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31 août 2010

Du suivi des outils politiques

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Bien souvent les hommes et femmes politiques, ô combien trop déconnectés de la technologie, rebutent à utiliser des outils innovants pour soutenir leur communication politique. Mais certains savent sentir l'air du temps, ils arrivent à déléguer une partie de leur stratégie des moyens : pour le web considéré comme souvent secondaire, on ne rechigne pas à faire une confiance aveugle en un communicant ou un (auto-)proclamé "geek" qui développera un projet tout seul. Les projets se lancent, plus ou moins bons et intéressants, et ils trépassent.

Mettre en place pour/par un élu, une bonne communication via un blog politique ? Pourquoi pas. Que les partis décident de développer des réseaux sociaux politiques ? Pourquoi pas. Ou plus récemment encore, certains se lancent dans le mobile, une très bonne idée en soit pour un homme politique d'avoir sa propre application iPhone. Encore faut-il suivre ...

Pour sa campagne des élections régionales, la candidate UMP en Ile-de-France Valérie Pécresse avait réalisé un joli coup en devançant - non pas dans les urnes - ses concurrents avec cette innovation technologique. L'application iPhone de Valérie Pécresse était efficace, pour sa campagne des régionales. Mais déjà on pouvait s'interroger sur la durabilité de cet outil. Également très bon en community management politique, l'équipe de campagne de Valérie Pécresse assurait que cet outil était développé pour pouvoir durer après la campagne des régionales.

Résultat, quelques mois après la défaite de l'UMP, l'application iPhone de Pécresse est à l'abandon. Dans la rubrique "actus" le grand désert. Dans la rubrique "Twitter", un silence de 3 mois et demi, pour annoncer un "retour sur twitter" à l'occasion du lancement du site du groupe UMP en Ile-de-France. Depuis, Valérie Pécresse est muette, son application iPhone perdue dans les limbes du web mobile.

En observant la qualité et la richesse des applications mobiles de certaines collectivités locales, on peut être assuré de la force du mobile appuyer une bonne communication publique.

Pour les blogs hier, aujourd'hui pour Twitter et Facebook, demain pour le mobile, les femmes et hommes politiques se complaisent à ouvrir des jouets inutiles. Eux qui savent qu'une victoire électorale se joue sur une proximité avec les citoyens construite dans la durée "in real life", ils devront intégrer que leur présence "online" ne doit pas vivre l'espace d'une campagne puis mourir. Dans la colonne des don't du guide du parfait communicant politique, ajouter une ligne "gestion des projets" avec le suivi des outils, leur alimentation en contenus, etc.

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1 Commentaires:

Anonymous Moktarama dit ...

Pourtant, c'est un comportement systématique de la part des élus, en particulier des élus locaux. On voit ainsi fleurir tout un tas de blogs pour les élections municipales ou cantonales, que ce soit par les candidats ou les sections, blogs qui ont une date de péremption systématiquement identique à l'échéance électorale visée... peut être ceux-ci revivront-ils lors de prochaines élections ?

Mais il est incompréhensible que les partis soient incapables de comprendre ce qu'un support numérique permet en termes de proximité avec des électeurs qui peuvent se sentir concernés pour peu qu'on leur permette de commenter et qu'ils sachent que ce qu'ils écrivent est réellement lu par les politiques/partis en question.

31 août, 2010 14:52  

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