘lovemarks’ de Kevin Roberts. Et les candidats ne se contentent pas d’autographier les seins des blondes : leurs slogans sont frappants. Ils sonnent bien, ils riment, ils restent. Tous les matins, j’ai en tête les slogans de ce cher Heinz-Christian, qui me chantonne toute la journée, comme une mélodie qui passe bien : "Volksvertreter statt EU-Verräter" (représentant du peuple plutôt que traitre européen), "Asylbetrug heißt Heimatflug" (l’arnaque de l’asile pour fuir son pays). On pourrait presque en faire un tube.

La communication du programme politique est également totalement différente. Fini le politiquement poli. "Dehors les mosquées et minarets", "Vienne ne doit pas se transformer en Istanbul", … Ils assument, et ça marche. Leur discours entre dans les mœurs, se banalise, à tel point qu’ils finissent par former des coalitions avec la droite classique, voire avec les sociaux-démocrates. Rien à voir avec le Front National qui tente de donner une image édulcorée en se défendant de toute pensée raciste.

Fini aussi le refrain du protectionnisme social étouffant. "Social plutôt que socialiste" : en Europe centrale, les partis d’extrême droite mêlent savamment néolibéralisme antifiscal avec préférence nationale. Pas de contradictions semblables à celles du FN qui promet de "baisser les impôts" tout en prenant soin des "petites gens".

Deux seules constantes dans toute l’Europe : les partis d’extrême droite ne survivent pas au pouvoir, ce ne sont que des partis d’opposition ; et plus les gens sont éduqués, moins ils les plébiscitent.

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25 mai 2009

Street-marketing : le Parti ™

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(note écrite par Cédric Rousseaux)

La communication politique doit-elle être abordée comme la communication d’entreprise ? Études d’opinion, spin doctors, marketing offensif : les stratégies utilisées ressemblent de plus en plus à celles des entreprises. Le parti devient une marque, et doit défendre son marché. Un moyen efficace : le street-marketing.

Pourquoi se fatiguer à distribuer de simples tracts qui seront jetés illico sur le trottoir alors qu’on peut faire mieux, beaucoup mieux ? Toucher le cœur des lecteurs, les faire rire, pleurer, les étonner, les bousculer : voilà comment construire une relation émotionnelle avec le parti. Considéré comme une pratique de la politique-spectacle américaine, le street-marketing a du mal à faire sa place en France. La tendance avance masquée mais est bien là : les proches conseillers en communication de Nicolas Sarkozy sont débauchés non pas à l’ENA, mais dans les agences de pub (comme François de la Brosse et, même s’il a rejoint la politique depuis longtemps, Thierry Saussez), tandis que Ségolène Royal s’expose sur la scène du Zénith. Tous les moyens sont bons.

Si, en France, le concept de street-marketing politique a du mal à se développer, il est incontournable dans de nombreux pays. Voici un exemple de ce que j’ai pu observer en Autriche, où les élections législatives eurent lieu en octobre. Octobre. Sale temps pour du street-marketing : il pleut, il fait froid, les électeurs potentiels sont pressés. Moi-même, glacé jusqu’à l’os, j’avance vite, très vite, en priant pour passer entre les gouttes. Soudain, je me fais arrêter par des jeunes habillés en rouge : ah, le SPÖ (parti socialiste autrichien), encore des tracts sûrement. Mais c’est avec un grand sourire qu’ils me disent : « Wir lassen Sie nicht im Regen stehen », « Nous ne vous laisserons pas sous la pluie ». Etrange... C’est alors qu’ils me tendent un grand poncho en plastique transparent, avec capuche, et tout ce qu’il faut pour ne pas être mouillé. Design en plus.

Et voilà comment le SPÖ réussit à faire passer son message de solidarité socialiste – et ce, par une météo catastrophique pour du street-marketing. En plus, ils ont réussi à rendre le poncho à la mode. Un exploit.

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24 mai 2009

Européennes : guerre ouverte sur Dailymotion (round 2)

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(note écrite par Cédric Rousseaux)

Avant de le critiquer, je me dois de féliciter le Parti Socialiste pour un clip innovant. Enfin, juste sur la forme. Et piqué à Apple en plus. Bref, pas si innovant. Reprenant le style des pubs Apple « PC vs MAC » où l’on voit un PC et un MAC discuter, on y voit discuter le PSE (gauche), le PPE (droite) et l’ALDE (centre).

Bien évidemment, le socialiste est jeune et détendu alors que le droitiste est vieux et le centriste idiot – mais on ne peut pas leur en tenir rigueur, c’est un clip du PS après tout. Le but est de montrer que le centre vote comme la droite lors des séances à Strasbourg. Encore une fois, le PS joue l’amalgame des autres partis au lieu de se concentrer sur le sien.



Il en faut plus pour vexer les électeurs du centre. Tout d’abord, on ne peut qu’être fier de ne pas être proche du Parti Socialiste. D’autre part et surtout, ce n’est pas parce qu’on essaie d’être constructif en se ralliant à certaines décisions que l’on est d’accord sur tout. Mieux vaut savoir aller de l’avant plutôt que de s’opposer à tout sous prétexte que ça vient de la droite (suivez mon regard…).

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23 mai 2009

Européennes : guerre ouverte sur Dailymotion (round 1)

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(note écrite par Cédric Rousseaux)

Bientôt les élections européennes. Les partis français ont fini par sortir des clips, donc rendons-leur hommage, j'y reviendrai. Mais tout d’abord il y a ces clips pour motiver les électeurs à se rendre aux urnes. Comme ce clip du gouvernement que le PS veut faire interdire sous le prétexte qu’il fait la propagande pour l’UMP.



Certes, on y voit De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy, Veil mais aussi Mitterrand et Schuman bien sûr. Si la balance gauche-droite n’est pas vraiment respectée, il faut avouer que Mitterrand a été le seul chef d’Etat socialiste de la Vè République, et donc le seul à avoir contribué à la construction européenne. Et honnêtement, je ne vois pas quel autre socialiste connu (du grand, très grand public) aurait sa place dans la vidéo… Ah si, quand même, le papa de Martine Aubry est dans le clip, alors de quoi se plaignent-ils ?

Quoi qu’il en soit, ce clip vidéo, s’il ne brille pas par son originalité, a le mérite d’être dynamique et de résumer en 45 secondes les avantages de l’Europe en concluant : « Une nouvelle page s’ouvre, à nous d’écrire la suite ». Classique, mais bien tourné.

Seul bémol à mon sens : on n’y voit très peu le Parlement européen (et pas du tout le bâtiment de Strasbourg). Le clip expose l’Europe en général, mais ne montre pas les enjeux particuliers de l’élection du 7 juin.

Autre clip dans le même registre : une série de vidéos du Parlement Européen des Jeunes pour mobiliser pour le 7 juin. Ultra-nul : le rapport entre les scénarii et les enjeux des élections sont tirés par les cheveux, donc difficiles à comprendre, et le côté amateur n’apporte rien. Si vous voulez néanmoins découvrir la série, voici le 1er épisode dans lequel une histoire d’amour naît sur des bacs à poubelles. Je vous aurai prévenu.


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22 mai 2009

Wesh les Verts !

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(note écrite par Cédric Rousseaux)

On a déjà parlé dans ce blog de la comm’ politique osée de nos voisins allemands. C’est cette fois aux Verts (Die Grünen) de se lancer dans les Européennes, avec une campagne d’affichage bien à eux : un graffiti. Et pas n’importe lequel : "WUMS !", pour "Wirtschaft und Umwelt, Menschlich und Sozial" ("Economie et Environnement, Humain et Social"). Le mot d’ordre est lancé, comme un cri de protestation.

L’appel est lancé à tous les altermondialistes et autres biophiles : taggez les murs pour faire passer le message ! Et le parti mâche le travail : il fournit le pochoir (en PDF) et la recette. La recette ? Bio, bien sûr ! Il suffit d’un peu de mousse, de sucre et de bière (ça, c’est le côté allemand) pour réaliser son tag. C’est une opération réussie pour Die Grünen : outre-rhin les "WUMS !" sont taggés partout (y compris devant le siège du parti conservateur CDU à Berlin).

Véritable crowdsourcing, cette campagne d’affichage a l’avantage de ne rien coûter, d’impliquer les électeurs, d’être atypique et… de laisser des traces – mais quand même, les Verts précisent qu’un mur ne peut être taggé sans l’accord de son propriétaire, alors attention.

En bonus ci-dessous, le spot TV de Die Grünen pour les européennes. Même si la vidéo est un poil populiste (car elle ne fait que dénoncer les erreurs de l’Europe actuelle), je me délecte en voyant les caricatures de Sarkozy, Merkel et Brown, et toutes les références à l’actualité (la chute de Lehman Brothers, les employés d’Opel devant l’ANPE, …). Et il faut rendre hommage à l’efficacité du message, tout en dessins et en musique.

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21 mai 2009

Changement de propriétaire

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Un peu de mouvement. Comme je l'ai écrit ce matin, je pars en vacances demain. Sans mon blackberry, pas de téléphone, pas de mails, pas d'internet. Suite à un appel à contribution, Cédric reprend durant mon absence les rênes de ce blog.

Vous ne serez pas déçu, la ligne éditoriale des notes programmées se rapproche de celle que je m'efforce d'avoir. Cédric vous parlera d'Europe et des élections européennes à venir, avec un regard très intéressant sur les autres pays de l'Union européenne. Passionné comme moi de communication politique, vous ne serez pas déçu par ses éclairages et ses témoignages. Un style différent, un ton propre à lui, mais un regard pertinent que je suis heureux et fier d'accueillir ici.

Ma crainte : que les notes de Cédric vous plaisent plus que les miennes ... En attendant de lire sa prose à partir de demain, vous pouvez suivre Cédric sur son compte Twitter.

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en manque ... (et ne pense qu'à ça)

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Finie la clope. Le tabac c'est tabou, on en viendra tous à bout. Même moi. Premier jour sans aucune cigarette. C'est dur, très dur. Je suis en manque, physiquement. Je ne pense qu'à ça, m'allumer une clope. Je me vois une cigarette à la main, mes (très) chères Dunhill bleues au bec. Une véritable dépendance. Rien que pour bloguer, je ne bloguais toujours qu'avec une cigarette (ou plusieurs pour les longues notes). Toutes mes habitudes à perdre, une drogue à oublier.

Je pars demain en vacances, au soleil, au bord de la mer. Une semaine déconnectée du monde, sans accès à l'information. Avec provision de chewing-gum, sucettes et autres sucreries pour tenir le coup. A mon retour, soyez indulgents si vous me côtoyez, je risque d'être agacé, susceptible, irritable, énervé, râleur, cyclothymique, harassant, agressif, détestable, absent, etc etc.

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19 mai 2009

Communication politique : Hervé Morin boit la tasse

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Afin de lancer la campagne pour les élections européennes du Nouveau Centre, le président de ce parti et accessoirement ministre de la Défense Hervé Morin, a fait trempette dans le lac d'Annecy.

Pour justifier cette action, Hervé Morin a déclaré : "La fraîcheur de l'eau va nous revigorer. On est profondément européen donc on se mouille. Nous voulons une Europe conquérante. C'est un moment symbolique, le Nouveau Centre se jette dans la campagne et porte l'Europe avec enthousiasme". Ça c'est de la comm. Du bien gros lourd comme on l'aime : le feu ça brûle et l'eau ça mouille version politique.

Pour concurrencer Hervé Morin, on pourrait proposer à Harlem Désir, tête de liste du PS aux européennes en Ile-de-France d'organiser un meeting dans une cabine à UV afin de déclarer : "On est profondément européen donc on veut réchauffer le cœur de nos citoyens". Ou bien aux eurosceptiques sauce Philippe de Villiers, ou Olivier Besancenot ou famille Le Pen, nous suggèrerions une visite dans une ferme bretonne parmi les déjections de porcs, ils pourraient y soliloquer : "L'Europe ça pue, on veut tuer tous les cochons pour qu'elle sente meilleur".

Opération raté pour Hervé Morin : certes les photos sont là, mais le ridicule du message n'a guère intéressé les médias. Au final, un double échec pour Hervé Morin : il apparaît grotesque aux yeux de ses détracteurs dans un premier temps, et son opération ne rencontre pas médiatiquement le succès escompté. La communication à la Sarkozy, ça fonctionne quand on est Sarkozy, pour les autres un bain dans une eau à 9°C pourrait vite se transformer en fièvre délirante.

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17 mai 2009

Grippe A(H1N1) : du buzz à l'oubli programmé

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A l'origine un jeu sur Twitter. Manu lance un appel au secours, l'aider à trouver une idée de note. Je lui demande de parler de l'Afrique, elle relève le défi. Je reprends à mon compte ce jeu, et elle me demande de parler du traitement médiatique de la grippe porcine. Allons-y.

Un emballement médiatique, il suffit de voir le graphique ci-dessous. L'indice de bruit médiatique sur les blogs. Représentatif de la médiatisation d'une actualité. A son apogée, plus de 8 notes de blogs sur 1000 ont traité du H1N1. Impressionnant. Si le web tremblait d'une fièvre médiatique porcine, les médias traditionnels n'étaient pas de reste. L'ouverture des JT de 13h et de 20h de TF1 et de France2, les couvertures de quotidiens.

Il faut dire que les politiques, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot au premier plan desquels, ne se privaient pas de soigner leurs impopularités pour surfer sur un sujet non-polémique. Une bonne pandémie pour faire oublier les petits tracas nationaux. Une catastrophe planétaire qui rassemble et rapproche les citoyens autour du combat à mener pour vaincre cette grippe porcine. Une grippe A qui effraie, H1N1 deux chiffres et deux lettres si populaires, si médiatiques qu'ils en deviennent suspects.

Et pourtant le principe de précaution se révélait très certainement indispensable : pour les politiques, mais pour les médias ? Le sujet a certainement fait vendre énormément, les sujets d'angoisse entraîne un besoin d'informations. Savoir si la fin de l'humanité s'approche, les Français se voyaient dans l'impérative nécessité d'en savoir plus, de s'informer.

Mais à en voir toujours le graphique, à en lire les journaux, à en regarder les télévisions, à en écouter les radios, il semblerait que tout danger soit écarté. Et pourtant, selon l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), le nombre de cas confirmés de grippe A(H1N1) s'élevait dimanche à 8.480 répartis dans 39 pays, et recense 72 morts. Une pandémie encore contagieuse, qui continue de se répandre, mais les médias semblent asséchés Plus rien à dire, plus rien de nouveau, plus d'actus chaudes à vendre. On zappe. Et peu importe si l'histoire prouve qu'une pandémie en général se répand en deux phases, la seconde beaucoup plus rapide et mortelle. Le principe de précaution attendra ...



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16 mai 2009

Soutien au Pape Benoît XVI et aux évêques de France, ou de la nécessité d'une critique objective

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Tout est dans le titre, ou presque. Élevé dans la pure tradition catholique, je ne voue pas particulièrement une amitié inconditionnelle à l'Eglise catholique. Je considère même le catholicisme comme une secte qui a réussi, dirigée par un gourou nommé Pape. Telles sont les grandes lignes de mon avis sur cette religion, mais semblable à celui sur les autres religions.

Mais une fois n'est pas coutume, je souhaite soutenir le Pape Benoît XVI et les évêques de France. Le souverain pontife (j'adore cette expression utilisée uniquement par les médias) donc, en voyage au Proche-Orient, m'a impressionné à deux égards. Dans un premier temps de part sa condamnation du mur de séparation érigé par l'Etat Israëlien en Cisjordanie. Se positionnant clairement contre l'embargo que subissent les Palestiniens, il a compris la force des images en tenant une allocution devant ce "tragique" mur comme il le nomme lui-même. Sincèrement, mitre basse !

Seconde déclaration intéressante, que je soutiens pleinement, le plaidoyer du pape pour la création d'un Etat palestinien, demandant "
le droit à une patrie souveraine et indépendante afin de vivre dans la dignité et se déplacer librement". Un camouflet au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui refuse vertement la création d'un Etat indépendant dans les territoire palestiniens. Ave Benito !

Revenons en France. Je reçois régulièrement les communiqués de presse des évêques de France (chacun ses lubies). Et récemment, l'un d'entre eux me fit rosir de joie. Les évêques de France, sous la plume de Messeigneurs Claude Schockert, François Garnier et Michel Santier, dénonce les "
contrôles fréquents, mises en garde à vue, rappels à la loi" que subissent les personnes venant en soutien des immigrés en situation irrégulière. Ils poursuivent : "ces acteurs de terrain sont accusés d'agir par passion ou naïveté, voire soupçonnés de faire le jeu de filières, de passeurs. Nous ne pouvons nous résoudre à ce que ce climat de suspicion démobilise ceux pour qui la solidarité n'est pas un vain mot". Les évêques de France se positionnent ainsi clairement aux côtés des associations se battant contre le "délit de solidarité". Nicolas Sarkozy peut trembler.

A observer ces faits et déclarations, du Pape et des évêques, nous pourrions croire que l'Eglise devient une mouvance gauchisante. Un véritable discours qu'Olivier Besancenot applaudirait. Mais aucun "gauchiste" ou "laïcard" ne vient soutenir ces propos. Là où ceux-ci hurlent à chaque sortie conservatrice de l'Eglise, ils se remarquent par leur silence. Les limites de la critique. La critique imposerait de s'exprimer pour dénoncer les divergences, mais également de soutenir les convergences. Ou alors, en considérant que le Pape n'est qu'un chef religieux, ne pas s'exprimer. Se taire ou critiquer objectivement une globalité, telle devrait être la devise de toute personne médiatique, par soucis de crédibilité. Malheureusement, les prises de parole ne se font bien souvent qu'à travers le biais du prisme idéologique binaire.

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11 mai 2009

Norodom Sihanouk, (ex) roi du Cambodge et ... réalisateur

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Nul besoin de rappeler ici mon attachement au Cambodge, mes fidèles lecteurs le connaissent. Et bien évidemment la famille royal du pays m'attire et m'intrigue. Un pays gouverné par Norodom Sihamoni, intronisé par son père Norodom Sihanouk au destin bien romanesque. Je le citais comme un exemple de communication politique, lorsque Norodom Sihanouk parlait sur son site internet de son décès. Une communication simple, raffinée et tellement surprenante, une grande classe.

Mais en navigant sur le site internet de Sa Majesté le Roi du Cambodge, je suis tombé cette fois-ci sur un film réalisé par Norodom Sihanouk en 2005. Le film s'intitule
The Lake of Happiness, Le lac du bonheur en français.

Il est amusant (d'aucun trouverait cela choquant) de noter la dédicace de ce film, "
to the August and Revered memory of His Excellency Generalissimo President Kim Il Sung, the immortal National Hero of the Korean People, and His Excellency Marshal Kim Djong Il, the highly respected and much-loved Supreme leader of the glorious Democratic People's Republic of Korea". Kim Il Sung et Kim Jong Il, les père et fils dictateurs de la Corée du Nord depuis plus de 60 ans.

Norodom Sihanouk, certes ancien roi du Cambodge, mais également défini comme poète, chanteur, romancier, journaliste et cinéaste. Pour apprécier les talents vocaux de Sa Majesté Norodom Sihanouk, je vous laisse (re)découvrir ce clip interprété en hommage à Monica, sa femme.

Plutôt que d'écrire de longs discours sur ce film, je vous laisse savourer ce
lac du bonheur, avec Norodom Sihanouk aux dialogues, au scénario et à la réalisation. Un doux moment poétique emprunt de kitsch mélancolique.




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10 mai 2009

Une pétition pour la démission de Gordon Brown ... sur le site du 10 Downing Street

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C'est sur l'excellent blog Vicastel que Charles relate cette histoire : un dénommé Kalvis Jansons qui provoque bien des soucis à Gordon Brown.

Sur le site du 10 Downing Street, la résidence du Premier Ministre anglais, est offert la possibilité aux internautes de proposer des pétitions. Une fois les 500 signatures atteintes, le gouvernement britannique s'engage à répondre à l'objet de la pétition.

Malheureusement pour Gordon Brown, cet outil citoyen se retrouve braqué contre lui-même, avec comme pétition la plus populaire cette simple demande : "We the undersigned petition the Prime Minister to resign" et son auteur de détailler qu'il préfère une simple et unique requête plutôt que de multiplier les sujets de mécontentements à l'égard de la politique de Gordon Brown.

Nous assistons ici à une nouvelle forme d'une pratique politique ancestrale : l'entrisme, les protagonistes utilisant cette fois les outils modernes de communication pour casser le pouvoir en son oeuf.

Cette pétition demandant la démission de Gordon Brown se retrouve ainsi soutenue par plus de 56 000 citoyens anglais. Dure réalité pour un Premier Ministre outre-manche de plus en plus contesté, risquant une lourde défaite lors des élections européennes et locales à venir.

Ce système prouve, s'il le fallait, toute la limite de cette politique citoyenne factice. Ségolène Royal, avec ses jurys citoyens pour ne citer qu'eux, devrait prendre en compte cet exemple, et ainsi constater l'échec de ce mode de fonctionnement en politique. Au risque de se retrouver, tout comme Gordon Brown, face à deux échecs en terme de communication politique : une incapacité à répondre aux demandes des pétitionnaires, et la preuve que cet outil n'était donc que communication politique sans aucun fond politique.

Crédit Photo : World Economic Forum sur Flickr.

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Toutes les explications du monde ...

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Voici ma nouvelle sonnerie de portable. Si dans un métro parisien ou dans la rue vous entendez la voix outre-tombesque de François Mitterrand, ne vous inquiétez pas il ne s'agira point d'un fantôme, mais d'un appel téléphonique.

(Hommage à Bruno)


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Brève de métro #06 : séduction à l'ancienne

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Me rendant au mariage de mon frère, je me dirigeai vers la Gare de Lyon, et j'empruntai le RER à la station Gare du Nord. Assis à mes côtés, une femme lisait un magazine féminin, elle était montée dans la rame avant moi. Arrive un homme qui s'assoit en face de cette femme. S'engage un numéro de séduction ô combien étonnant et amusant entre Madame et Monsieur.

Madame, une femme noire d'une cinquantaine d'année, habillée élégamment d'une longue robe noire et d'un chemisier blanc, de long cheveux lisses et soyeux. Monsieur, un homme noir d'une soixantaine d'année, vêtu d'un blazer bleu marine bon marché, une sacoche à la main et le sourire gravé sur son visage ridé.

Ils ne s'échangeront des regards que quelques secondes avant d'entamer une discussion. Lui s'évertuera à la complimenter, Elle se cachera derrière un mouchoir en tissu pour cacher ses sourires conséquents aux blagues de ce séducteur. Ils discuteront l'espace du voyage que je passerai à leurs côtés, le monde extérieur totalement hermétique à leurs échanges.

J'apprendrai que Monsieur, Honoré de son prénom est divorcé. Quant à Marthe, elle est veuve depuis 5 ans. Monsieur en retraite de la fonction publique, Madame travaille dans un collège. Les sourires se succèderont aux flatteries, les yeux brilleront d'étincelles d'une complicité naissante, ils se comprennent et le savent. Il l'a séduite avant de l'aborder, elle se prête à son jeu avec amusement et tendresse.

Alors que je quitte la rame du RER à Gare de Lyon, la femme se rend compte qu'elle a oublié de descendre à Gare de Lyon. L'homme lui propose de continuer le chemin, sans se soucier, ils ont tout leur temps, ils veulent poursuivre cet instant.

Simples et touchants, deux personnes qui se trouvent comme s'ils s'attendaient depuis longtemps.


(Lisez ou relisez :
Brève de métro #01 : la presse gratuite
Brève de métro #02 : les yeux révolver
Brève de métro #03 : le connard de CéGéTiste
Brève de métro #04 : Carla Bruni dans "Attention à la marche"
Brève de métro #05 : à chacun ses morts)

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04 mai 2009

#compol : la communication politique pour les nuls (et pour les autres aussi)

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Communication politique quand tu nous tiens. Nul besoin de répéter une fois de plus ici ma passion pour cet aspect de la politique. Mais pour mon retour, après une (trop longue) période malade, deux informations sur la communication politique. Ou plutôt une initiative et une question. Bienvenue dans la communication politique pour les nuls (et pour les autres).

Une initiative : #compol, un hashtag pour les internautes inscrits sur Twitter. Le principe est simple, quand vous parlez de communication politique, ajoutez le code #compol dans votre update. Ensuite, vous pouvez suivre les personnes qui utilisent ce hashtag, et les informations liées grâce au search de Twitter. J'espère qu'il sera utilisé (je pense notamment aux blogueurs traitant de communication politique listés dans une note précédente).

Une question : j'ai reçu ce week-end un mail d'une personne cherchant des chiffres sur le secteur de la communication politique. Il voulait savoir notamment combien de personnes travaillent dans ce secteur, ou encore le poids économique de ce secteur. Impossible pour moi de répondre à cette colle, impossible de trouver des informations à ce sujet. Si un lecteur trouve des réponses, je suis bien évidemment preneur.

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