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28 novembre 2009

Ce n'est qu'un au revoir

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Au mois d'août de cette année, je me réjouissais de rejoindre le groupe de travail sur les stratégies numériques du Mouvement Démocrate. J'ai décidé de me retirer de ce projet, faute de temps. Je souhaite bon courage aux membres du groupe pour mener à bien cette tâche.

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27 novembre 2009

L'absurde en politique

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Le 23 novembre, Xavier Darcos et Eric Besson, respectivement ministre du Travail et ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, ont annoncé qu'ils déposeraient un projet de loi au Conseil des ministres afin d'imposer la fermeture administrative des entreprises qui emploient des immigrés clandestins.

Dans Courrier International, un article du Süddeutsche Zeitung relève l'absurdité de cette proposition (*) : "la France ne manque déjà pas de textes pour s'attaquer aux employeurs sans scrupules. Une personne qui emploie des étrangers en situation irrégulière risque jusqu'à cinq ans de prison. Ses équipements et locaux peuvent être également confisqués. Le problème, c'est que cette législation n'est pas réellement appliquée".

Au passage, tout le monde semble oublier l'interpellation de deux-sans papiers travaillant à la rénovation de la Lanterne, une résidence officielle dans laquelle Nicolas Sarkozy et Carla Bruni aiment séjourner. Leur employeur a-t-il été condamné ? Quid de la responsabilité de l'État qui paye des sous-traitants employant des sans-papiers ?

En plein débat sur le troll de l'identité nationale, cette mesure ne vient que renforcer une réalité bien triste : le gouvernement stressé par les élections régionales de 2010 fait tout pour angoisser les Français et remettre les thèmes chers à la droite (immigration, insécurité) au cœur des débats. Des prises de positions purement électoralistes, peu importent les absurdités ou les stigmatisations.


* Note rédigée dans le cadre d'un partenariat avec Courrier International

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25 novembre 2009

Je ne commenterai pas le commentaire de Christophe Ginisty

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Christophe Ginisty nous l'annonce en titre d'une note : "Ce n'est pas la peine d'insister, je ne commenterai pas la désignation des têtes de liste du MoDem pour les régionales". C'est pour cela que sa note est longue de 7 paragraphes, 24 lignes, 394 mots, 2246 caractères, pour ne pas commenter les propositions des têtes de listes présentées hier par le bureau exécutif du Mouvement Démocrate en vue des élections régionales.

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Le 104 : erreur 404

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Il y a un an, je me réjouissais de l'ouverture du 104, le 104 lieu "dédié aux arts et aux cultures", le 104 lieu "ouvert vers le public avant tout". Depuis, j'ai du passer plusieurs dizaines de fois dans cet endroit (c'est l'avantage d'habiter juste à côté). A chaque fois déçu.

Déçu par la piètre qualité de cet endroit. Déçu par la mort qui y règne. Déçu par le vide, par le manque d'intégration avec les acteurs locaux, par la non-adaptation totale aux spécificités du quartier. Bref : un manque d'ambition flagrant pour un lieu désert où seuls quelques artistes déconnectés se regardent le nombril.

Il y a quelques jours, jeudi 12 novembre à l'occasion du conseil d'administration du 104, Frédéric Fisbach et Robert Cantarella, les deux directeurs du 104 ont jeté l'éponge en déclarant "qu'ils ne souhaitaient pas demander le renouvellement de leur mandat qui arrive à échéance". Un bel échec pour Bertrand Delanoë, le Maire de Paris, et son adjoint à la Culture, Christophe Girard.

A deux reprises, et par deux personnes différentes, j'ai entendu que la ville de Paris chercherait à se débarrasser du 104, que le 104 pourrait être vendu. Des rumeurs, pour le moment. Et quand l'on apprend que le 104 enregistre un déficit de 800 000 euros sur un budget de 8 millions, l'on peut réellement parler d'erreur 404 pour le 104, le code 404 étant renvoyé pour indiquer que la ressource demandée n'existe pas ...

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23 novembre 2009

Martine Aubry ou la stratégie du manque

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La communication politique de la Première Secrétaire du Parti Socialiste est bien mystérieuse. Peut-être devrait-elle s'entourer d'un spindoctor. Et si en réalité elle n'était une adepte de la gestion du désir, la méthode chère à feu Jacques Pilhan : se cacher, réapparaitre pour exister mieux.

Nicolas écrit sur son blog : "
J’étais scié en écoutant le journal de France Info, ce matin. Une des principales informations était le discours de Martine Aubry devant le congrès des jeunes socialistes en peau de lapin. C’est rare qu’elle fasse l’actualité !" Car en effet, Aubry a pris très peu la parole, subissant les actualités de son parti, notamment lors des bisbilles entre Ségolène Royal et Vincent Peillon. Une stratégie qui énerve, notamment Elmone : "le bottage en touche sur France 2 de Martine Aubry (relevé par Pujadas) dans le match Peillon Ségolène m'a agacé".

Le discours de Martine Aubry à Grenoble est intéressant, tant sur le fond que sur la forme. Même Le Point relate les positions de la patronne du PS : Aubry attaque Sarkozy sur l'identité nationale et plaide pour l'adoption homosexuelle. Une Aubry forte et combattive, en chef de file d'un parti de l'opposition, fière combattante de la politique du gouvernement actuel. Une posture que l'on attend de sa part, une posture rare (et c'est bien dommage) pour une personnalité de premier plan au Parti Socialiste. Ou pour être plus honnête : une prise de position rare tant les problèmes internes ne sont nullement évoqués. Car l'opposition existe, l'alternative existe, mais ces deux sont totalement brouillés par les déchirements socialistes, bien plus vendeurs.

Et Marine Aubry créa l'agenda politique et médiatique. Les médias en font leurs premiers titres, l'UMP se voit obligée de répondre, de commenter, de contre-attaquer. Dans cette posture, celui qui lance le débat est toujours déclaré vainqueur. Voilà qui devrait réjouir Martine Aubry. Martine Aubry qui a réussi son coup grâce à sa stratégie du désir, stratégie du manque. Un poste de premier plan, la leader du parti d'opposition, qui fait d'elle un pion indispensable de l'échiquier politique, dont les paroles sont analysées et disséquées.

Face à Nicolas Sarkozy, perpétuellement sur le devant de la scène, entrainant chaque jour les médias et les politiques à traiter les histoires qu'il raconte, face à ses camarades socialistes (Ségolène Royal en premier) qui ne cessent d'occuper le territoire médiatique accordé à l'opposition, Martine Aubry aurait donc choisi la gestion du désir comme stratégie de communication politique. Prendre peu la parole, mais la prendre bien.

Une stratégie inattendue et courageuse (certains diraient suicidaire) pour cette époque de l'éphémère et de l'instant, où chaque actualité en chasse une autre. Le pari d'Aubry en choisissant cette communication politique pourrait réussir grâce à deux facteurs. Être seule sur un créneau, personne n'agit comme elle, et si les Français se lassent de l'omniprésence - qu'ils pourraient juger inefficace et contreproductive - des autres leaders politiques, elle se démarquerait sur un terrain inoccupé. Se positionner dans l'inconscient des Français : en ne parlant que rarement, Martine Aubry pourrait séduire les socialistes dans un premier temps, les électeurs dans un second, qui pourraient voir en elle une posture digne d'un Chef d'Etat.

Martine Aubry : des propos rares mais fédérateurs et efficaces. Au-dessus de la mêlée, pour diriger la mêlée. Car c'est bien là tout l'enjeu, encore et toujours : les présidentielles de 2012. Alors, Martine Aubry candidate du PS en 2012 ?

Mais Martine Aubry est faible : pas de troupes, pas de porte-flingue. Une légitimité contestée lors de son élection. Des conseillers en communication jeunes et inexpérimentés, un positionnement concernant les alliances avec le MoDem totalement flou (je vous conseille les articles du Chafouin sur ces deux points). Et surtout un manque de soutien flagrant. Les répercussions du discours de Martine Aubry le prouvent incontestablement : où sont les cadres du PS pour lui emboiter le pas et marteler les propositions de la chef du PS ? Où sont les blogueurs qui relayent les propos et de Martine Aubry ? Où sont les porte-flingues qui devraient descendre toutes les attaques de l'UMP ?

Martine Aubry a probablement défini sa stratégie. Ne lui reste plus qu'à la faire admettre, et à mobiliser les troupes autour d'elle. Autrement dit, le plus difficile reste à faire, au regard de l'état du Parti Socialiste.

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22 novembre 2009

Mon Top 3 cinéma

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Hier, alors que je sortais d'une salle de cinéma où j'étais allé voir "L'homme de chevet", le film réalisé par Alain Monne avec Sophie Marceau et Christophe Lambert, la discussion s'engage sur mes 3 films préférés. Une bien difficile tâche.

Aujourd'hui, alors que je profite du repos dominical, je souhaitais bloguer. Rien, aucune inspiration, j'en viens à twitter un laconique "rien à bloguer". Ce rien à bloguer qui inspirera Myriam pour ses réponses automatisées de mail.

Alors à défaut de parler de politique ou de communication politique comme me l'imposerait ma ligne éditorial, je vais profiter de mon manque d'inspiration pour parler de cinéma. De mon top 3 cinématographique. Et comble du grotesque, je décide d'en faire une chaîne de blogs.

Comble du grotesque car moi-même je n'aime pas les chaînes de blog (wikio me le rappelle chaque début de mois). Et vu que le grotesque s'est emparé de mon clavier, je déroge dès l'origine de cette chaîne à son principe. Car je n'arrive pas à départager 4 films pour en faire mon fameux top 3, je vais donc évoquer 4 films dans ce top 3 (j'espère que vous me suivez).

Breaking The Waves et Bagdad Café : sans conteste mes deux films préférés, je serais incapable de dire lequel me touche le plus. Breaking the waves, car Lars Von Trier signe un film parfait sur la folie et l'amour. Une histoire qui m'émeut particulièrement à cause de l'omniprésence des tabous religieux qui enferme certains croyants. Jamais personne dans un film ne m'a autant fait pleurer que Emily Watson parfaite dans le rôle de Bess. La caméra accroche chaque plan d'une émotion rare. La musique sublime le début de chaque chapitre de ce chef d'oeuvre. Dans Bagdad Café, il ne se passe rien, sinon la beauté des plans fixes, la musique envahissante souflant comme une pure caresse à l'amitié inattendue et ambigue de deux femmes simples et torturées par les douleurs quotidiennes de la vie.

Pour compléter ce top 3, je ne sais choisir entre
Dogville et Titanic. Sans hésiter, Nicole Kidman n'a jamais été aussi belle et bonne actrice que dans le film (encore une fois) de Lars Von Trier. Un film du dogme dans toute sa sublimation, poussé à l'extrême par un décor inexistant. Dans Dogville, les émotions ne se transmettent que par la dureté et l'excellence des acteurs, et par la caméra toujours magnifiquement maîtrisée. Un film que je n'ai vu qu'une seule fois à sa sortie en salle, mais qui continue de me parler et de me perturber. Quant à Titanic enfin, aussitôt après l'avoir vu une première fois au cinéma, je suis retourné prendre un ticket pour revivre les larmes de cet amour parfait. Puis encore une fois dans les jours suivants, et encore plusieurs fois dans le mois. Et chaque fois je pleure, chaque fois j'aime revivre cette pureté.

Au travers de ces quatre films - et en vous évitant les méandres d'une auto-psychanalyse que je ne m'épargne guère - des thématiques reviennent : la fuite, la folie, l'amour, la recherche d'un idéal imparfait.

Maintenant, j'aimerais, si ils le désirent, lire les Top 3 en matière de cinéma des blogueurs suivants : Myriam, Juan, Mrs Clooney, Eric, Manue, Greg, Olympe et Laurent.

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20 novembre 2009

Le nouveau girl power anti-Obama

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Vous connaissiez Sarah Palin ? vous allez adorer Michele Bachmann ! La seconde réussira-t-elle là où la première a échoué : être investie par les conservateurs américains ?

Les nouvelles pasionarias de la droite américaine
(*), allez les découvrir. Tout doucement, elles envoient leurs vieux compèrent ringards de la droite américaines dans les oubliettes des alcôves de la politique américaine. Et les médias les adorent : de bonnes clientes, des propos extrêmes, des prises de parole sans tabou. Le nouveau cauchemar du populisme américain dans toute sa splendeur.

Vu dans les médias, Obama semble déjà usé, vieilli, fatigué. Comme un robot drogué aux prompteurs, toujours lisse beau et propre. Une communication trop calculée, trop omniprésente. Comme un pantin efficace - car charismatique - qui joue son rôle.

Alors pour lui faire face, l'on comprend que la gouaille, la nouveauté portée par des visages féminins inattendus pour la droite américaine conservatrice, séduisent les médias et les américains. Les égéries, et même en politique, devront avoir un caractère bien trempé pour exister, des faiblesses pour paraître humaines. Attention à la course à l'hystérie pour surpasser ses concurrentes.

Finies, les femmes pâles copies des hommes en politique, engoncées dans des habits et des postures inhibant toute féminité. Le parcours de Michele Bachmann a cela d'intéressant, qu'il casse les codes de la politique, et bouleverse la droite américaine, et de facto la politique.


* Note rédigée dans le cadre d'un partenariat avec Courrier International

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15 novembre 2009

Sarkozy sur Facebook, ou la fin du storytelling digital

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Article publié sur L'Express.fr

Nicolas Sarkozy sur Facebook, le Président de la République et ses 186 000 "fans": face au succès du réseau social et de ces plus de 11 millions de Français inscrits, la communication de l'Elysée a compris tout l'intérêt de communiquer sur Facebook. Un large public, captif et bavard, la possibilité de passer outre les diffuseurs d'actualités: Facebook aurait du être "the place to be" pour les communicants politiques drogués au storytelling.

Digital Sarkozy chute au pied du Mur de Berlin

Le 8 novembre, le Président de la République écrit pour ses Fans et sous une photo de Sarkozy Nicolas devant le Mur de Berlin, il raconte son histoire personnelle mêlée à l'Histoire de la Chute du Mur: "J'étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l'Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l'événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s'est déjà amassée à l'annonce de l'ouverture probable du mur".

Un mensonge révélé alors par le journaliste Alain Auffray sur son blog: "Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. Les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la 'libre circulation' qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière".

On connaît la suite, l'emballement médiatique, les revirements d'Alain Juppé, le soutien de François Fillon. Et le malaise: Nicolas Sarkozy aurait-il menti? Un Président pourrait-il mentir consciemment? Si seulement le conseiller en charge du profil Facebook de Nicolas Sarkozy s'était trompé, un simple rectificatif aurait suffit. Mais l'Elysée s'arc-boute sur ses ses positions. Le malaise perdure.

Le Parisien révèle alors la suppression de certains commentaires sur la page de Nicolas Sarkozy: l'affaire dans l'affaire surgit. La cellule internet de l'Elysée, dirigée par Nicolas Princen (déjà montré du doigt lors de sa prise de poste consistant notamment à "surveiller tout ce qui se dit sur la Toile, traquer les fausses rumeurs et déjouer toute désinformation à l'encontre du Président"), en charge du Facebook de Sarkozy fait savoir: "On ne supprime que les messages injurieux, haineux, vulgaires ou à caractère antisémite ou homophobe. Les messages critiques, négatifs, on les laisse. C'est le jeu participatif". Trop tard le mal est fait. Le soupçon de censure est lancé.

Le storytelling digital est mort...

En lisant les commentaires des internautes sur la Fan Page de Nicolas Sarkozy sur Facebook, on constate avec effroi l'ambiguïté de cette communication: nombreux sont celles et ceux s'adressant directement au Président de la République. Sauf que le Président de la République n'est pas leur interlocuteur. Au final, un mensonge, une fois de plus, mais par omission. Bien entretenu par les communicants de Sarkozy, en utilisant la première personne du singulier lorsqu'ils alimentent ce profil Facebook.

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à la Prospective et au Développement de l'Economie Numérique, quant à elle, alimente elle-même son compte Twitter et son profil Facebook. Elle a réussi à créer un lien direct avec les citoyens. Mais comme le remarque à juste titre Eric Maillard à l'occasion d'un échange entre NKM et le journaliste du Monde Xavier Ternisien, cela ne change en rien le besoin impérieux pour les politiques d'avoir un conseiller en communication afin de gérer leur agenda médiatique.

D'un côté donc, des ministres qui gèrent réellement leur identité numérique, de l'autre un Président qui le fait croire. Une certitude: la mauvaise gestion du storytelling digital pour Nicolas Sarkozy, révélée par sa présence sur Facebook. Sur le site de la Présidence de la République, c'est "M. le Président de la République" dont on raconte les journées. La troisième personne du singulier versus la première. Une énorme différence, alors même que Nicolas Sarkozy n'est jamais lui-même derrière son écran.

... vive le storytalking digital!

L'article du Parisien annonçait également le 13 Novembre la poursuite, malgré la polémique, de l'activité de Nicolas Sarkozy sur Facebook: "Selon nos informations, il devrait poster dans les jours qui viennent deux nouveaux messages: un sur la grippe A et un pour soutenir l'équipe de France de football avant le match contre l'Irlande pour la qualification à la Coupe du monde de football". Bingo! Le 14 novembre, on peut lire sur le Facebook de Nicolas Sarkozy: "Je veux apporter mon plein soutien à l'équipe de France de football qui va disputer deux matchs déterminants de qualification pour la coupe de monde de 2010 en Afrique du Sud".

Démonstration de la construction des histoires, de la préparation en amont des actualités digitales de Nicolas Sarkozy. A l'encontre même de ce que doit être Internet: un lieu d'instantanéité, de spontanéité, et d'échanges.

Le Web social, s'il a bouleversé le Web d'une part, les médias d'autre part, trouve son intérêt dans la possibilité d'échanger, de dialoguer. La fin de cette communication "top-down", l'avènement de la chute des barrières entre "élites" et citoyens en politique, entre marques et consommateurs dans le privé.

La communication digitale des hommes politiques, pour être réussie ne devra plus se contenter de raconter des histoires, copier-coller du storytelling classique. Les histoires se raconteront avec les citoyens, certes en lançant des sujets, en orientant les débats, en animant les communautés, mais surtout en étant simplement un interlocuteur des internautes: le storytalking est né.

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11 novembre 2009

L'échec de Sarkozy sur le service minimum

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"Dès l'été, une loi créera un service minimum en cas de grève", cette phrase de Nicolas Sarkozy est tirée du premier chapitre du programme de Nicolas Sarkozy. Et concernant les transports en commun, il s'engageait à "garantir trois heures de transport en continu pour se rendre à son travail en cas de grève et trois heures pour en revenir".

Pas de chance. Alors oui il y a eu une loi (proposée par le gouvernement de François Fillon et votée le 2 Août 2007). Mais dans ce texte, il n'existe aucune obligation de service minimum, qui est laissé aux bons soins d'un accord entre les syndicats et les autorités.

Et les usagers franciliens des lignes du RER A ou du RER B peuvent tous témoigner de l'inefficacité de cette loi. Ces derniers jours, ces deux lignes n'assuraient nullement un service minimum. Les trois heures de transport assurées en continu le matin et le soir pour se rendre et revenir du travail n'ont pas vu le jour. La loi souhaitée par Nicolas Sarkozy n'a pas créé de service minimum promis par Nicolas Sarkozy.

A l'heure du bilan, il faudra se souvenir de toutes les belles promesses du Sarkozy candidat. Et lui jeter au visage qu'il n'est finalement qu'un politicien comme ceux qu'il critiquait : les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Elle est belle la rupture.

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10 novembre 2009

Pour un(e) président(e) de l'UE élu(e) au suffrage universel direct !

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Tout est dans le titre. Suite à la ratification (qui ne devrait tarder) du Traité de Lisbonne, il est prévu que l'Union Européenne se dote d'un poste de président. Et je suis d'accord avec Ségolène Royal qui se prononce en faveur d'un Président de l'UE élu au suffrage universel direct par les citoyens européens.

Car en effet il ne s'agit pas à proprement parler du Président de l'Union Européenne - et encore moins du Président de l'Europe - mais d'un poste de Président du Conseil européen. Et le Traité de Lisbonne prévoit que celui-ci sera nommé par le Conseil européen. Malheureusement pour les citoyens européens, ils n'auront pas leur mot à dire, tout se décidera dans les couloirs (ou pour être plus proche de la réalité : à la machine à café et aux toilettes), les têtes couronnées des nations européennes n'auront que cela en tête lors du Sommet de jeudi. La question de la légitimité démocratique de ce Président de l'Union Européenne se posera donc.

Alors, à toutes les femmes et tous les hommes politiques, à celles et ceux qui ne cessent de vouloir faire aimer l'Europe, qui hurlent uniquement au moment des élections européennes du fossé entre l'Europe et les citoyens : battez-vous pour que le Président de l'Union Européenne soit élu par les citoyens européens !

(A lire : Quel président pour l'Union ? par Marek Kubišta)

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09 novembre 2009

Le mauvais storytelling de Sarkozy sur Facebook

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Nicolas Sarkozy a publié sur son Fan Page Facebook une photo de Sarkozy Nicolas devant le Mur de Berlin. Soue le titre "Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989", le Président de la République écrit : "J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur". Aucun doute possible à la lecture de ce texte : Nicolas Sarkozy était présent au moment de la chute du Mur de Berlin, dixit Nicolas Sarkozy.

Doute. Alain Auffray, journaliste à Libération et blogueur avisé, accuse Sarkozy de mensonge : "Le matin du 9 novembre, personne à Paris - ni même à Berlin - ne pouvait soupçonner que le mur allait tomber. les radios et télévisions ouest-allemandes n'ont commencé à évoquer la "libre circulation" qu'à partir de 20h. Et ce n'est qu'après 23 heures que les Berlinois de l'Est, prenant ces informations prématurées pour argent comptant, furent si nombreux à se masser devant le poste frontière de la Bornholmer Strasse que les garde-frontière est-allemands finirent par lever la barrière". Et à en écouter la télévision et la radio, les multiples et nombreuses émissions consacrées au 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin corroborent ce qu'avance Alain Auffray.

Stéphane Lautissier se demande sur son blog s'il s'agit d'un mauvais spin. Il conclut sa note par : "Certes, le spin demande de la réactivité et de l’imagination, mais à l’heure d’Internet doit aussi être vérifiable. Mauvais kougloff?". Sur Politique.net on cherche les raisons de cette boulette : "Nicolas Sarkozy a-t-il inventé ses sourvenirs ou son collaborateur, chargé d’alimenter sa page Facebook en a-t-il trop fait ?" et l'auteur en profite pour rappeler les précédents : Sarkozy qui invente de faux ministères pour justifier celui de l'identité nationale par exemple.

3000 internautes ont "aimé" la photo de Nicolas Sarkozy. Sauf que le texte ment. Le texte ment pour présenter un meilleur visage de Nicolas Sarkozy. Raconter des histoires, même en politique c'est bien. Vivre une histoire personnelle dans un grand moment historique c'est encore mieux pour le storytelling présidentiel. Mais arranger et déformer la réalité, c'est passer un cap dangereux. Et une preuve, une fois de plus, du sentiment de toute-puissance du pouvoir en place.

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08 novembre 2009

Pour un Ministre de la région Aquitaine !

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Dans une interview pour France Info, Marie-Luce Penchard, secrétaire d'état à l’outre-mer devenue ministre de l'outre-mer, a fait une déclaration étrange à la journaliste Célyne Bayt-Darcourt. Regardez et écoutez.



Pour éviter la question du coût de l'outre-mer, Marie-Luce Penchard déclare : "
Il faut qu’on arrête de vouloir chiffrer combien coûte les Outre-mer". Est-ce que vous savez combien coûte la région Aquitaine ? Est-ce que vous savez combien coûte la région de la Sarthe ? Est-ce que vous savez combien coûte la région PACA ?"

Passons outre la Sarthe qui serait devenue une Région. Hum hum, pas très sérieux quand même ...

L'argument avancé m'agace. L'Aquitaine ou PACA n'ont pas de ministère dédié. N'ont pas de ministre dédié. Et un ministère ou un ministre, ce sont des budgets. Il semble donc bien normal de savoir où va cet argent, de savoir combien coûte ce ministère. La Ministre de l'Outre-Mer n'a pas de confrères ministres pour chacune des 25 autres régions françaises.

Alors exigeons des ministres pour chacune des régions françaises ! Et surtout ne leur demandons pas combien coûtent leurs investissements, à quoi sont consacrés les budgets de leurs ministères ...

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05 novembre 2009

Sous l'eau

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(Cette note n'est pas un plagiat de celle du camarade Authueil)

Sous l'eau. Du boulot. Et à côté mon temps libre passé pour également avancer sur mon roman : des prises de note, des réflexions, de la construction. Ce roman me hante depuis trop longtemps.

Sous l'eau. Du coup moins de temps pour le blog. Moins de temps pour lire les articles des blogs en détails, pour linker les blogs que je lis, pour rebondir sur des posts qui m'interpellent, pour poster des commentaires.

Sous l'eau, ma présence virtuelle est plus active sur Twitter et sur Facebook. Plus rapide, plus simple, plus réactive.

Sous l'eau. Mais j'écris. Différemment. Et ailleurs. J'écris, car c'est une drogue. Sous l'eau ma plume est tout aussi fluide et prolixe. Moins visible. Mais toujours présente.

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03 novembre 2009

RIP CLS

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Il y a un an je souhaitais un joyeux à anniversaire à Claude Lévi-Strauss pour ses 100 ans. Aujourd'hui Claude Lévi-Strauss est mort. Triste. Triste de voir s'éteindre un vrai penseur.


(Et dire que pendant ce temps le "Roman français" de Frédéric Beigbeder reçoit le Prix Renaudot. Triste.)

01 novembre 2009

Bon Om Touk, la fête de l'eau

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Si en France nous célébrons en ce moment la fête des morts aujourd'hui, et la Toussaint demain, au Cambodge actuellement se déroule la fête des eaux (ou fête de l'eau) appelée Bon Om Touk en khmer.

Bom Om TOuk est célébrée par les Cambodgiens car synonyme de prospérité : abondance du Mékong et du Tonlé Sap pour les pêcheurs, fertilité de la terre pour les agriculteurs. Cette fête de l'eau correspond à un étrange phénomène naturel, celui du moment où le Tonlé Sap (le fleuve qui traverse Phnom Penh) voit son cours d’eau changer de sens.

Ci-dessous une vidéo datant de 1946, juste après la reconnaissance de l'autonomie du Cambodge, où vous pouvez voir le roi du Cambodge Norodom Sihanouk célébrer la fête des eaux.

Joyeux Bon Om Touk !

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