Fans de politique
PartagerJe n'aime pas le mot "fan". En zappant par hasard l'autre soir sur TF1, je m'étranglais en entendant un chanteur (ne me demandez pas son nom) remercier ses "fans" pour avoir reçu un hochet aux NRJ Music Awards. On ne parle plus de public, mais de fans, les fan pages se multiplient sur Facebook, on devient fan de tout et de n'importe qui, l'espace d'un clic. Peu importe le contenu, on aime on adule le contenant.
En politique, pis encore. On connaissait Sarkozy qui discute mal avec ses fans sur Facebook. Mais il n'est guère le seul, il existe même un concours du kikalaplusgrosse pour mesurer le nombre de fans de nos chers femmes et hommes politiques : le Top 100 des politiques sur Facebook.
Changement d'époque : l'humain placé aux dessus des idéologies, des idées, des programmes. On soutient un homme, une femme. On en devient fan, plus par idéologie que par admiration réelle : je suis socialo donc fan de Martine Aubry, je suis de droite mais pas sarkozyste donc je suis fan de Dominique de Villepin, etc etc. En pensant influencer la politique française, mon candidat chouchou ayant beaucoup de fans, je pense qu'il sera plus important dans la vie politique française.
Ce constat de fan attitude en politique est d'autant plus exaspérant pour les politiques de gauche, ou d'extrême gauche, eux qui placent officiellement la collectivité, la société, le "bien de tous" avant le culte de la personnalité. Quand on voit qu'Olivier Besancenot est le second homme politique le plus "aimé" (en nombre de fans) sur Facebook, juste derrière Nicolas Sarkozy, il y a de quoi désespérer, ou rire rouge.
En politique, pis encore. On connaissait Sarkozy qui discute mal avec ses fans sur Facebook. Mais il n'est guère le seul, il existe même un concours du kikalaplusgrosse pour mesurer le nombre de fans de nos chers femmes et hommes politiques : le Top 100 des politiques sur Facebook.
Changement d'époque : l'humain placé aux dessus des idéologies, des idées, des programmes. On soutient un homme, une femme. On en devient fan, plus par idéologie que par admiration réelle : je suis socialo donc fan de Martine Aubry, je suis de droite mais pas sarkozyste donc je suis fan de Dominique de Villepin, etc etc. En pensant influencer la politique française, mon candidat chouchou ayant beaucoup de fans, je pense qu'il sera plus important dans la vie politique française.
Ce constat de fan attitude en politique est d'autant plus exaspérant pour les politiques de gauche, ou d'extrême gauche, eux qui placent officiellement la collectivité, la société, le "bien de tous" avant le culte de la personnalité. Quand on voit qu'Olivier Besancenot est le second homme politique le plus "aimé" (en nombre de fans) sur Facebook, juste derrière Nicolas Sarkozy, il y a de quoi désespérer, ou rire rouge.
Libellés : besancenot, communication, communication politique, politique, sarkozy









4 Commentaires:
Je suis fan de toi :-)
C.
"Changement d'époque : l'humain placé aux dessus des idéologies, des idées, des programmes. On soutient un homme, une femme."
Pas complètement d'accord. En France, l'élection présidentielle est présentée depuis belle lurette comme la rencontre entre un homme (et maintenant une femme) et le peuple. C'est dans la tradition gaulliste... ;)
edit du post précédent: c'est sur le "changement d'époque" que je ne suis pas d'accord. Sur le reste de la phrase (voire du billet), j'adhère!
Quel snob tu fais !
Quand on s'appelle Luc Mandret on ne regarde pas TF1, on y "zappe par hasard" ...
Ben voyons...partout où l'on est de façon honteuse on "zappe par hasard" finalement...
sauf ici où l'on vient pas gourmandise, et on n'est jamais déçu...vive le stupre !
Enregistrer un commentaire
Liens pour ce post:
Créer un lien
<< Home