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02 février 2010

Jean-Claude Marin coule

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C'est bien Le Figaro : la droite décomplexée s'y sent tellement bien qu'elle confirme ce qu'elle essaye de démentir. Démonstration avec Jean-Claude Marin, le procureur de Paris dont on parle beaucoup en raison du procès Clearstream.

Interview dans Le Figaro donc de Jean-Claude Marin par les journalistes Stéphane Durand-Souffland et Marie-Amélie Lombard-Latune. Première question du Figaro : "
avez-vous envisagé de ne pas faire appel du jugement Clearstream ?". Réponse du tac au tac de Monsieur Marin : "Oui, si Dominique de Villepin avait été condamné…". Alors quand Le Figaro titre cette même interview par un "Marin : «J'ai agi en magistrat, pas en stratège politique»", il y a de quoi rire.

"Oui, si Dominique de Villepin avait été condamné…", le procureur de la république n'aurait pas fait appel. Pas besoin d'explication. Que le journaliste Denis Robert ait également été relaxé, Monsieur Marin s'en moque par exemple. Sa cible, c'était Dominique de Villepin. Un procès politique. CQFD, et c'est Marin qui le démontre. Elle est pas belle la vie ?

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3 Commentaires:

Anonymous Nicolas Mauduit dit ...

pour faire l'avocat du diablotin, Me Badinter défend que Marin n'avait pas trop le choix, si ce n'est dans la date du moins dans l'appel... tout en rappelant la position de la CEDH sur l'exception française du procureur de la République qui ne peut avoir la qualité de magistrat par défaut d'indépendance

http://www.dailymotion.com/video/xc2div_badinter-marin-quotavaitil-le-choix_news

02 février, 2010 18:55  
Blogger FrédéricLN dit ...

M. Marin aurait donc renoncé à faire appel si M. de Villepin avait été condamné à l'euro symbolique demandé par M. Sarkozy ?

Cette déclaration me semble faire tomber l'argument selon lequel l'appel était nécessaire dès lors que deux autres personnes condamnées avaient fait appel (MM. Gergorin et Lahoud) - un procès en appel avec seulement une partie des accusés initiaux risquant, selon cet argument, d'être biaisé : "il serait invraisemblable de les rejuger en l'absence de leur complice présumé" (Régine Magné dans Sud-Ouest). http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/852093/mil/5654113.html

02 février, 2010 22:33  
Anonymous Anonyme dit ...

L'argument selon lequel l'appel était nécessaire dès lors que deux autres personnes condamnées avaient fait appel n'est pas la motivation de Marin.

Sinon il aurait fait un seul appel, incident à ceux de Gergorin et Lahoud, visant les trois prévenus.

Il a fait un appel incident visant Gergorin et Lahoud, ET un appel principal contre la relaxe de Villepin. Inutile d'en dire plus...

02 février, 2010 23:25  

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