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28 septembre 2009

Destination Cholet : la campagne de communication de la ville de Cholet

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Destination Cholet, la campagne de communication lancée par la ville de Cholet, je n'en aurais certainement jamais entendu parler si je n'avais pas reçu un mail m'en informant. D'une part car j'étais en vacances, d'autre part car Cholet ne m'intéresse pas. On m'a donc envoyé un mail, j'imagine à cause de mon blog. Je vais donc en parler.

Destination Cholet : la prise de contact.
Mauvaise. Tout d'abord un bug dans l'objet du mail : "La ville de Cholet lance une campagne d'image et de notori". Trop long et donc tronqué. Pas professionnel donc pas sérieux. Un expéditeur inconnu à prime abord : le mail provient d'une boîte relationspubliques@ville-cholet.fr, c'est dommage j'aime bien savoir qui m'écrit. D'autant que dans la signature du mail j'ai une certaine "
Aurélie L. - Direction de la Communication - Ville de Cholet" mais en contact j'ai ceci : "Contact presse : Véronique B". Pas clair, confusant.

Autre agacement, un simple "Bonjour" comme accroche puis directement le texte du corps du mail qui n'est autre que le copier-coller du chapeau du dossier de presse reçu en pièce-jointe. Par ailleurs, aucune salutation en fin de mail. Rien. Juste la signature automatique. Personnalisation zéro, je déteste. Aucun effort, je ne suis qu'une vulgaire adresse email à laquelle la ville de Cholet a fait parvenir un dossier de presse.

Un dossier de presse. Et pourtant je ne suis pas de la presse. Et sept pages. Pas envie de lire, trop long, pas assez incisif, trop corporate, trop orienté journalistes. Même pas de lien direct rapide vers le site en question. Destination Cholet n'est pas vraiment destiné pour les blogueurs quand ils s'essayent à communiquer avec eux.


Destination Cholet : la campagne.
La campagne de communication donc se trouve sur http://www.destinationcholet.fr/. Pour faire parler de ce nouveau site, trois vidéos virales que vous pouvez voir sur le site. Plutôt efficaces, elles montrent une arrivée d'OVNI sur la ville de Cholet, filmées sous la forme amateure. Plutôt réussie en terme d'intrigue et de viralité, la façon dont cela est présenté dans le dossier de presse prête cependant au sourire : "3 courts métrages représentant le crash d'un OVNI sur Youtube et Dailymotion ont fait buzzer plus de 30 000 internautes en l'espace de 8 jours" .

La révélation désormais faite, Destination Cholet met en scène une famille : Syd l'ado, Léona la petite fille, Gala la mère et Polon le père. On passera outre le schéma familial bien classique pour ce qui se veut être une "
communication volontairement décalée". Cette famille s'est vue confiée une mission : "C'est à un superhéros – Polon – que l'armée des rebelles a confié cette périlleuse tâche, afin d'assurer l'avenir des jeunes générations de la planète Gluon, sous l'emprise d'un tyran malfaisant et pestilentiel. Dans sa quête, Polon est aidé par les siens : son épouse, la très active Gala, et leurs enfants, le juvénile Syd et la brillante Leona." etc etc.

L'on peut se demander le public auquel est destiné cette communication, mais il semblerait que cela s'adresse aux moins de 15 ans à en croire le scénario ... Et les visuels de la campagne semblent vouloir le confirmer.


Destination Cholet : les conclusions.
Dommage. Passons la prise de contact catastrophique, l'idée était bonne : changer la communication politique d'une ville n'est pas une chose aisée, et j'imagine la complexité pour les initiateurs du projet à le vendre auprès du conseil municipal et de Gilles Bourdouleix, le Maire de Cholet.

Dommage car les vidéos de "buzz" étaient vraiment intéressantes mais le suivi pas à la hauteur. En se rendant sur le site dédié, on ne comprend pas l'objectif de cette communication. Le contenu de Destination Cholet est totalement submergé par les visuels trop enfantins (et très 90's) et les histoires abracadabrantesques nuisent à la diffusion des messages.

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Visages du Cambodge

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Des visages. Du Cambodge, voilà ce que je retiens. Des visages et des sourires. Des expressions et des regards. Des quelques personnes que j'ai photographiées, beaucoup d'autres resteront ancrées dans ma mémoire. Des photos du Cambodge donc, j'ai préféré ne publier que celles des khmers. Les cambodgiens parlent pour leur pays. Pour voir les photos de ces personnes, allez voir l'album Visages du Cambodge sur Flickr : des femmes et des enfants, des travailleurs et des bonzes.

enfants du mékong 2
Désormais sur ce blog, chaque lundi sera consacré au Cambodge. Une actualité ou un point de vue, une critique ou une analyse.

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27 septembre 2009

Vivre à Phnom Penh ?

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Trois semaines à parcourir le Cambodge, à la rencontre des khmers, dans les lieux moins connus que lors de mon précédent séjour dans ce pays. Manger des araignées grillées à Skuon, partir dans les environs de Kampong Thom où j'ai pu rencontrer le filleul que je parraine grâce aux Enfants du Mékong, déambuler dans les rues de Kampong Cham, aller observer les dauphins Irrawadi du Mekong à Kratie, savourer crabes et crevettes dans la station balnéaire déserte de Kep, se prélasser sur Koh Tonsay surnommée Rabbit Island sans aucun touriste. Des souvenirs par centaines, des rencontres humaines simples et inattendues.

Et surtout Phnom Penh. Phnom Penh la capitale vibrante le jour, paisible dès la nuit tombée. Phnom Penh la ville à taille humaine, humanisée. Une capitale où les habitants prennent le temps de vivre, de sourire. Tombé amoureux de la capitale du Cambodge lors de mon précédent séjour, Phnom Penh a gardé tout son charme et son attrait. Un sentiment d'apaisement à y séjourner. Il y règne une humilité sereine, le bien être d'une ville qui m'appelle.

Certes dans des conditions plus que privilégiées, je ne m'y sentais pour autant pas un touriste. Et à plusieurs reprises des khmers ont pensé que je travaillais à Phnom Penh. Parisien dans l'âme, Phnom-Penhois de cœur.

Depuis 10 heures que je suis rentré à Paris, une mélancolie khmère m'habite. Une certitude ancrée : retourner pour mes prochaines vacances à Phnom Penh. Partager la fierté khmère des cambodgiens, se perdre dans la torpeur chaleureuse de la capitale du Cambodge. Et retomber dans la douceur du rêve éveillé cambodgien.

Un Français rencontré à Kep disait : "je suis venu une première fois au Cambodge, puis une seconde, puis chaque année pendant 7 ans, et je m'y suis installé".

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13 septembre 2009

Marié avec Spiderman

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Il y a maintenant presque un mois, Juan m'a refilé une chaîne de blogs, et pourtant je déteste les chaînes. Mais parce que c'est lui, je vais y répondre.

La chaîne en question porte un nom : “La chaine du(de la) conjoint(e) qui ne pense pas comme soi” que Juan a détourné en "si je pourrais vivre avec une Sarkozyste". Pour y répondre, voici une photo prise hier durant mes vacances, le long de la route reliant Phnom Penh à Kampong Thom. Dans la petite ville de Skuon une spécialité : les araignées grillées.

Je pense que si la personne avec qui je partage ma vie ne pensait pas comme moi, nous ne nous serions jamais arrêtés pour manger des araignées grillées à Skuon, nous aurions certainement préférés nous empiffrer de caviar à Dubaï.

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09 septembre 2009

Communication audiovisuelle : la diffusion

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Note écrite par Morgan Marietti

Morgan Marietti est étudiant en communication politique et territoriale, spécialité web, audiovisuelle et événementielle, blogueur et militant politique français et européen. Retrouvez-le sur Twitter et sur son blog.


Nous avons vu hier les différents exemples de contenus qu’il pouvait exister en France. Il faut maintenant la diffuser afin qu’elle touche la cible visée… L’élément le plus important « la cible ». L’erreur en communication, surtout chez certains élus, c’est de privilégier l’outil à la cible.


La cible avant l’outil :

Combien de communicants d’administration se retrouvent chaque année face à un élu qui souhaite monter un blog dans le cadre d’une communication territoriale, sur un projet ou un évènement particulier alors que la ville possède déjà son site internet ? Il est très facile de le démoraliser et de le recentrer vers des outils qui existent déjà.
Ce genre de situation arrive souvent lorsque des outils deviennent à la mode. On peut parler de Facebook, avec les pages de fan et les différents groupes… et maintenant de Twitter…

Il faut se concentrer avant tout sur la cible. C’est peut-être très pompeux, mais c’est une de nos règles essentielles dans notre métier. Vous allez choisir en fonction des personnes que vous souhaitez toucher. Dans une région comme la région d’Aquitaine d’après les chiffres d’Aquitaine Europe Communication (AEC), 65% des habitants sont équipés d’un ordinateur, 53% ont une connexion internet dont 45% ont accès au haut débit. Le constat le plus important à retenir par rapport à une communication territoriale, c’est que 40% de la population d’Aquitaine sont des non-utilisateurs d’internet. On estime que 25% ne le seront probablement jamais. Qui sont-ils ? 55% ont plus de 60 ans et sont retraités ou des populations au niveau socioéconomique faible. Difficile de les toucher avec Facebook ou twitter dans le cadre d’une campagne de communication non ?

Je voulais appuyer sur ce point pour ne pas vous perdre dans des outils qui ne vous aideront pas pour toucher votre cible.


Campagne virale : la presse traditionnelle, le relais entre le monde virtuel et le monde réel

Dans une stratégie de communication, on peut réfléchir à un plan de communication 360°. On se retrouve avec de l’affichage, de la communication média et de la communication internet.

Pourtant, certains décident de n’utiliser qu’Internet pour toucher une cible très vaste. Elle passe par un principe qu’on appelle le « Buzz marketing ». On communique un contenu pour qu’il se propage dans les blogs, médias sociaux et pour finir par être repris par la presse. Thierry Crouzet dans son livre le Cinquième Pouvoir, théorise le principe, il explique que les médias sont encore les relais entre les connectés et les non connectés. Aujourd’hui pour réussir un buzz, il faut toucher ce qu’on appelle les leadeurs d’opinion soit les blogueurs influents. Si l’objectif est atteint, la presse et les blogueurs reprennent très rapidement l’info.

Durant la campagne présidentielle de 2007, on se rappelle bien de la polémique concernant la vidéo d’Alain Duhamel ou de celle de Ségolène Royal.

Les médias restent encore des acteurs précieux pour la diffusion d’une information. On peut le voir avec un exemple qui a lieu en ce moment.


Auwwwergne de la Tentation :

Le conseil régional de l’Auvergne décide de frapper un grand coup en lançant la première télé-réalité sur le web : Auwwwergne de la Tentation. L’objectif est de faire parler et découvrir la région..

Avant de lancer l’émission, la région a diffusé 22 vidéos virales « mêlant dépaysement, activités insolites, humour, rebondissements et surprises… » pour lancer son réseau social www.auwwwergne.com. Ils transforment l’émission « Faites rentrer l’accuser » en « Faites rentrer l’exclusif » avec pour titre du sujet : « les disparus de l’Auwwwergne ». « La légende disait que tous ceux qui ont demandé la nationalité AuWWergnate, en devenant membres du premier réseau social régional, y restaient à jamais et qu'on ne les revoyait plus. ».

Les vidéos ont été diffusées sur plusieurs réseaux sociaux, blogs, mais aussi communiqués par mail avec un label WWW nous invitant à venir « WWWivre ailleurs ».

Pour enchaîner sur ce premier lancement, la région vient d’ouvrir le casting pour la réalisation de l’Auwwwergne de la Tentation », un lancement réussi avec la reprise dans les médias : Morandini, Gala, le Nouvel Obs, LCI, le Monde.fr...
On retrouve le rôle important des médias dans cette transition entre le monde des connectés ou des réseaux et le reste de la population. Le buzz a très bien fonctionné, Dailymotion a souhaité devenir partenaire de l’opération. Vous pouvez déjà retrouver les deux premiers candidats sur le groupe Daily de l’émission.

La communication publique ou territoriale vient de prendre un coup de jeune avec cette campagne. On parle de médias sociaux depuis plus de deux ans, les collectivités décident de s’y mettre. Les codes habituels ont été bousculés, mais les résultats sont au rendez-vous. 70 000 vues sur les 6 vidéos virales, plus de 100 articles sur le sujet publiés sur internet, près de 70 blogs créés sur la plateforme de réseau social et 9000 liens Google. La vidéo de lancement du Casting a dépassé les 25 000 vues en une semaine avec déjà deux candidats !

Pour conclure, la communication territoriale est en train de changer avec Internet et les outils multimédias. La vidéo fonctionne très bien surtout quand l’humour et le décalé sont présents. Le marketing viral ne peut pas se passer des médias à forte audience. Les collectivités commencent à développer leurs propres médias sociaux : une communauté donne un impact plus important à une vidéo lorsque les internautes sont habitués à l’interlocuteur comme ici l’Auvergne.

J’ai essayé d’être le plus synthétique possible. Si vous avez des questions ou des remarques, laissez des commentaires, j’essaierai de vous répondre sur mon blog. Dans la semaine, je compléterai ces notes avec d’autres peut-être moins généralistes.

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08 septembre 2009

Collectivités Territoriales : état des lieux de la communication audiovisuelle

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Note écrite par Morgan Marietti

Morgan Marietti est étudiant en communication politique et territoriale, spécialité web, audiovisuelle et événementielle, blogueur et militant politique français et européen. Retrouvez-le sur Twitter et sur son blog.

A la mairie de Bordeaux, j’ai pu expérimenter la communication audiovisuelle. Ma mission de départ était de produire des sujets vidéos types « journalistiques » afin d’appuyer les projets et l’actualité du conseil municipal. Mon mémoire de fin d’année m’a permis de réfléchir aux nouveaux outils de communication. Nouveaux pour les collectivités territoriales, mais largement utilisées dans le monde de la politique et dans les entreprises privées.
Je vais essayer de vous présenter les outils à travers plusieurs exemples. J’essayerai de terminer par un bilan : une réponse à la « branlette » intellectuelle que nous font certains « nouveaux communicants »…

On a souvent critiqué la communication des institutions publiques. Le traditionnel journal municipal est souvent décrié comme de la propagande à l’image du maire et les sites internet sont souvent dignes des vitrines du web des années 90. Nous sommes nombreux à avoir fréquenté les services de communication et nous être rendu compte du retard dans l’utilisation des outils.

Pourtant, l’audiovisuel commence à s’installer dans la communication des collectivités territoriales. Des écoles commencent à former des pros pour répondre à cette nouvelle demande.

Qu’est ce qu’on attend d’une communication territoriale ? A quoi sert-elle ?

Les services de communication dans les collectivités territoriales ont été considérablement développés depuis ces dix dernières années. Nous l’expliquons par l’élargissement de leurs champs de compétence, avec les différentes lois de décentralisation. Pour répondre à leurs nouveaux devoirs, les collectivités ont été obligées de recruter des agents avec des compétences très spécifiques. La loi de modernisation de l’État ou encore le plan Balladur vont accroître le rôle des collectivités territoriales. Elles n’ont plus seulement un rôle administratif ou régalien, elles doivent maintenant être présentes sur le plan social et économique. Ces dispositions apportent de nouvelles problématiques. La communication doit s’adapter et se développer. Le rôle d’un communicant travaillant dans ses structures va être aussi de promouvoir les qualités et les compétences de ses administrés et de son territoire. Les collectivités territoriales sont en concurrence, et vont devoir faire preuve d’imagination pour attirer de nouveaux acteurs économiques.
Pour un élu, l’objectif est aussi de justifier à ses concitoyens son action : présentation, démonstration et bilan ou résultat.

L’évolution des outils de communication s’est produite aussi avec une nouvelle façon de faire la politique. La « démocratie participative » a été un thème récurrent lors de la dernière campagne présidentielle. Le mot peut paraître très vague, mais les acteurs politiques et économiques passent de plus en plus par la concertation avec leurs administrés pour développer ou mettre en place un projet. La mairie de Bordeaux a conçu son agenda 21 en concertation avec les habitants, les associations et les entreprises de la ville. Cet évènement a obligé le service de communication à créer de nouveaux outils. Ils ont loué les services d’une société de production pour créer plusieurs films d’illustrations.

Les pratiques :

On va très vite parler de Web TV. L’utilisation de la vidéo va être dans le quotidien, une vraie télévision mais sur internet. L’objectif est avant tout de créer un lien permanent avec ses concitoyens. Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal vont avoir leur propre Web TV lors des élections de 2007.
La ville de Paris, de Marseille ou de Bordeaux sont les premières à tester l’outil. Les deux premières intègrent dans leurs organisations un service audiovisuel chargé de la plateforme. Six personnes travaillent sur la création de contenus et réfléchissent à sa diffusion.
En ce qui concerne la ville de Bordeaux, l’initiation a été différente. Alors que les autres avaient intégré depuis quelques années, un service audiovisuel, la capitale girondine est toujours passée par des prestataires extérieurs, pour des films très institutionnels.



Devant la création d’une plateforme vidéo, il ne faut pas oublier que l’internaute type, qui regarde des vidéos sur internet, a entre 13 et 40 ans, préfère l’humour, le cinéma et l’information, les regarde sur les plateformes vidéos (dailymotion, Youtube…) ou sur les médias traditionnels comme TF1. Il faut aussi se rappeler que l’internaute est zappeur, que le contenu ne doit pas dépasser au maximum 5 minutes.
Pendant un temps, Il y a eu la théorie de ceux qui étaient persuadés qu’avec Internet, on pouvait travailler sur des formats beaucoup plus longs qu’à la télévision. Le constat est qu’aujourd’hui, plus les vidéos sont courtes plus le message passe facilement.
Les sociétés de plateforme comme Libcast, Iwedia, Kewego et les autres arrivent même à fournir un bilan des « zappeurs » sur chaque vidéo. Cet outil permet de savoir à quel moment l’internaute a décroché.

Il existe trois modèles de Web TV disponible en France :

- le modèle intégré comme à Paris et à Marseille

- le modèle géré par une entreprise externe comme le département de la Seine Maritime

- le modèle en gestion avec les TV Locales comme le Val de Marne

Il faut pourtant faire la différence entre une Web TV et une télévision locale. L’une traite de l’actualité et l’autre communique sur l’action de ses élus, les acteurs et fait la promotion de son territoire. Il faut pourtant rester centré sur les citoyens, leurs associations, les entreprises, les services municipaux et loin derrière les élus. Il faut éviter de développer des films trop institutionnels, pouvant être considérés comme des films de propagande.

Regardez ces exemples :

Cette première vidéo est la plus institutionnelle des trois, surtout la plus lourde en informations. Ce format est le plus rependu et la plus facile à faire. Elle s’apparente à un sujet journalistique, mais peu très vite faire penser à un sujet de propagande.

Pour cette seconde vidéo, nous nous trouvons sur un format très court sans voix off L’acteur est le narrateur. Ce format est très bien pour la présentation de structures, d’associations ou d’entreprises. Ils ne doivent pas dépasser une minute et sont souvent les plus regardés.

Dans ce dernier exemple, nous avons essayé de quitter le format institutionnel et de centrer le sujet sur l’utilisateur. Il est appelé « Mode d’emploi », utilise très peu de voix off et donne des informations pratiques aux usagers.

Ici, l’objectif était d’expliquer aux Bordelais comment emprunter un vélo à la mairie de Bordeaux : utilisation de la vidéo pour faciliter les démarches.

Je pense que j’ai fait un tour de présentation de la communication audiovisuelle, dans une prochaine note, je vous parlerai de la diffusion des vidéos dans le cadre d’une campagne de communication.

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07 septembre 2009

Comment Sarkozy a dissous la gauche ou le pouvoir est une drogue

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Note écrite par Manu du blog Les pensées de Manu.

Il est très courant de lire dans les magazines politiques de longues pages d'analyse sur les stratégies alambiquées élaborées par Sarkozy pour tailler la gauche en pièces.

Mais nul n'est besoin de lui prêter une intelligence hors normes et des théories politiques compliquées. Car l'homme n'est pas intelligent, du moins au sens raffinement intellectuel. Au contraire d'un Mitterrand ou d'un Giscard-d'Estaing et à l'instar de son père spirituel Chirac - qu'il a d'ailleurs fini par tuer de façon très oedipienne, mais ceci est une autre histoire - c'est un animal politique rusé, roublard et à la peau dure, un vrai tueur.

Il a simplement compris une chose essentielle : peu de gens peuvent résister à l'attrait du pouvoir. Un portefeuille ministériel ou une mission d'état attribuée, et le farouche opposant se transforme rapidement en mouton docile. Et ceux qui restent en arrière sans rien se regardent tous avec méfiance en pensant "à qui le tour ??". Un vrai jeu de massacre.

Oui, le pouvoir est irrésistible. Et une fois qu'on y a goûté, on ferait tout pour retrouver "ministre de...." sur du papier à en-tête. Certains vendraient leur propre mère pour récupérer un chauffeur et une voiture de fonction. Même éloignés quasi-définitivement des responsabilités, mêmes âgés, les politiques ne veulent pas décrocher.

Ils sont comme ces has-been du spectacle qui vous sortent leur vieilles vidéos en vous déclarant : "mon dernier single marche très bien au Japon et mon prochain disque va sortir très bientôt"

Regardez ce pauvre Rocard, qui s'imaginait que parce qu'il allait apparaître Ségolène Royal allait le laisser être le candidat à sa place ou qui court pondre des rapports inutiles et incompréhensibles parce que Sarko lui jette une miette de temps à autres et qu'il n'a toujours pas renoncé à l'idée d'accéder aux plus hautes responsabilités à 80 ans bien tassés !

Pathétique.

Cette stratégie n'est d'ailleurs pas nouvelle. Louis XIV l'avait déjà utilisée pour mater une noblesse rebelle qui avait failli le renverser pendant la Fronde. Les ex-conjurés achetés à coup de privilèges et de fonctions honorifiques s'étaient rapidement transformés en courtisans serviles.

Reste à savoir combien de temps cette stratégie fonctionnera. Pour le moment, le PS est laminé, Sarko a réussi à rallier toute la droite du centre à de Villiers sous sa bannière, et il est bien parti pour se faire réélire en 2012, faute de réelle opposition. Son meilleur adversaire étant pour le moment un membre de son propre bord : Dominique de Villepin.

Mais les oubliés des privilèges Sarkoziens et les ex-privilégiés tombés en disgrâce attendent leur heure. Certains membres de l'UMP ne lui pardonnent pas les cadeaux à des personnalités de gauche et une de ses ex-favorite, Rachida Dati, se rapproche beaucoup du clan Chirac en ce moment.

Après le laminage de la gauche, Sarko va-t-il donc contribuer à façonner - bien malgré lui - un nouveau paysage politique en France avec un clivage.... droite - droite ??

L'avenir nous le dira.

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03 septembre 2009

Interview de Marielle de Sarnez

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A partir de demain et jusqu'au 6 septembre se tiendra l'université de rentrée du Mouvement Démocrate à La Grande-Motte. A la veille de ce rendez-vous pour les militants du MoDem, j'ai voulu interroger Marielle de Sarnez, et lui ai donc proposé une interview. Marielle de Sarnez a accepté ma demande, et je tiens à l'en remercier. oici mes questions et les réponses de la vice-président du Mouvement Démocrate.


Luc Mandret : Le MoDem est-il de gauche ?

Marielle de Sarnez : Les racines du MoDem et son identité sont au centre. Un centre qui n’est plus sous tutelle de l’UMP. Un centre qui est libre et autonome, avec des valeurs républicaines et progressistes. Ce centre-là, il dit quelque chose qui n’avait jamais été dit jusqu’à maintenant : les citoyens de gauche ne sont pas nos ennemis, nous pouvons dialoguer avec eux pour préparer l’avenir. C’est vrai que ce déplacement des lignes, ce dépassement des affrontements d’autrefois est si nouveau qu’il est parfois dérangeant.


Luc Mandret : Et vous, Marielle de Sarnez, êtes-vous de gauche ?

Marielle de Sarnez : Depuis toujours j’ai la conviction que les injustices ne sont pas supportables pour une société et qu’il faut les combattre. L’un de mes tous premiers souvenirs politiques, c’est la lecture du rapport Méraud qui pointait du doit les inégalités de la société française dans les années 70, en matière de revenus, d’emploi, de logement, d’accès aux soins, de durée de vie….. Depuis, ces inégalités n’ont cessé de se creuser, de se cumuler, de se reproduire. C’est tout le sens de mon engagement : mettre en place des mécanismes pour réduire les inégalités (il en existe), et promouvoir une société plus solidaire. Vous voyez : on peut vouloir une société plus juste et avoir ses racines…..au Centre !


Luc Mandret : On a vu autour de Vincent Peillon le week-end dernier diverses personnalités, dont Robert Hue. Pour offrir une alternative au pouvoir de Nicolas Sarkozy, seriez-vous prête à gouverner nationalement avec les communistes ?

Marielle de Sarnez : Ceux qui se sont retrouvés à Marseille, et pour certains d’entre eux en dépit de l’opposition de leur parti, ont en commun l’envie de faire bouger les lignes, de dialoguer, de travailler ensemble, dans le respect des identités et des différences, en ne jetant d’exclusive sur personne, mais en étant capable au contraire de dépasser les frontières habituelles et de s’ouvrir à d’autres. Je n’ai pas l’impression que ce soit la ligne du PC…


Luc Mandret : Dans moins d’un an se tiendront les élections régionales. Comment s’établira la stratégie d’alliances ou d’indépendance du MoDem ? Des alliances au premier tour ou au second tour ? Une indépendance totale ? Ou encore du cas par cas en fonction des régions ? Quel est votre souhait personnel ?

Marielle de Sarnez : Ce débat appartient aux adhérents du MoDem. C’est très important qu’ils s’en saisissent et qu’ils le fassent vivre. Sans a priori. Alliance, autonomie. Tout est ouvert et nous avons tout l’automne pour en délibérer. Pour ma part, je défendrai l’idée qu’il faut, à la fois, affirmer notre propre identité et être capable de rassembler. Je crois que c’est comme cela que se construiront les victoires de demain.


Luc Mandret : Le week-end prochain se déroulera l ‘Université de rentrée du Mouvement Démocrate : qu’en attendez-vous ?

Marielle de Sarnez : Qu’on l’on prenne la mesure des difficultés dans lesquelles se trouvent les Français. Et que l’on trace des perspectives en terme d’avenir.


Luc Mandret : On reproche souvent au MoDem de ne pas avoir de véritable projet. Que répondez-vous à cette critique ?

Marielle de Sarnez : Le MoDem est un jeune parti (il a à peine deux ans). Il s’est constitué autour des idées que François Bayrou a défendues lors des dernières présidentielles. Il doit aujourd’hui aller plus loin. Ce sera l’objet du Congrès programmatique qui se tiendra fin novembre. Plus encore qu’un projet, nous devons penser un nouveau modèle de société, plus juste, plus solidaire, plus durable et plus démocratique. Il ne s’agit pas tant de changer le monde ancien, que de penser les fondations d’un monde nouveau. Ce n’est pas du même ordre.


Luc Mandret : Comment faire pour que François Bayrou soit élu Président de la République en 2012 ?

Marielle de Sarnez : Celui ou celle qui sera élu en 2012, sera celui qui aura proposé un espoir crédible aux Français. Les deux mots sont importants, espoir et crédible. Tout ce que je peux vous dire c’est que lui travaille sur ces deux mots tous les jours.

(photo : François à l'Imprévu sur Flickr)

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02 septembre 2009

Classons les hommes politiques par leur identité numérique

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Les classements fleurissent. Auparavant nous avions les classements des personnalités préférées des Français, avec les déclinaisons pour le sportifs, les acteurs, etc et aussi donc les politiques. Aujourd'hui les réseaux sociaux ont envahis la politique, et les hommes politiques commencent à s'installer sur Twitter et Facebook pour ne citer qu'eux. Et forcément, l'activité des politiques sont observés, analysés, classés sous le prisme de leur présence numérique. Deux exemples.

Une étude tout d'abord, réalisée sur le blog 2803.fr : Comment les Ministres et les Secrétaires d’Etat utilisent-ils Twitter ?. Dans cette étude, Henri Labarre s'est principalement focalisé sur le contenu posté par les ministres et secrétaires d'Etat sur Twitter. Une analyse donc vraiment intéressante qualitativement.

Un classement ensuite : celui du TOP 100 des politiques français sur Facebook réalisé par Christophe Becker. Un critère très simple, purement quantitatif : le nombre de supporters des hommes politiques sur leur page Fan de Facebook. Résultat, les 5 hommes politiques français les plus supportés sur Facebook sont Nicolas Sarkozy, Olivier Besancenot, Jacques Chirac, François Bayrou et Ségolène Royal.

Ce qui ressort de ces deux exemples, c'est la progression envisageable. Au final et dans leur globalité, les hommes politiques n'utilisent pas (ou mal) Twitter, et c'est dommage quand on sait le potentiel qu'offre le service de micro-blogging pour entamer une discussion avec des "leaders d'opinion" ultra-actifs sur internet. Au final et dans leur globalité, les hommes politiques ne sont que peu supportés sur Facebook : 150 000 fans de Nicolas Sarkozy certes, mais le second dans le classement en a moins de 20000. Une paille au regard du nombre de Français inscrit sur Facebook. Les politiciens français vont devoir apprendre la communication digitale, ou a minima faire confiance à leurs conseillers ...

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